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Les jours passaient j'étais toujours sans nouvelles de Tom. J'avais racontés à Lola cette histoire. Tout de suite elle avait contacté Julien pour lui demander s'il le connaissait mais vu la tête qu'il avait ce soir-là il ne se souvenait même pas de l'avoir vu. Super. Moi j'étais en stress. A chaque fois que je sortais, je regardais si personne ne me suivait. De toute façon, je ne sortais plus toute seule. J'avais trop les pétoches ! J'avais même vérifier si personne n'avait trafiqué ma voiture ou un truc du genre. Bah attendez, avec les psychopathes, mieux vaut être prudent.
Pour la centième fois environ, je rappelais Tom. Et pour la centième fois, il ne déccrocha pas. Merde ! Bon cette fois je lui laissais un message, là ça devenait urgent. Je devenais complètement parano !

« Tom c'est Serena. Je sais que tu veux pas me parler vu que tu décroches pas. Ecoutes, il faut que tu me rappelles vite s'il te plaît. Il arrive vraiment... bizarre et je commence à vraiment flipper là. Il faut que je te parle alors je t'en prie rappelles-moi le plus vite possible. »

Je priai pour qu'il le fasse. J'allais raccrocher quand on décrocha à l'autre bout du fil.

« Tom ? »

Personne ne répondit.

« Allo ? »

J'entendais quelqu'un respirer. Je commençai à flipper. Soudain une voix glaciale se fit entendre.

« Oublies-le ou tu mourras. »

Et on raccrocha. Putain. Oh mon dieu ! Ouaaaaaaaaaaaaaah !!! Là ça méritait un cri ! C'était qui ce malade ? Là c'était même plus une urgence, c'était pire ! Il fallait que je parle à Tom, et vite ! Ma s½ur ! Mais oui, il suffisait que j'appelle ma s½ur. Ca sonna, je tombai sur son répondeur.

« Louisa c'est Serena, c'est super urgent il faut que tu me rappelles dès que t'as ce message ! Fais vite ! »

Vu le ton que j'avais employé, elle allait rappeler direct. En entendant, hors de question que je sorte. J'avais trop peur.
« Tu mourras . »
C'était bien ce qu'il avait dit. On allait m'assassiner ! Non, là c'était sûr, je ne mettais même plus un orteil dehors.
Lola me rejoignit chez moi dans l'après-midi Elle était carrément hors d'elle.

« Je peux t'assurer qu'il a pas intérêt à montrer sa gueule de plouc ce con-là, parce que je vais lui faire sa fête ! Ah ouais, je vais le castrer et le torturer jusqu'à ce qu'il me supplie de le laisser. Sal enfoiré, non mais il est pas bien ou quoi ? Il s'est cru en Amérique avec son histoire chelou là ? Moi je vais lui remettre les idées en place ça va être vite fait ! »

Et elle continua comme ça pendant un bon quart d'heure. Elle était super énervé. Mais pas énervé, marrante. Vraiment énervée. Après un quart d'heure d'insultes en tout genre, elle s'assied à côté de moi et me prit dans ses bras.

« T'en fais pas ma chérie, il t'arrivera rien, je serai là pour te protéger. »

Je savais qu'elle disait vrai. Lola c'est le genre d'amie qui prendrait une balle à votre place. Une vraie amie. Pas une pédale.
Moi j'étais toujours en état de choc. J'avais super peur, au moindre bruit suspect je sursautai. Ca devenait vraiment grave. Heureusement, dans la soirée, Louisa me rappela.

« Salut ! Ca va ?
-Non, pas du tout. T'es avec Tom là ?
-Euh ouais il est à côté.
-Passes-le moi s'il te plaît.
-Ouais attend. »

Silence.

« Euh... Je crois qu'il n'a pas très envie de te parler.
-Je m'en fous Louisa ! C'est une question de vie ou de mort ! Alors même si tu dois lui agrafer le téléphone sur la main passes-le moi !! »

Elle parla vite fait et enfin la voix de Tom résonna dans le téléphone.

« Qu'est-ce que tu veux ?
-Tom, tu dois m'aider. »

Et là ce fut le noir. Le courant venait d'être coupé. Il faisait nuit.

« Lola ? »

Après quelques secondes, j'entendis :

« Je suis là. »

Ouf. Mon c½ur battait à 300 à l'heure.

« Qu'est-ce qu'il se passe ?
-Chut ! »

Je fis le silence. Quand soudain j'entendis un craquement. Quelqu'un marchait. Et Lola était assise à côté moi. Mon sang ne fit qu'un, mon rata plusieurs battements. Je me retenais de respirer, écoutant le moindre bruit. Lola saisit ma main et la serra.
Non, ça pouvait être vrai, je pouvais pas mourir tout de suite. Je poussais un cri en voyant un homme devant la porte vitrée. On ne pouvait pas le discerner, il apparaissait comme une ombre. Lola réagit au quart de tour. Elle saisit un objet sur la table et le balança sur le type, qui le reçut en pleine tête, avant de m'entraîner en courant dans l'escalier. Là-haut, nous nous agroupîmes. Nous voyions le type tenter d'avancer dans l'obscurité. Lola chuchota.

« C'est complètement dingue ton truc ! »

Moi je ne disais rien. J'étais pétrifiée en voyant cet homme s'agiter dans mon salon. Mon dieu, il allait me tuer ? Mais c'était qui ? Et pourquoi moi ? Oh mon dieu ! Qu'est-ce que j'allais faire ? Le type se cogna contre la table basse, poussa un cri et arriva dans l'entrée. Lola était déjà prête à lui sauter dessus. Elle me serrait la main pour bien me signifier que j'étais pas toute seule. Le type trifouilla je ne sais quoi, grogna et d'un coup la lumière réapparut. Lola se leva, prête à descendre pour tabasser le type mais elle s'arrêta dans son élan.

« Non mais vous êtes complètement tarées ma parole ! Vous êtes pas bien ! »

Je me levai à mon tour. C'était pas un meurtrier. C'était mon frère ! Je descendis comme une folle, prête à le tuer.

« Et toi ? T'es pas bien de nous faire une peut pareille ? J'ai faillie avoir une crise cardiaque espèce de con va !
-Attends c'était qu'une blague de rien dut tout !
-Parles pour toi ! Moi ça m'a pas fait rire du tout ! »

Lola arriva. Elle souriat un peu.

« Je vois pas ce qui te fait rire toi !
-Rien c'est juste que... Désolé pour le truc que je t'ai balancé. »

Ils se regardèrent et éclatèrent de rire. J'en revenais pas. Je venais d'avoir la peur de ma vie, j'avais cru que ma dernière heure était sonnée, et eux ils se marraient comme des madeleines !

« C'est rien, c'était quoi d'ailleurs ?
-J'en sais rien. Une télécommande je crois ! »

Ils allèrent voir. Me laissant comme ça, comme si de rien n'était.. J'avais eu super peur. Et j'étais super énervée. J'allais dans le salon.

« Je peux savoir pourquoi t'as fait ça ? »

Mon frère se retourna.

« Pour rigoler un peu.
-Tu trouves ça drôle franchement ? J'ai eu la peur de ma vie espèce de naze !
-Oooh ! C'est bon t'es pas morte ! »

J'avais failli.

« En plus j'étais au téléphone un coup de fil super important ! Putain, mais qu'est-ce que tu peux m'énerver ! La prochaine fois tes blagues pourries tu te les gardes !»
J'attrapais le combiné. Il fallait que je rappelle Tom. Déjà pour me calmer avant de commettre à mon tour un meurtre mais aussi parce que cette peur m'avait vraiment chamboulée. J'avais envie qu'il me réconforte, qu'il me dise qu'il allait m'aider, qu'il m'aimait et qu'il reviendrait bientôt. Je sais, il m'en voulait et il allait peut-être pas vouloir m'aider. Mais je voulais le croire. Parce que là, je me sentais vraiment mal. Louisa décrocha et me passa Tom.

« Je suis désolée, on a eu une coupure de courant.
-Pas grave. Alors tu voulais quoi ? »

Il semblait un peu contrarié. Bon okay, même pour rigoler j'aurai peut-être pas du embrasser Julien mais il allait pas m'en vouloir toute sa vie et me laisser mourir pour ça quand même ?

« Tom, je t'en supplie il faut que tu m'aides. Je me fais suivre par un type depuis plusieurs semaines. C'est lui qui t'a envoyé les photos !
-Quoi ? »

Et là je lui racontai tout : la conversation que j'avais surprise, Le mensonge de David, et le coup de téléphone de tout à l'heure. Le ton de sa voix changea, il passa de la contrariété à l'interrogation. Il avait l'air de me croire.

« Attends, tu vas me dire qu'on t'a menacé de mort ?
-Oui.
-Mais qui ? »

Là, il allait peut-être plus me croire.

« Tom, je te jure que ce que je vais te dire est vrai. C'est ton producteur qui m'a menacé au téléphone. Et c'est lui qui parlait avec David au studio et c'est lui qui a envoyé les photos au magazine. »

Il y eut un silence.

