Retour à la maison

J'attendis finalement 45 minutes avant que Tomas ne revienne. Sur la route, il m'expliqua dans quel état se trouvait Maren. Un état second apparemment, elle était encore sous le choc et ne comprenait pas le geste de sa mère. Mais même si elle semblait perdu, elle comprenait tout à fait la gravité de la situation et quand Tomas lui avait parlé de notre projet, elle avait approuvé, sachant qu'il fallait que sa petite s½ur soit entre de bonnes mains.

« Bien, ton père et moi allons engager les procédures pour devenir famille d'accueil. »

Nous arrivâmes enfin sur les coups de 15 heures et c'est avec un certain plaisir que je trouvai Lola et Gustav dans ma cuisine.

« Je suis venue voir comment tu allais ma belle, depuis hier.
- Moi pareil. Tu as le bonjour de Louisa, Mattéo est malade alors elle n'est pas venue.
- Pas de problème. Rien de grave ?
- Juste un rhume. »

Je hochai la tête et me préparai un un café.

« Comment va Maren ?
- Elle est sous le choc, tu t'en doutes. Mais elle n'est pas devenue folle, soyons rassurés. Elle est d'accord pour qu'on l'accueille avec sa s½ur.
- Tant mieux, au moins elles seront bien et elles pourront vivre à leur rythme.
- Hum. »

Je bus une gorgée de café brûlant.

« Où est mon mari ? »

Gustav se leva et ouvrit la porte-fenêtre de la cuisine.

« Tom ! Quelqu'un te demande. »

Je n'avais rien demandé du tout moi ! Mon mari apparu quand même, les mains noires et une grande trace noire lui barrant la joue.

« Qu'est-ce que tu fais ?
- Benjamin voulait faire du vélo, donc je répare son vélo. »

Je lui racontai notre visite à l'hôpital et il sourit à la nouvelle.

« C'est magnifique !
- Je sais que je suis super, mais si tu m'accueilles comme ça à chaque fois, je vais être obligé de te faire des bisous ! »

Je me retournai, ayant déjà reconnu cette voix si familière. Bill entra dans la cuisine, sa fille dans les bras.

« Bill !
- Sera ! »

Fidèle à lui-même, il s'approcha, les bras grands ouverts, un immense sourire aux lèvres et me serra contre lui en m'agitant dans tout les sens.

« Si tu savais comme tu m'as manqué ! J'ai cru mourir sans toi !
- On s'est vu hier.
- C'est vrai... Et alors ? Embrasse-moi ! »

Et il colla un énorme bisou, limite baveux, sur ma joue. Vraiment, cet homme me ferait toujours autant rire !

# Online seit Donnerstag, 24. Juli, 2008 um 15:33

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Un mois s'écoula, un petit mois qui ressembla à une semaine. Maren était sortie de l'hôpital et vivait à présent chez nous. Mais elle était toujours sous le choc et avait beaucoup de mal à sortir dehors. La petite Ninon aussi vivait avec nous et Tom, en bon père adoptif, se faisait une joie de s'occuper d'elle pendant que je trimais dans les bureaux, à la recherche de tout les papiers pour son adoption. Après une longue après-midi passée à la mairie, je rentrai chez moi, fatiguée et trouvai Tom dans le salon, devant la télé.

« Où sont les enfants?
- Lequels? »

Quelle question...

« Tous !
- Tomas est avec Maren là-haut, Ben joue à la console dans sa chambre, Enzo et Ninon dorment et Mathis est sorti.
- Où?
- Chez un copain je crois. »

Je crois?

« Il sort et ça ne t'inquiète pas?
- Il est grand, il sait ce qu'il fait.
- C'est-ce que tu crois ! »

Quelle inconscience, vraiment ! Je posai mon sac, retirai mes chaussures et pénétrai dans la cuisine pour me préparer un petit encas.

« Qu'est-ce que vous avez mangé?
- Des pâtes. »

Le plat préféré du père au foyer ! Le sourire aux lèvres je mis le micro-ondes en route pour chauffer une assiette et m'assis sur un tabouret. Tom apparut dans l'encadrement de la porte. Torse nu, avec juste un short rouge, il me faisait penser aux sauveteurs d' « Alerte à Malibu ». J'attendais presque de voir Pamela Anderson sortir du salon, avec son petit maillot de bain et sa bouée rouge !

« Pourquoi tu me regardes comme ça?
- Pourquoi pas?
- On dirait que tu vas me manger.
- Peut-être.... »

Je souris, espiègle. Il s'approcha lentement, posa sa main sur mon épaule et d'un coup, il me renversa en arrière.

« Qu'est-ce que tu fais? »

Il me tenait comme ça, penchée en arrière. Il sourit et m'embrassa amoureusement, puis il glissa vers mon cou, ma poitrine, mes épaules. Je me laissai bercer par ses doux baisers, les yeux fermés.

« Tu sais quoi? »

Il s'était redressé et me fixait à présent de ses beaux yeux bruns.

« Quoi? »

Il se pencha à mon oreille et murmura:

« Je crois que j'ai envie de toi. »

Je ris doucement.

« Tu crois seulement? Quelle déception... »

Il rigola puis passa son bras son mes jambes et me souleva.

« Tu dis ça maintenant, on verra dans une heure si tu seras toujours déçue !
- Une heure? Tu crois que tu vas tenir le rythme?
- Sans aucun problème. »

Et sur ces mots, il me souleva et prit la direction de l'escalier. Il commença à monter, s'arrêtant sur chaque marche pour embrasser mon cou, ma joue, mon front, ma bouche, ma poitrine. Après une montée interminable, nous arrivâmes enfin à l'étage. D'un léger coup de pied, il ouvrit la porte de notre chambre et me posa avec douceur sur le lit. Il retourna fermer la porte, coinça la chaise de bureau en dessous et vint me rejoindre. Avec légèreté, il s'allongea sur moi. Je passai mes mains autour de son cou, tout sourire.

« Qu'est-ce que j'aurais fait sans toi, pendant toutes ces années ?
- Tu te serais mariée avec un garagiste, tu aurais eu deux enfants, tu aurais fini femme au foyer et ta vie aurait été fade et monotone.
- Quoi ? Tu insinues que sans toi je n'aurais rien fait de ma vie ?
- Non, tu n'aurais rien fait, comme moi. Comme toi, j'aurais été vide toute ma vie. Il m'aurait manqué quelque chose... ma vie n'aurait pas été la même et elle n'aurait pas été complète. »

Mon c½ur se serra dans ma poitrine... Quel mari ! Je l'aimais tant cet homme ! Je souris et l'embrassai soudain, avec fougue, avec passion. Un long baiser, langoureux, un de ceux qui vous rend fou, qui vous fait tourner la tête et vous fait vivre comme jamais. Un baiser d'amour, un vrai.

# Online seit Montag, 28. Juli, 2008 um 17:49