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J'étais dans la cuisine avec ma mère, en train de manger un gâteau. J'avais passé la nuit avec Tom et n'était rentré que ce matin. Ma mère pensait que j'étais partie chez Lola. Il fallait que je l'appelle d'ailleurs pour la prévenir que j'avais passé la nuit chez elle ! Non pas que j'ai peur d'être puni, à 20 ans en général, ce genre de chose n'arrive plus ! Mais je ne voulais pas que mes parents sachent quoi que ce soit de Tom. Ni de notre... relation, si je puis dire.
J'étais donc assise, je regardai les infos quand Louisa apparut. Là je me souvins que Bill m'avait dit qu'elle sortait avec Gustav hier soir.

« Alors c'était bien hier soir ?
-De quoi ?
-Bah, ta sortie ! »

Je ne voulais pas faire de gaffe, ne sachant pas si ma mère était au courant.

« Ouais c'était bien, on est allé au ciné et... eh mais attends comment tu sais que je suis sortie hier soir avec Gustav ? »

Oups. Je venais de me griller toute seule.

« Je... t'ai vu en ville, j'étais en voiture avec Lola.
-Ah bon où ça ?
-Je sais plus moi !
-On est aller qu'au cinéma.
-Bah je t'ai vu sortir du cinéma avec lui. »

Elle me regarda, suspicieuse. Okay, un peu pourri comme rattrapage mais bon !

« Enfin bref, vous êtes allés voir quoi ?
-Next.
-Et alors ?
-C'est un bon film. »

Alors dans le genre cruche celle-là ! Men fous moi du film !

« La soirée imbécile ! Pas le film !
-Ah ! C'était cool. Gustav est super sympa.
-Sympa genre « ouais cool le type » ou sympa plus genre « ouaaaaaa je l'adore !!! » ? »

Ma mère rigola.

« T'es vraiment une attardée toi. Non il est super sympa, on parle de tout et il a pas du tout la grosse tête.
-Bah tant mieux, je suis très contente pour toi ! Vous avez fixés la date du mariage ? »

Ma mère rigola encore plus et se tourna vers nous.

« Préviens-moi tout de suite ma chérie que j'organise tout ça !
-Ouais tu verras on te fera un mariage de princesse ! »

Ma mère et moi étions éclatés de rire.

« Vous êtes vraiment pas drôle ! »

Elle prit une banane et monta dans sa chambre. Ma mère et moi pouffions toujours de rire. Quand nous fûmes calmées, elle me dit :

« Non, Louisa est encore trop jeune. Toi par contre, il serait peut-être temps d'y songer non ? »

Hein ? Moi ? Mariée ? Ouaaaa, la blague !

« J'ai que 20 ans maman !
-Et alors ? J'en avais 19 quand j'ai épousé ton père !
-Ouais mais on est plus dans les années cinquante, il n'y a plus d'obligation de se marier avant ses 25 ans ! »

Ma mère voulu me mettre une baffe mais je l'esquivai en rigolant.

« Les années cinquante ? Tu crois que j'ai 70 ans ou quoi ?
-Bah tu t'en rapproches ! »

Là elle me fouetta avec le torchon. Je poussai un cri en rigolant.

« Ouaaa ! ça fait super mal !
-Ca c'est pour les 70 ans ! »

On rigolait comme des gamines.

« Enfin ma chérie, j'aimerais bien avoir des petits-enfants avant de mourir !
-Attends il y a Yanis ! »

Et ton v½u avait failli être exaucé !

« Oui mais Yanis... si j'attend après lui, j'ai pas fini. »

C'était vrai que mon frère était très bizarre. Il avait 25 ans, il y deux ans, il avait failli se marier puis avait tout annuler à la dernière minute, en prétextant qu'il n'était pas prêt. Genre. Ma mère avait eu du mal à lui pardonner. De plus que sa fiancé était une fille carrément super et avec qui je m'entendais grave ! Mon téléphone sonna, me coupant en pleine réflexion. Numéro inconnu.

« Allo ?
-Serena ?
-C'est moi.
-Salut, c'est Bill !
-Ah, ça va ?
-Super ! Ecoutes, on part demain donc je me suis dit que la séance de cinéma pourrait avoir lieu ce soir non ? On a rien de prévu et depuis que tu m'as mis l'idée dans la tête j'ai trop envie d'y aller !
-Ah bah ouais okay.
-Génial ! La séance est à quelle heure ?
-C'est à 20h30. Tu vas réussir à trouver ?
-Ouais c'est bon, y a un GPS dans le van ! »

Il rigola.

« Bon on se voit ce soir alors ? Rendez-vous à 20heures okay ?
-Okay ! A ce soir.
-Bye »

Je raccrochai. Ils partaient demain. Juste après le concert. Quand allais-je revoir Tom ? Bizarrement je m'attachais peu à peu à lui. Pas comme une amoureuse non. Plutôt comme... je sais pas en fait, je ne ressentais pas d'amour pour lui mais je l'aimais beaucoup et j'aimais être avec lui. J'aimais qu'il me regarde, me sourit, me caresses, m'embrasse, j'aimais sentir son souffle dans mon cou, son parfum acidulé, sa peau douce, le contact de son percing froid sur moi, ses mains caressant mes cheveux. J'aimais tout ça et je ne voulais pas que ça se finisse. Je me levai, je ne devais pas penser à ça. Allez, le temps était venu pour moi d'aller voir Lola, et pur de vrai cette fois !

/

« Tiens ! Le retour d'un fantôme ! »

Lola me sauta au cou !

« Comment ça va ma chérie ? Ca fait plaisir de te voir, même si ça fait longtemps. »

Elle me pinça le bras.

« Aïe !
-Je sais, mais c'est le prix à payer pour m'avoir fait languir de toi ! »

Je rigolai. Vous me croyez folle et allumée ? C'est parce que vous ne connaissez pas Lola. Lola c'est.... une meuf bizarre. Déjà à son look ça se voit. Elle porte que des couleurs flashis et qui vont pas ensemble, elle a les cheveux teints en noirs avec des reflets verts émeraude, elle a un percing à l'arcade, un à la langue, un au nombril, un tatouage sur le poignet (le même que le mien, on l'a fait ensemble !) un dans le bas du dos et un sur la cheville. Pas mal hein ? Et elle envisage de se tatouer la cuisse comme P !nk. Génial quoi. En plus d'avoir un look complètement excentrique, elle est allumée de la cervelle. Une fois à Halloween, on s'amusait à jeter des détritus dans les jardins des gens. Et bah elle, elle sonnait chez les gens et quand il sortait elle leur jetait de la merde de chien en pleine tronche et elle se barrait en courant. Vous me croyez pas ? Et pourtant !
Elle m'emmena dans le jardin de ses parents. Cette maison je la connaissais par c½ur. Lola est ma meilleure amie depuis près de 15 ans et je peux vous assurer qu'on en a fait des conneries ici ! Elle alla chercher à boire et vint s'asseoir à côté de moi.

« Bon alors quoi de neuf poulette ?
-Rien de spécial. Au fait, j'ai dormi chez toi hier soir.
-Ah bon ? Pourquoi ?
-Je peux pas te dire.
-Quoi ? et pourquoi ça ?
-Déjà parce que tu me croirais pas et en plus... ça pourrait avoir des conséquences chiantes. »

Elle posa son verre et prit un air indigné.

« Comment peux-tu insinuée que je te traiterais de menteuse ?
-Alors tu jures de ne rien dire ?
-Promis, je serai muette comme une morte. »

Je rigolai. On dit comme une tombe mais bon.

« En fait j'étais avec un mec.
-Et t'as cru que j'allais pas te croire ? Je vois pas ce qu'il y a d'exceptionnel !
-Non mais c'est pas n'importe qui ! Tu connais Tokio Hotel ?
-Toi aussi tu vas me bassiner avec eux ? J'ai déjà assez de ma s½ur qui me soule avec ça !
-Tu connais ou pas ?
-Bah oui !
-Et bah j'étais avec l'un d'eux.
-Arrêtes ? J'te crois pas !
-Je te l'avais dit !
-Mais avec lequel ? Dis-moi pas que c'est le chanteur qui ressemble à une fille ?!
-Non, c'est pas lui. C'est son frère.
-Euh... lequel donc ?
-Le dreadu.
-Celui qui porte tout le temps une casquette ?
-Ouais voilà
-Hum... pas mal. Il est plutôt mignon.
-Ouais, il est tout à fait craquant.
-Mais c'est pas des ados ?
-Il a 17 ans.
-Ou ! Je savais pas que tu faisais dans le détournement de mineur maintenant ! »

Elle explosa de rire.

« Arrêtes de dire des conneries, il sera bientôt majeur ! Et puis je le viole pas non plus, il est consentent !
-Ah bah ça j'en doute pas ! »

Je lui racontai comment je l'avais rencontré, comment on avait commencé à se voir, et la peur de ma vie.

« Ouah ! J'ai failli être tante alors !
-Ouais, t'as failli ! Je te raconte pas l'angoisse ! C'est pour ça que tu m'as pas vu depuis longtemps. J'étais trop stresser.
-Ouais j'imagine ! En plus ton père t'aurait tué.
-M'en parles pas.
-Mais... t'as pas honte espèce de vilaine ! Qu'est-ce qu'on nous a rabâché au collège et au lycée hein ? Toujours se protéger !
-Oh tais-toi toi ! »

Je lui jetai une feuille. Pas terrible mais c'est tout ce qui me tombait sous la main.

« -Mais sinon il est comment alors ? Au lit je veux dire.
-Très bien. Même carrément d'enfer !
-A ce point-là ?
-C'est mieux que ça même !
-Tu me le prêteras alors ?
-On verra si t'es sage ! »

Nous rigolâmes comme des gamines. Ouais ouais, c'est comme ça. On passa le reste de l'après-midi à parler. Ca faisait quand même deux semaines que je ne l'avais pas vu ! Pleins de trucs à raconter ! On alla manger un kebab en ville puis il fût l'heure pour moi d'aller au cinéma. Il était plus de 19h30.

« Tu veux venir avec moi ?
-Ca aurait été avec plaisir très chère mais je dois accomplir une tâche très importante. Le devoir m'appelle.
-Qu'est-ce que tu dois faire ?
-Garder mon cousin. Changement de couches et pleurs toute la soirée ! »

J'éclatai de rire.

« Tant pis pour toi !
-Ouais, profites bien ma poule !
-T'inquiètes ! Bisous. »

Je l'embrassai, la déposai chez elle et parti. Arrivée devant le cinéma, pas de van noir. J'attendis quelques minute. Enfin il apparut. 20h10. Je descendis de ma voiture. Bill descendit aussi. Il portait une veste noire, une capuche sur la tête et malgré la nuit qui tombait, il portait des lunettes noires.

« Coucou !
-Eh ! Désolé pour le retard, mais le GPS c'est vraiment pourri !
-Faut savoir s'en servir ! »

Nous nous drirgeâmes vers l'entrée. Je pris deux places et nous allâmes nous installer dans la salle de cinéma. Il y avait pas mal de monde. Nous nous assîmes tout au fond. Bill retira ses lunettes. Il n'était pas maquiller. Je fus très surprise de retrouver les mêmes yeux que Tom. Enfin surprise, pas tant que ça non plus. C'était un peu logique. Ils étaient exactement de la même couleur et de la même forme. La seule différence, le regard de Tom se voulait provocant, celui de Bill était plus doux et détendu.

« Ca te va bien sans maquillage.
-Merci. Heureusement quand même parce qu'à la base, je ne suis pas censé me maquiller tu vois !
-Pourquoi ? Je vois pas pourquoi le maquillage devrait être exclusivement réservé aux filles. »

Il sourit.

« Si toutes les filles pouvaient penser comme toi ! »

Ouais je sais je suis un modèle. Je fis le silence et me perdis dans mes pensées. Je ne m'aperçue pas qu'il y avait des filles qui nous fixaient. Mais Bill avait vu. Il me donna un coup de coude, me faisant sursauter.

« On est repéré je cois.
-Hein ?
-Tu cours vite ?
-Pourquoi ?
-Parce que, au cas où on se ferait courser. »

Je vis les filles et compris enfin ce qu'il me disait. Là je souris

« Tu sais, c'est pas moi qu'ils vont courser donc moi j'ai pas de problème !
-Tu me laisserais tomber comme ça, abandonner et victimiser ? »

Il me regarda de ses yeux de chien battu. Il était trop mimi !

« Non, bien sûr que non ! »

Sauf si ça devenait trop dangereux ! Les filles en question s'approchèrent de Bill pour lui demander un autographe. Souriant, il accepta et fit même une photo avec elle. Et pour notre plus grande surprise, elles partirent, sans cris ni autres manifestations extravagantes de ce genre. Elles avaient eu ce qu'elles voulaient, ça leur suffisait. On aurait donc pas besoin de courir.

« Ca va ?
-Super. »

Je fis le silence. Soudain je dis :

« Vous partez quand exactement ?
-Demain soir, après le concert.
-Vous retournez en Allemagne ?
-Ouais on a des concerts à faire.
-Okay. »

Il se tourna vers moi et me fixa.

« Pourquoi ?
-Comme ça.
-C'est pour Tom ?
-Non, c'est juste pour savoir. »

Je mentais bien sûr. Et il le savait.

« T'as qu'à venir avec nous.
-Hein ? »

Je me tournai à mon tour vers lui. Il blaguait là ?

« Bah pourquoi pas ?
-Euh... j'ai un travail que je dois conserver et des cours à suivre si je veux avoir un vrai taf plus tard. Je ne peux pas venir. Même si ça aurait été avec plaisir.
-Alors tu vas le laisser partir ? »

Avais-je le choix ? Pas vraiment. Je ne pouvais pas out lâcher pour lui. C'était trop me demander.

« C'était convenu comme ça.
-Convenu ?
-Ecoutes, on ne sort pas vraiment ensemble. On entretient une relation... non-exclusive rien de plus. Vous partez, c'est comme ça. On se reverra certainement de toute façon. »

Il resta passif un moment puis sourit et passa son bras autour de mes épaules.

« C'est sûr qu'on se reverra. T'es une fille vraiment bien que je souhaite revoir ! »

Ca me toucha droit au c½ur.

« Merci. »

Le film commença. J'oubliais tout pendant 3 heures. Tom. Le départ. Ma vie.

/

« Il était trop bien comme film ! »

Bill était carrément excité, Pirates des Caraïbes lui avait plus apparemment.

« J't'avais dis qu'il était terrible !
-Putain, hallucinant ce film. En plus je suis fan de pirates alors bon. »

Je rigolai.

« Quoi ? Fan de pirates ?
-Rigoles pas ! Depuis que je suis gamin j'adore les histoires de pirates ! Tu pourras demander à Tom, quand on était gamin je le soulais tout le temps pour qu'on joue aux pirates ! »

On explosa de rire. On venait de passer une soirée d'enfer. Après le cinéma, je l'avais emmené dans une pizzeria où nous buvions un verre. On discutait, on arrêtait pas de parler. Bill était vraiment marrant, il m'avait raconté toutes les histoires qui leur était arrivé depuis qu'ils étaient connus, les trucs dingues qu'ils avaient vu. Je les enviais un peu quand même, ils avaient le même âge que moi mais eux avaient déjà visité toute l'Europe. La chance. Enfin, le temps était venu de rentrer dormir. Je retournai jusqu'à ma coccinelle en compagnie de Bill.

« J'avais jamais vu ta voiture, elle est marrante.
-T'as vu ça ? Stylisé par mon frère.
-La classe. Elle te ressemble tout à fait !
-Merci ! »

Echange de sourire.

« Bon bah voilà. »

Il s'approcha de moi et posa ses mains sur mes épaules. Il se pencha vers moi. Il allait quand même pas m'embrasser ? Euh.... que faire ? Ah non ouf. Il voulait juste me murmurer un truc à l'oreille.

« Tu devrais aller le voir. »

Il me fît un gros bisou sur la joue, me serra dans ses bras et recula. Je lui souris. Je l'aimai vraiment bien.

« Ca lui ferait plaisir j'en suis sûr.
-Qu'est-ce qui te fait dire ça ?
-Oublie pas qu'on est jumeaux. Tout ce qu'il ressent je le ressens. On est comme relié tu vois, genre fil de téléphone. »

Je rigolai. Okay, cool la comparaison.

