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L'amour. Qui aurait cru que moi, Serena allergique au romantisme et complètement contre tout ce qui est gnangnan et amoureux, moi, et bah j'étais amoureuse. Ouais. Mais c'était quand même un sentiment neuf, quelque chose que je n'avais jamais ressenti alors je préférais pas m'extasier trop vite. En plus je savais pas vraiment ce que ça voulait dire être amoureux. Pour l'instant ce qui était sûr, c'était que Tom et moi sortions vraiment ensemble et en exclusif cette fois ! Pas en papillonnage. J'avais assez de mal à m'y faire quand même, mais avec le temps ça viendrait.
Bref, pour l'instant j'étais toujours en Allemagne, ça faisait un peu plus d'une semaine maintenant. Les garçons partaient dans deux semaines aux USA. Et ils partaient pour 1 mois et demi. Dur dur. Enfin, je pense que j'allais survivre !
Il était 9 heures du matin, j'étais en bas, à la restauration en train de déjeuner. Tout le monde dormaient, étant donné qu'hier soir nous avions fait la foire, ils étaient tous KO. Ils avaient été invités à une after après une remise de prix à laquelle ils participaient, je suis parti avec eux quand même. C'était sympa, on a bien rigolé, on a bu, on a dansé, bref on a profité. On était rentrés vers 3 heures. Et vous vous dites « Quoi ? Et à 9 heures elle est déjà au taquet devant son petit déj' ? » Bah ouais, impossibilité de dormir. Bref je mangeais tranquillement, quand Gustav apparut. Il vint s'asseoir à côté de moi.

« Ca y est tu dors plus ?
-Non, j'arrive plus. »

Il arrivait plus ? Pourtant il avait une vraie tête de mort !

« Sinon t'as bien dormi ?
-Ouais tranquille.
-Comment ça se fait que t'arrive plus à dormir ?
-J'arrête pas de penser.
-Ah ! A quoi ?
-A ta s½ur. »

Hein ? Ma s½ur lui filait des insomnies ? Pourtant, ça faisait déjà une semaine que j'avais dit à Louisa qu'il l'appellerait, mais pour l'instant il l'avait toujours pas fait. Donc il lui avait pas parler. Donc, pourquoi pensait-il à elle ? Sauf si je ne savais pas quelque chose.

« Pourquoi ? Qu'est-ce qu'elle t'a dit ?
-Rien. Je ne l'ai pas appelé.
-Pourquoi ?
-Je pense pas qu'elle aurait envie de me revoir. »

Olala ! Ces amoureux transits je vous jure, trop compliqué ! Je t'aime, tu m'aimes, on s'aime mais on veux pas se voir ! Vraiment ! L'amour, c'est trop compliqué !

« Attends, pourquoi tu dis ça ? Moi je suis sûre qu'elle a envie de te revoir. Et toi aussi d'ailleurs ! Moi je vous ai grillé tout les deux ! Ca se voit que ma petite s½ur te branche ! Je le lis dans tes yeux ! »

Il rigola un peu.

« Ah ouais ?
-Ouais.
-Elle t'a dit qu'elle voulait me revoir ?
-Euh... pas vraiment, mais elle l'a sous-entendue. Et crois-moi je connais ma s½ur par c½ur !
-Hum. »

Il semblait hésitant. Pfff, il allait encore falloir que je m'en occupe ! Je vous jure, faut tout faire !

« Ecoutes, elle n'attend que ça ! Appelles-là, elle sera super contente !
-Ouais.
–Tu sais, elle me parlait beaucoup de toi quand on était à Marseille et elle espérait justement que tu l'oublierais pas et que tu l'appellerais.
-Ah ouais ?
-Si je te le dis ! »

Je lui souris en grand. Il sourit à son tour et me dit :

« T'es vraiment bizarre toi.
-Ah bon ? Pourquoi ?
-Parce que t'as grillé direct que je tenais à ta s½ur mais toi t'as mis 50 ans à t'apercevoir que t'étais accro à Tom.
-Quoi ? N'importe quoi !
-Bien sûr que si ! Depuis le tout premier jour ça se voit qu'il te plait grave et que tu l'adores ! Pas la peine de mentir, tout le monde l'a vu ! »

Hein ? Tout le monde a vu un truc sur moi que moi-même j'ai pas vu ? Ca c'était balèze.

« Si tu le dis ! »

Il rigola.

« Bien sûr. »

Il se leva.

« Bon je vais appelé ta s½ur. Tu crois qu'elle est réveillée ?
-Ouais, elle travaille donc elle est debout.
-Okay. Merci Serena. »

Je levai le pouce en l'air. Pas de problème ! Je finis mon petit déj'. Qu'est-ce que je pouvais bien faire ? J'avais bien envie d'aller me balader en fait. Encore mieux : j'avais envie de faire des photos ! Et si... aaaah , avec Tom ça serait encore mieux. Mais se réveillerait-il ? Et voudrait-il m'accompagner. Je montai, pour le réveiller et essayer de le convaincre. J'entrai dans la chambre sombre, mes yeux mirent quelques secondes à s'habituer à l'obscurité. Je m'approchai du lit et à tâtons, je cherchai Tom. Enfin, je touchai une masse et après recherche, je trouvais son visage. Je me penchai et l'embrassai tout doucement.

« Tom. »

Il remua un peu.

« Tom, il est l'heure. »

Il grogna, remua.

« Allez, réveille-toi. »

Il releva un peu la tête, je voyais son ombre.

« Qu'est-ce qu'il se passe ?
-Rien. J'ai envie d'aller me balader, tu biens avec moi ?
-Il est quelle heure ?
-Hum... 9h30 a peu près.
-Quoi ? Tu veux sortir maintenant ?
-Oui. »

Il souffla et reposa la tête sur l'oreiller.

« Je suis naze.
-Bon bah c'est pas grave, j'y vais toute seule.
-Non, non... c'est bon je viens. »

Je souris. Trop cool ! Il s'étira, bailla et enfin s'assit sur le lit. De derrière, je passai mes mains autour de sa taille et posai ma tête sur son épaule.

« Ca va pas trop fatigué ?
-Si, je suis KO.
-Allez c'est pas grave, tu vas te réveiller tu vas voir ! »

Je le lâchai, me levai et ouvrit les stores d'un coup.

« Eh ! »

Il se cacha les yeux.

« Tu vois je t'avais dit que t'allais te réveiller d'un coup ! »

Hihihi ! Trop marrant ! C'était un truc que j'aimais bien faire à ma s½ur ! Il se leva et se dirigea jusqu'à la salle de bain. Moi j'allai chercher mon appareil dans mon sac. Je n'avais encore fait aucune photo. Je criai :

« Je t'attend en bas ! »

Et je sortis. Arrivée en bas je sortis dehors. Il faisait beau encore, je commençais à mitrailler la ville. Vous imaginez, juste à l'entrée de l'hôtel déjà, il y avait plein de truc à photographier. Je vis un couple assis sur un banc qui s'embrassait. Clic ! C'était dans la boîte. Au bout de 10 minutes Tom apparut enfin en tenue de camouflage. Lunettes, casquette, capuche. Clic ! Un photo, il était trop marrant comme ça.

« Arrêtes !
-Ouh ! Monsieur est de mauvaise humeur ! »

Je lui fis un petit bisou sur la joue.

« Allez viens on va marcher ! »

Nous commençâmes notre balade. Il connaissait pas mal la ville et me parla un peu de tout ce qui s'y trouvait. Il me parla aussi du mur de Berlin et de la limite, tout ça. On trouva un parc carrément mignon. On alla s'installer dans l'herbe encore humide par la rosée. Il n'y avait personne, que lui et moi. Et le soleil. Il retira sa capuche et ses lunettes. Une coccinelle grimpa sur sa main. Clic ! Une photo ! Il m'arracha l'appareil des mains.

« Arrêtes à la fin ! C'est à mon tour ! Allez sourire ! »

Avant que j'ai le temps de faire quoi que ce soit, il cliqua et un flash m'aveugla. Quel nouille, il avait appuyé trop tôt ! J'arrachai une marguerite dans l'herbe, la mis dans mes cheveux et lui tirai la langue. Clic ! Une autre.
Voilà comment on est parti dans notre délire photo, on arrêtait pas : à deux, on s'embrasse, je fais semblant de lui jeter une pomme de pain (sauf une fois où c'était vrai !), je le prends tout seul, je lui met des fleurs dans les cheveux (qu'il n'aime pas du tout !) et encore pleins d'autres. On rigolait tellement qu'on a pas vu que des gens étaient arrivés. Et comme toujours, il y avait quelques filles qui s'étaient assises sur une table, pas très loin. Elle regardait Tom, n'étant pas tout à fait certaines que c'était lui. Je voyais pas bien qu'elles étaient en pleine réflexion. Ca commençait à devenir un peu lourd d'être mater comme ça.

