Tokio Hotel ça rime avec hôtel, non?

Tokio Hotel ça rime avec hôtel, non?

Bonjour !!

Très bien, je me présente, Lilou Batata pour les intimes, j'ai 18 ans et j'apprécie un groupe, Tokio Hotel.
Donc voilà ici ma fiction sur eux, une longue histoire, très longue même.

Mon message est un édite, car en effet, j'ai posté ce matin même les derniers chapitres et ma fiction est terminée. Du moins... pour le moment.

Vous avez, dans ces premières pages, le TOME 1 des aventures de Serena.

J'ai hésité, car j'avais peur que ça paraisse lourd mais j'ai quand même décidé d'écrire un TOME 2 des aventures de notre héroïne.

Donc, si vous avez du courage n'hésitez pas à la lire, ça me fera plaisir ! En tout cas, bonne lecture à vous !


Voilà, j'ai remarqué que sur cet article, les fickeuses aimaient me laisser leur adresse pour que j'aille lire leurs fictions.
Bien entendu, je n'ai pas le temps de toutes les lire et je m'en excuse. Cela dit, comme je sais qu'il est difficile de trouver des lecteurs, je vais vous poster ici toutes les adresse de blogs que l'on m'a donné.
Je fais un peu de pub, ça ne fait pas de mal. =]

Pour toutes celles qui souhaitent un lien, laissez simplement un comm's ici. J'irais y jeter un oeil et vous aurez un lien.
Bonne lecture !

Der-letzte-nacht --> Une fiction touchante.
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# Posté le lundi 16 juillet 2007 05:21
Modifié le dimanche 20 avril 2008 12:10

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Nous étions samedi, il était 12 : 30. Comme d'habitude, j'allais chercher ma petite s½ur au lycée. Comme elle avait choisi l'option photographie, il fallait qu'elle aille dans le second lycée de la ville, à environ 2 km. Et comme ma mère n'aimait pas qu'elle prenne le bus, je me devais d'aller la chercher chaque samedi en voiture. En l'attendant devant le lycée, je mis mon CD de Superbus et augmentai le son. La voix de la chanteuse fît vibrer les enceintes de ma Twingo. Enfin j'aperçus Louisa. Elle m'avait l'air bien excité ! A peine assise dans la voiture, elle coupa ma musique.

« Bah vas-y, fais comme chez toi surtout !
- Tu devineras jamais quoi !
- Non c'est clair. »

Je remis la musique en baissant le son et démarrai.

« Qu'est-ce qu'il y a de si important pour que tu m'agresses comme ça ?
- Tiens-toi bien : Alicia m'a dit que les Tokio Hotel venait à la Fnac à Marseille la semaine prochaine pour une séance de dédicace ! Et j'ai dis que tu voulais bien nous y emmener.
- T'as dis quoi ? »

Non mais elle est complètement zinzin celle-là ! Moi ? Emmener toute une bande d'adolescentes en crise voir un groupe de 4 ados d'un boysband ? Elle avait un grain de couscous à la place du cerveau c'est sûr !

« C'est hors de question ! Tu sais que je supporte pas ce groupe, trouve quelqu'un d'autre !
- S'il te plaît ! On sera que 4 ! Ce serait une chance de les rencontrer !
- M'en fous. J'ai pas du tout envie de me retrouver au milieu de groupies en chaleur qui vont me faire perdre encore plus d'audition avec leurs cris !
- Mais t'es pas obligée de rester avec nous. Tu nous déposes et tu vas faire un tour ! Tu pourras en profiter pour aller voir Karim comme ça ! »

Beurk ! Non merci.

« Non, je veux pas. »

Louisa soupira et prit son air de peste.

« Alors il va falloir que j'utilise les menaces. Si tu m'emmènes pas, je balance aux parents que c'est toi qui a pété la vitre de la voiture la semaine dernière. »

Ah ! Je rêvais ou quoi ? Elle était pire que moi cette gamine ! Là j'étais coincée, si mon père apprenait que c'était moi qui avait cassé sa vitre, même si c'était un accident, je pouvais dire adieu à mes vacances au Maroc !

« Tu serai prête à me balancer ?
- Sans aucuns remords ! »

Je souris, elle me ressemblait, c'était pas ma s½ur pour rien ! Sans pitié. Mais voilà quoi, j'allais me coltiner les Tokio Hotel. Enfin, j'avais quand même le choix : le Maroc et Tokio Hotel ou pas Maroc et pas Tokio Hotel. Hum, vu comme ça le choix était vite fait. Merde, j'étais coincée !

« Bon okay. Mais interdiction de crier dans ma voiture et de mettre le CD de Tokio Hotel dans mon autoradio !
- Merci ! T'inquiètes on sera des anges ! »

La galère !