« Ouais. Je vais voir. »

Il me sourit et partit. Et voilà, j'étais seule. Seule. J'avais envie d'aller le voir, de repasser une nuit avec lui, j'avais envie d'être avec lui, même si c'était la dernière fois. Je me mis au volant de ma cocs et partis en direction de l'hôtel. J'avais fait un petit détour chez moi, chercher mon téléphone, Bill était donc déjà arrivé. Je montai au sixième étage, après avoir attendu que la réceptionniste daigne me regarder et téléphoner pour savoir si je pouvais monter. Bah ouais, tu montes pas comme tu veux ici ! Je frappai à la porte. J'entendis :

« Entres ! »

J'allai ouvrir la porte quand un bruit derrière moi attira mon attention. Je me retournai, Bill avait entrouvert sa porte et levait son pouce en l'air. Je souris. Rigolo celui-là ! J'entrai dans la chambre.

« Salut. »

Tom souriait, toujours aussi beau, aussi tranquille.

/

[Partie censurée]

« Pas trop stresser pour le concert ?
-Non ça va. Enfin, pour l'instant ça va, mais demain ça va être autre chose. »

On venait de passer encore une heure à faire l'amour. Oui, bah oui, c'est comme ça ! Je sais, vous allez me dire « vous arrêtez pas ! » mais en même temps on était ensemble surtout pour ça ! Il était allongé, moi aussi, la tête posée sur son ventre. En perpendiculaire quoi. (pour ceux qui sont pas trop matheux, perpendiculaires, c'est avec un angle droit. Si vous savez pas ce que c'est qu'un angle droit... là je peux plus rien pour vous !)

« Tu vas venir ?
-Où ?
-Au concert.
-Non je ne peux pas. Demain c'est l'anniversaire de ma cousine.
-Tu peux pas... lui souhaiter après-demain ?
-Non, si j'y vais pas elle ne me le pardonnera jamais. »

Il rigola.

« A ce point ?
-Ouais elle est impitoyable ! »

Il caressait mes cheveux.

« Tu vas me manquer. »

Oh non, j'espérais qu'il n'allait pas m'émouvoir. Il manquerait plus que je pleure ! Même si c'était pas trop mon genre.

« Pourquoi ? On ne se connaît pas tellement.
-Je sais, mais tu vas me manquer quand même. »

Je voulais lui dire que lui aussi il allait me manquer, mais je ne pouvais pas. C'était trop pour moi, je n'aimais pas tellement dévoiler comme ça mes émotions. Oui il allait beaucoup me manquer, mais je ne pouvais pas lui dire, et ça m'énervait. Je tournai la tête vers lui.

« Qu'est-ce que tu préfères chez moi ?
-Comment ça ?
-Bah, la première fois que tu m'as vu, qu'est-ce qui t'as le plus plut chez moi ?
-Hum... j'hésite là.
-Entre quoi ?
-Bah entre tes fesses bien rebondis ou tes grandes jambes fines ! »

Je rigolai. Ca restait quand même un sacré pervers. Un mec super romantique m'aurait sortit « Tes yeux m'ont hypnotisé » ou « ton sourire m'a complètement séduit ». Lui non. Il kiffait mon cul et c'était comme ça. Mais je crois que c'est ça que je j'aimais le plus chez lui, cette franchise et ce caractère fleur bleu qu'il n'avait pas.

« Okay, et dans mon caractère ? »

Il réfléchit une seconde.

« Ton honnêteté.
-Mon honnêteté ?
-Oui. T'as jamais joué un rôle avec moi, t'as toujours été franche. Surtout au début, toutes les fois où tu m'as recalé ! Ca m'a grave plut, parce que c'est pas pour dire mais ça m'arrive rarement de me faire recaler comme ça ! »

Ca va, il avait pas la grosse tête lui ! En gros, toutes les filles sont à ses pieds quoi !

« Ca aussi c'est un truc qui m'a plu chez toi. Tu t'es pas laissé éblouir par la célébrité tout ça. Et ça ça me plaît. »

Je me redressai.

« Je ne juge pas les gens sur ce qu'ils ont entre les mains, mais sur ce qu'ils ont dans le c½ur et dans la tête. T'es quelqu'un de bien Tom, même si t'es un drageur invétéré... »

Il sourit.

« Tu es vraiment quelqu'un de bien et tu mérites tout ce qui t'arrive. En tout cas moi j'ai... »

Allez, j'allais y arriver. Un effort !

« Je... t'apprécie beaucoup. Et toi aussi tu vas me manquer. »

Il me fixa d'un air très sérieux. Apparemment, ce que je venais de lui dire le touchait profondément. Ca me faisait plaisir. Bon allez on arrête le sentimentalisme, sinon j'allais pleurer !

« Bon, si on mettait un peu de musique ? »

Je me levai et mis un CD. Tom se leva et me saisit.

« Alors dansons !
-Avec plaisir très cher ! »

Nous commençâmes à danser, je m'agitai comme une débile. On rigolait, on s'amusait. Le temps passa si vite, hallucinant. Déjà il était l'heure pour moi de partir. Il était l'heure pour moi de le quitter, pour seulement quelques temps, je l'espérais. Je me rhabillai.

« Bon allez j'y vais, sinon ma mère va s'inquiéter.
-Oh non, restes encore avec moi !
-Je peux pas, ma mère ne sait pas que je suis dehors, elle va s'inquiéter. »

Il fît la moue. Incroyable ! On aurait dit un gamin qui voulait un bonbon !

« S'il te plaît ! Juste un peu!
-Il est déjà 1h du matin Tom ! Il faut savoir être raisonnable.
-Je ne suis pas raisonnable. »

Il se leva et m'attrapa par la taille.

« T'es coincée, tu restes ici.
-Noon ! »

Je tentais de me défaire de son emprise en gigotant mais il me tenait fermement. On croirait pas comme ça, mais c'est qu'il est costaud le petit !

« Bon okay. Si tu me lâches pas je hurle.
-Bah vas-y.
-Je te préviens, je hurle vraiment pour de vrai !
-Même pas peur ! »

Il me tira la langue. Ah ouais, il voulait jouer à ça ? Okay. Je pris une grande inspiration et poussai un hurlement digne d'une tentative de meurtre. J'aurais pu faire le doublage d'un film d'horreur moi !

« Ouah, t'es folle de hurler comme ça ?!
-Je t'ai prévenu, moi je suis pas une amatrice ! Quand je hurle, je hurle !
-J'entends bien ! Putain tu m'as tué l'oreille !
-Pauvre petit chou ! »

Il me lâcha enfin. On se regarda une seconde puis on rigola. Je pouffai comme une nouille.
« C'est vrai que j'ai crié fort !
-Bah oui, tout l'hôtel a du t'entendre ! »

On rigola encore plus. Je me camai doucement. Bon, il était temps d'y aller. J'avais rassemblé mes affaires, je n'avais plus qu'à franchir la porte et retourner chez moi, seule. C'est triste vu comme ça mais bon.

« Tu m'appelles quand tu reviens ?
-Sans faute. Je ferai ça en premier.
-Non peut-être pas en premier mais au moins en 3e ou 4e. »

Il sourit.

« Okay.
-Bon.
-Approches. »

Je m'approchai de lui et logeai entre ses bras. Je m'imprégnai une dernière fois de son parfum acidulé. Il m'embrassa doucement, tendrement, presque... amoureusement. C'était si bon, j'aurais voulu ne jamais arrêter. ais ses lèvres se détachaient des miennes. Oh non, quelle cruauté !
Bon il fallait que je me reprenne. Je respirai fort, me reculai, sourit et sortit. Voilà, j'étais parti. Je ne me retournai pas avant d'avoir atteint l'ascenseur. Là je lui souris, il m'envoya un baiser. Et la porte se ferma. C'est pas d'un pur romantisme ? Tout ce que j'aime pas ! Mais là, j'aimais bien. Bah ouais, c'est un peu débile mais que voulez-vous ? C'est ça l'amour ! Oula, je pars un peu loin là. Amour, c'est vite dit. Disons plutôt... affection. Ca commence par un A pareil et c'est bien aussi non ? Enfin. J'arrivai enfin chez moi. Il faisait nuit, tout le monde était couché. En silence je montai dans ma chambre. Presque en silence. Je n'avais pas allumé la lumière, je n'avais donc pas vu les chaussures de ma s½ur. Et BOUM ! Une super gamelle. Je retins un cri malgré une horrible douleur dans le bras. Et là la lumière du salon s'alluma et ma s½ur apparut. Elle dormait pas celle-là ?

« Qu'est-ce qui te prend ? Pourquoi t'es par terre ? »

Non ma s½ur, elle a toujours l'art des questions étranges. Je me suis écrasée par terre et elle croit que je fais mumuse avec ses chaussures !

« Je me suis blindée figures-toi ! A cause de tes chaussures pas ranger.
-Ah. Désolé. »

Elle les ramassa les rangea et retourna dans le salon. Elle semblait un peu triste. J'allai la rejoindre.

« Qu'est-ce que tu fais là au milieu de la nuit ?
-J'arrive pas à dormir.
-Pourquoi ?
-Je sais pas. »

Elle ramena ses jambes contre elle. Et là, je compris. Bah oui, si Tom partait, Tokio Hotel partaient, donc Gustav partait aussi.

« C'est à cause de Gustav ? C'est parce qu'ils partent ? »

Elle hocha la tête.

« Mais ils vont revenir ! Ils ne partent pas indéfiniment. »

Elle se tut quelques secondes avant de dire :

« Oui mais... et si quand il revient il ne veut plus me voir ? Ou s'il m'oublie ? »

Ah, bah ça c'est les risques hein ! Voilà pourquoi je ne tombe jamais amoureuse. Trop de contraintes.

« Dis pas n'importe quoi, il peut pas t'oublier !
-Tu parles. Il doit croiser pleins de filles tout les jours, beaucoup plus belles que moi, ou qui sont prêtent à aller beaucoup plus loin. Moi à côté, j'ai l'air d'une gamine. »

Je me sentis un peu soulager par cette confession. Elle était toujours vierge. Heureusement !
Je la saisis par le menton.

« Ecoutes-moi bien poulette. Tu es une jeune fille magnifique, beaucoup plus belle que la plupart des filles de mon âge ! Tu imagines ? En plus de ça, t'es intelligente, t'es maligne et le plus important, tu te respectes. Saches ma chérie que tu n'as besoin de coucher avec un type pour le garder. Si Gustav te laisse tomber pour ça, c'est qu'il n'en vaux pas la peine ! Des tas d'autres mecs te supplieront de sortir avec eux, alors pas de panique ! De toute façon ça n'arrivera. Il tient à toi ça se voit, il t'apprécie et il te rappellera. »

Elle sourit et se logea dans mes bras. Seigneur, s'il pouvait en être de même pour Tom. Mais avec lui, rien n'était moins sûr. Elle se recula.

« Merci, t'es géniale.
-Je sais. »

Elle se leva et monta se coucher. Ah, j'aurais du être psy moi, je serais devenue millionnaire ! Je restai assise dans le canapé, quelques instants. Moi aussi j'aurai bien aimé que Tom tiennent à moi comme ça, comme Louisa tenait à Gustav. Mais je savais que c'était pas la même, Tom c'était plus... comment dire ? Un Casanova, le genre qui saute sur tout ce qui bouge. (et c'est pas qu'une image !) Je ne dis pas que moi je lui serai fidèle durant cette absence, loin de là, mais bon, j'aurais bien aimé que ça soit comme ça. Peut-être. Nooon ! C'est la fatigue qui me fait dire des conneries. Fidèle ? La blague de l'année ça ! Allez, au dodo avant de me mettre à réciter des poèmes d'amour en pleurant !

/

Le lendemain midi, j'étais dans un restaurant avec Lola. On avait décidé d'aller faire un peu de shopping. Après avoir manger, nous avons passé la journée à écumer les magasins à la recherche de tout ce qui irait avec Lola. Bah ouais, son père se marier dans 2 mois avec sa belle-mère, et comme elle était invité, elle voulait faire un effort. Nous étions à H&M, Je cherchais une robe qui irait à Lola.

« Alors ils sont partis ?
-Non, ils partent ce soir.
-Ah okay. Ca va t'es pas trop dégoûtée ?
-Je vois pas pourquoi je serai dégoûtée.
--Bah parce que tu le kiffes et que tu vas pas le revoir. »

Je faillis m'étouffer. Moi ? Le kiffer ? Elle fumait un peu trop elle.

« Tu dis vraiment n'importe quoi toi des fois ! Déjà je le kiffe pas et en plus je le reverrai peut-être. Et même si c'est pas le cas.... bah tant pis !
-Ouais ouais. »

Je la regardai. Elle me sourit l'air de dire « tu me la fera à moi ! » Elle m'énervait quand elle faisait ça ! Je changeais de conversation.

« Tiens regardes, elle est bien celle-là non ? »

Je lui montrai un robe rouge pleines de fleurs blanches et noires. Elle regarda la robe puis me regarda.

« Tu crois que je fais un remake de « La petite maison dans la prairie » ?
-Arrête elle est mignonne.
-Ouais, pour ma s½ur peut-être. Tu me vois avec ça sur le dos franchement ? »

Je regardai la robe puis Lola avec ses cheveux en pétards, sa bouche peinte en rouge, ses percings multicolores et son T-shirt écrit « FUCK LOVE ». Je levai un sourcil. Non en effet, ça le faisait pas trop. Je reposai la robe et soupirai.

« Ouais mais c'est pas facile avec toi aussi là ! Tu veux une tenue classe pour un mariage mais tu ne sais pas être classe !
-Bien sûr que si !
-Ah ouais ? Dois-je te rappeler que la dernière fois qu'on t'a dit « habilles-toi classe » tu as enfilé une tenue en cuir ? »

Ca c'était un souvenir ! C'était à la fête de fin d'année en terminale, toutes les filles avaient enfilés leur plus belles robes, alors que Lola s'était habillé tout en cuir noir et rouge et moi j'avais mis une mini-jupe avec des résilles et tout le tralala. Carrément délire, je vous raconte même pas la tronche des profs ! Carrément choquée les vieux croulons !
Elle sourit à l'évocation de ce souvenir.

« Avoue que j'avais du style ! Elle était dément ma tenue !
-Ouais mais pas appropriée ! »

Elle leva les yeux aux ciel.

« J'avais plus que ça dans mes tiroirs ! »

Bah voyons !
Elle ne trouva rien à H&M. Alors nous partîmes ailleurs. Toute la journée, nous la passions à la recherche d'une robe qu'enfin nous trouvions. Heureusement parce que moi j'en pouvais plus !

« Il est quelle heure ?
-euh... »

Je regardai sur mon téléphone.

« 18h30.
-Bonn, on fait quoi maintenant ?
-On rentre ! J'ai les pieds en feu, la tête comme un ballon et je sens que je vais faire un scandale si on me bouscule encore une fois !
-Okay on rentre. »

Ouf ! Les emplettes dans le coffre de la Twingo et direction la maison.

« Tu dors à la maison cette nuit ?
-Ouais. »

Arrivés chez moi, ma mère préparait le dîner.

« Maman, Lola dort à la maison.
-Ah, ma petite Lola, quel plaisir de te voir !
-Ca va Mouktar ? »

Oubliez pas que ma mère est afghane ! Donc prénom afghan !

« Très bien merci ! Ta s½ur dort chez sa copine ce soir, vous serez tranquille les filles.
-Cool ! »

Je montai tout déposer dans ma chambre et redecendis.

« Alors qu'est-ce qu'on mange ?
-Couscous ma chérie.
-Ouais ! Trop classe ! »

Lola adorait le couscous. Nous mangeâmes avec ma mère. Puis celle-ci monta à l'étage, nous laissant tout le rez-de-chaussée pour nous. Mon père était à Paris pour son taf ! Cool quoi. Après avoir enfilé un pyjama, nous mîmes Mr Bean. Et ouais, y'a pas que moi qui adore ! On passa la soirée à regarder des trucs cons à la télé en mangeant de la glace, puis je mis la chaîne des clips. Et on tombe directement sur celui de Tokio Hotel. 1er du classement MCM.

« Yeah, même quand il est pas là, tu peux fantasmer sur ton mec ! »
N'importe quoi ! Elle avait des problèmes cette meuf. Je le regardai en entier pour la première fois. Il était bien. Et Tom était beau. Bon c'est bon, maintenant j'arrête ! Là ça commence à bien faire de penser à lui ! Allez tac ! je zappe !

« Eh !!
-Ta gueule. »

Elle tira la langue, je fis comme si je n'avais pas vu. Le reste de la soirée se déroula normalement et comme à chaque fois, nous nous endormîmes sur le canapé. Je m'endormis, le visage de Tom à l'esprit.