« Elles sont un peu chiantes les filles là-bas.
-Bah les regarde pas.
-Je peux pas, elles arrêtent pas de te fixer, c'est soulant. Eh ! Si je leur propose un marché pour qu'elle parte, tu me suis ?
-Bah, ouais okay. Enfin ça dépend c'est quoi ! »

Je me levai et me dirigeai vers les filles en question. Elles parurent surprise de me voir arriver. Je leur souris.

« Salut ! J'ai vu que vous arrêtiez pas de nous regarder. Il y a quelque chose ? »

Elles n'osèrent pas répondre au début, puis une fille dit :

« Bah on se demandait si le garçon avec toi c'était pas...
-Oui c'est lui, vous avez bien vu. »

Elles sourirent, apparemment contente de voir une célébrité.

« Ecoutez, on aimerait bien être tranquille alors si vous voulez quelque chose demandez-le.
-Bah une photo on aimerait bien !
-Okay, une photo et ensuite vous nous laissez ?
-Okay. »

Ouf. Elles me suivirent jusqu'à Tom qui se leva. Il leur sourit et leur serra la main. Une des fille me tendit son appareil. Elles se placèrent autour de lui et sourirent. Il paraissait géant à côté d'elles, toutes petites. Clic ! Et voilà ! Elles sourirent, nous remercièrent et partirent. Aaah ! Enfin la paix ! Non parce que l'espionnage c'est légèrement chiant quoi !

« Tu vois ! C'est simple d'être tranquille !
-Hum, j'en suis pas aussi sûr. Regardes maintenant tout le monde nous regarde. »

Il avait raison, tout le monde nous regardait en nous montrant du doigt. Putain ! Désolé pour l'expression mais là c'était justifier ! Il se leva, remis ses lunettes et sa capuche et me dit :

« Viens on part avant que ça dégénère ! »

Je me levai et le suivit. Et voilà comment gâcher un super moment de complicité ! Enfin, on en aurait d'autre c'était sûr, mais ça m'énervait quand même un peu.
Il n'était que 10h30 et nous étions déjà de retour à l'hôtel. Et ce n'est que là que je m'aperçus que je n'avais pas mon appareil sur moi.

« Tom, t'as pris mon appareil ?
-Non.
-Tu l'as pas sur toi ?
-Bah non.
-Putain ! Il est resté dans le parc !
-Merde !
-Il faut que je le récupère ! »

Je sortis et courut jusqu'au parc. Oh non, pas mon bel appareil numérique ! Je l'adorais ! Arrivée au parc, je retournais où nous étions mais rien. Evidemment. Avec tout les gens qu'il y avait, c'était certain que j'allais pas le retrouver. Merde ! Oh non, la rage franchement ! En plus avec toutes les belles photos qu'on avait faite ! Là j'étais vraiment dégoûtée ! Comment est-ce que j'avais pu oublier mon appareil ? Non mais quelle cruche !
Je rentrai à l'hôtel, de mauvaise humeur. Bah ouais, c'était mon appareil quoi ! Je retrouvai les garçons, qui semblaient être sur le point de partir.

« Vous allez où ?
-En studio. Tu viens ?
-Ouais. »

Pas envie de développer. Je montai chercher mon sac vite fait et les rejoignis dans le van.

« Alors t'as retrouvé l'appareil ?
-Non, ça me dégoûte. »

Tom, assied derrière moi passa les bras autour de mon cou et m'embrassa sur la joue.

« Allez, c'est pas grave !
-Ouais, mais j'aimais mon appareil tu vois. En plus avec toutes nos photos !
-On en refera.
-Mouais. »

N'empêches. Je l'avais mauvaise. Une séance pareille, c'est magnifique, toutes ces photos j'y tenais moi ! Allez, j'allai pas bouder toute la journée. Hop, sourire la vie était belle. J'étais avec Tom et tout allait bien ! Mieux valait zapper ou j'allais y penser pendant tout mon séjour.
Arrivée là-bas, mon téléphone sonna. C'était Louisa.

« Allo ?
-C'est moi ! Devines quoi ?
-Moi ça va très bien merci, il fait beau, et je suis très heureuse. Et toi ?
-Il veut que je vienne !
-Qui ?
-Gustav !
-Ah, alors il t'a appelé ?
-Oui, ce matin et il m'a proposé d'aller avec lui aux USA !
-Quoi ? »

Aux USA ? Moi je croyais qu'elle allait venir ici, en Allemagne. Pas qu'elle allait partir carrément au bout du monde !

« Attends, les parents sont d'accords ?
-Bah... en fait j'ai besoin que tu m'aides à les convaincre. Maman ça va, mais papa... tu sais comment il est. »

Ouais, je savais.

« Bah écoutes je vais les appeler.
-Attends je te les passe tout de suite !
-Hein non mais attends... »

Mais elle était déjà parti ! Elle croyait que j'avais que ça à faire ou quoi ? Je suivais les garçons dans un couloir, jusqu'à une pièce remplie d'instruments. Là, j'entendis la voix de ma mère.

« Allo ma chérie ?
-Salut maman !
-Ah, ma puce, ça me fait plaisir de t'entendre ! Comment ça va ?
-Super ! C'est trop bien ici en plus il fait super beau !
-Ah bah tant mieux !
-Alors Louisa t'a parlé de la proposition de Gustav.
-De qui ?
-Son copain, Gustav.
-Ah oui, pour les USA ?
-Ouais.
-Oui ! C'est vraiment gentil de sa part, elle va s'amuser comme pas possible !
-Papa est d'accord ?
-Hum... il a quelques réticences. Tu sais comment il est.
-Ouais. Il est là ?
-Oui, je te le passe.
-Merci bisous. »

Je m'assied sur le canapé. Gustav était à côté. Il me fit signe pour me demander qui c'était. Je dis :

« C'est mes parents. J'essaie de convaincre mon père de laisser partir Louisa ! Merci en tout cas pour la galère ! »

Il sourit. Mon père décrocha.

« Bonjour ma fille !
-Salut papa. La forme ?
-Très bien merci. Et toi ?
-Ca va. Je t'appelle pour Louisa.
-Ah oui. Ce... voyage aux USA ?
-Ouais. Tu devrais la laisser partir, ça serait vraiment génial pour elle.
-Mais moi je ne connais aucun de ces garçons et depuis un mois ils m'enlèvent mes filles, comme ça !
-Papa ! Arrêtes, j'ai pas été enlevé !
-Ah ouais ? Comment t'appeles ça alors ?
-Bon, on est pas là pour parler de moi de toute façon.
-Ecoutes, si à la limite je connaissais ces jeunes hommes, il n'y aurait pas de problème majeur mais là ! Tu me demandes trop ! Désolé mais si elle veut partir avec eux, je veux les rencontrer. »

Là ça se compliquait. Comment allai-je faire pour les embarquer chez moi sans problème ?

« Papa, il travaille, ils n'ont pas le temps de venir jusqu'à Marseille juste pour te voir !
-Dans ce cas, ils n'ont pas le temps non plus d'emmener Louisa. »

J'entendais Louisa protester derrière.

« Bon. Je vais voir ce que je peux faire.
-Très bien, moi j'attend.
-Ouais. Bon je te laisse, je suis occupée. Je vous rappelle.
-Bye ma fille.
-Bisous. »

Je raccrochai. Putain la galère ! Je me tournai vers Gustav.

« Quand je te disais d'appeler Louisa, c'était pas pour que tu l'emmènes au bout du monde !
-Bah si, moi c'était ça que je voulais depuis le début.
-Ouais. Enfin mon père n'est pas d'accord. Etant donné qu'elle est pas majeure, il veut te rencontrer avant de la laisser partir. Sinon c'est nada !
-Bah tu seras avec elle non ? Alors, il n'y a pas de problème. »

Hein ? Il croyait que je les suivais aux USA ? Oula !

« Euh... attends, je ne viens aux Etats-Unis avec vous moi.
-Ah bon ? Pourquoi ? »

Il paraissait très surpris. Et Tom qui nous avait entendu intervint :

« Pourquoi tu viens pas ?
-Attends j'ai des révisions à faire et un examen à passer. Je peux pas venir.
-Mais je peux pas partir sans toi ! »

C'était trop mignon ! Comment il m'avait dit ça ! On aurait dit un enfant à qui on retire son jouet préféré !

« Bah si, tu vas devoir. Parce que je ne peux pas venir.
-Mais... »

Il était un peu bouche bée. Même un peu beaucoup. Je souris et me levai pour poser mes mains sur ses épaules.