/

Une semaine plus tard, nous étions en route vers Marseille. Nous n'habitions qu'à 20 minutes, ce fût donc rapide. La séance de dédicace était à 14 heures, et il n'était que 9 heures ! Vous voyez le genre ? Louisa m'avait carrément obligée à me lever à 8h, un samedi matin : après avoir passée une soirée à boire et à danser, je peux vous assurer que ça n'avait pas été facile de bouger mes fesses ! Vraiment impitoyable cette fille. Arrivées à destination, il y avait déjà une centaine de filles qui attendaient devant le magasin. Dingue ! Toutes ces filles prêtent à faire le piquet pendant des heures juste pour avoir le gribouillis d'un type sur un bout de papier ! C'était certainement pas moi qui aurait fait ça ! Ca me soulait déjà d'attendre quelqu'un en retard de seulement 10 minutes, alors là ! Je péterais un plomb, pour sûr !
Les filles descendirent de la voiture et se dirigèrent vers la file d'attente. Allez, moi j'allais me désaltérer un peu parce qu'avec cette chaleur, c'était insupportable ! Assise à une terrasse je savourai la chaleur du soleil et mon jus. Je passai plusieurs coups de fil. A 11 heures, je me levai pour partir. Je marchai, telle une touriste dans les rues de Marseille. Un pur bonheur. Soudain quelqu'un venant de derrière moi me bouscula.

« Eh ! »

Je n'eus même pas le temps de crier que déjà la personne en question grimpait dans une voiture noire avec deux autres type.

« Faut pas se gêner surtout ! »

Enfoiré ! Un objet à terre attira mon attention. Je le ramassai : cet imbécile avait fait tomber son téléphone en me bousculant ! Et impossible de le lui rendre, car déjà la voiture disparaissait dans la circulation. Super ! Bon, il était 11 heures 30, les filles devaient m'attendre pour leur sandwich. Hop, le téléphone dans ma poche. Je m'en occuperais plus tard ! Après tout, il méritait bien de stresser un peu pour son téléphone. Je me dirigeai vers une boulangerie et achetai de quoi manger et boire avant de retourner jusqu'à la FNAC.

« Alors les filles, c'est pas trop long ?
- Non ça va. Toute façon ça vaut le coup d'attendre ! »

Elles commencèrent à s'extasier en pensant à cette rencontre. Je décidai d'attendre avec elles jusqu'à l'ouverture des portes, histoire d'être sûre qu'il ne leur arriverait rien. La séance, prévue à 14 heures, ne débuta qu'à 14 heures 30. Tout pour me foutre les nerfs quoi. J'entendais déjà les cris des filles qui commençaient à me casser les oreilles. Nous entrâmes enfin. Heureusement, nous étions parmi les premières.

« Tiens, tu demandes un autographe à Bill pour moi s'il te plaît ! »

Louisa me fourra dans les mains une photo d'un garçon aux cheveux noirs, longs et à l'air féminin.

« Non non non, je m'affiche pas avec ça moi ! T'as vu ma tête ? Est-ce que j'ai vraiment l'air d'une fan ?
- Tu vas pas rester comme une godiche devant eux ? Il faut au moins que t'ai un truc à leur faire signer pour pas avoir l'air trop HS ! »

Je n'eus même pas le temps de répliquer. Les filles me poussèrent et je me retrouvai d'un coup devant un garçon blond, avec une casquette sur la tête. Je reconnu un des membre du groupe. Pas possible, voilà à quoi j'en étais réduite ! Du haut de mes 20 ans, je me retrouvais là, telle une gamine à demander un autographe. Je lui tendis le papier sans un mot. Il me sourit, je lui rendis son sourire machinalement. Je passai aux autres, jusqu'au dernier. Un dreadu. J'aimais bien les dreadu en général, c'était assez mon style. J'aurais pu le trouver mignon s'il n'avait pas fait parti de ce groupe. Je lui tendis le papier, comme aux autres, avec un petit sourire, sans plus. Sauf que lui ne me lâchait pas des yeux. J'avais presque envie de lui demander s'il avait pas un problème. Il écrivit quelque chose sur le papier et signa avant de me le rendre. Je voulus saisir le papier et m'enfuir en courant mais il ne le lâcha pas. Il se pencha vers moi et me demanda :

« Je pourrais avoir ton prénom ? »

Hein ? Je faillis lui demander de répéter. Une femme assise à côté de lui se pencha à son tour et me traduisit :

« Il voudrait savoir ton prénom.
-Ouais ouais, j'ai compris. »

Je me tournai vers l'intéressé et dis dans un allemand parfait :

« Je m'appelle Serena »

Il sourit

« Merci »

Je souris vite fait et déguerpis. Il manquerait plus qu'il me drague celui-là ! Je rejoignis les 4 filles qui m'attendaient.

« Tiens ton papier. La prochaine fois que tu me fais un plan louche comme ça, t'es morte ! »

Mais Louisa ne m'écoutait pas, elle était fixée sur le papier que je venais de lui rendre, elle le fît voir à ses copines.

« Il se passe quoi ? »

Je lui pris le papier des mains et lus dessus :

« Pour une inconnue très mignonne que j'espère revoir. Tom »

C'était quoi ce délire ? Je rêvai pas, j'étais bien en train de me faire draguer par un ado en quête d'expérience !