« T'es sûre de ce que t'es en train de me dire ? Tu parles bien de Joe là ?
-Oui, je parle de lui. Tom je t'en supplie, il faut que tu me crois ! Je sais que tu m'en veux pour ces photos débiles, et je m'excuse ! C'est vrai j'aurais pas du faire ça ! Mais s'il te plaît, aides-moi pace que là, je suis en panique, je sais plus quoi faire. »

J'aurais tellemnt voulu l'avoir en face de moi. Le câliner l'embrasser. Qu'est-ce qu'il pouvait me manquer !

« J'te crois Serena. Ecoutes je vais aller voir Joe okay ? Toi tu restes calme et tu paniques plus. Je suis sûr qu'il y a une explication rationnel à tout ça. Je te rappelle d'accord ?
-Oui. »

Oh non, il allait raccrocher. Déjà ! Non !

« A bientôt.
-Ciao. »

Même pas un mot réconfortant. Juste « ciao » J'étais au bord des larmes. J'avais un serial killer aux fesses, un frère qui me faisait des blagues débiles et un petit ami qui ne m'aimait plus. Ouais. Je m'assied sur la première marche de l'escalier et pleurai. Je sais je pleure jamais normalement, mais là c'était trop pour moi. J'en pouvais plus de faire comme si de rien n'était. Alors que tout allait mal.

/

Vous voulez que je vous dise un truc de ouf ? Un truc qui franchement, je ne pensais pas avoir. Un truc qui m'est jamais arrivée ! Et bah, j'avais le cafard. Ouais, et vraiment ! Je passai toute la journée du lendemain dans mon lit, à regarder des séries bidons à la télé. Je ne voulais pas bouger. J'étais épuisée par tout ces trucs qui m'arrivaient et épuisée de faire comme si j'allais bien.
Non mais pour être honnête, si Tom n'avait pas exister et qu'il n'avait pas été aussi beau et que je n'étais pas tomber bêtement amoureuse, bah j'irai mieux en fait. Je serai la Serena de tout les jours. Mais le fait que je ne sois pas sûre que Tom me croie et qu'en plus il ne m'appelle pas, ça me foutait encore plus le cafard. (En plus je supportais pas les cafards !)
Sérieusement, je ne savais pas comment j'allais faire. Qu'est-ce qui allait m'arriver ? J'avais peur de sortir et de mourir écraser, brûler vive ou assassiner mais si je restais ici, j'avais peur de finir seule, et énorme. De prendre 200 kilos et de plus pouvoir sortir de mon lit. Vous avez vu les trucs bizarres qui vous passent par la tête quand vous êtes déprimés ? C'était vraiment bizarre.
Malgré tout, je choisis la deuxième option. J'étais pas encore énorme, mais durant deux semaines, je restais bloquer dans ma chambre, tétanisée par la peur de me faire tuer. Tom n'avait toujours pas appeler et moi j'étais paniquée.
Mes parents ne comprenaient pas mon soudain changement d'humeur, étant donné que je ne leur avait rien dit.
Ce ne fut qu'après deux semaines d'angoisse intense et de solitude, qu'un beau matin, on frappa à ma porte. Un homme, grand et à l'allure de vigile était dans l'encadrement.

« Vous êtes Serena ?
-Oui. Pourquoi ?
-Tenez, c'est pour vous. »

L'homme me tendit un papier. J'étais méfiante, croyant qu'il s'agissait d'un des gorilles du producteur, venu pour m kouik ! Mais je me saisis du papier que je lus.

« Serena,
Prends tes affaires et monte dans le van qui va t'emmener jusqu'à mon hôtel.
Tom. »

Il était là ? Il était à Marseille ? J'en revenais pas ! Non c'était pas possible. Mais si ! Le vigile, je le reconnus soudain je l'avais déjà vu en Allemagne. Mais oui, il travaillait avec eux ! Mais avec Tom je veux dire ! Sans hésiter, je montai m'habiller et suivis le vigile. Le bonheur de revoir Tom dépassa la peur d'être agresser. Dans la voiture, je ne dis pas un mot. Mais j'étais sur un nuage. J'allais enfin le revoir, j'allais pouvoir le toucher, l'embrasser. Enfin !
Nous arrivâmes à l'hôtel. On m'indiqua la chambre, je montai donc avec l'ascenseur. Arrivée devant la porte, je frappai. Et ce fut Louisa qui m'ouvrit.

« Serena ! »

Elle me sauta au cou. Je la serrai fort dans mes bras. Elle aussi, qu'est-ce qu'elle m'avait manquer ! Ca faisait un bien fou de la voir et de la serrer ! Je l'embrassai sur le front et la serrai encore ! J'étais trop contente.

« Tu m'as trop manqué ma puce !
-Je sais mais là tu m'étouffes. »

Je la libérai, souriante. Tom se leva et s'approcha de moi. Il était comme dans mon souvenir, il était beau, il souriait. Prise d'un élan incontrôlable, je lui sautai au cou. Ca, je peux vous dire que ça fait un bien fou aussi ! Mais vraiment quoi ! Je respirai son parfum que j'aimais tant et savourai le contact de sa peau douce et chaude sur la mienne. Il m'embrassa dans le cou. Enfin, après plusieurs minutes, je me reculai. Je vous jure, j'en aurais presque pleurer de joie !

« Tu m'as manqué. »

Aaaah ! Le premier mot gentil depuis 1 mois ! Je lui souris, un sourire qui voulait dire « Toi aussi. »
Gustav apparut derrière Tom.

« Eh ! Comment ça va ?
-Gustav ! Ca fait plaisir de te voir ! »

Je le serrai dans mes bras.

« C'est clair, un mois c'est long quand même !
-Ouais !
-T'as vu, j'ai bien pris soin de ta s½ur ! »

Il me fit un clin d'½il. Je souris et me tournai vers Louisa qui rougit comme une tomate. Oula, qu'est-ce qu'il lui arrivait ? Bref, je me concentrai sur Tom, me promettant de voir avec Louisa plus tard.

« Pourquoi vous avez pas appeler pour dire que vous étiez rentrés ?
-On voulait te faire la surprise ! (L)
-Bah c'est une super bonne surprise ! »

Soudain, Gustav dit :

« Bon Louisa et moi on va vous laisser. Vous devez avoir des choses à vous dire ! »

Il se dirigea vers ma s½ur, qu'il saisit par la taille et entraîna dehors.

« Dis-moi, ces deux 'mont l'air de s'être rapprocher !
-Plus que tu ne le crois.
-Ah ouais ?
-Ouais. »

Je souriais, un peu comme une cruche. Mais j'étais tellement contente ! J'étais aussi un petit peu intimidée. Mais il chassa bien vite cette timidité en tendant le bras vers moi et en me disant :

« Approches. »

Et je me lovai dans ses bras. Les yeux fermés, je savourais cette instant de bonheur, de bien-être. Un sentiment que je n'avais pas ressenti depuis longtemps. Je relevai un peu la tête vers lui.

« Au fait, tu sais pour ces photos...
-Laisses tomber on en parle plus.
-Si si attends. »

Je me reculai. Mieux valait tout mettre au clair. Sinon ça allait devenir un vieux dossier et moi bah j'aimais pas les vieux dossier !

« Ecoutes, ces photos ont été faites à l'occasion d'une soirée, nue fête qui a lieu tout les ans tu vois. Et le type avec moi, c'est un très vieux pote et... enfin bon ça nous arrive souvent de délirer, comme ça. Et comme en général, je suis pas « caser » tu vois, il n'y a pas de problème. Mais là, c'ets vrai que j'ai pas pensé que ça pourrait te... blesser ? Alors je suis désolée, mais je t'assure que c'était rien du tout. »

Il sourit, apparemment amusé par mon air de victime. Bah ouais, j'étais victime de ma connerie !

« C'est bon, je sais que c'était rien. Je t'en voulais pas, c'est juste que... enfin voilà, ça m'a fait bizarre. J'ai pas aimé.
-Ca je m'en doute. »

Il m'embrassa enfin. Le premier baiser d'une longue série qui s'ensuivit. Sa langue caressa la mienne. Tout mes sens étaient en éveil. Son parfum emplissait mes narines, ses mains me faisait frissonner. Mon rythme cardiaque s'accéléra soudain quand il me rapprocha de lui, quand je sentis son corps contre le mien. Je passai mes mains autour de son cou, mais avant même que ça ne devienne intéréssant, il se recula.

« Non attends. »

Il reprit rapidement sa respiration et sourit.

« Il faut que je te parle. »

Ah bah oui. Evidemment. Il y avait beaucoup de choses qui devaient être éclairci. Mais la joie de le revoir m'avait fait tout oublier.

« Oui c'est vrai. »

Je me reculai et allai m'asseoir sur le lit. Il vint à côté de moi et prit ma main. L'heure des révélations avait sonné.

« Alors, t'as remarqué quelqu'un qui te suivait ?
-Ouais, enfin ça fait près de deux semaines que je suis pas sortie, mais avant ça oui, le type, David, il me suivait. Peut-être qu'il m'a encore suivi, je sais pas.
-Ouais.
-Je sais, tu vas me sortir la phrase « je t'avais prévenu ? » »

Il rigola.

« Même pas. Mais j'aurai pu ! »

Je rigolai à mon tour. Bon il était temps d'aborder un sujet sensible.