« Allez, tu survivras !
-Non ! Attends tu peux pas me laisser comme ça !
-Bah si la preuve.
-Là c'est carrément du sadisme !
-T'as pas tout à fait tort ! »

Je souris de plus belle. Mais qu'est-ce qu'il croyait ? Que ça me faisait plaisir ? Mais après tout c'était pas moi qui partait au bout !

« S'il te plaît viens avec moi. »

Il avait exactement le même air que la nuit où il était venu me chercher pour aller en Allemagne. Il était... troooop mignon !
« Je ne peux pas ! Tu sais bien que je serais venue sinon ! »

Je me retournai vers Gustav, ne voulant pas aggraver les choses. Ca m'attristait déjà assez de penser que j'allai pas le voir pendant plus d'un mois, pas la peine d'en rajouter !

« Pour en revenir à toi, si tu veux que ma s½ur vienne, il va falloir que tu te trouves un créneau pour aller voir mon père !
-Je le ferai, t'en fais pas. J'ai vraiment envie qu'elle vienne. »

Vu sa tête j'en doutai pas. Je me retournai encore vers Tom qui était parti s'installer sur un tabouret, dans la pièce en face avec une guitare. Je voyais bien que je l'avais attrister en lui annonçant ça comme ça. Mais qu'est-ce que je pouvais dire ? Mentir en disant que j'allais l'accompagner pour au dernier moment trouver une excuse bidon ? Non c'était pas mon genre. Il était triste, mais au moins j'étais honnête.

# Posté le jeudi 19 juillet 2007 04:04

Modifié le jeudi 26 juin 2008 07:26

16

16
Pendant que les garçons enregistraient je ne sais quel morceau, je flânai, en bonne touriste que j'étais, dans les couloirs du studio. Je passai devant une porte entrouverte d'où sortaient des voix. Juste par curiosité je jetai un petit coup d'½il. Putain ! J'en revenais pas ! Je clignai des yeux plusieurs, mais non je rêvai pas, le type de la terrasse, David, il était là ! Il parlait avec un autre type. Tom avait raison alors, il m'avait bien menti. Avocat, mon oeil ouais ! Quel enfoiré ! J'allais repartir, un peu dégoûté de m'être laisser berner quand j'entendis mon prénom. Ils parlaient de moi ! Je tendis un peu l'oreille.

« Elle s'appelle Serena, elle a 20 ans c'est une française. Apparemment elle habite chez ses parents à Marseille. Elle m'a dit qu'elle cherchait du boulot pour l'instant et que là elle était en vacances.
-Joli mensonge.
-Ouais. Jolie tout court, elle est mignonne.
-Je me passerai de tes commentaires, merci.
-Ouais... désolé. Sinon elle a fait un bac en littérature et doit passer des exams pour une licence d'allemand. »

Putain, il aurait presque pu écrire ma biographie ce con-là !

« Et elle t'a parlé de Tom ?
-Non, on dirait qu'elle veut rester discrète. Elle a pas l'air de s'en vanter.
-Hum... pour l'instant. Tu l'as suivie ?
-Ouais comme tu me l'as demandé. Elle n'a rien fait de spécial cette semaine, elle est beaucoup rester à l'hôtel ou alors elle accompagnait le groupe. A part quelques balades, rien de spécial. Sauf que ce matin, elle a oublié ça dans l'herbe. »

Il fouilla dans un sac et en sortit mon appareil numérique. J'aurais jamais imaginé le revoir, et encore moins ici !

« Et alors ?
-Et bien, elle et Tom ont passés la matinée à se prendre en photo. Regardes tout ces beaux clichés. »

L'autre prit mon appareil et commença à regarder.

« Pas mal... »

Il le rendit à l'autre type.

« Très photogénique la petite. Je suis sûr que les magasines s'arracheront ces photos.
-Tu veux que je les vende ?
-Non, envoies-les anonymement. Quand tout le monde verra la tête de la nouvelle petite amie de Tom, elle sera harceler, elle ne pourra plus sortir et finira par craquer. Et là, elle laissera tomber Tom et nous n'aurons plus rien à craindre ! »

J'en revenais pas de ce que je venais d'entendre. C'était un truc de dingue. Je ne voyais pas la tête du deuxième type. Je repartis vite fait avant de me faire griller. Si ça c'était pas un hasard d'enfer ! J'avais une chance sur 1 million d'entendre cette conversation ! Mais malgré que je l'ai entendu, est-ce que je devais prévenir Tom ? Enfin, surtout, allait-il me croire ? Parce qu'il fallait avouer que là, ça dépassait tout ce que j'aurai pu imaginer !
Je retournai jusqu'à la salle où était les garçons. Et je fis le silence. Non je n'allais rien dire. Il voulait la guerre ces gens inconnus, ils allaient l'avoir ! Si ils pensaient m'intimider avec leurs photos ! Rien à foutre de ce que les autres pouvaient penser ! J'aimais Tom et j'allais certainement pas le laisser pour quelques personnes handicapés de sentiments ! Ils pouvaient toujours courir !
J'étais si absorbée par mes pensées que je ne vis pas qu'ils avaient terminé. Je n'avais même pas écoutée comme une grosse nouille. Je me levai et allai vers Tom. Je me blottis contre lui.

« Ca va ?
-Oui. »

J'avais juste envie qu'il me serre dans ses bras.

« On fait quoi maintenant ?
-Bah il est presque 14 heures, ça te dirait pas d'aller manger ?
-Bonne idée. »

Ouais j'avais faim. Mais je ne lâchai pas Tom pour autant. J'étais toujours contre lui. Il caressa mes cheveux.

« Serena ?
-Hum ?
-On y va ?
-Oui. »

Bon bah allons-y, j'avais pas le choix. Comme si c'était un événement exceptionnel que je sois là, ils décidèrent que nous allions aller au restaurant pour une fois. Apparemment pour m'éviter de manger de la pizza froide. Dans le couloir, un homme nous rejoignit. Tom me présenta.

« Serena, notre producteur Joe. »

L'homme me tendit une main que je serrai.

« Enchanté mademoiselle ! »

Ma main se crispa. Cette voix, c'était celle dans le bureau tout à l'heure. Celle de l'homme invisible. Non, impossible. Et pourtant...
Je réussis à articuler.

« Moi aussi. »

Il me sourit encore. Puis se tourna vers les autres.

« Je vous accompagne, on pourra en profiter pour discuter. »

Alors, le propre producteur de Tom complotait contre moi ? Mais c'était carrément James Bond là ! Je rêvais pas en plus, c'était ça le pire ! Qu'est-ce que j'allais faire ? Là c'était sûr, Tom ne me croirait jamais ! Il fallait que je garde le silence. Pour l'instant je ne pouvais rien faire. Mais le moment de la vérité arriverait bien à un moment ou à un autre ! Je décidai d'oublier cette histoire de photos, préférant me dire que j'avais mal compris. Même si je savais que c'était faux. Qu'est-ce que je mentais mal !

/

« Tom, t'as pas vu mon téléphone ? »

Nous étions déjà à la fin de mon séjour. Les deux semaines étaient passées en éclair. J'avais passé des supers moments, mais malgré tout je n'avais pas arrêter de penser à cette conversation, au studio. Les photos étaient parues dans un magasines la semaine dernière. Comme tout le monde, Tom avait pensé que quelqu'un avait trouvé l'appareil et avait vendu les photos. Ce qui m'aurait paru aussi logique, si je n'avais rien entendu. Mais je n'avais rien dit. Après tout, ce n'était que des photos et si ça les amusait ! Pour le moment j'étais prise par autre chose : mon départ.

« Si, il est là.
-Où.
-Dans mes mains ? »

Je me tournai vers lui, qui était allongé dans le lit.

« Qu'est-ce que tu fais ?
-Rien. »

Je saisis le téléphone.

« Eh !
-C'est mon téléphone !
-Et alors ? Je regardai c'est tout !
-Tu fouillais ouais.
-Non, j'admirai simplement tes photos. Et celle-ci m'a bien fait rire. »

Il reprit le téléphone, chercha une photo qu'il me montra. C'était moi et Lola. Je souris, ça c'était un super souvenir.

« C'est quoi sur votre visage ?
-Du nuttela.
-Et pourquoi vous aviez du nuttela sur le visage ?
-En fait, c'était un soir on galérait. Alors vers 1 heure du matin on est allée sur le net et sur un site de soins on a lu un article qui disait que le chocolat était très bon pour la peau car très riche en fer. Alors Lola est parti chercher le pot de nuttela et on s'est fait un masque de chocolat. »

Je m'en rappelais trop bien. Lola cette folle ! Elle avait même coupé un concombre après pour mettre sur nos yeux. C'était pas une folle ? Ah oui, et elle nous avait ensuite mit du vermicelle sur le visage, par dessus le nuttela. Vous savez le vermicelle c'est les petits grains de toutes les couleurs qu'on met sur les gâteaux. Elle trouvait que ça faisait plus « fashion » alors voilà !
Tom me saisit par la taille, me forçant à m'asseoir à côté de lui.