# Posté le lundi 16 juillet 2007 05:53

Modifié le jeudi 26 juin 2008 07:25

11

11
« Driiiinnngg !!!!! »

Aaaaah ! Et un réveil en sursaut, un ! J'ouvris les yeux. C'était déjà le matin ? Hein ? Il faisait nuit ? L'horloge du DVD m'indiqua qu'il était 1h30 du matin. Putain, qui c'est qui venait sonner à cette heure-là ? Non mais les gens croient que c'est une boîte de nuit ou quoi ? La lumière du couloir à l'étage s'alluma. La voix de ma mère résonna

« C'est qui ?
-Je sais pas, attends je vais voir. »

Je me levai difficilement, Lola ne broncha même pas, bavant sur le coussin du canapé. Le truc super élégant. Après elle se demandait pourquoi elle était célibataire. Quand on voyait ça, on savait ! Je me dirigeai vers la porte. Je ne vis rien à travers le petit trou, il faisait trop sombre. Prudemment, j'entrouvris la porte. Après tout ça pouvait être un cambrioleur ! Et je faisais pas trop confiance à Lola pour me protéger ! Je faillis avoir une crise cardiaque ! Tom était là, au pied de la porte. J'ouvris en grand.

« Que... ? Mais... qu'est-ce que tu fais là ? »

On faisait mieux comme accueil mais bon à 1h30 du matin, c'est tout ce que j'avais à offrir !

« Je croyais que t'étais parti ?
-Pas encore, l'avion ne décolle que dans une heure.
-Okay. Mais pourquoi t'es là ? »

Ma mère apparut derrière moi.

« Tiens, le jeune homme de la dernière fois !
-Bonsoir, navré de vous avoir réveiller. Mais je dois te parler.
-Maintenant ?
-Oui.
-Allons Serena, fais-le entrer !
-Non, attends une minute »

Le faire entrer, et puis quoi encore ? Elle voulait qu'on aille boire le thé aussi ! Je sortis sur le perron et fermai la porte derrière moi.

« Vas-y je t'écoute.
-Viens avec moi ?
-Où ça ?
-En Allemagne.
-Quoi ??? »

Il avait bu ou quoi ? Il venait me réveiller et réveiller toute ma famille (du moins ma mère en l'occurrence !) en plein milieu de la nuit pour me demander de l'accompagner en Allemagne comme s'il venait me demander s'il pouvait emprunter mes toilettes. Normal.

« Attends, j'ai bien entendu, tu me demandes d'aller avec toi en Allemagne ?
-Oui. »

Je le fixai droit dans les yeux. Son regard chocolat était très sérieux et très doux à la fois. Il ne semblait pas du tout blaguer. Dieu qu'il était beau comme ça, le visage à moitié éclairer par la lumière de l'intérieur. Ses yeux brillaient, il était magnifique. Je secouai un peu la tête, c'était pas possible, je devais être en train de rêver !

« Tu te rends compte de ce que t'es en train de me dire là ?
-Oui.
-Tu viens me voir comme ça au milieu de la nuit pour que je te suive en Allemagne.
-Oui.
-Et tu t'es pas dit que c'était impossible ?
-Non. »

AAAAh !! Il avait décidé de se contenter de réponses mono-syllabe ? Non parce que là, j'allais craquer pour sûr !

« Ecoutes, le prends pas mal mais... »

Je me mis presque à crier.

« T'es pas un peu fêlé ??
-Pourquoi ? Qu'est-ce qui t'empêches de me suivre ?
-Mais... tout ! Il faut que je travaille, que j'étudie et... je peux pas partir comme ça, en plein milieu de la nuit !
-Et pourquoi pas ? »

La voix de ma mère me fît sursauter. Elle avait ouvert la porte et se tenait à côté de moi. Lola était derrière, l'air un peu... endormie. Ma situation ne semblait pas la troubler le moins du monde.

« Maman !
-Quoi ? Ce jeune homme se déplace pour te proposer de le suivre en Allemagne, un voyage qui ne pourrait t'être que bénéfique, pourquoi refuser ?
-Et mon travail ?
-Tu appelles ça un travail ? C'est sûrement pas les fast-food qui manquent dans le coin, tu en retrouveras un !
-Mais et mes études ?
-Tu ne passes tes examens que dans 5 mois ! Tu peux bien prendre quelques vacances ! »

Incroyable. Ma mère me poussait carrément dans ses bras. Okay c'est vrai que travailler au McDo, c'était vraiment un boulot et puis si je le perdais, ça me ferait des vacances. Mais quand même.

« Elle a raison, tu... »

Bâillement.

« Tu vas pouvoir améliorer ton allemand comme ça ! »

Lola s'y mettait aussi. Je me tournai vers Tom. Il souriait légèrement. Même s'il ne comprenait pas la langue, il comprenait qu'elles étaient de son avis. Pas bête l'animal !

« Je... »

Son sourire et ses yeux. Moi qui avait voulu garder tout cela, maintenant que j'en avais l'occasion, je le repoussai. Mais c'était complètement dingue ! Je le regardai encore.

« Pourquoi tu veux que je te suive ? »

Il regarda vers ma mère, apparemment il ne voulait pas tout déballer devant ma mère, même si elle ne comprenait rien.

« Maman, faut qu'on parle, désolé ! »

Je la rentrai à l'intérieur et refermai la porte. Pas le temps de prendre des gants. A 1h30 du matin, seul le cash fonctionnait. Appuyé au chambranle, je le fixai toujours.

« Alors ? Pourquoi ? »

Il s'approcha de moi, posa ses mains contre la porte de chaque côté de mon visage. Puis il posa ses lèvres sur les miennes en un doux baiser qui me fît chavirer. J'avais raison, il avait bu, son haleine sentait l'alcool. Mais même ça ne pouvait gâcher ce moment de bonheur. Je sentais sa langue taquiner la mienne, il libéra ma bouche puis glissa le long de mon cou. Alala ! Il savait ce qui me plaisait lui ! J'en aurais presque oublié la présence de ma mère et Lola derrière la porte. Je ne sentais que sa bouche fraîche dans mon cou brûlant, ses dreds caressaient ma peau frissonnante. J'étais à deux doigts de gémir de plaisir. Stop, il fallait qu'il arrête ou je ne jurait plus de mes actes ! Encore un peu comme ça et on allait se retrouver à faire l'amour sur la balancelle ! Par bonheur et malheur il recula enfin, le sourire aux lèvres.

« C'est pour ça que je veux t'emmener. »

J'essayai de paraître détendu. Mais ma voix tremblait un peu.

« Je... Je comprends pas.
-C'est simple pourtant. »

Il murmura :

« J'ai envie de toi. »

Ouh ! On peut pas faire plus explicite que ça ! Alors sous prétexte qu'il avait envie de moi, je devais tout lâcher et le suivre jusqu'en Allemagne ? Lola n'aurait pas hésité une seconde et l'aurait suivie comme une folle. Il était peut-être emps que j'en fasse de même, vivre l'aventure, vivre d'amour et d'eau fraîche ! Bon peut-être pas que de ça parce que ça faisait un peu... rustique sinon. Soudain, un violent désir et une folie passagère me firent dire :

« Bouges pas, je vais chercher mes affaires. »

Je rentrai à l'intérieur, j'en revenais pas de ce que je venais de dire ! Ma mère et Lola sourirent. Elles avaient tout entendu évidemment ! Bonjour les commères. Je grimpai à l'étage, m'empêchant de trop réfléchir pour ne pas revenir sur ma décision, et fît mes bagages. Du moins je balançai tout dans deux gros sacs et redescendis. Tom était dans l'entrée il m'attendait, souriant. Ma mère me saisit et me serra dans ses bras.

« Profites-en bien ma chérie !
-Merci. Et pour papa ?
-T'en fais pas je m'en occupe ! »

Comme d'habitude. Lola me sauta carrément au cou. Là elle était bien réveillée.

« Tu me téléphones hein ? Et tu m'envoies une carte surtout ! Si t'oublies je te tue !
-Oui oui t'inquiètes pas. »

Je l'embrassai. J'étais un peu comme dans un état second. Je me rendais pas très bien compte de ce que je faisais, mais je le faisais quand même et ça, c'était.... bah ça. Tom prit un de mes sacs, salua ma mère et Lola et me saisit la main pour m'emmener jusqu'au gros van noir garé devant chez moi. Un dernier regard vers chez moi et je grimpai dans le van. Je m'assied tout derrière à côté de Bill. Il me sourit.

« Je savais que tu viendrais ! C'est trop cool !! »

Il m'embrassa. Quel frimeur celui-là ! Comme si ce qu'il m'avait dit hier au cinéma m'avait influencé ! Pff ! A l'avant Gustav me sourit. Après avoir charger mes sacs à l'arrière, Tom grimpa à ses côtés et le van démarra. Putain, ça y était, j'étais parti. Incroyable hein ? Et pourtant bien réel. Je me pinçai discretos, histoire de vérifier que je ne rêvais pas, mais non c'était vrai. Ouaaaaaah !!!!!!!



Nous arrivâmes à l'aéroport. Il était presque vide, ce qui, à mon avis, n'avait rien de très étonnant à 1h30 du matin ! Mais bon, ce n'est que mon avis. Je n'avais pas dit un seul mot de tout le trajet. Je savais pas quoi dire. En fait si j'avais plein de truc à dire mais je préférais la boucler, ça valait mieux ! Nous n'attendîmes même pas. Nos bagages disparurent, certainement pour aller jusqu'à la soute et moi je suivais les 4 cocos jusqu'à l'avion. L'hôtesse me regarda d'un air... un peu conne je dois avouer. Elle regardait mon pantalon de pyjama. Bah ouais, pas le temps de me changer, j'avais juste enfilé une veste. Heureusement, je ne portais pas LE pyjama ridicule avec des petits c½urs et des oursons dessus. Un pyjama qui je précise, se trouve dans mon armoire ! Bah ouais, j'aime bien et alors ?
Non celui que je portai était rayé en rouge et blanc. Plutôt mignon d'ailleurs. Enfin bref, je suivais toujours les garçons. Ils s'installèrent à leurs places, Tom et Bill devant, Goerg et Gustav derrière eux. Et moi bah... j'étais debout, attendant je ne sais quoi. J'espérais qu'il m'avait quand même trouver une place ! Mais ils continuaient leur petites affaires, apparemment pas préoccupé par mon sort, il faut l'avouer, ridicule ! Alo ! Je fais quoi moi ? Bill leva enfin la tête.

« Bah t'attends quoi pour t'asseoir ? »

Alors, lui il devrait adhérer avec ma s½ur au club des questions cons. Rien, j'ai juste envie d'admirer un peu la vue de l'avion, c'est très mignon !

« Euh... elle est où ?
-A côté de moi. »

Tom regarda son frère d'un air insistant

« Il y a de la place là-bas.
-Où ?
-Là-bas. »

Tom poussa son frère, le faisant tomber par terre. Il atterit direct sur les fesse et poussa un cri indigné.

« Eh !
-Viens, assied-toi. »

J'hésitai, mais Tom attrapa ma main et m'assied sur le siège. En gros j'avais pas le choix, je m'asseyais et je la bouclai. Bill se retrouva debout, seul.

« C'est bien parce que c'est toi ! »

Il prit un faux air vexé et se dirigea vers un autre siège.

« Fais pas attention, il ment. On avait prévu dès le départ que tu viendrais à côté de moi. »

Ah ouais. Il aimait bien faire des blagues le Billou ! Je souris et baillait. Oula, la fatigue se faisait sentir !

de manière insistante.

« Quoi ? Et moi je vais où ?
-Il y a de la place là-bas.
« On a combien de temps de vol ?
-Deux heures. Environ. »

Ouais une misère pour dormir quoi ! Même si j'étais grave stresser, que j'avais des n½uds pire que dans mes cheveux dans le ventre, j'avais envie de dormir. En plus avec la tête de mort que je devais avoir, mieux valait que je repose mes yeux. Mais bon, positivons, j'étais dans un avion en route pour l'Allemagne, en compagnie d'un groupe de rock super célèbre. C'est pas génial ça ? Qui aurait cru une telle chose possible il y encore quelques semaines ?
Je me calai au fond du siège très confortable et fermai les yeux. Je les rouvris aussitôt en entendant mon téléphone sonner. Je fouillai dans mon sac à la recherche de l'objet. Merde, c'était mon père. Là, ça allait barder pour moi !

« Allo ?
-Serena, c'est ton père.
-Ah, ça va papa ?
-Non. Tu es où ?
-Euh.... maman t'as pas dit ?
-Si ta mère m'a dit. Je peux savoir ce qui t'a pris ? »

Là il avait carrément changer de voix. Il était passé de la voix genre calme mais ferme à l'hystérie. Je faillis rigoler, on aurait dit qu'il avait muet d'un coup ! Trop fort !

« Bah rien, je... tu sais un voyage en Allemagne ça ne peut être que bénéfique et...
-Tatis-toi, tu va spas me ressortir les phrases de ta mère ! J'en ai eu assez ! Est-ce que tu te rends compte de ce que tu fais ? Tu pars comme ça au milieu de la nuit, avec des garçons que tu connais à peine jusqu'en Allemagne ?
-Et alors ? Ecoutes papa, je profite un peu de la vie c'est tout.
-C'est tout ? Et s'il t'arrive quelque chose, on fait comment nous ?
-Qu'est-ce que tu veux qu'il m'arrive ?
-N'importe quoi ! »

Il était super « vénère » comme dirait ma s½ur. J'ai bien cru que ces cordes vocales allaient lâchés tellement il criait.

« Mais non, il m'arrivera rien. Je serai prudente.
-Je ne parle pas de ça, mais qui te dit que ces garçons avec qui tu pars sont nets ? »

Hein ? Il était en train d'insinuer qu'ils... seraient des violeurs et kidnappeurs ?

« Quoi ? Comment ça ? T'es pas en train de me dire que tu penses que... qu'ils vont me violer quand même ?
-Et pourquoi pas ? Après tout tu ne les connais pas ! »

Je me tournai vers Tom. Il me regardait l'air interrogateur. Je ne peux me retenir de rire. Lui ? Un violeur ? Mouarf, la super blague de l'année !

« Je ne vois pas ce qui te fait rire comme ça !
-Toi papa. T'inquiètes pas, il n'y a pas de risques ! Et même si c'est le cas, je pense que je pourrais me défendre. »

Un hôtesse se pencha vers moi.

« Excusez-moi madame, nous allons décollé, vous devez éteindre votre téléphone, je suis navrée.
-Très bien. T'as entendu papa, faut que je te laisse, on va décollé. Je te rappelle quand j'arrive.
-Non attends... ! »

Je raccrochai. Si j'avais commencé à discuter avec lui, il ne m'aurait pas lâcher. Il allait m'assassiner mais tant pis. J'éteignis mon téléphone et le rangeai.

« C'était qui ?
-Mon père. Il voulait savoir si j'avais pas pris de drogue.
-Hein ? Pourquoi ?
-Pour être parti comme ça.
-Ah. Et alors ?
-Bah en fait, il croit que vous êtes pas nets et que vous allez me kidnapper un truc comme ça. »

J'avais pas osé dire violer sinon je savais que ça allait partir en cacahuète ! En tout cas la réaction de mon père le fît rire. Ouais j'avoue, c'était quand même une drôle d'idée. Toute façon, j'ai toujours dit à mon père qu'il aurait du être romancier, avec tout les films qu'ils se faisaient, il serait devenu super riche !
Je me calai au fond de mon siège et saisis mon iPod. Il me fallait de la musique. Hop, un petit air de Fall Out Boy « This ain't a scene » et j'allai dormir comme un bébé. C'était une berceuse pour moi. Comme Tokio Hotel pour ma s½ur ou Marilyn Manson pour Lola. Ouais comment faisait-elle me direz-vous ? Bah je sais pas. Et encore un truc qui aggravait son célibat : en plus de baver comme un escargot en dormant, elle ronflait et elle parlait ! Vous imaginez la scène ! Des fois c'était franchement à mourir de rire !
Je refermais les yeux et m'assoupis. Ce ne fut qu'un léger coup de coude qui me réveilla.

« On est arrivé, attaches ta ceinture. »

Tom en fît de même. Je baillai au corneille et attachai ma ceinture. Les deux heures étaient passées comme des minutes. J'avais l'impression d'avoir fait une sieste de 5 minutes. L'avion atterrit enfin. Je détachai ma ceinture et me levai. Oula, la terre tournait légèrement. Tom me saisit par le bras pour me soutenir. Oui bon bah c'est bon, je suis pas bourrée non plus. On aurait dit qu'il prenait pitié d'une pauvre alcoolique !