« Et toi ?.... T'as... enfin t'as parlé à ton producteur ?
-Oui. Et je pense que t'as raison. En fait... »

Il me prit dans ses bras.

« En fait je crois même qu'il détourne de l'argent sur notre dos.
-Quoi ? »

Je me relevai d'un coup. Attends, c'était quoi ça?

« De l'argent ? Mais comment ça ?
-Et bien j'ai discuté avec lui, bien entendu il a tout nié. Mais je ne l'ai pas contredit, j'ai fait comme si j'étais d'accord. Sauf qu'après avoir un peu chercher dans les papiers, je me suis aperçu qu'il manquait pas mal d'argent, sur les bénéfices de notre album. Evidemment, nous on s'est aperçu de rien vu que c'est pas nous qui gérons l'argent. Je n'ai aucune preuve que c'est lui, ni même que l'argent a été détournée, mais j'ai quand même des soupçons tu vois.
-Bah ça alors ! J'en reviens pas. »

Ca commençait par des menaces, une poursuite et ça finissait par un détournement d'argent ! Pas possible !

« Et tu vas faire quoi ?
-Pour l'instant je préfère rien dire, comme je ne suis pas sûr. Mais je vais attendre un peu, et chercher encore. Quand j'aurai une vraie preuve, j'en parlerai aux autres.
-Tu l'as même pas dit à ton frère ?
-Non. »

Et bah ! Enfin, dans tout ça je voyais pas trop où j'étais. Pourquoi on m'agressait ? J'étais au courant de rien moi pour cet argent !

« Mais pourquoi il m'en veut à moi ? Qu'est-ce que j'ai fait ?
-Je sais pas, t'étais peut-être au courant non ?
-T'as vu ma tête ? J'ai l'air d'être au courant de quelque chose ? Je sais rien du tout !
-Et bien je sais pas. »

Wouah ! Que de révélation.

« Et si on changeait de sujet ?
-Euh... ouais okay. »

Mais là j'étais choquée quand même. Mais j'oubliai un peu et demandai :

« Alors comment c'est les USA ?
-Comment dire ? »

Il sourit.

« C'est très sexy !
-Sexy ?
-Ouais ! Il y a pleins de filles partout, habillés de façon très provocante ! Carrément dément. »

Ah ouais ? Dément ?

« Moi aussi je peux être démente !
-Je sais déjà ça !
-Et bah, tais-toi ! Ca ne m'intéresse pas de savoir comment était ces filles ! Parles-moi d'autre chose ! »

Il rigola.

« Pourquoi ? T'es jalouse ?
-Pas du tout, mais les filles ne sont pas mon sujet de conversation préféré.
-Dommage parce que les filles là-bas sont... »

Il siffla et se mordit la lèvre.

« ... trop canon ! »

Je le poussai et me levai.

« Arrêtes ! Je t'écoute plus !
-Elles sont grandes, fines, supers féminines et super sexy ! Et quand elles s'approchent de toi et se penchant, dévoilant un décolleté profond....
-Stop !! Je t'écoute plus ! »

Je me bouchai les oreilles. Non mais, pas besoin d'ajouter un sentiment de jalousie à tout ce qui m'avait tirailler pendant son absence. Je savais bien qu'il avait rencontré pleins de filles, j'étais pas stupide, mais je préférais ne pas savoir. Il se leva et retira mes mains de sur mes oreilles.

« Et quand elles bougent leurs cheveux c'est super sexy ! En plus elles dansent, elles se déhanchent comme pas possible !
-Noon ! Je veux pas savoir !! »

Je reculai et me bouchai encore les oreilles. Et il rigola.

« C'est pas drôle, arrêtes.
-Okay j'arrête. »

Ouf.

« De toute façon je te préfère toi. »

Ah ! Ca ça faisait plus plaisir. Je m'approchai de lui.

« On a fini de discuter ?
-Ouais je pense. Sauf si t'as quelque chose à dire ?
-Non. »

J'allai m'approcher de lui, quand je m'aperçue qu'on était encore dans une chambre d'hôtel. Et sérieux, je commençais à en avoir marre de le voir que dans des hôtels.

« T'as quelque chose à faire dans l'immédiat ?
-Comment ça ?
-On t'attend ou pas ?
-Euh... non, je crois pas.
-Alors on va chez moi, ça te dérange pas ?
-Pourquoi ?
-Parce que j'en ai plus que marre des hôtels. Le fantasme de l'hôtel je l'ai goûté et maintenant je sature ! »

Il sourit. Apparemment il était d'accord. 10 minutes plus tard nous étions en route vers chez moi.

# Posted on Thursday, 19 July 2007 at 4:12 AM

Edited on Thursday, 26 June 2008 at 7:28 AM

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[Partie censurée]
Arrivés chez moi, à peine la porte refermée, déjà je sentis les mains de Tom sur mon ventre et sa poitrine contre mon dos. D'un geste tendre, il repoussa quelques mèches et embrassa ma joue, mon oreille puis mon cou. Heureusement personne n'était chez moi. Il glissa ses mains sous mon T-shirt et remonta jusqu'à ma poitrine. Pour finalement retirer mon T-shirt, qu'il lança sur la rambarde d'escalier. Je dis dans un murmure :

« On devrait peut-être monter.
-Pourquoi ? On pourrait faire ça ici. »

Je pensais pas que c'était une très bonne idée. Si quelqu'un entrait, ça le faisait pas trop.
Il attrapa ma main et m'entraîna jusqu'à l'escalier. Là-haut je lui indiquais la deuxième porte. Il l'ouvrit, me fit entrer et la referma. Je me retournai et me saisit de sa bouche. Il détacha mon soutien-gorge, qu'il laissa tomber à terre. Il passa ses mains dans mon dos, ses doigts glissèrent jusqu'au creux de mes reins. Vivement, je lui retirai son polo, désireuse de sentir sa peau nue contre la mienne. Je l'attirai maladroitement jusqu'au lit où je me laissai tomber. Il me rejoignit vite, embrassant mon ventre en retirant mon pantalon. Je sentis sa bouche embrasser mes cuisses avant de revenir lentement jusqu'à mon visage. Ca faisait si longtemps que j'attendais ça. Je me cambrai contre lui, impatiente de le sentir en moi. Il finit de se déshabiller, et, couvrant mon cou de baiser, il glissa sa main entre mes jambes. Je ne pus retenir un gémissement. Ses caresses me firent chavirer. Juste quand je pensais être au comble de l'extase, il retira sa main, m'embrassa à pleine bouche et entra enfin en moi. Il me regardait tendrement quand je poussai un cri de plaisir. C'était si bon. Mon c½ur battait à 100 à l'heure, je sentais son souffle sur mon visage. Juste avant de tomber dans l'extase, il m'embrassa une dernière fois.

# Posted on Thursday, 19 July 2007 at 4:13 AM

Edited on Thursday, 26 June 2008 at 7:28 AM

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Il était prêt de 13 heures quand nous redescendîmes de ma chambre. Je remerciai encore ma tante d'être tomber en panne et d'avoir forcer mes parents à aller chez elle ! La maison était vide, il n'y avait que Tom et moi. Nous nous dirigeâmes jusqu'à la cuisine. Et ouais, l'exercice physique, ça creuse ! Tom avait simplement enfilé son pantalon et moi son T-shirt. J'aimais bien le porter, il y avait son parfum qui m'envahissait comme ça !

« On se fait un petit déj' ça te dérange pas ? Parce que moi et la bouffe ! A part les pâtes, je sais pas faire grand chose !
-Non vas-y c'est parfait. »

Je sortis deux bols du placards et y versait du café avant de les mettre aux micro-ondes.

« Alors, voyons voir ce qu'il y a. Hum... ça c'est dégueulasse. Du pain avec du nutella ça te va ?
-Ouais. Du moment que tu me barbouilles pas le visage avec, c'est bon. »

Je me retournai et souris. Il avait pas oublié ça.

« Promis je ferais attention ! »

Je sortis le pot de chocolat et le pain et commençait à tout tartiner. Lui me regardait faire.

« Tu me fais même les miennes ? »

Ah ouais, j'avais fait les siennes. La force de l'habitude je crois. Quand mon frère habitait ici, c'était toujours moi qui faisait son petit déj'. Et c'était toujours moi qui faisait celui de Louisa. Ouais je sais, ça fait un peu cosette mais bon.

« Ouais, c'est l'habitude. Te plains pas.
-Je me plains pas au contraire ! Mais ça m'étonne venant de toi. »

Je posai le couteau et le regardai.

« Et je peux savoir pourquoi ?
-Bah, avec ton caractère révolté et tout, j'imaginai pas que tu préparai le petit déj' des autres.
-Et bah si tu vois ! Je suis pas une sauvage, je suis gentille ! »

Il rigola. Je finis les tartines et allai chercher les bols. Enfin, je m'asseyais en face de lui, sur un des tabourets. Nous commençâmes à manger quand je pensai à un truc.