« En tout cas, même barbouiller de chocolat, je te trouve très mignonne. T'es à croquer !
-Merci ! »

Je l'embrassai. J'arrivai pas à me dire que j'allais pas le voir pendant plus d'un mois. Plus de baisers, plus câlins, plus de caresses, plus rien ! Putain, c'était dur les séparations quand on était amoureux ! J'avais une soudaine envie... de lui. Bah quoi ? J'allais pas le voir pendant un mois, il valait mieux que j'en profite tant qu'il était encore là !
Je me levai et allai fermer la porte à clé. Pas d'intrus surprise. Je retournai jusqu'à Tom, qui souriait. Lui aussi avait eu la même idée apparemment. Hum, le petit coquin ! Il était assis, je m'assied à califourchon sur lui. Je jouai avec une de ses dreads tout en embrassant son visage. Je me relevai et me déshabillai entièrement. Eh eh, j'avais pris de l'avance ! Je souris et retournai vers lui. Je sentis ses mains parcourir mon corps. Il me dit doucement :

« T'es vraiment super belle. »

Ca c'était gentil. Je commençai à le déshabiller et l'allonger. Il était entièrement soumit, c'était parfait. Mes mains glissaient sur sa peau de bébé. Sa respiration s'accéléra, je sentais son c½ur battre plus vite. Il gémit quand ma main saisit une parti intime de son anatomie. Je le regardai un instant : les yeux fermés la bouche entrouverte il était encore plus beau. Je souris, prête à savourer un nouveau moment d'intimité avec celui que j'aimais.

# Posté le jeudi 19 juillet 2007 04:05

Modifié le jeudi 26 juin 2008 07:27

17

17
[Partie censurée]

J'embrassai son cou, ses épaules, sa poitrine et glissai jusqu'à son ventre. Ma main caressait toujours cette partie sensible de son corps. Il respirai fortt, il avait du mal à contenir son excitation. Enfin, il céda et je le sentis se dresser sous ma main. Je souris, fière de l'effet que je lui faisais. Je le regardai, il avait toujours les yeux fermés. Je descendis encore et à l'aide de ma bouche, je me saisis de son sexe dressé. Surpris, il gémit à nouveau. Sa poitrine se soulevait au rythme de sa respiration. Doucement, j'entamai un va et vient. Il gémit encore et murmura mon prénom. Quand je fus certaine qu'il était au comble de l'excitation, je remontai jusqu'à son visage. Il rouvrit les yeux et d'un mouvement ferme, il se saisit de ma bouche et me fit rouler pour se retrouver au-dessus de moi. Il m'embrassa langoureusement, caressant chaque parcelle de mon corps. Il posa ses mains sur ma poitrine gonflée de désir. A mon tour, je gémis. Il glissa jusqu'à mon cou. Ses mains, elles, glissèrent jusqu'à mes cuisses qu'il releva doucement mais fermement. Il cala son bassin contre le mien. Son souffle dans mon cou, ses mains sur mes hanches, il entra enfin en moi. Et là je ne pus m'empêcher de crier un peu. Sa respiration accélérée dans mon cou me faisait frissonner. D'abord doucement, il entama à son tour un va et vient, puis il accéléra doucement, faisant augmenter encore le plaisir qui m'envahissait. Mes mains se crispèrent sur ses épaules, mes ongles s'enfoncèrent doucement dans sa chair. Je plongeai doucement dans l'extase avec lui. Dans un dernier coup de rein, nous tombâmes dans l'extase. Je gémis une dernière fois, plus fort que les autres fois. Tom respirait toujours aussi vite, et il souffla dans mon cou avant de se laisser tomber doucement sur moi. Il reprit son souffle. Je sentais son corps sur le mien, c'était si sensuel. Il m'embrassa dans le cou, et se recula. Je lui souris un peu, j'étais toujours dans les vappes. Avec tendresse, il retira une de mes mèches, collée sur mon visage en sueur. Des petites gouttes de sueur perlaient aussi sur son visage doux. On venait de vivre un moment si intense, quelque chose d'unique.
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# Posté le jeudi 19 juillet 2007 04:07

Modifié le jeudi 26 juin 2008 07:27

18

18
Après avoir apprécier un dernier instant la sensation de son corps sur le mien, Tom s'allongea à côté de moi. Un peu essoufflée, je reprenais doucement mes esprits avant de me blottir contre lui. Qu'est-ce que je pouvais aimer ces moments-là, cette impression qu'il n'y avait plus que lui et moi. Je souris, j'étais entièrement satisfaite. Je sentais le c½ur de Tom encore en mode accélérée sous ma main. Après quelques secondes de silence où nous récupérions des forces, je dis :

« Ca aussi ça va me manquer beaucoup ! »

Sa poitrine se souleva, il rigola un peu.

« A moi aussi. »

Re-silence. Et oui, j'allais partir dans quelques heures. Eux ne partaient que dans 2 jours. Gustav m'accompagnait pour aller chercher Louisa. Bah ouais, il avait vraiment envie qu'elle l'accompagne.
J'allais retourner chez moi, dans ma petite ville retrouver toute ma famille et Lola. Ca me faisait bizarre quand même. Après deux semaines ici, je commençais à m'habituer à cette petite vie. Retourner à la réalité, c'était étrange. Et un peu triste, il faut l'avouer ! Mais bon. Au moins moi, j'allais chez moi. Pas comme Tom qui partait carrément aux USA ! D'ailleurs, j'y pensais :

« Dis-moi, tu m'as jamais parlé de tes parents. »

Il parut un peu surpris ma question, pas vraiment adapter à la situation !

« Mes parents ?
-Bah oui. Enfin moi tu les as carrément déjà vu alors que moi je ne connais même pas le prénom des tiens.
-C'est si important que ça ?
-Bah oui ! »

Il rigola encore.

« Bon si tu y tiens. Ma mère s'appelle Brigit, mon père Hugo. Mais ils ont divorcés quand Bil et moi étions gamins et ma mère s'est remariée. Mon beau-père, qui s'appelle Gordon, c'est lui qui nous a appris à jouer de la guitare.
-Vous vous entendez bien avec lui ?
-Ouais, on a jamais eu de problème.
-C'est cool alors. Parce que des fois les enfants de divorcés acceptent pas l'arrivée d'un nouveau compagnon.
-Ouais, mais bon on avait 6 ans quand il est arrivé alors on l'a presque toujours connu. Il nous a élevé avec ma mère en quelque sorte.
-Et ton père ?
-Mon père aussi, mais on vit chez notre mère, on le voit que pendant les vacances ou les week-ends. Donc c'est pas encore pareil.
-Ouais. »

Je fis le silence. Il me demanda :

« Et toi ?
-Quoi ?
-Tes parents sont pas divorcés ?
-Non ! Oula, mes parents ils sont accros l'un à l'autre. Ils sont... comme des inséparables. Si l'un part, l'autre meurt c'est sûr.
-A ce point ?
-Ouais. Ils sont fous l'un de l'autre. »

Je relevai un peu la tête et souris.

« Ca ressemble presque au lien que t'entretient avec ton frère ! »

Il sourit à ma référence. Je reposai ma tête sur sa poitrine. J'avais beau être bien, je ne pouvais m'empêcher de penser au départ. Ca me rendait si triste.

« Tu penseras à moi quand tu seras là-bas ? Tu m'appelleras ?
-A chaque fois que je pourrais je t'appellerais. Et je penserais à toi tout le temps promis ! Enfin, que si tu fais pareil !
-A bah ça je sais pas. Faut voir.
-Comment ça faut voir ? T'as pas intérêt à penser à autre chose qu'à moi !
-Euh !? Sinon quoi ?
-Sinon tu me le paieras très cher ! »

Je le regardai. Ah ouais ? J'avais très peur.

« Qu'est-ce tu vas me faire ?
-Je vais te torturer d'une telle manière que tu t'excuseras en me suppliant de te pardonner de m'avoir abandonner. »

Je riais. Alors lui, le sang lui était monté à la tête !

« Alors là, j'attendrais de voir ça ! »

Il commença à me chatouiller. Je me mis à crier, étant une grande chatouilleuse, je ne pouvais pas me retenir. Je rigolais et riais tellement fort que d'un seul coup quelqu'un frappa à la porte.

« Monsieur, tout va bien ? »

Apparemment c'était quelqu'un qui travaillait à l'hôtel. Tom rigola et cria.

« Oui oui, tout va bien. »

Et là j'éclatai de rire.