« Alors là, si t'as pas la côte !
- Oh c'est bon ta gueule. Bon vous avez fini, on peut y aller ? »

Nous prîmes la direction de la sortie. Arrivées dehors je les entraînai non loin de là, dans un petit café. Il me fallait un rafraîchissement et vite. C'est pas que j'aimais pas me faire draguer, bien au contraire. Tout ce qui consistait à séduire et à plaire, j'adorais et je le faisais très souvent. Mais là ! Me faire draguer par un gamin même pas majeur je suis sûre ! Ouais, je sais très bien ce que vous vous dîtes là : vous vous dîtes « elle a que 20 ans et elle traite tout le monde de gamin ? » Je sais je sais, c'est depuis que j'ai eu 20 ans d'ailleurs que ça a commencé. Toutes personnes ayant en dessous de 20 ans, je les appelle gamin, allez savoir pourquoi. Mais ce n'était pas péjoratif !
Bref revenons-en à notre sujet, là je m'écarte ! Okay, il était plutôt mignon, voir même, pas mal du tout ce dreadu. Mais voilà, il faisait parti des Tokio Hotel. Et moi je les supportais pas, pour une raison inconnue. Je les connaissais pas pourtant mais je sais pas, ça m'insupportait de voir à chaque fois à la télé tout un amoncellement de filles en chaleur qui les attendaient à la sortie de leur hôtel ou de leur studio. Et le pire je crois, c'est quand ils bloquaient carrément une rue entière pour eux ! Ouais, ça c'était carrément débile ! Le jour où il l'avait fait à Paris, comme par hasard il a fallu que ça tombe le jour où j'avais un entretien d'embauche super important ! Un entretien raté, que j'ai manqué mais qui m'aurait valu une place en or. Oui, je crois que c'est à partir de ce moment-là que j'ai commencé à les détester. Vous avez vu comment c'est facile de remonter à la source du problème ? Une petite réflexion et hop ! Vous trouvez la solution !
Enfin bon, pas la peine d'être mauvaise comme ça, après tout je ne les connaissais pas, alors je ne devais pas les juger aussi vite. C'est sûr que s'ils n'étaient pas là, je serais certainement à Paris là, avec un taf d'enfer, un petit appart' rien qu'à moi, et pas ici. Stop ! C'est bon arrêtons de nous faire du mal, ça ne servait à rien de penser au passé !
Quand nous fûmes assises sur la terrasse, les filles commencèrent à s'exciter sur les Tokio Hotel. Je mis mes mains dans mes poches et sentis le téléphone de tout à l'heure. C'est vrai, je l'avais totalement oublié celui-là ! Je commençai à chercher un nom dans le répertoire. Il devait y en avoir plus de 100.

« Tu le sors d'où ce téléphone ?
- Un type l'a fait tomber tout à l'heure en me bousculant. »

Gustav ! J'appuyai sur le bouton vert pour appeler. J'aimais bien l'originalité du prénom écrit sans « e ». Du moins, le type du téléphone devait être un original, son téléphone était en allemand. Un fanatique ? Je tombai direct sur la messagerie, elle aussi en allemand. Décidément ! Heureusement que je parlais allemand ! Par prudence je laissais un message en allemand.

« Bonjour, j'ai trouvé ce téléphone par terre. Comme tu es dans le répertoire, tu dois connaître son propriétaire alors merci de me rappeler. »

Hop, dans la boîte ! Je sais le tutoiement, c'était pas terrible, mais je n'aimais pas vouvoyer, ça vieillissait trop !
# Posté le lundi 16 juillet 2007 05:33
Modifié le jeudi 26 juin 2008 07:23

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Les filles discutaient toujours. Il était maintenant près de 16 heures et personne ne rappelait. Si ça continuait j'allais partir avec ce foutu téléphone ! Les filles retournèrent à la Fnac pour attendre leur groupe à la sortie. C'est à ce moment-là que le téléphone sonna.

« Oui ?
- Bonjour. Euh... c'est vous qui m'avez laissé un message en disant que aviez trouvé un téléphone ?
- Oui c'est moi. Un téléphone rouge.
- Okay, attendez, son propriétaire est à côté de moi. Je vous le passe. »

Un allemand. Le proprio aussi était allemand. Invasion d'allemand, là c'était pas possible !

« Allo ?
- Bonjour.
- Bonjour, vous avez trouvé mon téléphone ?
- Apparemment. Il est rouge, à clapet ? Un samsung ?
- Oui c'est ça ! Merci beaucoup beaucoup d'avoir appeler !
- De rien. »

Même si tout ce qu'il méritait pour m'avoir bousculer c'était que je le jette à la poubelle. Mais bon j'étais peste, pas cruelle.

« Si tu veux, je peux te le ramener.
- Ca serait vraiment sympa. Je ne suis pas d'ici, je ne connais pas cette ville.
- Je m'en suis doutée.
- Oui. Une chance que vous parliez allemand.
- En effet ! Tu habites où ?
- Venez à l'hôtel en face du vel... veul.... du vol... non. Vélodrome ?
- Oui, je vois où c'est.
- Super. Mais comment je vais vous reconnaître ?
- Je porte un haut rouge. Avec des étoiles blanches dessus. »

Plus voyant tu meurs, quoi ! Tout à fait moi !