« Au fait, comment ça s'est passé avec Louisa ?
-Super. Ta soeur est très... comme toi je trouve. Des fois quand elle parlait ou qu'elle rigolait, j'avais l'impression que c'était toi.
-Ouais, on se ressemble beaucoup.
-Ouais.
-Et avec Gustav ?
-Bah ça c'est bien passé. Si j'ai bien compris, ils ont commencés à sortir ensemble.
-Ah ouais ?
-Ouais, ils étaient tout le temps ensemble pendant le séjour et ils avaient l'air plutôt proches !
-Ah c'est cool. »

Il sourit. Et là je compris.

« Attends proche comment ? »

Il rigola.

« Bah proches quoi.
-Tu veux dire comme toi et moi ?
-Peut-être. J'en sais rien, je suis pas dans leur vie sexuelle moi ! »

Leur vie sexuelle ? Ma s½ur ? Une vie sexuelle ? C'était une blague.

« Tu veux dire qu'ils l'ont fait ?
-Je pense ouais.
-Attends, ma s½ur est partie vierge ! Si elle le revient pas comme ça, mon père va pété un câble !
-Pourquoi ? Il dit rien pour toi.
-Mais moi j'ai 20 ans andouille !
-Ouais. Puis attends, c'est un truc naturel, je vois pas ce qu'il y a de mal.
-Va dire ça à mon père ! »

Pour mon père, Louisa ça serait toujours sa petite fille chérie, celle qui jouait encore à la Barbie, jamais il n'imaginerait qu'elle puisse avoir une vie sexuelle. Du moins pas avant d'être marier au moins. Bah ouais c'était mon père quoi. Nous continuâmes de manger.

« Elle est sympa ta maison.
-Ma mère qui a tout décoré.
-Classe. Et ta chambre aussi, elle est originale.
-Ca c'est moi par contre. »

Okay, ça faisait radotage, mais il fallait que je sache !

« Non, mais attends, quand tu dis « une vie sexuelle », ça veut dire que t'as entendu ou bu quelque chose ? »

Il rigola, renversant un peu de café sur la table !

« Oups, désolé.
-C'est rien. Alors ?
-Déjà j'ai rien entendu, mais bon ils ont souvent dormis dans la même chambre et j'imagine que c'était pas pour jouer aux cartes quoi. »

Ouais en gros, rien n'était moins sûr.

« Bah pourquoi pas ?
-T'as déjà suivi un type dans sa chambre pour jouer aux cartes toi ? En pleine soirée en plus ?
-Non, mais eux peut-être. »

Il rigola encore.

« Rêves pas.
-Bah attends tout le monde est pas comme toi !
-Ca veut dire quoi ça ?
-Bah que tout le monde n'est pas aussi obsédé que toi ! »

Il souriait mais fit une tête d'étonnement.

« Moi ? Un obsédé ?
-Ouais, complètement.
-Alors là, tu me connais mal !
-Bah bien sûr !
-Je suis pas du tout obsédé. Je suis juste adepte de ce qui est naturel. »

Là c'était moi qui riait.

« On me l'avait jamais faite celle-là ! »

Nous étions toujours en train de débattre là-dessus quand la porte d'entrée s'ouvrit, laissant entrer mon père et ma mère. Je me stoppai net. Oups.
Mon père nous regardait, l'air ébahi, ma mère souriait, comme toujours. Peu de choses choquait ma mère. Elle s'approcha de moi et m'embrassa sur la joue.

« Ma chérie ! Ca va ?
-Oui oui, ça va. »

Ma réponse était très brève, redoutant la réaction de mon père. Ma mère souri à Tom et lui serra la main.

« Guten Tag !
-Guten Tag.
-Tu aurais du nous dire que tu avais invité quelqu'un, nous serions revenus plus tard.“

Disons que c'était pas vraiment prévu à la base alors bon ! Mon père me regardait toujours, ébahi. Ouais, il venait de trouver sa fille aînée en T-shirt dans sa cuisine en compagnie d'un garçon ne portant qu'un pantalon. Ouais, ouais je sais ! Tom souriait, timidement, mais franchement. Ma mère rangea quelque chose puis se tourna et vit mon père.

« Allons chéri ! Ne fait pas cette tête !
-Et quelle tête tu voudrais que je fasse ? »

Bon, mieux valait les laisser avant qu'il ne commence à s'énerver. Je fis un signe à Tom qui comprit et se leva. Il sourit à ma mère, puis à mon père et monta à l'étage. Je débarrassai vite fait la table, et allait à mon tour m'échapper mais mon père me barra le passage.

« Je peux savoir qui c'est ?
-D'après toi papa ?
-Qu'est-ce qu'il fait ici ?
-Rien.
-Rien ? Je te retrouve à moitié nue avec lui, mais il ne fait rien ?
-Bah non tu vois. On jouait aux cartes. »

Ma mère rigola.

« Je ne vois franchement pas ce qu'il y a de drôle !
-Oooh, pas la peine de t'énerver pour si peu !
-Pour si peu ?
-Papa, c'est bon, il n'y a rien. Enfin si il y a quelque chose mais voilà quoi.
-Vous vous êtes protégés au moins ?
-Papaaa !
-Chéri, tu prends ta fille pour une inconsciente ?
-Quoi « chéri » ? Je préfère savoir c'est tout !
-Et bah rassures-toi, on sait se protéger, pas de problème !
-J'espère. Je suis pas encore en âge d'être grand-père moi. »

Cette remarque fît bondir mon petit c½ur. S'il savait ! Je l'embrassai sur la joue et montais. A l'étage, Tom m'attendait dans ma chambre, tout sourire. En me voyant, il se mordit la lèvre.

« Ca va ?
-Bah oui pourquoi ?
-Bah je sais pas mais bon, c'était un peu gênant non ? Enfin pour tes parents je veux dire.
-Tu dois parler de mon père. Laisses tomber, il a pas l'habitude c'est tout.
-C'est vrai que ta mère m'a parut plutôt relax. »

Je rigolai.

« Ouais, ma mère est toujours comme ça ! Elle est cool.
-Vraiment cool là ! »

Je m'approchai de lui et le serrai dans mes bras.

« On fait quoi maintenant ?
-Je sais pas, on a qu'à recommencer ! »

Je le regardai avec son petit sourire de pervers !

« T'as vu que t'es un obsédé !
-Arrêtes, je sais que t'en as envie tout autant que moi ! »

Je restai neutre, puis me mordit la lèvre et l'embrassai.

« Ouii, c'est vrai.
-Alors, toi aussi t'es une obsédée tu vois ! Qui se ressemble, s'assemble non ?
-Ouais ! Mais on va pas pouvoir recommencer, avec mes parents en bas, c'est un peu beaucoup gênant ! Pour moi cette fois !
-C'est vrai.
-On a qu'à aller voir les autres. J'ai même pas encore vu ma petite tête rigolote !
-C'est qui ça ?
-Bah ton frère !
-Aaaah.
-En plus, 'aimerais bien parler un peu avec ma s½ur tu vois. »

Il sourit et posa sa tête sur ma poitrine en soupirant de bien-être.

« Décidément, ça te tourmente cette histoire.
-Oui ! C'est ma petite s½ur je te rappelle !
-Et alors elle a quel âge ?
-Bientôt 17.
-Bah alors ? Elle a presque le même âge que moi !
-Pas vraiment ! T'es auras bientôt 18 ! Quand d'ailleurs ?
-En septembre.
-Bah voilà ! Il y a un an d'écart quand même !
-C'est rien du tout ! Et puis Gustav c'est un mec bien, il est gentil et pas du genre grosse brute.
-Manquerait plus que ça ! »

Après un petit débat, nous nous habillâmes puis descendîmes.

« Maman ! On s'en va !
-Okay ! Tu ramènes Louisa ? Elle a appelé pour dire qu'elle était revenue !
-Ouais, je la ramène ! Bisous
-Tchao ma fille ! »

Nous montâmes dans ma petite Twingo, direction l'hôtel.

Arrivés à destination, nous trouvâmes Gustav et Louisa, mais toujours pas de Bill. Dommage. Je m'approchai de ma s½ur.

« Viens voir, faut que je te parle. »

Tom me vit, il souriait, Je lui tirai la langue ! Rigole sal gamin, j'aurais bien aimé voir comment t'aurais réagis si ça avait été ta s½ur ! Elle se leva, un peu surprise et me suivit vers le bar. Nous nous assîmes. Bon, mieux valait y aller avec des gants.

« Alors, ce voyage ? Parce que tu m'en as pas encore parlé ! »

Elle sourit.

« Bah normal, vu que vous êtes parti comme des voleurs ! On se demande pas pourquoi !»

Mouais. Enfin bref.

« Une affaire urgente à régler. Bref, alors c'était comment ? »

Là, je crus presque voir des étoiles dans ses yeux.

« C'était carrément dément ! Je te jure, les USA, c'est mortel ! En plus à New York, il y a des magasins, mais ils sont gigantesques ! »

Elle déblatéra sur le sujet, pendant 15 bonnes minutes. Ouais bon c'était bien beau tout ça, mais c'était pas ça que je voulais ! Il fallait que je précise un peu.

« C'est cool alors si tu t'es éclatée. Et alors... avec Gustav ? »

Et là, elle vira carrément au rouge tomate. Même rouge pivoine. J'ai cru qu'elle allait exploser tellement elle était rouge !

« Bah... on sort ensemble. »

Merci je m'en serai doutée !