« Tu vois ce que ça fait quand tu cris comme ça !?
-C'est de ta faute ! »

On était mort de rire. Je savourais ces dernière heures en sa compagnie. Car le temps passait, me rapprochant encore de l'heure de mon départ, de l'heure de la séparation.
/

Nous étions à l'aéroport. L'avion qui devait me reconduire chez moi était déjà là, il partait dans 20 minutes. On avait déjà embarqué mes bagages et ceux de Gustav. J'étais là, debout face aux garçons qui m'avaient accompagnés. Nous devions embarqué maintenant. Je me dirigeai en premier vers Bill et le serrait dans mes bras, plus fort que je n'aurais cru. C'est souvent quand on le perd qu'on s'aperçoit de la valeur d'une chose. Bah là je m'apercevais que Bill allait beaucoup me manquer. Son humour, sa gentillesse, son écoute, ses conseils. Il avait été si gentil avec moi tout le long de ce séjour. Il me serra aussi dans ses bras. Après m'avoir fait un énorme bisou sur la joue, il me dit à l'oreille.

« Ca a été un plaisir de t'avoir avec nous. J'espère qu'on se reverra vite. »

Moi aussi je l'espérais vraiment. Je reculai et souris. Oh non, je n'allais pas pleurer quand même ! Non, il fallait que je me retienne ! C'était ma réputation qui était en jeu là !
Je me tournai ensuite vers Georg, un personnage avec qui je n'avais pas vraiment eu d'intimité. Je ne le connaissais pas vraiment, il était plutôt discret et nous n'avions pas beaucoup parler tout les deux. Mais il avait toujours été convenable et agréable avec moi, alors pour ça il méritait bien que je le serre aussi dans mes bras !

« Ravi de t'avoir rencontrer. Même si... enfin tu vois, si on a pas vraiment pu faire connaissance. »

Il me sourit.

« Oui, c'est vrai. Une prochaine fois peut-être. »

Ca aussi je l'espérai.
Enfin, je me tournai vers le dernier intéressé, celui que j'avais le plus de mal à quitter. En le regardant, j'eus encore plus de mal à retenir mes larmes. Je lui sautai au cou pour qu'il ne voit pas que je pleurai un peu. Je respirai son parfum, m'imprégnait de son odeur. Il m'embrassa dans le cou et me serra encore plus fort. Une larme coula sur ma joue. Je me reculai et l'essuyai discrètement. Mais pas assez discrètement car Tom me vit. Il passa sa main sur mon visage et retira le seconde larme qui coulait. Aaaah ! J'en revenais pas de pleurer ! Moi qui pleurait jamais ! Mais là, j'avais le c½ur presque brisé, franchement je me sentais super triste. Je le regardai avec mes yeux tout humides, il me sourit.

« Pleures pas. T'es plus belle quand tu souris. »

Ouais mais là j'arrivai pas. Je me forçai, faisant une espèce de grimace qui fit rire Tom. Il me serra encore dans ses bras.

« On va bientôt se revoir, c'est promis. »

Oui. Je ne dis pas un mot, de peur d'éclater en sanglots. Je souris, vraiment cette fois et m'écartai. Bon il valait mieux que je parte, ou ça allait être encore plus horrible. Gustav leur dit au revoir. Lui il les reverrait dans 2 jours. La chance. Nous partîmes. Au moment d'entrer dans le couloir, je me retournai une dernière fois. Tom me sourit, m'envoya un baiser et je pus lire sur ses lèvres :

« Je t'aime. »

Le copieur ! Mais mon estomac se noua, mon c½ur s'accéléra. C'était la première fois qu'il me le disait depuis cette nuit à l'aéroport. Je lui souris, ne réussissant pas à l'imiter. Je m'engageai dans le couloir. Il disparut. Gustav passa son bras autour de mes épaules.

« Allez, sois pas triste, vous vous reverrez bientôt. »

Facile à dire pour lui ! Lui il allait vers Louisa ; moi je laissai Tom. Pour longtemps. Je pleurais encore dans l'avion. Et oui, voilà pourquoi je ne voulais pas tomber amoureuse !

# Posté le jeudi 19 juillet 2007 04:08

Modifié le jeudi 26 juin 2008 07:27

19

19
Après 3 longues heures de voyage, nous étions enfin à Marseille. J'avais broyé du noir tout le long. Dans l'aéroport, je récupérai mes bagages avec Gustav. Après quelques minutes de recherche, je repérai enfin mes parents et Louisa. Je souris, j'étais contente de les voir quand même, ça me faisait plaisir. Je lâchai mes valises et serrai ma s½ur dans mes bras. Elle m'avait manqué elle, avec sa petite tête de peste ! Je la lâchai et embrassai mes parents. Elle embrassa Gustav, un peu timidement je trouvai. Mais bon, devant mes parents c'est vrai que c'était pas terrible.
Mon père reprit son air de « killer » et regarda Gustav. Il lui serra la main.
Gustav souriait. Ma mère lui fit la bise. Il était un peu surpris, n'ayant pas l'habitude. Elle lui dit :

« Te fies pas à son air méchant, il est doux comme un agneau ! »

Il sourit mais n'avait pas compris. Je lui traduisit :

« Elle t'a dit de pas t'inquiéter, mon père est gentil, là il fait juste style intimidant ! »

Je lui souris et dis ensuite à ma mère :

« Je te rappelle qu'il parle pas français !
-Ah oui c'est vrai ! Désolé, j'avais oublié. »

Elle lui sourit.

« Allez on y va ! J'ai préparé à manger pour vous ! Après un voyage aussi long, vous devez être affamés !
-Il n'y avait que 3 heures d'avion !
-C'est bien ce que je dis ! »

Ah ma mère ! On se dirigea jusqu'au parking. Le trajet en voiture fut court étant donné que nous habitions à côté de l'aéroport. En descendant de la voiture, la première chose que je vis, ce fut ma Twingo. Je souris, elle aussi elle m'avait manquer. Ma mère me dit qu'elle l'avait fait rouler. Tant mieux.
A l'intérieur, je montai avec Gustav, lui montrai la chambre qu'il allait occupé cette nuit et demain, allai poser mes affaires dans ma chambre et redescendis.

« Alors u'est-ce qu'on mange ?
-Couscous ma chérie ! »

Miam ! Ca, ça me rendit le sourire ! J'adorai !

« Où est le jeune garçon ?
-Il s'appelle Gustav maman et il est là-haut avec Louisa. Il s'installe.
-Très bien. Il m'a l'air très gentil.
-Il l'est.
-Je suis sûr que ton père va l'apprécier.
-Oui, c'est sûr ! Il est très gentil. »

Ma mère me tendit une assiette que j'entamai sur le champ. J'avais super faim. Louisa et Gustav descendirent et se joignirent à moi pour manger. Ma mère, croyant peut-être que Gustav n'était pas nourrie, lui donna une assiette énorme ! Je pouvais pas m'empêcher de rire. Alors là, si il mourrait de faim, je comprenais pas ! Il commença à manger et me dit :

« C'est super bon.
-Normal, ma mère le fait super bien le couscous. Fais maison en plus, c'est pas pareil qu'en boîte !
-C'est clair. Comment on dit en français « c'est très bon » ?
-C'est très bon. »

Il regarda ma mère, lui sourit et dit :

« C'est très bon. »

Avec un accent si prononcé que je rigolais. Ma mère lui sourit et répondit :

« Danke shöun. »

Alors ma mère, encore pire ! Shöun ? Déjà en français elle avait un accent, mais alors en allemand, c'était hilarant ! Je rigolai toute seule, quand mon père entra dans la cuisine.

« Qu'est-ce qu'il y a de si drôle ?
-L'accent allemand de maman.
-Ah. »

Il s'assit et saisit l'assiette que lui tendai ma mère. Il regarda ensuite Gustav. L'heure était venu pour moi de faire la traductrice. Il lui demanda, combien de temps ils partaient aux USA, où ils allaient et pourquoi il voulait emmener Louisa. Gustav lui répondit qu'ils partaient pour 1 mois et demi, à New York principalement et qu'il voulait emmener Louisa parce qu'il l'appréciait et voulait la connaître mieux. Il était honnête, mon père apprécia. Il perdit son air sévère et souria enfin. C'était bien parti ! Je finis mon assiette et les laissait entre eux. Louisa parlait allemand, elle allait se débrouiller. Moi, je montai dans ma chambre, l'âme en peine. Je me laissai tomber sur le lit après avoir allumer mon ordinateur. Il me manquait déjà atrocement. Je partis m'asseoir devant mon ordinateur et allumai MSN. Lola était connectée.