« Très bien, à tout de suite alors . »

Je raccrochai. Les filles iraient certainement faire un tour en m'attendant. Et même si elles y allaient pas, tant pis pour elles. Il fallait bien qu'elles payent un peu pour m'avoir fait passer une journée comme ça ! De toute façon, je n'allai pas m'attarder. Je lui rendais son téléphone, un sourire gentil et ciao la compagnie !
Je me mis au volant de ma twingo et en route vers l'hôtel. Même ma Twingo était comme moi, rouge avec plein de petits pois noir dessus. C'était ma coccinelle. Spécial stylisation de mon frère, fan de coccinelle. Et c'était pas une blague ! J'arrivai devant l'hôtel en 5 minutes. Waouh ! C'était pas un hôtel Formule 1 ça ! Il devait avoir au moins 6 étoiles pour sûr ! L'allemand devait être un riche d'enfer. Avec de la chance il m'offrirait une Porsche pour me remercier ! Je sais, l'espoir fait vivre comme on dit.
J'entrais dans le hall chic de l'hôtel. Avec mon haut rouge, mon short beige, mes collants noirs et mes converses blanches, je ne passais pas inaperçue ! Une dame passa à côté de moi, me détaillant de la tête aux pieds, un air navré sur le visage. J'aimais faire cet effet aux gens. Mes deux perçings sur la langue et au-dessus de la bouche et mon tatouage sur le poignet étaient certainement ce qui choquait le plus. Allez savoir pourquoi, c'était pourtant pas si voyant que ça. J'étais donc là, à attendre comme une cruche quand on me tapota l'épaule. Je me retournai et...

me retrouvai face au dreadu de tout à l'heure. Toujours aussi mignon avec son petit sourire, mais toujours membre des Tokio Hotel. Bon qu'est-ce que je me suis dis tout à l'heure ? Ne pas être rancunière, être gentille !

« J'espérais bien te revoir, mais je ne pensais pas que ce serait aussi rapidement ! »

Quoi ? Il croyait quand même pas que j'étais revenue pour lui ? Son petit sourire satisfait me confirma que, si, il le pensait. Mieux valait qu'il ne se fasse pas trop de films.

« Je ne suis pas là pour toi, désolé. »

J'avais dit désolé, c'était déjà ça. Mon insolence et mon ton sec ne firent qu'agrandir son sourire. Même pas un battement de cils. Rien ! Il ne semblait absolument pas vexé.

« C'est dommage, parce que moi je t'attendais justement. »

Bien sûr, et mon chien dansait la polka ! S'il croyait me baratiner avec ses phrases de lover invétéré, il se trompait.

« Écoutes, je ne sais pas pourquoi tu as écrit ça sur le papier tout à l'heure et en fait, je m'en fiche. J'étais là pour accompagner ma petite s½ur, je me suis retrouvée coincée et devant vous par hasard. Je ne suis pas une fan, désolé de te décevoir. »

Là il rigola carrément.

« J'avais remarqué que t'étais pas comme les autres. Je me doutais que tu n'étais pas là pour nous, c'est d'ailleurs pour ça que j'ai écrit ça sur la feuille. »

Bon. Que dire ? Il ne me prenait pas pour une fanatique, c'était déjà ça.

« Okay, c'est sympa. Mais écoutes, je sais pas quel âge tu as...
-17 ans.
-Hein ? Ah, okay. Bref, moi j'ai 20 ans tu vois et franchement, je ne suis pas du tout le style de fille que tu aimerais j'en suis sûre. T'as 17 ans et comme tout les adolescents de ton âge tu dois rêver du grand amour, les balades au bord de la mer, les couchers de soleil, enfin des trucs comme ça. C'est normal c'est sûr, mais tu vois, je ne suis pas comme ça. Tout ce qui est romantique me donne la nausée, j'aime pas la mer et je suis allergique aux fleurs. Alors tu vois bien que je ne suis pas du tout la fille qu'il te faut, je préfère m'amuser tu comprends ? »

Et voilà comment se débarrasser d'un mec ! Un petit speech aggravé sur mon côté papillon et là ils te prennent pour une cinglée et ils s'en vont genre « Ah d'accord, moi je cherche du sérieux » ! Très efficace cette technique, je vous la conseille! Du moins, je la croyais efficace. C'est pas croyable, il souriait ! Et il souriait pas genre « Ah ok, t'es gentille de m'avoir prévenu salut ». Non ! Lui il souriait genre « T'es marrante toi ! Ca tombe bien moi aussi je veux m'amuser. » !

« Je ne suis pas du tout adepte du grand amour.
- Non ?
- Non. »

Comment j'allais faire maintenant. J'avais pas de plan de secours moi, vu que cette technique marchait à tout les coups, le plan B j'avais même pas chercher à l'élaborer !
Impossible ! Et il ne me lâchait pas du regard, je voyais ses yeux scruter mon visage, puis descendre encore et encore. Bah vas-y coco, te gênes pas surtout, rinces-toi l'½il !

« Tom, t'as trouvé ma sauveuse ? »

Un grand garçon brun posa une main sur l'épaule du dreadu. Oh non ! C'était vraiment, mais vraiment bien ma veine ! Qui se trouvait là, à côté du dénommé Tom d'après vous ? Et oui, c'était son collègue, le chanteur des Tokio Hotel. Et là ce fût le déclic. Je sais, mes cheveux étaient noirs, mais en vrai j'étais une blonde, donc il me fallait un temps de réflexion !