« Ah enfin. Et alors ? »

Allez, avoues !

« Bah.... »

Elle souriait comme une bécasse. Et là je sus. Ce sourire. Lola avait eu le même le jour où elle m'avait avoué qu'elle n'était plus vierge. Non, j'y croyais pas !

« Tu veux dire que.... »

Je baissai la voix.

« Vous l'avez fait ?
-Oui ! »

Elle souriait toujours. En plus elle avait l'air contente ! Et moi j'étais bouche bée. Ma petite s½ur. Ma Louisa, elle l'avait fait. Ca y était, elle était plus ma petite s½ur innocente. C'était fini l'époque des barbies et des câlins. Ouais, je sais on dirait mon père, mais sérieux ça me faisait un choc d'apprendre ça ! Louisa. C'était sûr que ça allait arriver mais voilà, je pouvais pas m'y résoudre.

« Mais... comment ça se fait ?
-Bah, naturellement quoi.
-Mais... tu le connais à peine !
-A peine ? J'ai passé plus d'un mois avec lui ! »

Et alors ? C'était pas un ami d'enfance non plus !

« Un mois c'est rien !
-Attends t'es mal placer pour me dire ça ! Toi au bout d'une journée, t'étais déjà dans le lit de Tom ! »

Alors elle, elle a un tact ! D'enfer.

« Oui mais moi c'est pas pareil, j'ai 20 ans et... je sais ce que je fais !
-Bah moi aussi je sais très bien.
-Mais... enfin.... »

Je savais plus comment argumenter !

« Attends tu pensais pas que j'allais attendre de me marier non plus ? »

Bah si ! Ca m'aurait arranger !

« Non mais.... enfin c'est bizarre quoi.
-Je vois pas pourquoi. T'avais mon âge la première fois que tu l'as fait.
-Oui je sais mais... mais c'est moi quoi ! »

Elle soupira et leva les yeux aux ciel.

« Arrêtes on dirait papa ! J'ai plus 10 ans, j'ai envie de profiter et là une occasion s'est présentée. En plus j'adore Gustav, il est génial ! »

Ouais. Et alors ?

« En plus, c'était carrément bien. Il était doux et j'ai même pas eu mal !
-Ouais bon les détails tu les gardes pour toi !
-Non mais, toutes mes copines m'avaient dit que ça faisait mal la première fois. Bah elles avaient du tomber sur des grosses brutes parce que moi je n'ai eu que du plaisir ! »

J'en revenais pas d'entendre de tels propos de la bouche de ma s½ur. Ca faisait trop bizarre. J'avais presque l'impression que... bah c'était pas ma s½ur ! Non je vous jure.
Mais bon il fallait m'y résigner, de toute façon c'était fait et on pouvait pas revenir en arrière !

« Bon écoutes, si... si ça t'a fait autant plaisir, alors ça me fait plaisir. Mais j'espère que vous avez été prudent, vous avez pas joué les inconscients ?
-Si tu parles de protection, pas de problème. »

Bon. Bah voilà. Tom avait raison. Encore. Qu'est-ce que ça pouvait m'énerver qu'il ait raison comme ça, tout le temps ! Enfin bref. Je me levai et embrassai ma soeur.
« Je t'aime ma chérie.
Moi aussi, je te kiffe !
-Allez viens on retourne avec les deux cocos. Au fait, Bill est pas avec vous ?
-Bah Lui et Goerg sont retournés en Allemagne. Gustav n'est là que pour me raccompagner. Et Tom est là pour te voir j'imagine. »

Ah !! Alors il n'était là que de passage ! Qu'est-ce que je pouvais être bête, j'aurais du m'en douter ! Nous retrouvâmes les deux garçons assis dans un canapé. Je m'assied dans un fauteuil en face du canapé ou Louisa se blottit contre Gustav. Je regardai Tom, qui souriait l'air de dire « Tu vois j'avais raison ! » Grrr ! Insupportable !
Je me souvins qu'il allait repartir. S'il n'était là que pour raccompagner Louisa, il allait partir c'était sûr. Oh non, la tristesse faisait son come back ! Ras le bol moi de ces coups de déprimes ! Je le regardais, il parlait avec Louisa. Il souriait, il était tellement beau. Son visage doux et provocateur, ses yeux marrons toujours vifs et joyeux, son petit nez fin. Comme j'aimais quand il jouait avec son perçing, qu'il le bougeait avec sa langue. C'était si plaisant, si... sensuel ! Dire que j'allais encore devoir l'attendre. Encore et encore ! Quelle misère. Enfin j'avais pas le choix. Je sentais que j'allais souvent attendre avec lui, je savais pas pourquoi. Je me levais et allai m'asseoir sur ses genoux. Je voulais le serrer encore dans mes bras, comme j'allai bientôt devoir partir, étant donné que mes parents attendaient Louisa. Je passai mes bras autour de son cou et posai ma tête sur son épaule. Hum... ce parfum qu'est-ce que je pouvais l'aimer.

« C'est quoi ton parfum ?
-Quoi ?
-Ton parfum, c'est quoi ?
-Lacoste Essential. Pourquoi ?
-Parce que j'adore.
-Je le porte tout le temps !
-Bah oui, c'est pour ça que j'adore ! »

Il passa un bras autour de ma taille et caressa mes cheveux de l'autre. J'avais l'impression... d'être une enfant câlinée après un gros chagrin. J'étais si bien. Je jouai avec l'une de ses dreads, espérant que ce moment ne s'arrête pas, que le temps se suspende. Aaaah, c'était parfait. Ce n'est qu'après quelques minutes que je m'aperçus qu'il y avait un silence. Un gros silence, suspect si vous voulez mon avis ! Je relevai la tête : ils me regardaient, tout sourire, comme des imbéciles.

« Qu'est-ce qu'il y a ?
-Rien ! (L)
-Pourquoi vous me regardez alors ?
-T'es marrante comme ça, on dirait une gamine ! (GU)
-Ah bah merci.
-Non mais vous êtes trop mignon ! (L) »

Ah celle-là !

« Ouais peut-être mais là vous me gênez, alors tournez la tête ! »

Ils rirent tous.

« Moi ça me gêne pas. (T)
-Oui mais toi rien ne te gêne !
-Bah ouais. »

Je lui souris, comme une bécasse. Je ne voulais pas partir. Mais la sonnerie de mon téléphone me rappela que le temps ne s'était pas arrêté, hélas !

« Allo ?
-C'est Yanis, t'es où ?
-Euh... je suis partie chercher Louisa pourquoi ?
-Parce que ça fait longtemps que t'es parti et maman s'inquiète.
-Ah. Bah on part justement là, on arrive. »

Je raccrochai. Et voilà, c'était repartie pour un tour !

« On doit y aller cocote. »

Son visage changea radicalement d'expression. Bah ouais, moi aussi je serai bien rester, mais que veux-tu !
A contrec½ur, elle se leva, suivit par Gustav. Moi aussi je me levai, mais j'étais toujours accrochée au cou de Tom. Je mis super longtemps avant de le lâcher enfin. Bon. Allez, il fallait partir. Nous nous dirigeâmes jusqu'à l'entrée. Un dernier baiser et voilà, nous étions partis. Le voyage jusqu'à la maison fut silencieux. Seule la musique de Superbus brisait le silence. Enfin, en arrivant, ce fût les grandes retrouvailles. Ma mère tient beaucoup à ses enfants, elle était au bord des larmes en renvoyant ma s½ur. Ouais, l'amour maternel apparemment. Mon père l'embrassa à son tour. Et là, je me disais que s'il savait, peut-être qu'il ne l'embrasserai pas comme ça... Bien sûr, il l'aimerait toujours, évidemment, c'est sa fille chérie, son petit amour. Mais, là il pensait retrouver « Louisa l'enfant. » alors qu'en fait.... bah il avait maintenant en face de lui « Louisa l'ado ». Bah ouais, tout le monde grandit, même elle ! Même si j'avais du mal à m'y faire, c'était ainsi. Nous grimpâmes à l'étage, Louisa alla poser sa valise puis me rejoignit dans ma chambre, où je somnolais sur mon lit.

« Serena ?
-Ouais ? »

Elle s'approcha et s'asseya sur le lit. Elle semblait un peu... perplexe.

« Dis-moi, la première fois que tu l'as fait, tu l'as dit aux parents ? »

Fiou, la question ! Non j'avais rien dit et heureusement !

« Non, j'ai rien dit pourquoi ?
-Parce que... tu sais j'aime pas cacher les choses aux parents. »

Ca je savais.

« Mais c'est pas vraiment une cachotterie ça. C'est juste... ta vie privée.
-Ouais je sais mais c'et important quand même non ? »

Ca dépend pour qui. Moi, si je pouvais oublier ma première fois, voir la recommencer avec quelqu'un d'autre, j'aurais bien aimé. Ca avait été... bof. Mais vraiment bof !

« Ecoutes, si tu veux mon avis, ne dis rien à papa, tu sais comment il est. Tu peux le dire à maman, là je pense pas qu'il y ait de problème. Mais de toute façon, pourquoi tu veux le dire ? »

Là elle baissa la tête. Quand elle la releva, elle avait les yeux humides. Bah... je croyais que ça avait été bien ?