« OUAAAAAAAAAAAAAH !!!!! enfin T de retour ! sa mfait tro plaizz ma poulette !
-Ouè moi ossi ca me fai plaisir d'etre rentrer. Tu ma manquer.
-Toi ossi graaaaaaaaaaaaave ! fo kon se voi. je vais a une soiree ce soir, viens avc moi.
-kelle soiree ?
-lanniv de Steeve. »

Steeve c'était un vieux pote de cours. En temps normal j'y serais aller mais là, j'avais pas la tête à faire la fête. J'étais fatiguée et j'avais juste envie d'aller dormir.

« Non, ca me di rien, jsuis KO
-Allléééééééééé, fais pas ta raba joi, vien avc moi !
-non serieux, lavion ca ma casser. on se vera 2m1 okay ?
-ouaaaaaa ! tabuses ! bon bah tan pi pour toi, jvais faire la fiesta ss toi !
-Profites bien ma puce. a 2m1.
-Bye ! JTD <3
-Mi too ! »

Et elle se déconnecta. Quand je vous dis que l'amour ça transforme, c'est pas des mittos ! J'avais carrément refuser une occasion de faire la fête ! J'étais pas si fatiguée, mais la tristesse, bah ça me rendait triste ! Incroyable hein ? Je discutai quelques temps avec deux, trois copains avant de me déconnecter et d'éteindre mon ordinateur. Je me déshabillai, et me glissai sous ma couette. J'arrêtais pas de penser à lui. Une vraie drogue, c'était pas possible. J'essayai de me concentrer sur autre chose mais j'y arrivai pas. J'allais jamais m'en remettre ou quoi ? Finalement, après 2 heures de « j'arrive pas à dormir », je sombrai dans un sommeil profond et réparateur.

/

L'heure du départ pour Gustav et Louisa avait sonné. Mon père avait été tout à fait séduit par Gustav, qui il faut l'avouer, était vraiment super agréable et gentil. C'était normal qu'il l'ait apprécié. Ainsi rassuré, il avait accepté qu'elle parte. Louisa descendit l'escalier avec sa dernière valise. On aurait dit qu'elle déménageait.

« Attends je pars presque deux mois, il me faut de quoi me changer ! »

Ouais, comme si sur place elle allait pas s'acheter des tonnes de fringues ! Je me levai de ma chaise et me dirigeai vers elle. Je la pris dans mes bras et la serrai fort.

« Tu vas faire attention hein ? Et surtout, tu parles à personne, tu restes bien avec le groupe et tu ne fais pas la maligne okay ? »

Non mais parce que si il lui arrivait la même chose qu'à moi ! Moi encore j'étais majeure mais ma s½ur, elle avait que 16 ans. 17 dans 3 semaines mais quand même. J'embrassai aussi Gustav. Il me dit :

« T'inquiètes pas, je prendrais bien soin d'elle.
-T'as plutôt intérêt ! Sinon Kouik ! »

Il sourit. C'était qu'à moitié une blague. Non mais sérieux, j'espérais qu'il allait bien veiller sur elle. Je savais que oui. Ils sortirent, mes parents les accompagnaient jusqu'à l'aéroport. J'avais décidé de ne pas venir, les aéroports, ça me rappelait trop de souvenir douloureux. En fait non, des souvenirs heureux mais qui me faisaient mal parce que... Tom n'était pas là !!!! Ouais encore lui.
Bref, ma s½ur jeta ses valises dans le coffre (et elle les jeta vraiment, c'est pas une métaphore !) et courut vers moi. Elle me serra encore dans ses bras et me murmura à l'oreille :

« Promis, je vais veiller sur Tom moi ! »

Je souris. Quelle rigolote ! Un bisou et elle partit. Ca y était, j'étais seule. D'abord plus d'amour, et maintenant plus de s½ur. Je fermai la porte et me dirigeai vers le salon. On sonna à la porte au moment où j'allais m'asseoir. Ce n'était autre que Lola. Elle entra et vint directement me sauter dessus.

« Ouaaaaaaaaaaaaaaaaaahh !!!! Ma poulette comment je suis trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop trop.....
-Ouais, c'est bon j'ai compris ! Moi aussi je suis contente de te voir. »
Elle m'embrassa sur le joue et s'assied à côté de moi.

« Alors ce voyage ?
-Très instructif.
-C'est-à-dire ? »

Elle allait certainement pas se contenter de ça. De toute façon, c'était sûr qu'elle allait tout griller donc autant lui raconter.

« Bah, le deuxième jour je me suis fait agresser.
-Arrêtes ??!
-Si, par une dingue qui aimait TH. Elle m'a vu avec eux alors elle a pétée un plomb et elle est venue m'agresser avec deux types chelous.
-Waouh ! Tu l'as défoncé j'espère ! »

Elle en avait de bonne elle !

« Ouais vite fait, ils étaient trois contre moi, je me suis retrouvé à l'hosto.
-Non !!? Vas-y donnes-moi son adresse, je vais aller la baffer cette clocharde ! »

Quand je vous dis que c'est une sanguine elle !

« C'est bon calmes-toi, son père est en prison alors c'est bon.
-Hein ?
-Ouais parce que je suis sortie de l'hôpital après pour aller voir son père et la balancer tu vois. Sauf qu'il s'est avéré qu'il voulait me tuer ce con-là !
-Quoi ? Tu te fous de ma gueule là ?
-J'en ai l'air ?
-Mais attends tu le connaissais d'où son père ? »

Pffff, bonjour l'histoire compliquée !

« Bah je l'avais rencontrée avec elle, il travaille pour une chaîne de télé. Enfin bref, on s'en fout ! Ce qui compte c'est que j'ai failli mourir mais heureusement, la police est arrivée. Sinon, t'aurais vu ma photo dans les faits divers dans le journal.
-Ouaaah. C'est dangereux de traîner avec tes copains là.
-M'en parles pas. C'est pas tout.
-Tu vas me dire que t'as pire que ça ?
-Ouais. Le producteur des garçons a comploté contre moi. Il a envoyé un type me suivre. En plus il a volé mon appareil photo et a envoyé les photos à un magasine.
-Non ?? Et qu'est-ce qu'ils ont dit ?
-Qui ?
-Bah tes copains !
-Rien, ils sont pas au courant. J'ai surpris une conversation mais j'ai rien dit. Ca sert à rien, c'est débile.
-T'es une folle ! Fallait balance !
-Qu'est-ce qui te dit que Tom m'aurait cru ?
-Euh... Qu'est-ce que ça peut faire qu'il te croive ? C'est pas ton mec non plus !
-Bah si justement. »

Là elle parut vraiment choquée.

« Attends, là t'as sauté des chapitres ! Tu m'as pas tout dit espèce de cachottière ! »

Et voilà, elle était de nouveau en mode fouineuse.

« Bah en fait... tu vas pas me croire mais.... »

Je souris. Ca me faisait trop bizarre de dire ça, surtout à elle.

« En fait, il m'a dit qu'il m'aimait tu vois. Dans un aéroport, une histoire compliquée. Bref, et ensuite bah, je me suis aperçue que moi aussi, enfin tu vois... je tenais à lui quand même. »

Là, je lui avais clouée le bec. Et je peux vous dire que ça n'arrive pas souvent que Lola tombe des nues.

« Attends, t'es en train de me dire que t'es tombée amoureuse ?
-Bah ouais.
-Ouaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah !! »

Elle repoussa un cri d'enfer et me sauta au cou.

« Enfin ! Ca me fait super plaisir pour toi ma chérie ! Enfin, tu tombes amoureuse, ça c'est une bonne nouvelle !
-Je vois pas pourquoi !
-Bah parce que ça veut dire bientôt mariage et bientôt je vais être tata ! Déjà que j'ai failli l'être ! »

Ouah, elle partait trop loin dans sa connerie là.

« Euh... Lola, il a 17 ans. Et puis on sort juste ensemble, toi tu me parles de mariage. T'es un peu.... trop rapide là !
-Mais non, Tu verras ! »

N'importe quoi celle-là ! Elle avait des problèmes, obligé. Enfin ! Nous continuâmes à parler encore, elle me demanda plein de détails sur Tom, évidemment, et sur mon séjour. Je lui racontai dans les moindres détails toutes mes aventures. Elle-même avait du mal à y croire.
Ensuite, je lui avouai tout. Quand je dis tout, je dis tristesse bien sûr. Ca me faisais du bien de parler parce que depuis hier que je retenais tout ça.

« Ma chérie, si j'avais su que tu serai aussi triste, je n'aurais pas sauter de joie à l'évocation de ta love story.
-Oh, c'est rien, c'est juste un peu de nostalgie. Le retour tout ça... ça va passer, c'est bon.
-Tant mieux. Tu vas pouvoir venir avec moi ce soir alors !
-Où ?
-En boîte bien sûr !
-Oh, je sais pas...
-Olala, chut ! T'as pas le choix poulette ! Faut fêter ton retour et ton nouvel amour ! »
Ouais d'accord. Super.