« C'est toi qui a perdu ton téléphone ?
- Oui, c'est moi. Et tu me sauves en me le rapportant ! »

J'en doutais pas. S'il était tombé entre les mains de ma s½ur par exemple, je ne donnais pas chère de leur peau ! Elle serait d'abord venu me voir en hurlant comme une folle, elle m'aurait suppliée de l'emmener ici pour le leur rendre (du moins elle m'aurait menacer pour que je l'emmène, différent !) et là elle aurait pleuré devant eux. Comme une plouc. Elle me remerciera plus tard de lui avoir épargné une honte pareille, vous verrez ! Du moins j'espérai.
Heureusement, c'était moi qui l'avait. Je le lui tendis, il poussa un soupir de soulagement et me dit :

« Là tu me sauves vraiment la vie ! Ma mère m'aurait assassiner en apprenant que j'avais encore perdu mon téléphone.
- Ouais, c'est pas pratique. »

Bon l'heure était venu pour moi de prendre mon envol et de partir à l'horizon, vers l'infini. Ouais, bon, quand je dis infini, je veux dire vers ma Twingo quoi.

« Je ne sais pas comment te remercier, franchement.
- C'est rien, si j'avais perdu mon téléphone j'aurais bien aimé qu'on me le rende.
- Ouais. D'ailleurs tu l'as trouvé où ?
- Tu l'as fait tomber en me bousculant cette après-midi. »

J'avais bien mis l'accent sur « bousculer », histoire de bien lui signifier que la prochaine, il ferait gaffe. Il comprit et me sourit.

« C'est vrai ? Je suis désolé, je devais être presser. Comme c'était juste avant la séance, j'étais à la bourre alors j'ai pas fait attention.
- Ouais c'est rien. »

C'est rien mais la prochaine fois, tu pourras te brosser pour que je te le ramène !

« Bon moi je dois y aller, ma s½ur m'attends en ville.
-Déjà ? Tu veux pas venir boire un verre avec nous ? »

Apparemment Tom ne voulait pas me laisser partir comme ça. Flatteur, mais non, il fallait pas que je reste ou il risquait de me plaire !

« Non désolé, on m'attend vraiment.
- Dommage. Une prochaine fois j'espère. »

Il sourit. Putain il était vraiment mignon lui. Ses yeux chocolats en amande, sa peau hâlée et lisse, son petit sourire, sa bouche attrayante, son perçing... Stop ! Qu'est-ce que je faisais là ? Il me rendait gaga ou quoi ? Bon, valait mieux arrêter le délire tout de suite avant que ça ne dégénère.

« Peut-être. »

Un sourire, un signe de la main et je m'éloignai. Puis soudain, je me dis que si, peut-être qu'il pouvait faire quelque chose pour me remercier. Je fis demi-tour, ce qui me permis de constater que Tom me regardait partir. Il me lâchait vraiment pas lui ! Je sais pas qu'est-ce que j'avais mais il était carrément scotché genre le gamin qui a vu le père noël. Je retournai vers Bill.

« En fait, si je pense que tu peux faire quelque chose pour me remercier. »

Je souris face à son air étonné.
# Posté le lundi 16 juillet 2007 05:34
Modifié le jeudi 26 juin 2008 07:23

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« SERENA !!!!!!!!!!!!!!! »

Hein ? Quoi ? J'ouvris les yeux d'un coup. Et les refermai aussitôt. Aïe, enfoiré de soleil, j'aurais dû fermer les volets ce matin en me couchant. Quoique, je ne me souvenais déjà pas de mon retour alors les volets... Avec difficulté, je m'assied sur mon lit. Au moment où je saisis mon téléphone, ma s½ur entra dans ma chambre, telle une furie.

« Eh oh, ça va pas la tête ? »

J'avais la voix carrément cassée. Ah, c'est pas beau l'alcool ! Elle me jeta un journal en plein visage. Bah vas-y, j'ai la tête dans le cul, la bouche pâteuse et une seule envie, c'est dormir, mais je t'en prie, fais comme si j'étais pas là !

« Je peux savoir c'est quoi ça ?
- Ca ? Quoi ça ? De quoi tu parles ?
- Du journal !
- C'est bon hurles pas comme ça. »

Ma tête résonnait déjà assez. Je me saisis du journal. En première page se trouvait la photo d'un homme, âgé, sur un bateau de course.

« Ouais bah quoi ? Je le connais pas lui. »

Elle grogna (oui parce que ma s½ur grogne) m'arracha le journal des mains et chercha une page.

« Ici imbécile ! »

Je regardai ce qu'elle me montrait du doigt : et là je vis ma tête. Du moins, pas QUE ma tête. Il y avait aussi la tête d'un dreadu et d'un garçon brun. Il me fallut quelques secondes pour réaliser qu'il s'agissait des Tokio Hotel. Et merde ! Si jamais on voyait ce journal, j'allais me faire charrier pour sûr ! Étant la première fille à avoir crier sur tout les toits qu'ils m'insupportaient, ces allemands avec leur musique, on allait croire que j'avais retourner ma veste. Voir pire, que j'étais devenue une groupie !

« C'est quoi ça ?
- A toi de me le dire ! Je croyais que t'étais parti rendre le téléphone que t'avais trouver ?
- Bah ouais c'est ça.
- Tu te fous de moi ? Tu vas me faire croire que le téléphone appartenait à Bill peut-être ?
- Bill ? C'est qui lui ?
- Lui !
- Ah. »

Quand je vous disais que j'étais à l'ouest, c'était même pas encore assez.