« Bah qu'est-ce qui t'arrive ma chérie ? »

Je la pris dans mes bras.

« Je... je t'ai pas dit toute la vérité. »

Ah.

« On.... en fait la première fois qu'on l'a fait, c'était imprévu et.... on a pas pris de précaution en fait. »

Gloups.

« Quoi ? »

Je me reculai d'un coup.

« Tu blagues là j'espère ?
-Non.
-C'est pas possible... »

Je pris mon visage entre mes mains. Non, c'était pas possible, elle pouvait pas être.... NON !

« Attends, tu vas me dire que... t'as du retard maintenant ?
-Non j'en ai pas pourquoi ? »

AAAAh !! Mais pourquoi elle pleure alors !

« Je.... Bah pourquoi t'as peur alors ?
-Bah je risque pas d'être enceinte ? »

Oh non, elle savait pas ça ! La cruche alors !

« Louisa.... »

J'attrapai ses mains et sourit.

« Tu sais, si tu étais enceinte, tu ne les aurais pas eu, parce que quand on est enceinte, on les a pas !
-Ah bon ?
-Tu sais pas ça ?
-Euh... Disons que j'étais pas sûre en fait. Alors ça veut dire que je risque rien ?
-Si tu les as eu après vos relations.... »

Trop dur à dire ce mot !

« sexuelles, non tu risques rien, rassures-toi. »

Elle sourit. Pfiou !!!! Alors ça c'était un super vieux stress, mais un stress comme on en a pas souvent ! Louisa enceinte, là je pouvais me suicider direct, mon père m'aurait assassiner ! Vu que c'était moi qui l'avait baratiné pour la laisser partir !

« Bon tout va bien alors ! Mais maintenant tu te protèges okay ? Et tout le temps ! Pas d'exception !
-D'accord. »

Je l'embrassai, elle sourit et sortit. Ouaaah ! Je me laissai tomber en arrière, sur mon oreiller. Bon, bah voilà, j'étais encore seule.

# Posted on Friday, 27 July 2007 at 10:54 AM

Edited on Thursday, 26 June 2008 at 7:28 AM

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« YANIS !!!!!! »

Rrrrrr, je vais le tuer lui, il m'énerve !!! C'est pas possible, il pouvait pas toucher à ses affaires ?! Non il pouvait pas !

« Quoi ?
-Ou est mon iPod ?
-Euh... en bas pourquoi ? »

Grrrr !

« Parce que tu m'énerves ! Tu peux pas t'en acheter un ?
-Non ça coûte trop cher et comme t'en as un je préfère le prendre ! »

Il me sourit en grand ! Je lui lançait un coussin en pleine tête. Insupportable ! Je descendis, et retrouvai mon iPod dans le salon. Bon enfin, j'étais prête à aller courire. Ouais, bizarre hein ? Mais depuis que Tom était parti (il y a une semaine déjà ! C'est long !) et bah, j'avais besoin de me défouler et seul la course arrivait à me détendre. Alors voilà, j'avais mon jogging, mon T-shirt, les cheveux attachés et mon iPod dans les oreilles.

« Maman ! Je vais courire ! Je reviens dans une demi-heure environ okay ?
-Attends ! »

Comme toujours, elle arriva dans l'entrée et m'embrassa.

« A tout à l'heure ma chérie.
-Bisous. »
Et me voilà parti. J'avais un parcours maintenant, je faisais le tour du quartier puis je montai jusqu'au stade et courai derrière, dans la forêt. Depuis que j'avais vu Tom, je me sentais sereine, et j'arrivai à sortir sans problème. D'habitude, je vais courir avec Lola mais aujourd'hui elle doit aller voir son père, donc pas de Lola pour m'encourager. Je courrai, écoutant une musique de Tokio Hotel. Une musique que je ne connaissais pas, que je n'avais jamais entendu. C'était ma s½ur qui me l'avait écouté la veille. Apparemment c'était une musique cachée. « In die Nacht ». Quand je l'avais entendu, j'avais été sous le charme, complètement hypnotisée par la beauté des paroles et de la mélodie. J'écoutai donc cette chanson en arrivant dans le bois. Fiou, je commençai à fatiguer un peu. Les côtes, ça me fatiguait grave. Je ne m'arrêtai pas pour autant. J'arrivai au bord de la route qui longe la forêt et continuai toujours d'avancer. Les écouteurs sur les oreilles, je n'entendis rien. Je ne vis qu'une voiture, une berline noire qui passa à côté de moi. Pis elle s'arrête sur le côté de la route, à 200 mètres de moi environ. Peut-être quelqu'un qui a perdue sa route. La plaque m'indiqua qu'il était pourtant du coin. Arrivée à hauteur de la voiture, la vitre avant se baissa.

« Bonjour.
-Bonjour, vous cherchez quelque chose ?
-Oui, mais c'est bon je l'ai trouvé. »

Trois types sortirent de la voiture. Je n'eus même pas le temps de réaliser que déjà ils s'approchaient de moi. Oh mon dieu !
Je reculai, j'allais me retourner pour m'enfuir en courant mais je trébuchai sur une branche. Merde !! Je n'eus pas le temps de me relever que deux des types me saisirent par les bras et me traînèrent jusqu'à l'arrière de la voiture. Je me débattais, criai mais soudain un des types me mis un chiffon sur la bouche et le nez. Une odeur putride envahit mes narines et ma vision devint flou. Puis ce fût le noir.

Ah, ma tête ! Quelle horreur, c'était insupportable la douleur. J'ouvris péniblement les yeux. Qu'est-ce qui m'était arrivée ? Je réfléchis un peu, puis je me souvins. Oui, ces types, la voiture noire. On m'avait enlevé ? Je me relevai tant bien que mal, il faut dire qu'il s'était pas pris la tête, il m'avait laissé à même le sol, alors bonjour les courbatures ! D'après ce que je voyais, j'étais dans une soute d'avion. Le bruit assourdissant et les secousses, me le prouvèrent. Un avion ? Mais.... qu'est-ce que je foutais dans un avion ? J'avais toujours mes fringues sur moi, donc apparemment on ne m'avait pas violé. Déjà une assurance. Je me levai, trébuchant un peu. Seigneur, quelle heure était-il ? Et où allais-je comme ça ? J'allais crier et frapper contre les parois quand une porte s'ouvrit au fond de la soute. Un homme apparut, d'abord dans le noir puis enfin éclairé par les lumières. Le producteur, Joe. C'était lui, là ! Et vu la tête qu'il avait, il était sûrement l'organisateur de tout ça !

« Qu'est-ce que je fais là ? Et qu'est-ce que vous voulez ? »

J'étais obligé de crier pour me faire entendre, tellement le bruit était fort.

« Pourquoi je suis là, qu'est-ce que j'ai fait ? »

Il s'approcha de moi, je reculai un peu, puis je fus coincée par la paroi de l'avion. Il n'était qu'à quelques centimètres de moi.

« Tu as peur ? »

C'était quoi cette question pourrie ? Evidemment que j'avais peur bouffon !

« Non pourquoi je devrais ? »

Son sourire sadique s'élargit.

« Peut-être bien.
-Qu'est-ce que vous voulez ?
-Que tu disparaisses.
-Mais pourquoi ? Qu'est-ce que j'ai fait ? »

Il se tourna une seconde puis revint vers moi.

« Tu déranges mes plans.
-Vos plans ?
-Oui, mes plans. Tu l'aimes bien Tom, pas vrai ? »

Alors là, s'il croyait que j'allais lui faire un topo de ma vie amoureuse avec Tom, il rêvait. Je gardais le silence. Son visage traduisit une fureur certaine et il me gifla si fort que j'en tombai. Putain il était pas bien lui. Je me relevai vivement.

« Ca va pas la tête ou quoi ? Qu'est-ce qu'il vous prend ?
-Tu me gênes, alors tu dois disparaître.
-Vous avez un sérieux problème, faut vous faire soigner !
-Tu sors avec Tom, c'est tout. Et si tu deviens une conquête régulière pour lui, de nombreuses fans seront déçues que leur idole ne soit plus célibataire. Leurs fantasmes disparaîtront et leur adoration en même temps. Les Tokio Hotel seront donc moins médiatisés, ils seront moins célèbres et je gagnerais moins d'argent bien sûr. »

Quoi ?? Tout ça pour... de la tune ? Alors il m'enlève juste pour gagner plus d'argent ? Alors Tom avait raison, il détournait bien de l'argent l'enfoiré !

« Alors vous comptez faire quoi ? Me tuer ?
-Tout à fait. »

Ouaah, là ça faisait peur.