« Allez viens on va se préparer.
-Hein ? il est que 19 heures.
-Ouais mais on va aller faire tour avant d'aller en boîte ! Allez debout grosse mémére ! On va être les plus belles pour aller danser ! »

Elle commença en dansant. Trop marrante cette fille. Bon bah j'avais pas le choix. Je me levai et la suivis.

Il était minuit, on venait d'arriver en boîte. On s'installa à une table. Tout les mecs se retournaient sur le passage de Lola : elle avait mit son short préféré blanc avec des collants noir et un haut noir et blanc, assez... décolleté. Enfin, il fallait dire que Lola avait un physique d'enfer alors elle avait raison de le mettre en avant. J'avais juste enfilé une robe et attaché mes cheveux. A peine fûmes-nous assises qu'un mec vint aborder Lola. Ils discutèrent puis allèrent danser. Moi j'étais ENCORE toute seule, je buvais mon verre, regardant les gens. Un mec vint s'asseoir à côté de moi.

« Salut. »

Je souris vite fait.

« Salut.
« Tu t'appelles ?
-Serena.
-Cool. Moi c'est Mathis.
-Enchanté. »

Il souriait. Il était plutôt mignon, mais voilà, j'avais pas envie de flirter.

« Tu danses ?
-Non merci, ça me dit rien, désolé.
-Allez, t'es là pour t'amuser non ? Viens avec moi.
-Non vraiment j'ai pas envie. »

Aaaah, ça m'énerve les gens qui insistent comme ça. Non c'est non, non ? J'avais les épaules dénudées. Il commença à me caresser l'épaule du bout des doigts. Je retirai sa main.

« Je pense pas te connaître assez pour te permettre de me toucher.
-Dommage, t'as la peau douce.
-Si tu veux la même achètes du nivea. Salut.
-Ouh, quel sens de la réparti, j'adore. Ca m'excite encore plus. »

Quoi ? Non mais il était pas bien lui ! Même si il n'y avait pas eu Tom, je l'aurais recalé rien que pour ça ! J'aime pas quand c'est cash comme ça !

« Bon va t'exciter ailleurs, tu m'intéresses pas.
-C'est bête parce que toit tu m'intéresses.
-En effet c'est bête tchao. »

Fiou, bonjour le relou. Soudain, je sentis sa main sur ma cuisse. Je me levai d'un coup et lui mis une baffe.

« Non mais tu crois que c'est la fête ou quoi ? Dégages, je t'ai dis que j'étais pas intéressée ! »

Il se leva et m'attrapa violemment par le bras.

« Tu me parles autrement espèce de putte. »

Quoi ? Non mais il se sentait pas bien lui ! Il avait mit un string ou quoi ? Je lui crachai au visage et me dégageai.

« Je t'emmerde, regardes-toi avant de parler ! »

Il allait me rattraper mais Lola apparut. Elle le repoussa violemment.

« Eh, tu fais quoi toi ?
-T'es qui toi ?
-Ta gueule ! Je sais pas ce que tu veux mais tu dégages et tu la laisses !
-Sinon quoi ? Hein ?
-Sinon ça. »

Et d'un coup, elle lui mit un coup de pied entre les jambes. Ouah ! Elle l'avait fait super fort en plus ! Le type se plia en deux. Elle reprit ses affaires sur le canapé, me saisit la main et me traîna dehors.

« Viens on se barre vite ! »

Nous courûmes jusqu'à ma voiture, je démarrai et nous partîmes. Il y eut un silence puis je l'entendis pouffer de rire. Et là, nous éclatâmes de rire.

« Il te voulait quoi ce mec ?
-Rien de spécial, il voulait danser, moi non, il a commencé à me tripoter.
-Putain, ces mecs je te jure. Je sais pas pour qui ils se prennent ! »

Je te le fais pas dire.

« Je suis désolée d'avoir gâcher ta soirée ma puce.
-Oh c'est rien tu m'as plutôt rendu service. Le type avec qui je dansais il puait de la gueule, horrible !
-C'est vrai ?
-Je te jure ! J'ai failli lui proposer un Hollywood tellement c'était insoutenable ! »

J'éclatai de rire, elle était trop forte cette fille ! Le pire c'est qu'elle aurait été capable de lui donner un chwing-gum.

« Alors on fait quoi maintenant ?
-Bah je sais pas. Il est que 00h30. Si ! J'ai une idée !
-Vas-y !
-On rentre et on fait rien !
-Super idée ! »

Je pris donc la direction de la maison. Mes parents étaient absent par chance, nous mîmes un pyjama et nous installâmes devant la télé. Puis on décida d'aller squatter l'ordinateur. Je me connectai sur un forum français consacré à Tokio Hotel. Lola se saisit de la souris et se dirigea vers les photos. Dès qu'elle vit un topic « Drôles, humoristiques, perverses » elle cliqua dessus normal. Je vis des photos assez marrantes des garçons puis on tomba sur des photos de Tom avec une fille. Il semblait plus jeune quand même, mais était assez vieux pour avoir un verre d'alcool à la main en tripotant une fille. Lola cria.

« Ouaaah ! Mattes un peu le canon ! »

C'était de l'ironie bien sûr. Moqueuse comme elle était.

« Sérieux, il a des goûts d'enfer ton amoureux là ! Après une bombe à eau pareil, je sais pas comment il a fait pour te choisir !
-Arrêtes tes conneries ! »

Elle explosa de rire.

« Est-ce que c'est de ma faute si elle est moche ? En plus regardes-la, elle doit avoir à peine 15 ans et elle a déjà l'air d'une prostituée !
-T'es vraiment une plouc toi ! Elle est mignonne !
-Hein ? Achètes-toi des lunettes, elle ressemble à... un poisson rouge avec ses yeux qui se barrent en vrille. »

Je regardai de plus près.

« Elle louche pas !
-Si elle louche !
-N'importe quoi ! T'es vraiment une rageuse toi.
-Moi ? Rageuse de ça ? »

Elle cria encore.

« Arrêtes s'il te plaît. Non sérieusement avoues qu'elle est laide. »

Bon c'était vrai qu'à regarder de plus près, elle était pas terrible. Mais bon

« Oui bon bah tout le monde n'est pas doté d'un charme ravageur !
-Ouais mais là c'est trop.
-Tsss. »

Elle rigolai encore. C'était vrai que voilà, elle était pas terrible. Mais Tom était avec elle, collé à elle. Heureusement, ça embellissait la photo ! Oh, la méchante. Nous continuâmes notre parcours et là, nous tombâmes sur... moi. En fait non, on tomba sur les fameuses photos de Tom et moi. Il y en avait une où l'on s'embrassait, une où j'avais une fleur dans les cheveux, et pleins d'autre encore. Le message avait été posté il y a une heure environ. Mais déjà, il y avait près de 100 commentaires.

« Euh, c'est ki cel-la ? »
« c la cops a Tom. »
« ca va elle est mimi franchement ! »
« jaime bien ses chaussures, elle est belle ca va ! »
« putin cest quoi cet meuf ? Il merite mieu ke ca en tt cas ! »

Et ça n'arrêtait pas, et vas-y que je t'enfonce et que l'autre me fait un compliment et que l'autre kiffe mes cheveux etc... Trop marrant comment les gens te jugent. Mais c'était vrai que ça faisait bizarre de voir ma tronche sur un forum. Mais bon, je m'en foutais. Les gens, ils pouvaient penser ce qu'ils voulaient ! Lola regarda les photos.

« Elles sont trop top !
-T'as vu.
-Vous êtes trop mignon sérieux.
-Merci ! »

En voyant son visage, je ne pus m'empêcher d'avoir le c½ur serré. Il me manquait tellement ! Bon allez, mieux valait que j'arrête de me faire du mal. Je me levai et redescendis en bas. Lola éteignit l'ordinateur et me rejoignit. Nous regardâmes la télé et comme toujours nous nous endormîmes.