« Bah ouais, c'était à lui.
- Alors je récapitule. Tu trouves le téléphone de Bill, et tu ne te dis même pas « tiens, si j'emmenais ma petite s½ur histoire qu'elle rencontre l'homme de sa vie ? » ? »

L'homme de sa vie carrément ? Quand je vous disais plus haut qu'elle se serait affichée devant eux, je crois que je n'ai même pas été encore assez loin ! Je réfléchis une seconde.

« Non. »

Elle ouvrit la bouche, prête à dire quelque chose, puis la referma, grogna de nouveau, et sortit en claquant la porte.

« Merci »

Je me rallongeai dans mon lit. Voilà deux jours que j'avais rencontré les TH. Et elle, elle venait encore me souler avec ça ! Bon j'étais pas sans les revoir c'était sûr, mais jusque-là, j'aurais bien aimé qu'on arrête de me parler d'eux !
Allez, pas la peine de s'énerver. Une bonne douche, un aspirine et tout irait mieux. Je me levai telle une baleine sortant d'un terrier de lapin et me dirigeai vers la salle de bains. L'eau chaude eut pour effet d'apaiser mon mal de tête. Dommage que ce ne soit que temporaire. Après m'être habillée, je descendis dans la cuisine et m'assis sur une des chaises. Ma mère regardait la télé en cuisinant.

« Salut ma chérie ! Bien dormie ?
- Ouais ça va.
- Tu es rentrée à quelle heure ?
- 5h00 je crois. Je sais plus.
- Ah ma pauvre chérie. Quelle tête tu as ! Tu veux quelque chose ?
- Un aspirine me conviendrait. »

J'adorais ma mère. Elle était carrément ouverte d'esprit, pas du tout prise de tête. Ayant été elle-même privée de tout ce qui attire quand on est jeune, elle avait toujours voulu que moi, ma s½ur et mon frère on en profite grave. Ma mère était afghane. Incroyable hein ? Ouais je sais, en général on me croyait pas, et pourtant. Quand elle a eut 16 ans, son père l'a marié à un homme de 50 ans. Elle est tombée enceinte de mon frère, Yanis. Plus tard, mon père, journaliste, est parti en Afghanistan pour faire un reportage sur les femmes marier à l'adolescence justement. C'est comme ça qu'il a rencontré ma mère. Il l'a aidé à s'enfuir, l'a épousé et a adopté mon frère qui avait 2 ans à l'époque. C'est pas une histoire super romantique franchement ? Mieux que Roméo et Juliette moi je vous le dis !
Bref voilà pourquoi j'adorai ma mère, elle était géniale ! Pareil, quand j'avais voulu me percer la langue à l'âge de 14 ans, c'est elle qui m'avait aidée à convaincre mon père, plutôt coincé sur les choses comme ça ! Il faut dire que mon père croyait que j'étais encore vierge. Alala, sacré papa ! Je serais toujours sa petite Serena qui joue à la poupée. Cool, quoi.

« Je vais voir ta tante cette après-midi, tu viens avec moi ?
- Non désolé, je travaille. Mais tu l'embrasseras pour moi. Et les petits aussi.
-Très bien. Ça va ton travail au fait ? »

Si on enlevait l'odeur infecte, le gras partout et le gros lard qui me faisait un clin d'oeil à chaque fois que je lui demandais un hamburger, on pouvait dire que ça allait.

« Ouais c'est tranquille Ça paye bien, c'est ce qui compte.
- Tu as bien raison. »

J'avalai mon aspirine. D'ailleurs en parlant de travail, il valait mieux que j'y aille ou j'allais être en retard. Non pas que travailler au McDo soit super intéressant mais c'était quand même un boulot et ça me permettait de payer ma voiture et de mettre de côté. Et de faire la fête aussi ! Alors, j'essayais de le conserver.

« Au fait ma chérie c'est quoi cette histoire avec le journal ?
- Quel journal ?
- Le journal, que ta s½ur avait tout à l'heure. Je l'entendais crier.
- Ah. En fait j'ai été prise en photo en train de parler avec son groupe tu sais les Tokio Hotel.
- Ah oui ? Et comment ça se fait qu'il y ait une photo de toi ?
- Bah j'ai retrouver le téléphone de l'un d'entre eux. Je suis juste parti lui rendre.
- Ah d'accord. Pourquoi tu n'as pas emmené Louisa ?
- Je savais pas qu'il était à eux le téléphone ! Mais j'ai quand même penser à elle. J'ai une surprise pour elle la semaine prochaine.
- Ah c'est quoi ? »

Je souris et racontai à ma mère. Elle me sourit et m'embrassa sur le front.

« Je t'adore ma chérie, tu es si gentille ! »

Je sais merci !
# Posté le lundi 16 juillet 2007 05:35
Modifié le jeudi 26 juin 2008 07:23

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4
« Eh Serena, on va en boîte ce soir tu viens ?
- Désolé je peux pas, j'ai une autre obligation... familiale.
- Ah ouais c'est vrai. Bah bon courage, je penserai à toi ! »

Merci, j'allais certainement me sentir mieux en sachant ça. Mais bon, maintenant que j'avais les pass et les billets, je n'allais pas annuler ! J'allai au vestiaire remettre mes fringues normaux et retournai chez moi. Je montai à l'étage et entrai dans la chambre de ma s½ur.