« On va où maintenant ?
-Bah on descends, on va chercher nos sacs et direction l'hôtel.
-Okay. »

Pas assez de force pour développer. Nous sortîmes de l'avion. Comme un robot, je me saisis de mes deux sacs et suivis les garçons jusqu'à un autre gros van noir. Une question bizarre me trotta dans l'esprit tout le long de la route : combien de van noir identique avaient-ils à travers l'Europe ? Un pour chaque pays sûrement. Et puis toujours le même, pour pas trop les dépayser sûrement. Drôle de question, mais une question qui me distrait durant tout le trajet en voiture. Ah, j'étais complètement naze. Je fus soulagée quand le van arriva enfin devant l'hôtel. Nous entrâmes dans l'hôtel. Une femme nous accueillit, toute souriante. Elle avait du courage elle, il était près de 4 heures de matin et elle était là, debout dans le hall de l'hôtel souriante et toute fraîche comme si elle sortait du lit. D'ailleurs, quand elle me vit, elle me regarda l'air de dire « Ils ont recueillint une SDF ou quoi ? » Je la regardai droit dans les yeux, et je sais pas si c'est la fatigue ou le sentiment d'énervement qui m'envahissait à chaque regard qu'elle posait sur moi, mais je lui dis :

« Ils m'ont trouvé sur un banc en ville. Il fait froid alors ils m'offrent l'hospitalité. »

Elle me regarda avec des yeux ronds comme des billes. Et tac ! Dans ton sourire colgate ! La prochaine fois, tu regardera tes chaussures vernies ! Bill se retourna, il était le seul à avoir entendu. Apparemment il se retenait de dire à ma réplique. Je sais ça fait pas très poli, mais il est 4 heures du matin, je me suis fait kidnapper chez moi en pleine nuit, je viens de passer deux heures en avion, alors bon, je pense qu'on peut me le pardonner !
Nous montâmes jusqu'au je sais pas quel étage en fait, et je suivis Tom. Mais c'est vrai que je savais pas où j'allais dormir en fait. Avec Tom ? Ou aurais-je une chambre à moi ? Non pas que ça me gênait de dormir avec lui, mais là ça faisait grave, petit couple en vacances qui partage jusqu'à leur brosse à dents. Tu sais le genre de couple super énervant, tout le temps collés l'un à l'autre, qui se tiennent la main tout le temps, qui te soule au cinéma parce qu'ils se roulent des pelles tout le long du film (en étant pas discret bien sûr !), qui rigolent à chaque fois que l'autre ouvre la bouche et d'autres trucs supers lourds comme ça.
L'intimité ça va jusqu'à une certaine limite, après ça va plus ! Non parce que après les mecs ils pensent que tu deviens leur propriété, et donc que tu peux faire leur corvée du style, ranger leurs fringues, les laver, faire leur chambre, des trucs comme ça quoi ! Déjà que je ne fais pas la mienne, c'est pas pour me taper la leur !
Enfin bref, pour le moment, je me retrouvais avec Tom. Je posai mes deux gros sacs à côté de la porte, mis ma veste dessus et me dirigeai direct vers le lit. Je tombai comme une grosse baleine échouée au bord de la plage.

« J'en peux plus. »

Je ne le voyais pas mais je sentais que Tom souriait.

« Et moi qu'est-ce que je devrais dire ? J'ai passé deux heures et demie sur scène, moi aussi je suis naze ! »

Je me retournai un peu pour dire :

« Personne t'a forcé ! Alors que moi je me suis fait kidnapper. Ca c'est vraiment éprouvant ! »

Il rigola. Je l'entendis entrer dans une autre pièce, la salle de bain j'imagine. J'enlevai la couverture, me glissai dessous et posai ma tête sur l'oreiller moelleux. Dieu que c'était bon ! Je dus m'endormir directement parce qu'après, je ne me souviens de rien. Ah si, quelqu'un a crié, puis plus rien.

# Posté le lundi 16 juillet 2007 05:54

Modifié le jeudi 26 juin 2008 07:25

12

12
8h30. Voilà ce que m'indiquait le radio-réveil posé sur la petite table à côté de moi. Ca faisait déjà près d'une demi-heure que j'étais réveillée et que je galérais. Tom était à côté de moi, il dormait toujours super profondément. Et moi je comptais le nombres de poids qu'il y avait sur le mur à pois. Super constructif. En fait j'osais pas me lever. Mais là, j'allais craquer, si je me levai pas, je sentais que j'allais faire un scandale. Mais je voulais pas le réveiller. J'utilisais donc la technique à Gad Elmaleh : le fax. Et je me faxais hors du lit. Merde ! J'avais pas vu que Tom avait posé sa main sur mon ventre. J'entamai donc la mission « repoussage de main discret ». J'attrapai doucement sa main et la soulevai, Puis la je me hissai hors du lit et reposai sa main toujours doucement. Il ne cilla même pas, il dormait toujours. Par chance il n'était pas comme Lola, non parce que sinon c'est pas trop glamour !
Ah ! J'étais libérée ! Je sautai sous la douche, savourant la douceur de l'eau sur moi. Je pensais à ce qui m'était arrivée. Quand même, hier encore, à cette heure-ci je faisais du shopping avec Lola, tentant d'oublier Tom et ce matin j'étais en Allemagne avec lui. Je songeais à écrire mes mémoires. « Les mémoires d'une âme perdue » ou « Les mémoires d'une coccinelle » Eh ! Pas mal ça ! Ca ça me ressemblait grave, une coccinelle. En plus petite référence à ma Twingo, que j'ai laissé à Marseille. Je verserais peut-être une petite larme pour elle plus tard. Je me tournai pour saisir le savon et...

« Ouaaaah !! »

Là ce fût le drame. La surprise de trouver Tom assis me regardant me fît sursauter et glisser. Si si, je vous jure, je me suis blinder comme pas possible. J'ai atterri direct le cul sur le métal dur qui me brisa certainement quelques vertèbres. Mais la chute ne fut pas le plus terrible. Non, c'est la honte qui fut horrible. Parce que si vous m'aviez vu tomber les quatre fers en l'air en poussant un cri, vous seriez certainement déjà mort de rire. Et je dis ça au sens propre ! Tom s'était levé pour m'aider à me relever.

« Ca va ? Désolé je voulais pas te faire peur.
-Bah c'est raté. »

Il souriait.

« Bah vas-y rigoles ! Je vois bien que t'attends que ça !
-C'est pas vrai. »

Mon oeil. Bah tiens ! Il pouvait plus se retenir, il éclata de rire. Et voilà, la honte de ma vie.

« Excuses mais... tu te serais vu tomber ! »

Et il rigola de plus belle. Hahaha. Morte de rire. En général ce genre de truc, t'en rigoles, mais bien plus tard. Quand ton sentiment de « j'me sens con » est parti, tu vois. Là, j'avais pas du tout envie de rire !

« Je te signale que c'est de ta faute si je suis tombée !
-C'est vrai. Désolé. »

Il s'arrêta, mais il souriait toujours. Il m'aida à me relever.

« Et puis pourquoi t'es là déjà ? Tu dormais pas ?
-Si mais je t'ai entendu te lever. Et comme t'as pas fermé à clé....
-Tu t'es dit, je vais en profiter un peu !
-Ouais. C'est pas de ma faute si t'es trop mignonne comme ça ! »

Mignonne ? Je venais de m'écraser comme une mouche contre un pare-brise et lui me disait que j'étais mignonne ! Trop chou.

« Bon j'aimerais bien finir de me laver si t'y vois pas d'inconvénient.
-Que si j'ai le droit de venir avec toi. »

Ah ouais d'accord, il avait le sens des affaires lui !

« Et pourquoi je dirais oui ?
-Parce que t'es là grâce à moi et que si je veux, je te prive d'eau ! »

Ouaaah ! Le vieux chantage ! Un petit peu de torture et il allait me remettre l'eau vite fait ouais. Je souris, machiavélique.

« Pour m'accompagner, il faut le mériter désolé. Qu'est-ce que t'as fait pour moi pour mériter de venir ?
-Quoi ? Après tout ce que je t'ai fait, toutes les nuits blanches que j'ai passé pour toi, tu ne juges même pas que je mérite ma place ici !?
-Euh... non. »

Son air faussement indigné me fît rire. Bon okay, je vais être gentille !

« Allez viens. »

Aussitôt dit aussitôt fait. Il balança ses fringues à travers la salle de bain et me rejoint. Putain, une vraie fusée ! Je me collai à lui, je sentai son corps nu contre le mien, un vrai délice. J'attrapai le gel douche et entreprit de masser son dos, ses épaules, son torse de manière très sensuelle ! Il en faisait de même, m'embrassant à pleine bouche. J'allai continuer ma descente quand on entendit :

« Eh Tom ! »

Je criai encore, surprise. Mais cette fois je ne tombai pas, retenu par Tom qui tenait bien droit sur ses pieds. Je le poussai rapidement, me cachai derrière lui pour enfin atterrir derrière le rideau de douche. A ce moment pile la porte de la salle de bain s'ouvrit en grand et Bill apparut, souriant dans l'encadrement. Je m'en doutai ! Bizarrement j'avais eu un pressentiment, et la bonne idée de me couvrir. Mais Tom était toujours debout, nu au milieu de la douche.

« Putain ! »

Il attrapa une serviette et l'enroula autour de sa taille. Bill sourit.

« Oh, pas la peine de jouer les prudes Tom, je te ferais dire que j'ai la même ! »

Je ne pus m'empêcher de rire. Je ne pouvais pas vous le confirmer, désolé, mais j'étais certaine que c'était vrai ! Bill me regarda et leva les épaules en l'air

« Bah c'est vrai ! On est jumeaux et qui dit jumeaux dit identiques ! Même là on est identiques ! »

Je rigolai de plus belle, amusée par le petit air faussement innocent de Bill.

« C'est bon Bil, on se passera des détails ! Qu'est-ce que tu fous là ?
-Bah il est presque midi alors je me disais qu'on pourrait aller manger ! »

Tom jura et se retint de ne pas le mettre dehors à coups de pied. Moi je ris encore. Décidément ce Bill, il aimait bien manger avec son frère ! A chaque fois c'était la même chose, il apparaissait pour le repas au moment où... bah où il fallait pas !

« T'es pas croyable toi ! Tu peux pas aller manger tout seul ?
-Bah si, mais c'était pour savoir. Puis je suis pas tout seul, on y va tous c'est pour ça. Tu viens Serena ?
-Oui, je vais vous rejoindre.
-Super ! Et toi ?
-Mouais. »

Il grogna et se retourna. Bill leva le pouce en l'air et me fît un clin d'½il en souriant. Bill, l'homme qui tombe pas à pic. Trop marrant.

« A tout de suite alors ! »

Il sortit. Moi je lâchai le rideau de bain et sortit à mon tour de la douche. Tom ramassai déjà ses fringues, l'air un peu énervé. Je me plaçai derrière lui, passant mes bras autour de sa taille, posant ma tête sur son omoplate.

« Allez souris, c'était drôle non ?
-Hilarant. Tu vois je suis mort de rire. »

Oooh ! Quel rabat-joie alors ! Je me glissai devant lui, l'encerclant de mes bras.

« Tu fais la tête ? »

Je souris, faisant un peu la grimace. Il mit quelques secondes mais il finit par sourire à son tour. Je l'embrassai, prête à reprendre là où l'on avait été stoppé mais je me retins et me reculai. Tom s'indigna.

« Pourquoi tu t'arrêtes ?
-Parce que tes amis nous attendent ! Allez ma petite marmotte, on s'habille ! »

En disant ça, j'avais pincer doucement son nez comme on fait à un enfant et avait posé un petit bisou dessus. Je sortis de la salle de bain et me mis à fouiller dans mon sac à la recherche de sous-vêtements. Je les enfilai, puis mis mon short noir et mes collants résilles avec un T-shirt rouge portant le logo des Rolling Stones en paillettes. Tom était dans la salle de bain, enfilant sa casquette. Je me séchai rapidement les cheveux, les attachai en l'air, un coup de crayon sous l'½il, un peu de mascara, rouge à lèvres rouge et j'étais prête. Je me tournai vers Tom, assis sur le lit.

« Ca y est ?
-Oui, c'est bon.
-Enfin, j'ai cru qu'on allait passer la journée ici. »

Je lui tirai la langue ! Ouais bah ça prend du temps d'être potable, désolé ! J'allai quand même pas sortir en mode kadera, genre jogging troué , basket, cheveux en pétard. Ou encore pire, en mode clocharde, habillé comme... Lola ? Ouh, ça serait marrant quand même. J'avoue, pas sympa de se servir d'elle comme ça, en référence !
Nous descendîmes jusqu'au restaurant où les trois acolytes nous attendaient. Je m'assis entre Bill et Gustav.

« Je t'ai commandé des pâtes à la sauce tomate, t'aimes bien non ?
-Oui merci !
-Il me semblait bien ! »

Je lui souris. Tom se tourna vers son frère.

« Et moi ?
-Bah rien, vu que t'es super difficile j'ai pas voulu tenter le diable !
-Ah ouais d'accord c'est sympa. Merci.
-Bah attends, si j'avais commandé t'aurais pas manger, vu comment t'es super difficile ! Oui parce que tu ne sais peut-être pas mais monsieur est très chiant sur la bouffe. Tout ce qu'il connait pas, il mange pas !Et même ce qu'il connait il mange pas des fois parce qu'il aime plus ou parce que c'est pas assez bien pour lui tu vois ! Genre si c'est trop froid, tu peux être sûr que son assiette va rester pleine ! »

Il se pencha vers moi et murmura :

« Et après c'est moi qu'on traite de diva ! »

On éclata de rire. Ce Bill je vous jure, trop marrant ! C'était vrai, à le voir comme ça sans le connaitre, on pourrait penser qu'il est coincé genre balai dans le cul et qu'il faisait des caprices mais pas du tout. Il était super gentil, il avait toujours le mot pour faire rire. Du moins pour ME faire rire. Parce que Tom ne riait pas. Il était en mode Scarface.

« Bill, tu la boucles ! Tu me soules.
-Bien chef ! »

Je me tournai vers Gustav qui regardait la scène en souriant. Il leva les yeux en l'air.

« C'est toujours comme ça, faudra t'y faire !
-Oh bah ça va c'est pas méchant. Au moins ils se lancent pas la bouffe ! »

J'avais parlé trop vite. En me retournant, je vis Bill qui jetait des petites boulettes de pain à son frère qui tentait de faire comme si il ne voyait rien. Mais quand il en reçu une dans l'½il et que Bill cria « 50 points ! », il explosa et hurla :

« BILL !!!!!!!!!!!! »

J'étais morte de rire. Ces petites vacances s'annonçaient sous le signe de la bonne humeur et de la rigolade !

/

« Alors vous faites quoi aujourd'hui ?
-Bah on a une interview cette après-midi, pour une émission télé allemande.
-Ah bah c'est cool.
-Ca dépend comment tu vois les choses! (GU)
-Ouais parce que les questions : « Pourquoi vous vous appelez Tokio Hotel ? » ou encore « Bill, vous vous maquillez depuis tout petit non ? Ca ne dérange pas vos parents ? » Voilà quoi. Je m'en passerais bien ! (B)
-C'est vrai ça, ça dérange pas tes parents ?
-Pour la dixmillionième fois...
-Non, pour la dixmilliardièmes fois ! (GU)
-Ah oui c'est vrai ! Donc pour la dixmilliardièmes, non, mes parents sont très ouverts d'esprit, ils nous ont toujours laissés Tom et moi cultiver notre look sans vraiment nous fixer de limite. Ils sont très cools. »

Il avait débité ça d'une traite. Bonjour la réponse organisée ! Plus automatique tu meurs !

« Ah bah c'est cool.
-Ouais. Bref, tu viens avec nous cet aprem ?
-Euh... je passe pas très bien à la télé, mon cul est trop large, je rentre pas dans le cadre ! »

Il éclatèrent de rire.

« Quoi ? T'as pas un gros cul ! (B)
-Alors Bill et la subtilité ! (T)
-Bah quoi c'est vrai ! Il est tout petit !
-N'importe quoi ! Il est aussi gros que la Russie !
-La Russie ? N'importe quoi, il est presque comme le mien.
-Comme le tien, c'est pas possible ! Toi t'as pas un cul, t'as... un petit... je sais pas quoi tout plat !
-Et bah le tien et pas mieux ! Il est pareil je te dis !
-N'importe quoi ! Regarde ! »

Nous nous levâmes, commençant à comparer la taille de notre arrière-train. Ca fait super bien dans un restaurant, deux zozos debout qui se matent le cul pour comparer ! Tom intervint.