/

Ca faisait maintenant 3 semaines que les garçons et Louisa étaient aux USA. Moi ça faisait rois semaines, que j'avais repris ne vie normale. Lola et moi avions déniché un petit boulot dans une boîte pour les vendredis et samedis soir. Serveuse. Pas terrible, mais c'était dans une boîte et c'était bien payé. Et c'était un taf surtout ! J'étais un peu moins triste, ça m'avait quelque peu passé, mais je pensais toujours à Tom. En plus je n'avais eu aucunes nouvelles. Même de ma s½ur j'avais eu aucunes nouvelles. Ils devaient tellement s'éclater qu'ils m'avaient zapper. Mais bon, je pouvais pas leur reprocher de profiter.
Ce soir, un copain à nous organisait une fête chez lui pour la fête de la St Jean. Ouais, c'était un truc qu'il faisait tout les ans. Que des jeunes, pas plus de 25 ans, dans une maison pleine d'alcool, de shit et de filles nues qui mettent la musique à fond et s'éclatent toute la nuit. Ah oui, et qui font eux même leur feu de St Jean dans le jardin avec de l'alcool et des allumettes. Pas du tout dangereux. Mais bon c'était un truc annuel, quelque chose qui se faisait tout le temps alors ne pas y aller c'était un peu comme ne pas fêter noël.
Bref, Lola et moi étions arrivés vers 23 heures. Et déjà c'était la foire. Notre copain, Julien était déjà pas mal chaud. Il s'approcha de moi.

« Tiens, ma fausse brune préférée ! »

Je l'embrassai.

« Ca va ?
-Bah comme tu vois ! Je m'éclate !
-Ouais, c'est cool.
-Alors, toujours folle de moi ? »

Ah oui, j'avais oublié de préciser qu'il aimait bien jouer avec ça et penser que j'étais raide dingue de lui. Et moi j'aimais bien jouer et faire comme si c'était vrai.

« Oui, tu sais bien que j'arrive pas à me passer de toi ! »

Quelqu'un nous dit :

« Allez embrassez-vous les deux cocos là ! »

Julien s'approcha et colla sa bouche sur la mienne. Et un flash arriva jusqu'à mes yeux. Je rigolais, c'était bien lui ça ! Mais rassurez-vous c'est rien du tout ! Julien, c'est comme un frère, un baiser sur la bouche avec lui ça veut rien dire du tout ! En plus c'était pas la première fois. Enfin, nous rigolâmes jusqu'à ce que minuit retentisse et qu'il fût l'heure d'allumer le feu. Tout le monde sortit. Julien et tout ses copains arrivèrent avec des bouteilles d'alcool pleine et des allumettes. Ils mirent des branches au milieu du jardin et allumèrent. Quand le feu fut assez grand, ils jetèrent les bouteilles d'alcool dans le feu. Et comme à chaque fois ce fût l'explosion. Le feu grandit et monta. C'était impressionnant. Heureusement que le quartier était vide sinon ils auraient tous péter un plomb. Le feu brûla pendant une bonne demi-heure avant de finir en cendres. Lola était quelque peu bourrée et flirtait avec un type. Moi, je buvais pas beaucoup mais assez pour rigoler pour rien. Je retrouvai Julien dans le salon. Je m'asseyais à côté de lui.

« Alors, prête pour une nuit de folie avec moi ?
-Ouais complètement ! »

Il m'embrassa encore. Beurk, il puait l'alcool ! Je le repoussai, c'était dégueu'. Mais je rigolai.

« Bon allez c'est bon j'y vais, je suis naze.
-Déjà ? Il est que... 1 heure et des brouettes.
-Ouais mais je suis fatiguée. Salut. »

Avant qu'il n'ait le temps de répondre, je me levai et me diriger vers la sortie. Je bousculai quelqu'un. Tiens, sa tête me disait quelque chose lui ! Mais il partit avant que j'ai le temps de l'identifier. Bof, peu importait ! Je sortis et rentrai chez moi avec la tête qui tournait. Je n'avais pas pensé à Tom de toute la soirée. Cool.

/

Trois jours plus tard, alors que je cuisinai avec ma mère mon téléphone sonna. Numéro inconnu. Je décrochai.

« Allo ?
-Serena ? »

Cette voix. Cet accent. C'était lui !

« Tom ! Ca me fait plaisir que tu m'appelles !
-Ca va ?
-Bien et toi ?
-Pas très bien en fait.
-Pourquoi ?
-Je viens de recevoir une lettre. Avec des photos.
-Ah. Et alors ?
-Des photos de toi.
-Quoi ? »

Pourtant je me souvenais pas lui avoir envoyer des photos. Même des photos... osées. C'était pas trop mon genre en plus alors !

« De moi ? Mais comment ça se fait ?
-J'en sais rien.
-Bah, c'est pas moi en tout cas.
-Ca je m'en doute bien. Vu les photos.
-Pourquoi ?
-Ce sont des photos de toi en train d'embrasser un mec dans un canapé. Et il y en a plusieurs, dans un jardin, un escalier. »

Je restai bouche bée. Quoi ??? Mais c'était quoi cette connerie ? Il blaguait là ou quoi ?

« Attends t'es sûr ? Des photos de moi avec un mec ?
-Oui. »

Putain. Je me rappelais pas avoir embrasser quelqu'un ces.... attendez ! La fête de la St Jean ! Julien !

« Dis-moi, le type il est brun, plutôt grand avec une petite barde non ?
-Ouais. C'est qui ? »

Il avait changer de ton. Ca sentait à la fois le reproche et la jalousie.

« Oh, c'est rien c'est juste un copain.
-Vous avez l'air d'être plus que copain là.
-Non mais on avait juste un peu bu à une fête. Par contre je vois comment t'as pu recevoir ces photos c'est bizarre.
-T'es gênée ? T'imaginais pas que je les verrais.
-Euh... non en effet. Mais c'est quoi ce ton ?
-Quel ton ?
-Celui-là !
-Quel ton tu veux que j'emploie ?
-Je sais pas, plus aimable peut-être.
-Je reçois des photos de ma petite amie en train de se faire tripoter par un « copain » et je devrais être aimable ?
-Arrêtes ! Je me fais pas tripoter !
-Bah bien sûr ! J'ai les photos sous les yeux Serena !
-Arrêtes de crier, j'ai rien fait !
-Bien sûr que si ! Moi je te dis que je t'aime et toi c'est comme ça que tu me dis que tu tiens à moi ?
-Non mais arrêtes de dire n'importe quoi.
-Je dis n'importe quoi maintenant ? Tu vas peut-être me dire que c'est pas vrai aussi ?
-Si c'est vrai, mais je t'ai dit que c'était juste pour rigoler.
-Bah moi ça me fait pas rire. »

J'en revenais de m'engueuler avec lui comme ça ! Comment il s'énervait pour rien ! Incroyable.

« Ca fait trois semaines que je pense qu'à toi et là je reçois ça. »

Je ne pus m'empêcher d'être méchante.

« Ah ouais, trois semaines ? Bah tu devais pas y penser autant vu que j'ai eu aucune nouvelle pendant trois semaines.
-J'ai travaillé, j'ai pas eu le temps.
-T'as pas eu le temps de m'appeler juste 5 minutes pour me dire que je te manquais mais t'as le temps de m'appeler pour me reprocher des photos débiles ?
-Alors c'est de ma faute ? »

Non mais pour qui il se prenait ?! Il me croyait même pas et il m'engueulait ! Là c'en était trop !

« Franchement, si tu m'appelles seulement pour m'engueuler, et me traiter de menteuse, c'est pas la peine de perdre ton temps. Si tu me crois pas, oublies-moi. »

Et je lui raccrochai au nez. Un geste que je regrettai aussitôt. Qu'est-ce que je venais de faire ? Je venais de lui dire de m'oublier ! Non, c'était pas possible. J'avais pas fait ça. Un seul coup de fil en trois semaines tout ça pour que ça finisse mal ! Je priai pour qu'il rappelle. Mais il ne le fît pas. Mon dieu, je vous en supplie, faites qu'il ne me prenne pas au mot.
D'un coup, je n'avais plus le c½ur à cuisiner. J'étais carrément déprimée, je me sentais nulle. Mais en même temps, ça m'avait vraiment énervée qu'il me croit pas pour ces photos débiles. Et puis comment il avait fait pour les avoir ? Le type qui les avait pris ne connaissait pas Tom. Il ne savait même pas que moi je le connaissais. Alors comment aurait-il su qu'il était aux USA ? Et comment aurait-il eu son adresse ? Personne ne savait !! Je réfléchis une seconde. D'ailleurs, qui avait pris ces photos ? Ca me revint comme une révélation. Ce type, celui que j'avais bousculé, oui maintenant ça me revenait ! C'était lui ! C'était lui qui avait pris les photos ! Et.... c'était David. Il m'avait suivie. Et peut-être qu'il me suivait encore. Là ça me faisait peur. J'étais suivis par un psychopathe. Je rappelai sur le numéro que Tom avait utilisé. Ca sonna, mais personne ne décrocha. Non ! Il fallait que je lui dise ! Là ça devenait trop dangereux, il fallait qu'il sache ! Pour arrêter ce type. Mais aussi pour qu'il me croit. Et qu'il m'aime toujours. Comment allais-je faire ?

# Posté le jeudi 19 juillet 2007 04:11

Modifié le jeudi 26 juin 2008 07:27