« Salut les filles ! »

Deux de nos cousines étaient là. Je lui avait dit de les faire venir.

« Salut. Alors il paraît que t'as une surprise pour nous ?
- Ouais, un truc énorme ! Le truc qui vous ferait le plus plaisir !
- Ah ouais ? Ça m'étonnerait !
- Le truc qui nous ferait le plus plaisir en ce moment, ce serait de rencontrer les TH.
- Ouais c'est clair ! »

Elles commencèrent à s'exciter toutes seules, imaginant ce qu'elles feraient si elles les rencontraient. En entendant certains trucs, je me demandai si c'était une bonne idée tout compte fait, cette surprise. Elles me faisaient peur là !
Enfin ! Je souris, l'air espiègle. Un sourire plein de sous-entendus qui voulait tout dire.

« Qu'est-ce qu'il t'arrive ? T'as trouvé un vrai job ou quoi ? »

Celle-là je vous jure ! On verra quand elle sera obliger d'y travailler au McDo pour gagner un peu d'argent ! Je rirai bien ce jour-là !

« Non.
- Alors quoi ?
- C'est pas vrai ! »

Apparemment ma cousine avait compris.

« On va les rencontrer ? »

Je sortis les pass de derrière mon dos. Et là ce fût pire que Tchernobyl. Elles hurlèrent, sautèrent, m'embrassèrent comme si je venais de leur annoncer que j'étais enceinte. Et encore, même pas sûre que cette nouvelle leur aurait fait autant d'effet !

« On va les rencontrer ! Non j'y crois pas ! Comment t'as fait ?
-Magique ! Préparez-vous on part dans 20 minutes ! »

Je sortis de la chambre avant qu'elle ne me tue. Ouf ! Allez hop, un petit tour dans la salle de bains où je pris une petite douche. Sentir la frite, c'était franchement pas terrible ! Habillage, maquillage, coiffage et nous partîmes, direction de la salle de concert à Marseille.
En effet, ce fameux jour du téléphone, j'avais bien dit qu'ils pouvaient faire quelque chose pour moi ! Et bien voilà, je leur avait parler de ma s½ur et de mes deux cousines, et leur avait demandés si par hasard ça n'aurait été possible d'organiser une petite rencontre. Et bien si, il m'avait fait envoyer des pass pour les rejoindre dans les loges juste après le concert. Concert auquel nous allions assister car ils m'avaient aussi envoyer des billets ! Pas génial ça ? Du moins pour elles. J'avais pris mon Ipod, histoire de ne pas trop m'ennuyer non plus.
En 30 minutes nous étions devant la salle déjà blindée. Les filles commencèrent à râler, en disant qu'elle n'allait rien voir du concert. M ais ça, c'était sans compter sur Super Serena ! Quelques mots échangés avec le videur, et nous étions dans la fosse, juste devant la scène. Impossible de faire plus près ! C'est de la qu'on recevait tout les crachas et bouteille d'eau lancer par le chanteur et les membres. Glamour non ? Enfin tant qu'il me postiollonait pas trop dessus, tout irait bien.
Le concert commença. Les filles étaient carrément surexcitées ! Elles criaient comme des folles, chantaient en c½ur avec Bill toutes les chansons. Toutes sortes d'objets volaient au-dessus de nous, des peluches des livres, des papiers. Un string me passa même au ras du visage ! Elles étaient complètement cinglées, quand je disais qu'elles étaient en chaleur !
Le concert battait son plein, tout le monde était super chaud. Je devais avouer qu'il mettait grave l'ambiance et que c'était l'éclate. Ils entamèrent Spring Nicht. Et là ce fût presque une révélation. Je n'avais jamais entendu cette chanson. Elle me toucha droit au c½ur. Je suivis la musique, emportée par la voix du chanteur. Wouah ! Ça c'était de la musique. J'en revenais pas moi-même de dire ça. Et pourtant il fallait bien l'admettre, leur musique était vraiment sympa.

La fin du concert arriva. Tout le monde sortit, épuisé d'avoir sauté et crié. A la fois déçue que ce soit la fin mais aussi émue par la grandeur du spectacle. Tout le monde était calme. Sauf les filles. Elles, c'étaient carrément des piles électriques. Au moindre contact, tu te prenais un coup de jus tellement elles étaient excitées.
Comme prévu, nous attendîmes à notre place. Un vigile s'approcha de nous et nous pria de le suivre. Les filles sautaient toujours, au bord des larmes. Je me tournai vers elles, histoire de mettre les choses au clair :

« Bon alors vous évitez de me foutre la honte okay ? Pas de cris, de larmes ou autres trucs chelous du genre. Sinon on repart direct ! »

En entendant ça, elles se calmèrent un peu. Bah ouais quoi, j'avais pas tellement envie qu'on prenne ma famille pour des fous ! Nous suivîmes le vigile dans un couloir, jusqu'à ce qu'il s'arrête devant une porte. J'entrai la première. Ils étaient là tout les quatre, assis dans un canapé à discuter. Ils semblaient quelque peu fatigués. Où était-ce la magie du concert qui les habitait encore ? Mystère ! Ma s½ur et mes cousines me suivirent. Et contre toute attente, elles ne firent absolument rien. Elles semblaient tout à fait normal. Mon petit discours avait refroidit leur cervelle, tant mieux. Je m'approchai des 4 garçons et leur serrai la main.