« Posez vos fesse ! Vous voyez pas qu'on est au restaurant !
-Attends, on a le même tu vas pas dire le contraire ! (B)
-Ouais, vous avez le même, assis ! (T) »

Nous nous asseyes. Je ronchonnai :

« On a pas le même. »

Gustav se pencha vers moi.

« Le tien est plus rebondie, celui de Bill manque de fermeté. »

Je me tournai vers lui, il souriait. Ah ouais, parce qu'il avait eu le temps de contempler quoi ! Bill s'indigna.

« Eh ! C'est pas vrai !
-Bill fermes-la ! (T) »

Oula, il était énervé. Mieux valait rester tranquille.

« Pour en revenir au sujet, tu nous accompagnes ? (GU)
-Bah ouais, si je dérange pas.
-Pas du tout ! Tu vas voir, c'est marrant le tournage d'une émission ! (B)
-Cool. »

C'est ainsi que deux heures plus tard, je me retrouvai sur un plateau de télé. Une loge avait été attribué spécialement aux garçons. Je m'étais assis dans l'un des gros fauteuils en mousse et regardai Tom accorder sa guitare. Ses doigts glissèrent sur les cordes, laissant échappé un son, me faisant vibrer. Je fermais les yeux, savourant ce son que j'aimais tant. La guitare. J'avais toujours adoré cet instrument, malheureusement je n'avais jamais eu l'occasion d'apprendre à en jouer. Mais j'écoutai toutes les musiques que j'aimais en version instrumental car j'adorai. Je savourai toujours ce son délicieux. Je dis :

« Tom, joues quelque chose s'il te plaît. »

Après quelques secondes d'hésitation, il entama un morceau. Je reconnus « Rette mich ». Comme c'était bon, je me sentais comme sur un petit nuage, tel un ange au milieu des petits nuages blancs et ronds, moelleux, au milieu de ce ciel bleu comme l'océan. Une voix s'éleva dans les airs. Une voix divine, douce et grave qui m'emporta encore plus haut. Cette voix était si belle, je n'entendais pas vraiment ce qu'elle chantait, mais elle était là, accompagnant la guitare. J'étais toujours dans ce ciel. J'étais bien. Sauf que la voix cessa. La guitare s'arrêta aussi. Tout s'envola dans un nuage de fumée grise. Il n'y avait plus rien. Je rouvris les yeux. Tous me regardait, souriant, l'air un peu moqueur. Quoi ? J'ai fait un truc qu'il fallait pas ?

« Ca va ?
-Bah oui pourquoi ?
-Parce que tu semblais carrément en extase en écoutant la musique ! (B)
-Comment ça ?
-T'étais à la limite de jouir ma petite ! (B)
-N'importe quoi ! J'écoutais juste la musique.
-En gémissant ? (B)
-J'ai pas gémi !
-Si ! C'est parce que tu t'es pas entendue !
-Bon j'ai gémi et alors ? C'est parce que j'aime c'est tout !
-Ou alors parce que tu imaginais une certaine personne... »

Il regarda son frère.

« ... faisant certaines choses ! »

Ah non mais quel pervers celui-là ! Il était pas possible. L'esprit carrément tordu !

« Non figures-toi ! j'étais au milieu des anges !
-Ouais ouais. Et ils avaient pas des dreads et une guitare tes anges ? »

Ils éclatèrent de rire. Super drôle. Même Tom riait.

« On parle de toi je te ferais dire !
-Et alors ? C'est pas de ma faute si tu peux plus te passer de moi ! »

Quoi ?? Alors ça c'était la meilleure ! Il croyait que je fantasmai sur lui comme une gamine en manque d'affection ou pire, comme une de ses groupies! Je me levai.

« Bon, c'est pas que je m'ennuie avec vous les gosses, mais vu votre manque de maturité je vais aller voir un peu ce qu'il se passe dehors !
-Les gosses ?
-L'autre comment elle se la raconte !
-Euh... je te ferais dire que j'ai 20 ans aussi ! (GE)
-C'est vrai excuses-moi Goerg. Tu fais pas parti du lot.
-Et moi j'ai 18 ans !
-Toi t'es encore qu'un mioche ! Et vous deux là, vous êtes pires, vous êtes des... gamins ! Des sales mioches !
-Eh ! Regardes-toi avant !
-Ouais, c'est toi la gamine ! »

Et voilà, ça partait en cacahuètes. Je souris et m'éclipsai hors de la loge. Je me retrouvai ainsi dans un couloir, où beaucoup de monde se bousculait. Une femme me marcha sur le pied. Ca aurait pu être banale si elle n'avait pas porter des talons aiguilles. Aïe ! Merci beaucoup ! Je massai mon pied douloureux. Bon allez je vais pas me laisser aller ! Je commençais à flâner, comme une touriste. Soudain je repérai un peu plus loin, trois jeunes filles, à l'allure de pimbêche qui riaient fort et parlaient encore plus fort ! Je m'approchai.

« Bonjour, vous cherchez quelque chose ? »

Elles me regardèrent comme si j'étais un cafard. Sympa les gamines !

« Non j'attend juste mon père. Et toi t'es qui ?
-Euh.... »

Devais-je avouer ? Non !

« Je suis une assistante. Vous sembliez perdues, je voulais juste vous aider. »

Elle me regarda et fronça le nez. Apparemment elle sentait une odeur que personne ne sentait.

« Non c'est bon. On attend juste pour voir les Tokio Hotel.
-Ah. Okay. »

J'allais repartir mais elle m'interpella.

« Eh petite. »

Petite ? Je devais faire 15 centimètres de plus qu'elle et elle m'appelait petite ?

« Je m'appelle Serena.
-Ouais... peu importe. Tu peux peut-être nous y conduire, vu que t'es assistante tu dois savoir où ils sont non ? »

Quoi ? Elle insinuait que mon prénom n'avait aucune importance, et elle voulait que je les emmène jusqu'aux garçons ? Oh la blague du siècle !

« Hum... Ecoutes je peux pas vous accompagner mais ils sont dans la loge là-bas, près du plateau. Ils sont en pleine séance maquillage donc vous pouvez aller les voir. »

A partir de là, je n'existai plus. Pas un regard, pas un merci, rien. Alors dans le genre malpoli on faisait pas mieux ! Mais bon, je l'avais envoyé je ne sais pas où, et j'en étais bien contente. Bon, mieux valait retourner voir les garçons, si je m'éloignais trop j'avais peur de me perdre ! Bah ouais, j'avais pas de GPS intégré dans mon système, j'étais l'ancien modèle c'est pour ça ! J'entrai dans la loge, Tom était allongé, il tentait de se détendre. Bill finissait son maquillage, Gustav écoutait de la musique, jouant sur une batterie fantôme et Goerg accordait à son tour sa basse. Je m'approchai de Tom et m'assit à califourchon sur lui.

« Tu fais plus la tête ? »

Un long baiser langoureux fît office de réponse. Je m'assied à côté de lui. Il s'étendu et posa sa tête sur mes cuisses.

« Au fait, vous allez avoir la visite de trois pimbêches.
-De quoi ?
-Trois filles qui vous cherchaient dans le couloir. Je les ai envoyé je sais pas où en me faisant passer pour une assistante.
-Pourquoi ?
-Parce qu'avec le regard qu'elle m'a lancé et la façon dont elle m'a parlé, j'allais certainement pas lui faire le plaisir de l'aider ! »

Tom sourit.

« Une vraie peste !
-Je sais. »

Soudain la porte s'ouvrit et comme par magie télépathique (ou téléphatique ? Hum... à vérifier !) les trois filles apparurent accompagnés d'un homme.

« Bonjour messieurs. Je suis Mikael Shcindler, le producteur. Vous vous sentez prêts ?
-Bien sûr, tout va bien.
-La loge vous convient ?
-Elle est parfaite ! (T)
-Tant mieux. Ah oui, j'aimerais vous présenter ma fille, Elena. »

La fille de tout à l'heure sortit son plus grand sourire Colgate et s'avança, tendant la main vers Bill.

« Enchanté de faire votre connaissance. »

Tiens, elle avait changé de voix, tout d'un coup elle était passé de la conne à la lèche-cul. Balèze ! Elle se dirigea ensuite vers Goerg puis Gustav et enfin vers Tom. Ce n'est que quand elle me vît que son sourire trembla un peu. Tom lui serra la main, et moi bah je lui souris de mon plus beau sourire. Et ouais cocote, c'est comme ça, la prochaine fois tu seras moins bête et plus gentille ! C'est vrai quoi, j'étais pas sa pigeonne ! Elle recula, me lançant des regards meurtriers. Oulala, j'avais très peur. Histoire de bien la faire rager encore plus, je posai ma main sur le ventre de Tom, puis la passai sous son T-shirt. Comme toujours, il ne broncha pas, il regardait toujours le producteur qui leur parlait. La fille ne me lâchait pas des yeux, elle regardait ma main baladeuse d'un air à la fois envieur et méchants. De mon autre main, je caressai doucement le visage de Tom. Là, il me regarda et sourit. Je me penchai vers lui et l'embrassai très légèrement sur la bouche. Et hop, une rageuse de plus ! Là elle avait carrément blêmit de rage, ouais je sais toutes les filles aimeraient ma place, j'en suis consciente ! C'est pour ça que là j'en rajoute un peu ! Hihihi ! L'homme sortit enfin, elle le suivit visiblement dégoûté par cet amour fou entre Tom et moi, cet amour qui nous liait à jamais comme deux âmes s½urs ! Comme c'est mignon de dire ça : dommage que ça soit pas vrai. Mais bon l'important c'est que elle elle sache. C'est la maturation, on peut le dire. (Merci Jamel.) Une femme entra à nouveau dans la loge. Et là, je me retrouvai face au sosie de Clara Morgane. Une fille, blonde, sur des talons aiguilles gigantesques, portant une jupe ultra courte et un débardeur transparent. Elle souriait comme une cruche. C'était bien une fausse blonde pour avoir l'air aussi débile. (Désolé pour les autres fausses blondes qui ont pas l'air cruches !)

« Bonjour !
-Salut. »

Je ne fus pas étonné de constater qu'ils étaient tous pendus à son décolleté TRES plongeant ! En plus elle se penchait biiiiieeeeen (je le rallonge pour vous compreniez bien le geste !) en avant leur offrant une vue imprenable. A moi aussi d'ailleurs. Bof, c'était même pas des vrais. Ils étaient beaucoup trop gros et trop... tendus pour être vrai ! Vous allez dire, bonjour la rageuse ! Bah pas du tout ! Je préférais cent fois mon petit 90B que ces gros ballons d'eau qu'elles avaient ! Beurk.

« Alors prêts à commencer ?
-Ouais c'est bon.
-Alors on y va ! »

Je sais pas pourquoi elle souriait comme ça. Elle sortit, Bill la suivit avec Georg et Gustav. Tom se leva.

« Tu viens ?
-Mais je vais aller où moi ?
-Tu restes sur le côté. Tu préfères rester ici ?
-Euh... non, je viens. Au fait c'est qui elle ?
-La présentatrice, Gulcan.
-Gulcan ? C'est une turque ou quoi ?
-Je sais pas. »

J'avais une copine qui s'appelait Gulcan, c'était une turque c'est pour ça. Mais en voyant la pouf que je venais de voir, ça me faisait de la peine pour ma Gulcan. Porter le même prénom, c'est comme si moi je m'appelais Victoria de La roue de la fortune ! Tu vois le truc ?
Bref, ne nous éloignons pas. Je suivis Tom. Il m'embrassa au coin de la bouche, lâcha ma main et partit rejoindre les autres sur le côté du plateau. Moi je m'assied à côté d'une caméra. J'avais une vue géniale. Le générique fût lancé, La bombe à eau commença son spitch, elle rigolait toute seule, on sait pas pourquoi. Quand elle parlait des Tokio Hotel, on aurait dit une gamine qui parlait de son héros préféré. Elle alla interrogé quelques filles dans le public, leur demandant « Lequel des 4 vous préférez ? » La question qui se pose vachement tu vois, le truc pas du tout discriminatoire. Sur 5 filles, 4 avaient répondu Tom. AAh, c'est normal, c'est moi qui l'ai choisi ! J'ai que des bons goûts, logique ! Enfin elle cria leur nom pour qu'ils viennent. Là ce fût comme une explosion, toutes les filles dans le public (donc en gros tout le public mis à part 2 ou 3 mecs, certainement des petits amis séquestrés !) se levèrent et commencèrent à crier. Que dis-je ? A hurler ! Je les regardai. Beaucoup d'entres elles avaient des sortes d'affiches avec écrit dessus « Bill je t'aime » ou « Gustav t'es le meilleur ! » ou encore « violez-moi ! » Si si je vous jure. Mais ça c'était rien. J'éclatai littéralement de rire quand je lus sur une des affiches « Tom, fouettes-moi avec tes dreads ! » Là je vous avoue que je ne pus retenir un cri. Quoi ? Non mais elles étaient pas bien ces meufs ! J'allai lui ressortir celle-là, elle était pas mal ! Je rigolai toujours mais quand je croisai le regard du producteur de tout à l'heure, meurtrier, je me calmai direct.
L'émission se passa bien, la bombe à eau leur posait des questions parfois étranges mais ils se prêtaient au jeu, comme toujours. Enfin, elle proposa de faire monter sur le plateau une des fille du public. Elle se dirigea vers le public et en choisit une plutôt mignonne, portant un jean et une chemise blanche avec une cravate noire. Un peu kitch comme look mais elle avait un beau visage. Quand Gulcan s'approcha d'elle, elle fît une de ces tête. On aurait dit qu'elle avait gagné un voyage aux Antilles ! Elle se leva et suivit Gulcan. Elle semblait grave intimidé devant eux. C'est vrai que déjà elle était plutôt petite alors face aux deux grandes perches de Tom et Bill, ça paraissait impressionnant ! Quand ils lui serrèrent la main, je croyais bien qu'elle allait fondre en larmes !
Et c'est là que je me suis rendu compte qu'en fait je devais pas être comme les autres. Parce que quand vous voyez les autres, ils les rencontrent, ils les adorent. Moi je les avais rencontré, contre mon gré pour commencer, mais en plus j'avais carrément rembarrer Tom dès la première fois. N'importe quelle cruche lui aurait sauter dessus, l'aurait violer ou un truc du genre. Moi non, naturelle, détendue, j'avais juste dit la vérité. Et je ne m'étais pas excitée pour rien.
Enfin, l'émission se termina. Il était environ 17 heures quand nous rentrâmes à l'hôtel. Merde ! J'avais oublié d'appeler ma mère !
Je sortis de l'hôtel pour essayer de capter. Quand des petits bâtons apparurent sur mon écran, je composai le numéro de chez moi. Louisa décrocha.

« Allo ?
-Louisa ? C'est moi.
-Ouais, ça va ?
-Ouais super, tu me passes maman s'il te plaît ?
-Ouais. Maman !! »

Merci pour les oreilles.

« Allo ?
-Maman, c'est moi.
-Ah, ma chérie ! Enfin tu téléphones, j'ai bien cru que tu m'avais oublié !
-Mais non, c'est juste que je captai nul part. »

C'était presque vrai.

« Alors comment s'est passé ton voyage.
-Super. Papa m'a appelé quand j'étais dans l'avion.
-Oui, il me l'a dit.
-Il était un peu... énervé.
-Oui je sais aussi, tu connais ton père. Mais ne t'inquiètes pas ça lui passera ! Bon sinon tu es où là ?
-Bah là on est à Berlin, dans un hôtel gigantesque, il fait super beau et chaud, c'est super agréable !
-Ah ça me fait plaisir. Qu'est-ce que tu as fait aujourd'hui ?
-J'étais sur un plateau de télé avec les garçons. C'était super marrant.
-Tant mieux !
-Dis-moi, tu l'as dit à Louisa ? Que j'étais en Allemagne.
-Bien sûr. D'ailleurs elle veut te parler.
-Allo ?
-Ouais.
-Alors c'est bien l'Allemagne ?
-Bah comme la dernière fois tu vois !
-Okay. Maman m'a raconté ce qu'il s'était passé. T'as de la chance.
-Hum... ouais on peut dire ça comme ça.
-J'abandonne, pour Gustav. T'avais raison, il y a plein d'autres mecs qui en valent la peine, tant pis. »

Hein ? J'avais dit un truc pareil moi ?