« On va où comme ça ?
-En Allemagne bien sûr. T'éliminer en France serait beaucoup trop dangereux. Sois heureuse, tu vas mourir près de ton amant, n'est-ce pas romantique ? »

Il rigola comme un sadique et sortit. Je courus vers la porte, bien entendu elle était fermée. Là, j'étais vraiment, mais vraiment mal. J'avais déjà failli mourir certes, mais on savait où je pouvais être. Là, c'était sûr que personne ne me trouverait, ni ne saurait, jamais. Non mais, pourquoi avait-il fallu que je tombe amoureuse du seul type protégé par un psychopathe ? Hein ? Allez savoir ! Et voilà dans quel merde j'étais maintenant. Qu'est-ce que j'allais faire ? Pour l'instant il était sûr que je ne pouvais rien faire, vu que j'étais enfermé ans une boîte à conserve !
Après un temps super long, l'avion atterrit enfin. Deux types vinrent me chercher. Ils me tenaient fermement. Bon, mieux valait se laisser faire parce que si ils m'endormissaient encore, je ne savais pas si j'allais me réveiller un jour. Alors bon. On traversa l'avion, apparemment un jet privé car il était petit, puis on sortit enfin. On était dans une espèce de grand hangar. Avant de me balancer à l'arrière d'une voiture, ils me bandèrent les yeux et m'attachèrent les mains. Ils me bâillonnèrent, bien évidemment. Avec la grande gueule que j'avais ! On allait me repérer direct. La voiture démarra, et moi j'étais en panique. Mon c½ur dansait la samba, j'avais chaud, j'étais carrément au bord de la crise de nerfs ! Bon, il fallait absolument que je garde mon calme, sinon j'étais vraiment foutu de chez foutu. J'inspire..... j'expire..... j'inspire..... j'expire.... Allez, pas de panique, tu dois être en train de rêver. Ou alors c'est une blague. Après plusieurs minutes de route, la voiture s'arrêta enfin. On ouvrit la porte et on me saisit par le bras, pour me tirer hors de la voiture. Ils y allaient pas de main morte ces chacals ! Des vrais sauvages.
Ils me traînèrent jusqu'à je ne sais où, étant donné que je ne voyais rien. Je trébuchai plusieurs fois. Enfin, on s'arrêta, on me retira le bandeau que j'avais sur les yeux et sur la bouche. Après quelques clignements de paupières, je m'aperçus qu'on était... en pleine forêt !! J'avais quitté la forêt française pour la forêt allemande, marrant non ? Hum... dans d'autres circonstances, ça aurait été super drôle, mais là j'avoue que le rire avait du mal à venir.

« Qu'est-ce que vous faites ? »

Le producteur me regardait toujours comme un sadique, les deux types m'attrapèrent attachèrent mes mains à une branche, un peu plus haut. Je ne pouvais pas bouger. J'étais les bras attachés en l'air, sur la pointe des pieds, j'étais coincée. Le sadique s'approcha de moi.

« Tu peux crier, il n'y a personne ici, personne ne t'entendra. Sauf les renards et autres animaux qui seront attirés par l'odeur de la chair grillé par le soleil. Tu vas peut-être souffrir un peu, mais dans quelques jours, tu ne sentiras plus rien. »

Il rigola. Connard ! Il s'approcha encore de moi, son visage à seulement 2 centimètres du mien.

« C'est bête, tout de même. Quel gâchis, une aussi belle créature que toi. On aurait pu bien s'entendre. »

Alors là dans tes rêves !

« Va t'acheter un dentifrice et on verra après ! »

Même en panique, je supportais pas qu'on me parle comme ça ! J'étais pas une chose. Vexé, il m'attrapa par les cheveux et cogna ma tête contre le tronc d'arbre. Et je m'évanouissais.

/

Pour la seconde fois de la journée, je me réveillais, pleines de courbatures, la tête résonnant comme un ballon. J'étais toujours attachée bien sûr. Les cordes commençaient à arracher la peau de mes poignets. Je sentais et voyais avec horreur du sang couler le long de mes bras. En plus, j'avais super mal au dos et aux bras à force d'être attchée en l'air comme ça. Et sur la pointe des pieds pour finir, imaginez la douleur ! J'avais tellement mal, que je ne sentais pratiquement plus la douleur. Je ne savais pas quelle heure il était mais on devait être en fin de journée, le soleil commençait à se coucher. La nuit allait bientôt arriver. Et moi j'étais là, seule. Dans les bois. Attachés. Vous croyez que ce genre de truc n'arrive que dans les films ? Moi aussi je croyais et regardez où j'en suis ! J'eus une soudaine envie de pleurer. Je savais pas vraiment pourquoi. Je pensais à mes parents à Louisa, Yanis et à Lola. Il avait dû alerter la police, depuis ce matin que j'avais disparu. Mais à quoi ça pouvait servir, vu que j'étais même plus en France. Une larme coula sur ma joue. C'était trop injuste ! Même si l'autre plouc m'avait dit qu'il n'y avait personne, je criai bien sûr. Je hurlai de toutes mes forces pour qu'on vienne m'aider, qu'on me sorte de là ! J'allais passer la nuit dans les bois. Je ne sais pas combien de temps j'ai crié, mais assez longtemps pour qu'à la fin je n'ai plus de voix. Le sang coulait toujours le long de mes bras. J'essayai de passer mes mains à travers la corde, mais rien n'y faisait. Ca ne faisait que saigner encore plus. Après plusieurs minutes de rage où je criai et me débattais, je laissais tomber. C'en était fini cette fois, je pouvais dire adieu à la vie. J'allai finir griller par le soleil comme une merguez et mangé par les animaux. On ne retrouverait mon corps que dans plusieurs années, et on dirait que j'ai été enlevé et violé, ou alors que j'ai fait une fugue et que je me suis suicider. Super quoi.
La nuit était là. Il faisait très sombre, j'entendais des petits bruits de pas, des animaux. Mon dieu, j'avais tellement peur. J'imaginais si quelqu'un de pas net arrivait par là. Ou pire ! Imaginez un peu que ces bois soient hantés, comme dans le film « Le village » ! Avec des monstres horribles avec des dents énormes et des griffes encore plus énormes !
Ouais, c'est con, mais je peux vous dire que quand vous êtes attachés dans un bois en pleine nuit, vous pensez à tout ! Et là, je pensais à « Massacre à la tronçonneuse ». En fait je pensais à tout les films d'horreur possible. A chaque bruit, je sursautai, mon c½ur était sur le point de lâcher. J'étais beaucoup trop tendue pour fermer l'½il. Ce calvaire dura pendant plusieurs heures. Jusqu'au petit matin en fait. Le soleil commençait à se lever. Et moi j'étais épuisée. Epuisée d'avoir veiller toute le nuit, mais aussi épuisée par tout ce sang que je perdais. Je restai sur la pointe des pieds pour éviter d'aggraver mes blessures, mais je ne pouvais pas tenir longtemps. Je commençais à perdre pied, je sentais que la fin était proche. Ma vue se brouillait, j'avais du mal à respirer. J'allais fermer les yeux, plongeant dans un profond sommeil, quand un bruit me fît sursauter. On venait de tirer un coup de feu ! Non, ils étaient pas revenus pour m'achever quand même ? J'essayais de regarder derrière le tronc d'arbre. Je vis, au loin, derrière un arbre, deux hommes à l'allure de chasseur. Je priai pour que ce ne soit pas des psychopathes et je me mis à crier. Je n'avais plus beaucoup de voix, mais j'étais si désespérée que je trouvais la force de crier quand même. J'entendis enfin des pas s'approcher et les deux hommes apparurent dans mon champ de vision.

« Oh mon dieu ! »

Un des homme lâcha son fusil et sortit un couteau pour couper la corde qui me retenait. Enfin, je fus libérer, mais à bout de force, je tombai à terre. Ils me saisirent par les bras et me soulevèrent. Je n'avais plus de force, même pas pourparler. Ils me portèrent jusqu'à une camionnette. A l'intérieur, Ils mirent une couverture sur mes épaules, et démarrèrent. Ils parlaient, ils me posaient des questions mais je n'arrivais pas à répondre. Je les remerciai intérieurement de m'avoir sauver. Je voulais pleurer de joie, mais même pour ça je n'avais plus de force. Nous arrivâmes à l'hôpital où l'on me prit en urgence. Après, je ne pourrais vous dire ce qui m'est arrivée, car épuisée, je me suis endormie comme une masse !

/

« Tom »

J'avais rêvé de lui. Un rêve magnifique. Mais dont je n'avais aucun souvenir. Vous savez des fois vous rêvez, vous savez que c'est génial, que c'est un rêve d'enfer, mais impossible de vous en souvenir. Et bah moi c'était ce qui m'arrivait. Ca faisait environ 10 minutes que j'étais réveillée et que j'essayais de me souvenir, mais rien. J'étais dans une chambre d'hôpital, allongée dans un lit. Les murs étaient tout blanc, les stores étaient un peu baissé, la pièce était donc sombre. Mais le soleil semblait briller dehors. J'avais des bandages aux poignets et des pansements sur le visage. Avec toutes les baffes que je m'étais pris, rien d'étonnant.
M'appuyant sur les coudes, je m'asseyais dans mon lit. Et là, une infirmière entra dans la chambre.

« Bonjour mademoiselle ! Enfin réveillée, vous avez bien dormi ?
-Euh... oui ça va. Il est quelle heure s'il vous plaît ?
-Là, il est 13 heures. »

Elle me sourit et commença à tripoter les appareils qui m'entouraient. 13 heures. Je devais dormir depuis pas mal de temps.