« Bon bah voilà, je vous présente ma s½ur, Louisa et mes deux cousines, Sihne et Dahlia. »

Je sais, que des prénoms pas communs. Une manie dans ma famille. Alors qu'ils les accueillaient, tentant de les mettre à l'aise, mon portable sonna. Sur l'écran était écrit « Sousou ».

« Allo ?
- Salut ma poule ça va ou quoi ?
- Ça va, tu veux quoi ?
- Oua, quel accueil, ça fait plaisir je te jure.
- Excuses, c'est parce que je suis occupée là.
- Ah ouais qu'est-ce que tu fais ?
- Un truc, je peux pas te dire.
- Olala, les cachotteries ! »

Elle commençait à me taper sur le système celle-là !

« Bon abrèges ! Qu'est-ce que tu veux ?
- Savoir si tu viens avec nous en boîte. Mais vu l'humeur dans laquelle tu es... »

Ils comprenaient vraiment rien ces imbéciles !

« Non je peux pas ! Je l'ai déjà dit à Marie tout à l'heure ! J'ai une obligation familiale !
- Ouh ! T'énerves pas comme ça ! Tant pis pour toi , on pensera à toi ! »

Je lui raccrochai au nez. C'était vraiment une manie chez eux de vouloir penser à moi ! C'est bon, c'est pas non plus une corvée, on a vu pire comme obligation, alors pas la peine de s'inquiétez pour moi !

« Ça va ? »

Je sursautai. Ouah, j'avais pas vu qu'il était derrière moi lui !

« Euh oui oui, ça va. »

Je ne pus m'empêcher de constater qu'il était encore plus craquant que la dernière fois. C'était exaspérant, pourquoi fallait-il qu'il soit aussi mignon ? Il pouvait pas être super laid, ça m'aurait arranger, j'aurais pu ne pas l'aimer plus facilement ! Mais non, il était canon. Quelques gouttes de sueur perlaient encore sur son front, le rendant encore plus sexy !

« T'as l'air contrarié.
- Ouais un peu. Je devais aller en boîte avec des copains ce soir, j'ai du annulé et ça m'énerve un peu.
- Ah ouais ? Fallait y aller.
- Et les filles venaient comment ? A vélo ? »

Mon cynisme réapparut d'un coup. Il fallait que je me contrôle, après tout il n'y était pour rien, pas la peine de l'accabler le pauvre !

« Excuses-moi, je suis un peu à cran là.
- C'est rien. Tu sais on peut aller en boîte si tu veux. »

Hein ?

« Quoi ? Non c'est pas possible, mon père me tuerait s'il apprenait que j'ai embarqué ma s½ur et mes cousines en boîte. Dahlia n'a que 14 ans !
- On est pas obligé de les emmener. Elles ont l'air de bien s'entendre avec les 3 autres, je suis sûr qu'elles seraient ravies de rester avec eux. »

Il était en train de me proposer qu'on sorte juste tout les deux ? J'étais pas en train d'halluciner ?

« Non attends, ça se fait pas, je vais pas demander à tes copains de jouer les baby-sitters pour moi. Ils sont certainement crevés et n'ont peut-être pas envie de rester avec elles toute la soirée.
-Bien sûr que si. Attends. »

Il me tourna le dos et se dirigea vers le garçon blond aux cheveux courts. Il discuta un peu avec lui, je vis le blondinet acquiescer en souriant. Tom revint vers moi.

« Si elles sont d'accord, il n'y a pas de problème pour les autres. »

Quoi ? Ça allait un peu vite là non ? Avant même que j'ai le temps de réaliser, il voulait m'emmener en boîte avec lui. Si ça c'était pas carrément un plan drague, je voulais bien me faire none !

« Euh... »

Que dire encore ? C'est sûr il était super mignon et passer la soirée avec lui, ça me tentait bien, même s'il n'y avait encore que quelques semaines, je l'aurais envoyé sur les roses direct. Mais là, de l'avoir vu plusieurs fois, ça me donnait envie de le connaître un peu plus. Aïe ! Comment faire ? En plus si jamais mon père apprenait que j'avais laissé ma s½ur et mes cousines toutes seules, toute la soirée avec 3 garçons inconnus, il allait me tuer, encore pire ! Mais en même temps, il était pas obligé de le savoir. Après tout, Louisa se ferait tuer autant que moi, alors ça m'étonnerait qu'elle balance. Oh et puis mince, elle était grande après tout, et puis je ne pensais pas qu'il puisse lui arriver grand chose ! Allez, c'est parti pour une soirée en boîte, mon endroit préférée après mon lit ! (Bien sûr !)

« Louisa, viens voir là une seconde. »

L'idée l'emballait tout à fait. Même si j'étais un peu gênée de faire garder les 3 nanas par les Tokio Hotel, j'étais carrément excitée à l'idée de bouger ! Trop cool, j'allais pouvoir pratiquer mon activité préférée : remuer mon popotin !
# Posté le lundi 16 juillet 2007 05:36
Modifié le jeudi 26 juin 2008 07:23