« Attends pourquoi tu lâches comme ça ? Ils viennent juste de partir !
-Je sais mais je sais aussi que je le reverrai pas ! Si vraiment il tenait à moi, lui aussi m'aurait emmené avec lui ! »

Oups.

« Non mais c'est pas pareil, t'es pas majeur déjà Louisa.
-M'en fiche, toute façon il est trop loin. Loin des yeux, loin du c½ur comme on dit. »

Comme on dit, comme on dit... comme les crétins disent ouais !

« Attends je... je suis sûre qu'il va t'appeler, crois-moi. Attends encore un peu, tu vas voir.
-Non j'ai pas envie. Parce que même si là il m'appelle une fois, après il m'oubliera et moi bah je vais être carrément dégoûté alors je préfère le zapper avant ! »

Bon bah voilà comment casser une future relation. La prochaine Serena, gardes tes conseils ! Nous discutâmes encore quelques minutes puis je raccrochai. J'allai appeler Lola mais les petits bâtons disparurent. Je gigotai dans tout les sens, faisant une sorte de danse du téléphone tentant de recapter mais rien à faire. Bon bah, je l'appellerai demain d'une cabine. J'allai retourné dans l'hôtel mais je sentis deux mains me saisirent les bras et pousser vers une petite ruelle juste à côté. Je perdis l'équilibre et tombai par terre.

« Eh ! Ca va pas ou quoi ? »

Je relevai la tête mais une énorme gifle me força à la rabaisser.

« Ferme ta gueule. »

Quoi ? Moi ? Alors il me connaissait mal celui-là ! D'un bond je me levai et me retrouvai face à deux garçons, plutôt costaud.

« Vous êtes qui vous ?
-Ton pire cauchemar. »

Une voix de fille avait résonné. Elle apparut à côté de moi. Incroyable, c'était la pimbêche de tout à l'heure.

« Alors, tu joues moins tes malignes maintenant pas vrai ? T'as peur peut-être ?
-Même pas dans tes rêves. Tu veux quoi ? Une baffe ? »

J'avais horreur qu'on tente de m'intimider. Je sais pas pour qui elle se prenait mais je sentais la colère monter. Une colère qui augmenta quand l'un des gorilles me mit une autre baffe. Ce fût automatique, je lui envoyai mon poing dans le nez direct.

« Tu me touches encore t'es mort ! »

L'autre gorille me saisit les bras, je ne pouvais plus bouger. L'autre se releva, énervé et me mit une droite. Mon nez ! Je pissai le nez comme pas possible. Ca faisait super mal ! Il m'en mit une autre dans le ventre. Je me pliai en deux sous la douleur. Putain ça faisait super mal. La fille s'approcha de moi.

« Ecoutes, j'ai horreur qu'on se moque de moi. Tout à l'heure tu as bien rigoler hein ? Mais maintenant c'est fini. Je veux que tu disparaisses, je sais pas qui t'es, ni d'où tu viens mais tu t'en vas et je ne veux plus jamais te revoir avec les Tokio Hotel. T'as compris ? »

J'étais toujours plié en deux. J'avais mal, très mal, mais dans un dernier souffle je lui dis :

« Va te faire foutre. »

Un autre poing vint m'achever. Le gorille me lâcha, je tombai par terre, à quatre pattes. Putain, l'horreur. La fille m'attrapa par les cheveux et me mit la tête en arrière.

« Dégages d'ici et vite ! Si tu parles, tu me le paieras. »

Non mais pour qui elle se prenait celle-là ? Les garçons n'étaient pas sa propriété privée, elle pouvait se brosser pour que je parte. Je lui crachai au visage. Va te faire foutre je t'ai déjà dit ! C'est pas possible, les gens ils comprennent vraiment rien ! Incroyable. Elle me mit une baffe, puis un des gorille me frappa à nouveau au visage. Et trou noir.

# Posté le lundi 16 juillet 2007 05:59

Modifié le jeudi 26 juin 2008 07:25

13

13
« Qu'est-ce qu'il lui ai arrivé ?
-Apparemment on l'aurait tabassé. Elle a le nez cassé et pleins de bleus.
-Qui c'est qui a fait ça ?
-Bah on sait pas. »

Des voix parlaient. Je ne sais pas qui. Douloureusement, j'ouvris les yeux. Le soleil réchauffait mon visage à travers la fenêtre. J'avais très très mal au nez. Et franchement je suis pas du genre chochotte (avec mon frère c'est pas possible !) mais là sérieux j'avais trop mal. Quand mes yeux furent entièrement ouverts, je m'aperçus que j'avais un énorme pansement sur le nez. Ouaaah ! C'était quoi cette horreur ? Déjà ça donnait l'impression que j'étais défiguré mais en plus c'était pas du tout glamour quoi ! Je vis Bill, Tom et Gustav au bout du lit, ils discutaient. Ils n'avaient pas encore vu que j'étais réveillée.

« Salut. »

Ils sursautèrent.

« Serena ! »

Bill s'approcha le premier. Il me prit la main.

« Ca va ?
-Euh... ouais ça va. J'ai un peu mal au nez. »

Je voulus me relever un peu pour m'asseoir mais une énorme douleur au ventre m'en empêcha. Ouaaaah !

« Et au ventre aussi.
-Les médecins ont dit que t'avais pleins d'hématomes sur le ventre.
-Ah ? Oui... »

Je me rappelais cette ruelle, et la fille. Oui, c'était elle et ses deux gorilles qui m'avaient fait ça. Aïe, ça faisait super mal ! Si j'avais été plus jeune, j'aurais pleuré parce que franchement c'est pas juste ! Tom se pencha vers moi et m'embrassa doucement. Humm... ça ça faisait plaisir.

« T'es sûre que ça va ?
-Ouais, tout baigne.
-Tu te souviens de ce qu'il s'est passé ? »

Je le regardai de travers.

« Je me suis fait tabasser, on m'a pas fait un lavage de cerveau !
-Même sur un lit d'hôpital, toujours à dire n'importe quoi ! (B)
-Ouais je sais.
-Alors ? (T) »

Apparemment il semblait presser de savoir.

« Bah c'est la fille d'hier, vous savez la blonde qui s'est présentée comme la fille du producteur.
-De l'émission là ? (GU)
-Ouais.
-Mais... pourquoi ?
-J'en sais rien moi ! Elle était avec deux gros types, stock qui me tenait et me frappait. Elle m'a raconté sa vie, j'ai rien compris après elle m'a dit de partir et de vous laisser. »

Le silence se fît, les garçons se regardèrent.

« Quoi ? Pourquoi ? (B)
-On la connaît pas cette fille. (GU)
-Bah je sais mais bon apparemment elle a pas apprécié de me voir avec toi. »

Tom me regarda.

« Saches que je te préfère mille fois à cette pouf. »

Wouah, quelle déclaration ! Un médecin entra.

« Bonjour mademoiselle Splinter. Comment vous sentez-vous ?
-Ca va, j'ai mal au ventre mais ça va.
-On va vous donné quelque chose pour les douleurs abdominales. Un policier attend dans le couloir, pour prendre votre déposition pour votre agression.
-Okay, bah faites-le entrer alors. »

Le médecin sortit, un policier entra.

« Bonjour mademoiselle.
-Bonjour. »

Il s'approcha de moi et sortit un petit carnet.

« Alors, vous pouvez me dire de ce que vous vous souvenez. Même si c'est pas grand chose, c'est toujours utile.
-C'est bon, je me souviens de tout. Je téléphonais à ma s½ur et quand j'ai raccroché, quelqu'un m'a empoigné et m'a jeté à terre. J'ai voulu me relever mais on m'a mit une gifle. J'ai quand même réussi à me lever, il y avait deux garçons et une fille qui est apparue à côté de moi. Elle m'a menacé, elle voulait que je quitte la ville et que je ne les approche plus. »

Je désignai les garçons du doigt. Le policier les vit et leva un sourcil. Ouais, je sais moi aussi je trouve carrément débile !

« Ensuite, un des type m'a remit une baffe alors je lui en ai mis une aussi. L'autre type m'a saisis pendant que son copain me frappait. Ils m'ont lâchés la fille m'a encore menacé, je lui ai craché au visage et ensuite, j'ai du perdre connaissance.
-Très bien. Combien de coups avez-vous reçu ?
-Et bien... des coups de poings au visage et dans le ventre, je ne sais plus exactement combien.
-Bon, merci beaucoup. Vous savez qui sont vos agresseurs ? »

Tom intervint.


« Oui, une fille du nom de Elena Schindler. Son père travaille pour la chaîne RTL. (T)
-Merci. Je vous remercie mademoiselle. Nous vous contacterons quand vous sortirez.
-Au revoir. »

Et il partit. D'ailleurs quand est-ce que je sortais ?

« Le médecin a dit que tu pourrais partir demain. Ils ont fait des examens et tu n'as rien. »

Ouf, parce que la misère sinon !

« Bon vous feriez mieux de rentrer sinon vous allez être fatigué demain ! Vous faites quoi d'ailleurs demain ?
-Interview pour des magasines. (B)
-Cool. Il est quelle heure ?
-20h30.
-Okay. »

Je les regardai.

« Alors, qu'est-ce que vous faites encore là ? Ouste, allez dormir !
-On va pas te laisser là comme ça !
-Bien sûr que si ! Je suis à l'hôpital, il peut rien m'arriver !
-Ouais c'est ce qu'on dit ! (T)
-Bon de toute façon, je pense qu'on va bientôt vous chassez donc dehors ! On se revoit demain donc c'est bon !
-Serena on est désolé. (B) »

Bill était très sérieux d'un coup. Je souris.

« Pourquoi ?
-Bah c'est un peu de notre faute si t'es là.
-Arrêtes, tu dis n'importe quoi ! Vous y êtes pour rien du tout, c'est que la faute d'une bimbo qu'à péter un plomb ! Donc c'est bon, pas d'excuses vous me devez rien.
-Mais...
-Chut ! »

Il se tût et sourit.

« On reviendra te chercher demain.
-Okay. »

Bill et Gustav m'embrassèrent sur le front. Tom me donna un long baiser. J'aurais bien aimé qu'il reste avec moi, mais je savais qu'il ne pouvait pas. J'allais être seule ! Toute seule !
Ils partirent enfin. La colère m'envahit à nouveau. J'en revenais de mettre fait mettre à l'amande par une gamine d'à peine 16 ans. Ca c'était grave la honte. Ma fierté en prenait un coup, je peux vous le dire. Et si Lola était là, elle l'aurait déjà retrouver pour lui péter la tête mais moi j'étais pas Lola, même si je ne pouvais pas rester comme ça à rien faire. Si ça avez été vous, vous auriez agi n'est-ce pas ? Oui, j'en suis sûre ! Je me levai et enfilai les fringues qui était posé sur la chaise. Oh non !! Mon T-shirt, il y avait du sang dessus ! Alors, ça c'était carrément impardonnable, un T-shirt offert par mon frère, mon T-shirt préféré ! Ils allaient le payer cher !
Je sortis discrètement de la chambre, faisant attention que personne ne me voit. Je pris l'ascenseur qui était vide. Après avoir fait une sortie digne d'un agent secret, je marchais dans la rue. Heureusement j'avais mon sac et de l'argent sur moi. Je pris un taxi.

« Bonjour, j'aimerais aller jusqu'au studio de RTL s'il vous plaît.
-Très bien »

Il commença à rouler. Il n'y avait personne dehors, comme il pleuvait, tout le monde préférait rester chez eux. Moi j'avais bien l'intention d'aller voir le père de cette gamine et de lui révéler le comportement de sa fille. Ca fait un peu balance mais bon j'avais 20 ans, mieux valait que je sois adulte et pas gamine. Si j'allais lui casser les dents (ce que Lola aurait déjà fait, je tiens à préciser !) tout risquait de me retomber dessus ! Nous arrivâmes enfin aux studios. Par chance, Mr Schindler était toujours là. On m'indiqua son bureau vers lequel je me dirigeai. Après avoir frapper j'entrai. Et là, je vis les deux gorilles qui m'avaient frappé la veille. L'un avait un vilain cocard. Yes, ça c'était du bon boulot, bien joué ma vieille en plein de mille ! Je lui avais bien foutu mon poing où il fallait !

« Mr Schindler, bonjour, je suis désolée de venir aussi tard mais...
-Taisez-vous ! Comment osez-vous venir ici après ce que vous avez fait ? »

Hein ? J'ai fait quoi ?

« Je vous demande pardon ? »

Il se leva et se dirigea vers moi.

« Vous tabassez ma fille et vous venez ici ? Vous voulez peut-être présenter vos excuses !? »

Hein ?? Non mais il avait un grain lui ! Moi ? Tabasser sa fille ? C'est moi qui avait l'air d'une défigurée avec ce pansement sur le nez !

« Attendez vous faites erreur, c'est plutôt votre fille qui m'a agressé !
-Vous osez reporter la faute sur ma fille ?
-Je n'ose rien du tout, c'est la stricte vérité ! Elle m'a agressé hier avec ces deux grosses brutes ! »

Celui au cocard fit un geste vers moi mais l'homme l'empêcha d'avancer plus. Il avait perdu son air méchant, et arborait maintenant un petit sourire.

« Patience, pas encore. »

Quoi ? Il se tourna vers moi.

« Non, vous avez agressé ma fille. N'est-ce pas ?
-Non, c'est faux.
-Bien au contraire. C'est tout à fait vrai. Vous avez agressé ma fille et maintenant vous venez pour la tuer. »

Non mais il avait pété un plomb le grand-père là !

« Pas du tout je...
-Sauf qu'en tant que bon père, je protège ma fille. Et je vous tue donc, en légitime défense, pour sauver la vie de ma fille. »

Là, ça devenait dangereux. On se serait cru dans une série policière. Je reculai un peu, il commençait à me faire peur. Les deux types s'approchèrent de moi.

« Soyez heureuse, vous vouliez devenir célèbre, demain vous le serez. Quand on verra la photo de votre corps dans les journaux, on aura d'abord pitié de vous, puis quand on saura l'histoire, on dira que vous avez mérité ce qui vous arrive. »

Les deux gorilles s'approchaient toujours. Ils me saisirent. Je voulus crier mais l'un d'entre eux posa sa main sur ma bouche. Il m'entraînèrent vers une porte, derrière le bureau du vieux fou. Mon coeur battait à mille à l'heure. Attendez, ça pouvait pas être possible, un truc pareil ça arrive que dans les films et les séries, ça pouvait pas m'arriver à moi ! Au moment où je mordis la main du type, la porte de devant s'ouvrit, laissant apparaître la police, accompagnée de Tom. Quand il me vit, il courut vers moi et contre toute attente, il balança son poing au visage d'un des type. Ouaah, qui aurait cru qu'il me secourrait ainsi ! Le type me lâche, je pus ainsi me dégager. Les policiers saisirent les deux hommes et les menottèrent.

« Il faut l'arrêter lui ! C'est lui qui a voulu me tuer ! »

Je désignai le vieux type du doigt. Le policier hésita.

« Vous êtes sûre mademoiselle ?
-J'en suis certaine ! »

Il arrêta le type qui démentait tout. Je me tournai vers Tom. Quel chevalier servant ! C'était vraiment pas la personne que j'aurais cru voir apparaître, mais ça me faisait carrément plaisir de le voir. Déjà parce qu'il venait de me sauver la vie très certainement, mais aussi parce que c'était lui. Je respirai un bon coup. Fiou, j'avais eu chaud.

« Comment ça se fait que t'es là ?
-Et toi ? Tu devrais pas être à l'hôpital ?
-Si, mais moi je suis majeure, je fais ce que je veux ! Et toi ?
-J'ai appelé la police et je les ai convaincu de m'accompagner pour aller voir cette fille. Je ne pensais pas te trouver ici.
-Bah tu vois ! »

Je me blottis contre lui, ça me faisait tellement plaisir qu'il soit là. J'avoue que là j'avais vraiment eu la trouille. Vous imaginez les deux grosses brutes, ils m'auraient torturer et c'est pas avec ma petite défense que je m'en serai sorti ! Enfin quand même quelle histoire, il y a des gens complètement malade sur terre ! L'autre il voulait me tuer parce que je connaissais les TH. Non mais, bonjour le grain de couscous trop cuit qu'il avait dans le cerveau lui !Trop marrant ce que les gens sont prêts à faire pour des célébrités !

« On rentre s'il te plaît, je suis un peu fatiguée. »

On nous reconduisit jusqu'à l'hôtel où les trois autres garçons nous attendaient. Quand je leur racontai cette histoire, ils n'en revenaient pas. C'est clair que c'est pas banal !

« Ouaah, mais c'est carrément un film ton histoire là ! (B)
-Il voulait te tuer ? (GU)
-Je vous jure, ils allaient m'emmener je sais pas où pour en finir avec moi. T'imagines le truc !? C'est dingue !
-Ouais c'est clair que là, un truc pareil j'avais jamais entendu ! (B)
-Enfin de toute façon, depuis que je vous ai rencontré, il m'arrive que des trucs bizarres et que des émotions fortes ! »

Nous continuâmes de discuter et de rigoler. Il était prêt de minuit quand les garçons allèrent se coucher. J'étais donc seule avec Tom. E je m'aperçus que c'était la première fois depuis ce matin. Ce matin où tout était calme, où on était que tout les deux sous la douche. Il s'allongea sur le lit après avoir retirer ses vêtements. Il ferma les yeux. Tout doucement, je m'assied au bord du lit et le contemplait. Il était si beau ainsi, le visage serein. Il était presque nu, je le regardais, grand et fin, la peau douce et bronzé. Je m'allongeais doucement à côté de lui, croyant qu'il dormait. Je fermai les yeux et le sentis bouger. Sans un mot, il posa sa bouche sur le mienne. Ses mains parcoururent mon cou, ma poitrine, mon ventre. Il embrassa mon visage, puis mon cou longuement. Comme j'aimais ça, c'était si bon. Malgré qu'elles soient attachées, ses dreads retombaient sur moi, me caressant, me faisant frissonner d'autant plus. Ma peau était sensible à ses moindres contacts, ses moindres caresses. Il retira mon soutien-gorge et déposa une multitude de baisers sur ma poitrine avant de glisser jusqu'à mon ventre. Je senti sa langue jouer avec mon nombril. Ses mains glissèrent jusqu'à mes cuisses qu'il souleva légèrement. Je ne pus retenir un gémissement c'était si bon. J'avais tellement envie de lui que j'aurai pu le violer. Il remonta jusqu'à ma bouche et m'embrassa encore. Je glissai ma main jusqu'en bas de son ventre qui durcit au contact de ma paume. Je finis de le déshabiller et de me déshabiller et le fit rouler sur le dos pour me retrouver au-dessus de lui. C'était à mon tour de jouer un peu. Je commençais à descendre quand une pensée me vint soudain à l'esprit. J'essayai de la chasser mais je ne pouvais pas. J'imaginais si... Bill arrivait à ce moment-là. J'avais une envie folle de rigoler mais je me retins, ça se faisait pas. Je continuai mon ascension, pensant toujours à une entrée fulgurante de Bill dans la chambre, qui arrivait souvent à ce moment-là. Je sais, c'est franchement pas excitant de penser à ça, mais je pouvais pas m'en empêcher. Je remontai jusqu'à son visage et plongeai mon regard dans ses yeux sombres. Je souris un peu et l'embrassai. Le reste je le garde pour moi, c'est beaucoup trop intime pour être raconter. Et c'est interdit au moins de 18 ans, désolé !
Tout ce que je peux vous dire, c'est que quand j'en eus finis avec lui, il s'endormit comme une masse, complètement épuisé. Et je ne tardai pas à le suivre, moi aussi épuisée par toutes ces émotions.

/

Le lendemain, je fus réveillé par une bonne odeur de chocolat chaud. En effet, Tom avait apporté un petit déjeuner dans la chambre, rien que pour moi. Si c'est pas mignon tout plein ! Je me levai, me couvrit d'un peignoir et le rejoignis sur le lit pour manger à mon tour. Je m'aperçus que j'étais affamée. Je mangeais un croissant, puis bus u peu de chocolat et c'est là que je m'aperçus que Tom me fixait. Je reposai le bol.

« Qu'est-ce qu'il y a ?
-Rien.
-Pourquoi tu me regardes comme ça ?
-Pour rien. »

Il sourit. Trop mignon !

« Ca va ton nez ? »

J'avais retiré mon pansement hier en rentrant à l'hôtel. Non parce que franchement, ça faisait vraiment trop moche ! Mais bon, vu la tête de mon nez, je me demandais maintenant si j'aurais pas mieux fait de le garder.

« Ouais ça va, j'ai moins mal.
-Tu devrais refaire un pansement.
-Non merci, ça fait trop horrible, en plus ça me gêne et m'empêche de respirer.
-Comme tu veux. »

Je finis mon chocolat. Je posai ensuite mon bol, mis le plateau par terre et me blottis contre lui.

« Alors, c'est à quelle heure vos interviews ?
-13 heures.
-Cool.
-Tu viens.
-Non, je vais allée faire un tour.
-Quoi ? Après ce qu'il s'est passé hier ?
-Je vais pas rester coincé ici parce qu'une hystérique est dingue de vous. T'inquiètes pas, je resterai que là où il y a du monde. Promis ! »
Je levai la main droite.

« C'est pas drôle. C'est dangereux, il peut t'arriver n'importe quoi.
-Ouais. Bon écoutes, j'ai autant de chance de me faire écraser par une voiture que de me refaire agresser par cette folle. Donc c'est bon, quoi qu'il arrive je suis toujours en danger, donc c'est bon. »

Il me lâcha et se leva.

« Non, j'ai pas confiance, je préfèrerais que tu viennes avec moi. »

Attends, il allait me la jouer protecteur. C'est bon merci, j'avais déjà un père, pas besoin d'un autre !

« Ecoutes, merci de t'inquiéter pour moi, mais non je ne viendrais pas avec toi. Déjà parce que j'ai pas envie de passer la journée à attendre, ensuite parce que j'ai pas envie de vous déranger, je préfère vous laissez travailler et enfin parce que j'ai envie de visiter la ville car j'y suis jamais venue. C'est comme ça et c'est tout. »

Je me levai et me dirigeai vers la salle de bain. Cette fois je fermai à clé, je ne voulais pas qu'il vienne il m'avait énervé. pourquoi il était protecteur comme ça ? C'est bon quoi, j'avais quand même 20 ans, 21 dans deux mois, j'avais pas besoin qu'il me surveille ! Je le faisais très bien toute seule ! Après avoir pris une bonne douche je sortis. A ma surprise, Tom n'était plus là. Bon bah, hein, moi j'ai des emplettes à faire ! Et hop, je sortis de la chambre, direction l'ascenseur, qui me descendit, me permettant de sortir. La chance, il faisait un temps magnifique ! Je pris un taxi qui m'emmena au centre ville. Il y avait un monde d'enfer, pleins de boutiques partout, des cafés, des cinémas. Ca me faisait beaucoup penser à Paris. Je m'assis à une terrasse et commandai un jus d'abricot. J'étais bien, même mieux que ça. J'avais sortis mes lunettes de soleil, pour cacher un peu le bleu qui était apparue en dessous de mon oeil. Aaaah, le bonheur. Puis soudain je pensai à Louisa. Et à ce qu'elle m'avait dit hier. Quand même, ça me faisait mal au c½ur pour elle parce que je savais qu'elle aimait beaucoup Gustav. Et je savais que lui aussi. Il fallait qu'elle change d'avis. Je décidai de l'appeler histoire d'utiliser mon pouvoir de persuasion.

« Allo ?
-Louisa ? C'est moi. Ca va ma puce ?
-Super et toi ?
-Génial ! Je suis à Berlin et il fait un temps magnifique !
-La chance ! Moi je suis à la maison et il pleut !
-Oh, c'est pas grave ça va changer j'en suis sûre. Ecoutes, je t'appelle en rapport avec notre conversation d'hier. Ecoutes, quand je te disais que pleins de mecs voudraient sûrement sortir avec toi, c'était pas pour que tu laisses tomber Gustav. Justement c'était le contraire, c'était pour que tu lâches pas l'affaire. Crois-moi il tient beaucoup à toi, j'en suis persuadée, alors attends un peu avant de laisser tomber. Laisses-lui une petite chance, je suis certaine qu'il va t'appeler. »

Elle ne dit rien.

« Allo ?
-Tu sais quelque chose que je ne sais pas ?
-Non pourquoi ?
-Gustav t'a dit quelque chose.
-Mais non rien du tout !
-Alors comment tu peux être sûre de tout ça ?
-Mais... parce que je le sais c'est tout. »

Pas croyable cette gamine, toujours à contester !

« Ouais en gros t'es sûre de rien du tout. »

Rrrrr, pas facile de la convaincre celle-là !

« Si, je suis pas une imbécile, j'ai bien vu comment vous vous entendiez et je vois bien comment Gustav est quand il parle de toi ou que j'en parle.
-Mouais...
-Allez, fais un effort, il va t'appeler. »

Elle ne dit pendant quelques secondes puis concéda enfin :

« Bon okay.
-Bah voilà ! Tu verras tu vas pas le regretter, il va t'appelé !
-Ouais, si tu le dis. »

Et comment que je le dis ! Je m'en portais garante alors valait mieux ! On discuta encore un peu. Je ne dis rien de l'accident d'hier, je ne voulais pas que ma mère panique pour rien. Enfin je raccrochai. En relevant la tête, je vis un homme debout devant moi. Il me sourit et retira ses lunettes de soleil. Ouaah, il était plutôt pas mal !

« Je peux m'asseoir ?
-Euh... oui allez-y. »

Il s'assied. Il était brun, très mat, les yeux noirs, il portait une chemise qui contrastait carrément avec sa peau foncée.

« Je vous ai vu toute seule alors je me suis dit que si vous étiez d'accord, je pourrais vous tenir compagnie.
-Bien sûr, avec plaisir. »

Je lui souris et commandai un autre verre. Il engaga tout de suite la conversation.

« Vous êtes d'ici ?
-Non, je suis française, je suis là en vacances en fait.
-Ah, une française ! Quelle chance j'ai ! J'adore les françaises. »

Il sourit. Il avait l'air vraiment gentil, on discuta pendant longtemps. J'appris qu'il habitait Berlin, qu'il était avocat dans un cabinet, qu'il s'appelait David, qu'il avait 26 ans et qu'il possédait une maison en France, d'où son goût prononcé pour les françaises. Sa maison se trouvait à Saint-Tropez, la chance ! Apparemment c'était un riche, parce qu'il me dit que les dernière vacances qu'il avait pris c'était il y a trois ans, avec ses parents sur leur yacht. Vous voyez le genre ? Moi quand je pars en vacances avec mes parents c'est dans la famille, y'a pas de yacht, ni d'hôtel ! On discutait tellement bien, il était si gentil que je ne vis pas le temps passer. En plus avec ce soleil qui ne se couchait qu'à 22 heures, je ne vis pas l'heure. Quand je regardai ma montre, elle m'indique 19 heures 30.

« Oula ! Il est tard ! Mince, j'ai pas vu le temps passé ! Je suis désolée mais on m'attend, je dois partir.
-Oh, dommage. Vous habitez loin ?
-Euh...non je suis dans un hôtel, dans le coin.
-On pourrait se revoir dans ce cas. »

Ouaah ! Quelle chance j'avais. Si j'avais été dans mon état normal, j'aurais tout de suite accepté. Mais là, je pensai tout de suite à Tom. Non, je ne voulais pas être avec quelqu'un d'autre que lui en ce moment. Je ne voulais que lui. Même si je savais que lui ne m'était certainement pas fidèle, moi je ne voulais pas lui être infidèle. Après tout, c'est lui qui m'avait emmené jusqu'ici. Et, ça m'écorche un peu la bouche de le dire, mais c'est vrai, je devais admettre que je.... bah je tenais à lui quand même. Mais rester ami avec ce type n'engageait à rien. Non ?

« Eh bien... je suis assez occupée mais tenez, voilà mon numéro. A l'occasion. »

Je lui tendis un papier avec mon numéro dessus. Il sourit. Je lui répondit et partit. En 20 minutes, j'arrivai à l'hôtel. Les garçons étaient déjà là, mais pas depuis longtemps apparemment. Il était dans le hall de l'hôtel, assis dans des canapés en train de discuter. Je me dirigeai vers Tom qui était tout souriant.

« Ca va ?
-Super. T'as passé une bonne après-midi ?
-Génial ! Il a fait super beau en plus ! Je me suis assise à une terrasse, j'ai appelé Louisa et j'ai discuté avec un type toute l'après-midi ! »

Tom se redressa d'un coup.

« Avec quel type ?
-Un homme qui m'a accosté, il s'appelle David. On a discuté, il était très gentil.
-Tu passes ta journée avec un mec que tu connais même pas ? »

Oula, qu'est-ce qu'il lui arrivait lui ?

« Euh... oui. Je vois pas pourquoi je ne pourrais pas.
-Qui te dit que c'était pas un mec qui connait Elena.
-Qui connait qui ?
-La fille d'hier.
-Oooh lala ! Tu deviens parano ! Arrêtes de stresser pour rien, c'était un avocat du coin, super riche et super gentil, rien de plus.
-T'en sais rien. Il t'a peut-être menti. »

Là ça devenait chiant. Non mais sérieux, déjà ce matin ce ton paternaliste m'avait gonflé mais là ça me gonflait encore plus !

« Bon écoutes, il me semble avoir déjà dit que j'ai 20 ans, que je suis libre et majeure et que je fais ce que je veux. Même si ce type m'a menti qu'est-ce que ça peut faire ? On a juste discuté, je vais pas me marier avec non plus !
-Il manquerait plus que ça !
-Mais qu'est-ce que t'as à la fin ?
-Mais rien du tout ! C'est juste que tu te fais agressé et tu te balades comme ça, sans penser qu'il peut t'arriver quelque chose.
-Sérieux, faut que t'arrêtes là ! Je ne risque rien du tout !
-Mais t'en sais rien !
-Non je sais pas c'est vrai, mais je sais que tu me soules à me réprimander comme ça ! »

Il se leva.

« Puisque je te dérange, tchao. »

Et il partit vers l'ascenseur. Quoi ? Non mais... Il partait comme ça, normal ? Et.... Alors là j'en revenais pas. Qu'est-ce qu'il lui arriver à la fin ? Je me tournai vers Bill.

« Qu'est-ce qu'il a ? »

Il se leva et s'assied à côté de moi.

« Je crois qu'il tient à toi ma petite.
-Comment ça ?
-Et bien... tu sais, il tient à toi comme on peut tenir à une fille.
-C'est-à-dire ? »

Il souffla.

« Bah tu sais quoi !
-Bah non je sais pas justement !
-Il t'aime imbécile !
-Quoi ? »

Impossible. Lui ? Il m'aimait ? Non, mais là c'était une bonne blague.

« Arrêtes de me charrier tu veux ! Je suis pas d'humeur.
-Est-ce que j'ai l'air de blaguer ? »

Je le regardai. Non, il avait pas l'air.

« Sérieux, je connais mon frère par c½ur. Je l'ai jamais vu comme ça, mais je sûr à 100% que c'est ça. »

Incroyable. Moi qui le croyait dépourvu de tout sentiment. Il serait amoureux de moi ? Non, j'avais du mal à le croire quand même. Je me levai. Il fallait que j'en aille le c½ur net. Après tout, qu'est-ce que j'avais à perdre ? Lui. Peut-être. Enfin bref, de toute façon j'étais sûr que c'était pas ça.
Je montai jusqu'à sa chambre. Arrivé devant, je frappai et entrai. Tom était assis sur le lit, il regardait la télé. Du moins, il zappait. Je m'approchai de lui.

« Tu peux me dire ce qu'il t'arrive ?
-Rien pourquoi ?
-Ecoutes... »

Je m'assied à côté de lui.

« Tu sais, si tu as quelque chose tu peux m'en parler. Je suis là pour t'écouter. »

Il se tourna vers moi et me regarda.

« Pourquoi tu veux que j'ai quelque chose ?
-Non, mais tu deviens bizarre. Enfin, je veux dire, okay j'aurais peut-être du être plus prudente aujourd'hui mais ce mec ne m'a pas agressé, il ne m'a rien dit. On a juste discuter, rien de plus. Il ne m'a en aucun cas paru louche.
-Tant mieux alors. »

Il était complètement fermé ! Pour lui parler bonjour la galère. Il me fallait être douce, rester calme, subtile.

« Tom ? »

Il se tourna vers moi.

« Dis-moi. »

Vous avez vu un peu la subtilité ! Ouais, c'est moi ça.

« Si tu comptes être comme ça durant tout mon séjour, je préfère de prévenir que je m'en vais tout de suite. Si tu ne me dis pas ce que tu as, je pars. »

Ouais, voilà comment on fait parler : la menace ! Très efficace.

« Et tu pars comment ?
-Tu crois que je suis sans ressource ? J'ai une carte de crédit, il suffit que j'appelle l'aéroport et je réserve mon billet. »

Non mais, il croyait pas que j'étais dépendante quand même !

« Bah pars alors. »

Ca par contre, c'était pas prévu. Je n'aurais pas cru qu'il me répondrait ça. Il était froid, son visage était dur, il ne me regardait même plus. Je déglutis avec peine.

« T'es sérieux là ?
-Tu veux partir non ? Alors vas-y. J'ai pas besoin de toi. »

Je me pris une baffe en pleine tête. J'en revenais pas qu'il me dise ça. Lui qui m'avait réveillé en plein milieu de la nuit pour que je le suive jusqu'ici, maintenant il me rejetait. Je ne savais pas quoi dire. Je sentis la colère m'envahir. A ouais ? Il voulait que je parte ? Okay, pas de problème ! Je me levai d'un coup, ramassai toutes mes affaires. J'allai dans la salle de bain et balançai toutes mes affaires de toilette dans mon vanity. J'étais très énervé. Je balançai toutes mes affaires, récupérai mon téléphone et sortit avec mes deux sacs. Non mais pour qui il se prenait lui ? Il croyait peut-être que c'était des paroles en l'air, que j'étais qu'une mitto ? Bah il se trompait. Il voulait plus me voir, et bah il n'allait plus me voir ! Je descendis dans le hall et percutai Bill.

« Eh ! Tiens... tu vas où ? »

Il regardait mes sacs.

« Je m'en vais
-Hein ? Maintenant ? Pourquoi ?
-Parce que ton frère n'est qu'un idiot ! Désolé Bill, on se reverra peut-être une prochaine fois. »

Je n'attendis pas sa réponse et partit. J'avais une telle envie de pleurer, qu'il valait mieux que je ne m'attarde pas. Par chance, à Berlin c'était comme à New-York, les taxis couraient les rues. J'en interpellai, balança mes sacs dedans et monta à l'arrière.

« A l'aéroport s'il vous plait. »

Il démarra. Et là je pleurai. Les larmes coulèrent sur mes joues. Je ne savais pas vraiment pourquoi, mais je pleurai. C'était ainsi.

# Posté le lundi 16 juillet 2007 06:01

Modifié le jeudi 26 juin 2008 07:26

14

14
Je n'en revenais pas que mon aventure se termine comme ça. Deux jours, voilà le temps qu'elle avait duré. Deux malheureux jours. Je n'en revenais surtout pas de la façon dont Tom m'avait envoyer sur les roses. Je n'avais rien fait, absolument rien et lui il se permettait de me rejeter comme ça ! Allez c'est bon j'arrête de penser à lui il n'en vaut pas la peine ! J'avais déjà passer tout le trajet dans le taxi à pleurer, alors maintenant stop ! Après tout, il n'était... pas grand chose. Oui c'est ça, il n'était rien pour moi ! Je me levai et me dirigeai vers la presse qui se trouvait dans l'aéroport. Mon avion ne décollait que dans 2 heures, mieux valait que je m'occupe. Je regardai les magasines, tentant de penser à autre chose. Tiens, un magasines « people » ! Ca c'est le « Voilà » allemand. Je le saisis, j'aimais bien lire les problèmes des autres quand j'étais déprimé. Ca me rassurait sur ma condition ! Je le feuilletait. Tiens, Angelina Jolie et Brad Pitt ont adoptés un enfant ! Cool. Je relevai la tête vite fait. Et là je crus que j'allai m'étouffé. Qu'est-ce qu'il faisait là lui ! Tom venait d'entrer dans l'aéroport et apparemment il me cherchait. Peut-être pour s'excuser. Même si c'était pour ça, hors de question que je lui pardonne ! Après ce qu'il m'avait dit ! Il pouvait se brosser. Je me cachai derrière le magasine, me dirigeant vers la caisse. Après l'avoir payer je regardai à travers la vitrine, il était toujours là il me cherchait toujours. Comment allais-je faire pour sortir sans être vue ? Oups, trop tard, j'étais grillée ! Merde. J'allai vite fait derrière un rayon, pile avant que Tom n'entre. Je me tournai, faisant style de m'intéresser à... des magasines pornos ? Aaah, beurk ! Ca faisait super classe ! Au moment où j'allais me retourner une main se posa sur mon épaule. C'était Tom. Je me retournai. Il me sourit un peu, timidement et dit :

« Je n'aurais pas imaginer que tu étais adepte de ces magasines. »

Voilà comment passer pour une grosse perverse. Mais hors de question de perdre la face !

« C'est parce que tu me connais très mal ! »

Je le regardai en levant un sourcil puis passai un côté de lui pour sortir. J'avais toujours mes deux gros sacs en main. Il était temps que j'investisse dans une valise à roulettes !

« Attends ! »

Tom me suivit jusqu'au banc où je m'assied et commençai à feuilleter mon magasine.

« Serena, tu veux bien m'écouter ? »

Je relevai la tête, l'air de dire « pourquoi je ferais ça ? »

« Sil te plaît. »

Il était trop chou. Alala, il me faisait trop craquer avec ses yeux là ! Bon okay. Je refermai mon magasine d'un coup sec et croisai les jambes.

« Okay, je t'écoute.
-Merci. »

Il s'assit à côté de moi.

« Déjà... enfin, écoutes, je... j'ai été injuste avec toi tout à l'heure. Je... j'aurais pas du te dire de partir comme ça alors que c'est moi qui t'ai fait venir. »

C'était peu de le dire !

« Et puis... j'ai dis n'importe quoi, je veux pas que tu partes. En fait... »

Il passa une main sur sa nuque.

« J'étais énervé et je m'en suis pris à toi alors que t'avais rien fait. Je suis désolé. »

C'était tout ? Alors là, si il croyait s'en sortir comme ça !

« Et pourquoi t'étais énervé ?
-A cause d'un truc, cet aprem.... aux interviews.
-T'es sûr? Parce que quand je suis arrivé à l'hôtel, tu m'avais l'air très bien. »

Il baissa la tête. Je savais qu'il y avait quelque chose !

« C'est quand j'ai évoqué ce type que t'as commencé à péter les plombs. Pourquoi ? Et me dit pas que c'est en rapport à hier hein ! Je suis pas débile à ce point ! »

Il garda la tête baissée. Il me faisait presque de la peine. Non ! Il ne fallait pas ! Ne pas oublier qu'il m'avait carrément mise dehors !

« Alors ? »

Il releva la tête vers moi et après quelques secondes, il me dit :

« Parce que j'étais jaloux. »

Jaloux ? Jaloux dans le sens « pas touche elle est à moi » ? Jaloux, jaloux ? Non ! Il blaguait obliger ! J'allai rigoler mais quand je vis sa tête, je me retins. Non, non il rigolait pas.

« Jaloux ? Comment ça jaloux ?
-Bon, je sais que... enfin qu'on sort pas vraiment ensemble et tout mais... enfin je sais pas quand tu m'as parlé de ce type, ça m'a énervé. Parce que t'avais l'air d'avoir passer une bonne journée avec lui et tout. Et moi, j'aurais préféré que tu passes une bonne journée avec moi. »

Quoi ? C'était que ça ?

« Attends, je suis là pour un petit moment, les bonnes journées on a le temps d'en passer plein ensemble !
-Je sais mais... »

Il y avait autre chose, il voulait le dire mais il n'y arrivait pas. Allez un petit effort, tu allais y arriver !

« En fait, c'est ce mec qui me gênait surtout.
-Je vois pas pourquoi, tu le connais même pas.
-Non c'est vrai. »

Olala ! Je comprenais plus rien là ! D'abord il me dit que c'est la journée qui le gêne, après que c'est le type ! Il voulait en venir où comme ça ?

« Pars pas, s'il te plaît.
-Pourquoi est-ce que je resterai ? Après la façon dont tu m'as parlé, j'ai franchement pas tellement envie de rester.
-Je sais, mais je suis désolé, je t'ai dit que j'avais été injuste et je suis désolé encore !
-Mouais... »

Il m'en fallait plus que désolé.

« Qui me dit qu'à ta prochaine crise de nerfs tu vas pas encore t'en prendre à moi et m'envoyer sur les roses ?
-Non, ça n'arrivera pas. J'ai dit n'importe quoi, mais je ne referai pas la même erreur. »

Ouais, aucune certitude !

« Ecoutes, Si t'en a marre de moi, c'est pas grave dis-le moi. De toute façon, c'est pas comme si il y avait des sentiments entre nous. Si je pars, personne n'en souffrira. »

Je le regardai attendant qu'il acquiesce. Attendant encore... encore un peu. Il attendait quoi pour acquiescer ? C'était pas vrai ? Il n'y avait pas de sentiments entre nous. Sauf si....

Oups ! La boulette. Tom avait encore la tête baissée. Il était quand même pas... amoureux de moi ? A voir sa tête, rien n'était plus évident. Je me penchai un peu vers lui et posai ma main sur son épaule.

« Tom ? »

Il releva un peu la tête.

« Tu... enfin, comment dire... tu....as des.... sentiments pour moi ? »

Je sais que d'habitude j'étais cash et je mettais les pieds dans le plat mais là j'avais pas osé dire « Tu m'aimes ? ». Ca faisait trop brutale !
Il avait toujours la tête baissée. Il respira un bon coup et me dit :

« Je crois. »

Il croyait ? Moi je croyais encore au père noël, mais j'en avais pas la preuve ! Alors s'il croit m'aimer, qu'est-ce qui le prouve ?

« Comment ça ? »

Là il releva la tête et me regarda droit dans les yeux. Ses yeux chocolats reflétaient une légère détresse.

« Je sais pas en fait. Je suis pas du genre à m'attacher, en général. Je préfère ce qui est futile, les relations d'un soir tu vois ? Mais toi... En fait, dès que je t'ai vu, j'ai senti que tu étais spéciale, c'est pour ça que je t'ai abordé et tout. Ensuite, quand on a commencé à discuter, tu m'as plus, j'aime ta façon de parler, ta façon d'être, futile un peu comme moi. En plus... t'es complètement dingue ! Je te demande de me suivre en Allemagne, en plein milieu de la nuit et tu le fais ! Sans chercher à compliquer ! Tu m'as suivi tout simplement. Alors que tout ce que j'avais trouvé à te dire c'était « j'ai envie de toi ». Juste ça ça t'a suffit. T'es dingue et ça aussi j'adore. En fait j'aime tout chez toi. T'es une fille magnifique et t'as du caractère et.... en fait oui, je tiens beaucoup à toi. »

Ouah. J'étais bouche bée. Il m'avait bluffé. Ca c'était une déclaration comme il n'en existe plus en ce monde !

« Je veux pas que tu partes parce que je t'aime Serena. »

Il l'avait dit ! J'en revenais pas ! Il m'avait dit qu'il m'aimait, moi ! Incroyable. Il rigola un peu, doucement.

« J'espère que tu te rends compte que c'est la première fois de ma vie que je le dis. »

Cette déclaration me toucha d'autant plus qu'elle était sincère. Je me sentais flattée d'être aimée et... heureuse pour dire vrai. Je souris. Oui, j'étais heureuse mais, est-ce que je ressentais la même chose pour lui ? Je n'en savais rien. Moi non plus je ne m'attachais pas facilement. (C'était certainement depuis la mort de mon chien, Tello, quand j'avais 12 ans. Une dure épreuve, Tello était l'homme de ma vie ! Du moins, le chien de ma vie...) Non c'était vrai, Tom je l'adorais. Les pleurs dans le taxi tout à l'heure le prouvait. Mais étais-ce de l'amour ?

« Tom, je suis très touchée par cette déclaration. Mais je ne sais pas si je ressens la même chose pour toi. Mais je tiens à toi, et je ne veux pas te blesser ou un truc du genre tu vois. Comme je ne suis pas sûre, si jamais tu préfères que je parte...
-Non. Peu importe, restes. Je veux que tu restes. »

Très bien, alors je restai. Après une telle déclaration, je ne pouvais plus partir. Je saisis son visage entre mes mains et l'embrassai tendrement avant de poser ma tête sur son épaule, les bras autour de son cou.

« Alors je reste. »

Voilà. D'un sens ça m'arrangeait. Ca m'évitait de devoir trouver un mitto à dire à mes parents pour mon retour précipité. Et j'étais soulagée. Parce qu'en fait, je ne voulais pas rentrer. Pas encore.
Nous sortîmes de l'aéroport. Un van noir nous attendait. Je m'assied à côté de Tom après avoir mit mes sacs derrière. Le trajet fût silencieux, aucun de nous n'osait parler. Arrivés à l'hôtel, nous montâmes directement. Je reposai mes sacs où il était tout à l'heure et m'assis au bord du lit. Que d'émotions, que d'émotions. J'avais besoin de boire quelque chose.

« J descends, je vais boire un verre. J'en ai pas pour longtemps.
-Fais-le monter.
-Non non, je préfère descendre. Je reviens vite. »

Je sortis. Au même moment, Bill sortit de sa chambre.

« Aaah, t'es de retour !
-Et oui.
-Tu vas où ?
-Boire un verre. Tu veux venir ?
-Avec plaisir. »

Nous descendîmes donc jusqu'au bar. Là je commandai une vodka. J'avais besoin de boire, c'est tout ! Bill prit un la même chose. Hum... quel mauvis exemple je fais.

« Alors, qu'est-ce qu'il s'est passé pour que tu veuilles partir comme ça ?
-Pfff, si tu savais.
-Vas-y racontes.
-T'avais raison. Ton frère m'a avoué qu'il était amoureux de moi.
-Je le savais ! Ca se voyait trop. En même temps ça m'étonne. C'est pas du tout son genre de s'attacher à une fille et encore moins de lui avouer !
-Ouais. »

Je savais pas quoi dire. J'étais si... bouleversée par tout ça. Je lui racontai toute l'histoire, lui avouai aussi que je n'étais pas sûre de mes propres sentiments.

« Ouais, t'es comme Tom, t'as du mal avec les trucs comme ça.
-Ouais. »

Je réfléchis une seconde. Il y avait une autre raison, Quelque chose d'évident mais que j'essayai de refouler. C'était si triste, ça me rendait malade d'imaginer que ça pouvait être ça.

« Tu sais, j'étais pas comme ça avant.
-Comment ?
-Bah tu sais, à papillonner comme ça de mecs en mecs. En fait, quand j'avais 17 ans, je suis sortis avec un type super, un type qui paraissait génial. Il était attentionnée avec moi et tout. Il avait 21 ans. Je l'adorais jusqu'au jour où il a essayé de me violer.
-Il t'a violé ?
-Non il a essayé ! Je l'ai repoussé heureusement. Mais c'était un type qui semblait si gentil, je suis tombée de haut à ce moment. Et à partir de là, j'ai jamais pu me rattacher à un garçon. J'ai tellement peur d'être déçue que, inconsciemment, je ne m'attache jamais.
-Ouais je vois. »

Il me regarda. Il sourit gentiment.

« Tu sais, tout les mecs sont pas des barbares. regardes-moi par exemple, je suis pas une brute du tout ! J'ai jamais touché une fille en mal, je n'ai même jamais crié sur une fille ! Je trouve tellement nul. Et Tom non plus. Bon okay, il change de copines comme de T-shirt mais, jamais il n'a frappé ou même insulté une fille. Pas toutes, mais en général il respecte les filles. Donc tout le monde n'est pas comme ce type bizarre. En plus si Tom t'adore, alors là c'est encore mieux ! »

Je souris. Ouais c'était bien. T out m'apparut comme une révélation. Oui, je l'aimais aussi en fait. C'était évident ! Comment avais-je pu passer à côté ? J'avais pleuré pour lui, j'avais tout le temps envie d'être avec lui. Je pensai tout le temps à lui. Je me levai brusquement.

« Excuses-moi Bill j'ai un truc à faire. »

Je pris l'ascenseur, me dirigeai jusqu'à la chambre de Tom, ouvris la porte et entrai. Il regardait encore la télé.

« Tom. »

Il se tourna vers moi, un peu surpris. Il ne m'avait pas entendu. Je lui envoyai un baiser en souriant.

« Moi aussi je t'aime. »

# Posté le lundi 16 juillet 2007 06:02

Modifié le jeudi 26 juin 2008 07:26