« Les deux hommes sont toujours là ?
-Vous parlez de ceux qui vous ont amenés ici ?
-Oui.
-Oui, ils sont dans le couloir. Vous voulez les voir ?
-J'aimerais bien oui. »

Après tout, je me devais au moins de les remercier. Deux hommes entrèrent à la suite de l'infirmière. L'un était plutôt âgés, j'aurais dis la quarantaine, les cheveux gris et noirs, assez costaud. Le deuxième était plus jeune. Pas plus de 25 ans, brun aussi, les traits durs mais plutôt mignon.

« Tiens, bonjour ma p'tite demoiselle. Vous allez bien ?
-Oui, ça va merci. Merci beaucoup de m'avoir détacher.
-C'était normal ! C'est vrai que c'est pas tout les jours qu'on voit ça, pas vrai Jules ?
-Non. »

Le plus jeune s'appelait donc Jules. Drôle de prénom, mais bon.

« Comment vous avez atterri là ?
-Oh.... »

Si je leur racontais, il ne me croirait pas. Mais en même temps, ils ne me croiraient pas non plus si je leur disais que j'avais atterri là toute seule.

« En fait, j'ai été agressé. D'ailleurs, ce serait possible d'appeler la police ?
-Bien sûr ! »

L'infirmière se pencha sur moi.

« Vous n'avez aucune trace de viol ni d'agressions sexuelles en tout genre.
-Oui, oui je sais. On m'a pas violé. On m'a enlevé. »

L'infirmière et le type parurent choqués. Surtout devant mon air impassible. C'était vrai que pour une fille qui avait été enlevée, j'étais plutôt calme. Mais comme je savais tout, je n'avais pas besoin d'être angoissée.

« D'où venez-vous ?
-De France.
-De France ? »

Là ils étaient encore plus choqués ! L'infirmière sortit en disant :

« Je vais contacter la police !
-Mais comment c'est possible ? Qui vous a fait ça ?
-Quelqu'un qui va le regretter ! »

En plus il s'attendait certainement pas à me revoir ce producteur à la noix ! Je peux vous dire qu'il va me le payer ! Depuis hier, je n'avais ressenti que de la peur, mais maintenant une haine sans pareil m'envahissait. C'était sûr, j'allais le détruire, détruire sa vie, sa carrière, il allait regretter amèrement de m'avoir fait ça. Je suis pas du genre rancunière mais là ! Je discutai encore avec les deux types, j'appris qu'ils ne venaient jamais dans cette forêt, que c'était la première fois. Un coup de bol pour moi quoi ! Un policier entra dans la chambre avec l'infirmière. Il me sourit.

« Bonjour.
-Bonjour.
-On m'a dit que vous aviez été enlevé. Vous vous souvenez de votre nom ? Et d'où vous venez ?
-Bien sûr, je m'appelle Serena j'habite en France.
-Très bien. Alors dites-moi de ce dont vous vous rappelles. Même juste des petits détails, ça peut nous aider.
-Je me souviens très bien de tout. »

Je lui racontai tout en détail, lui expliquant qu'ils n'avaient pas chercher à se cacher puisqu'ils ne pensaient pas que j'allais survivre. L'homme sourit.

« C'est parfait mademoiselle. Nous allons contacter votre famille. »

Je lui donnai le numéro de chez moi, puis lui demandais.

« En fait, je connais quelqu'un ici, en Allemagne mais... »

Il allait pas me croire c'était sûr.

« J'ai pas mon téléphone sur moi et je ne connais pas son numéro par c½ur, mais est-ce que vous pouvez contacter Tom Kaulitz ?
-Bien sûr, c'est un ami ?
-Oui. »

Ouf, par chance il connaissait pas. J'espérai qu'il allait réussir à le trouver. Mais rien n'était moins sûr, vu qu'il n'y avait pas d'annuaire pour les portables. Oh et puis mince, j'allais me débrouiller toute seule pour le retrouver !

« Excusez-moi mais on est où là ?
-A Potsdam. »

Hein ?

« A côté de Berlin ?
-Oui. »

Il m'avait laissé à côté de Berlin ce con ! Et pas très loin de Magdeburg. Et si je me souvenais bien, c'étais là-bas que Tom habitait. Mais il n'y habitait plus malheureusement. Bon. Après encore quelques remerciements, les deux types s'en allèrent, rassurés par mon état de santé.

« Dans combien de temps je pourrais sortir ?
-Pas avant demain au moins. »

Demain ? Olala, j'avais pas le temps d'attendre moi ! Je pensais à m'évader comme la dernière fois, mais je me souvins que je n'avais pas d'argent. Et que les seuls fringues que j'avais été pleins de terre et tout abîmés. Mes parents allaient certainement débarqués dès demain, voir même cette nuit, peut-être était-ce plus sage de les attendre. Mais... si j'attendais jusqu'à demain, je ne pourrais pas me venger et obtenir justice moi-même. Ce que j'adorais faire ! Après réflexion, je décidais de partir. Je savais pas comment j'allais m'en sortir, mais tant pis. J'allais trouver un moyen. J'enlevai la perf qui était dans bras, et saisis mes fringues. Allez, je repartais à l'aventure ! Discrètement je sortis de la chambre. L'infirmière discutait avec une de ses collègue. J'en profitai pour m'éclipser et courir jusqu'à l'ascenseur. Il était vide. Je descendis jusqu'au rez-de-chaussée. Je sortis dehors. J'avais raison, le soleil tapait fort. Heureusement d'ailleurs, parce que je ne portais qu'un T-shirt !
Bon maintenant il me fallait me repérer. Potsdam, je connaissais de nom bien sûr, mais je n'étais jamais venu. Il me fallait trouver la gare, puis trouver un billet pour le train jusqu'à Hambourg. Une broutille quoi ! Après plusieurs essais, on m'indiqua enfin la direction de la gare. Je m'y précipitais, à pieds bien sûr. En 20 minutes j'y arrivais. Je lus sur les panneaux d'affichage

Hambourg : 16 heures.
L'horloge m'indiqua qu'il était déjà 45. En gros j'avais plus que 10 minutes pour trouver un billet. Okay. J'avais pas le choix, j'allais devoir le voler. Je sais c'est pas bien mais bon que voulez-vous ? Je regardai autour de moi et après quelques minutes je vis une femme, portant son sac à main sur l'épaule. Une aubaine pour moi : elle avait laissée dépasser son billet de son sac ! Je m'approchai discrètement. J'en revenais pas de ce que j'allais faire ! Promis, je lui rembourserais quand j'aurais retrouver ma vie ! Je saisis vivement le billet et me retournai. La femme ne sentit rien, elle ne remarqua rien. Fiou, coup de bol. Heureusement personne ne m'avait vu. Je trouvais le train pour Hambourg et grimpait dedans. Si le billet n'était pas bon bah.. je dirais que je me suis gourée de train ! Dans le train, je m'asseyais dans un fauteuil, à côté d'une jeune femme qui me sourit. En face, sur le siège il y avait une sorte de petit miroir accroché. Là je pus voir le désastre. Mes cheveux étaient en bataille et mon T-shirt avait un trace de terre sur le ventre. Heureusement ils m'avaient lavé le visage à l'hôpital ! Bon bah voilà, j'avais plus qu'à attendre d'être arrivé. 1 heure 30 de train et j'étais arrivé.

/

Les 1 heure 30 passèrent très vite. D'autant plus que ma voisine de siège avait engagé la conversation. Je lui expliquai pourquoi j'étais là, et pourquoi j'avais des bandages sur les poignets mais sans me perdre dans les détails. De repenser à ce qui m'était arriver me donné envie de vomir. Et ça m'énervait tellement. J'avais retirer mes pansements sur le visage, ça faisait vraiment trop horrible. Bon j'avais une énorme bosse ouverte sur le front mais bon. Quand je dis à la jeune femme, qui s'appelait Nicole, que je n'avais pas une tune, elle me fila de quoi payer un taxi. Trop sympa la nana ! Je lui demandai son numéro de téléphone, histoire de la rembourser elle aussi quand tout serait fini !
Le train arriva à destination. Je remerciais encore ma voisine et sortit de la gare en courant. Il était maintenant près de 18 heures. J'interpellai un taxi et lui indiquait les studios où devait se trouver le groupe. Je priai pour qu'ils y soient toujours ! Parce que je ne savais pas où était leur hôtel. Nous arrivâmes enfin. Heureusement que j'étais déjà venu, le gardien à l'entrée me reconnut et me laissa passer. On avait sympathiser durant mon séjour, et il m'aimait bien. Moi aussi d'ailleurs, il était très gentil.

« Dis-moi Franck, le groupe est toujours là ?
-Euh... oui, ils sont là haut. Enfin tu sais quoi.
-Merci. »

Je lui souris. Ouais ouais, je savais. Hop, je grimpais dans l'ascenseur, direction le 6eme étage. Je repensais à la nuit que je venais de passer, à la peur que j'avais eu, aux séquelles sur mes poignets. Une fureur m'envahit. L'heure de la vengeance avait sonné, il allait me le payer très cher. Arrivée en haut, je me dirigeai vers le fond du couloir, où je savais que se trouvait le bureau de l'autre plouc. J'y allais, d'un pas décidé, complètement aveuglée par la colère. J'étais tellement en rogne que je ne fis même pas attention à Bill qui sortit d'une pièce sur ma gauche.

« Serena mais... »

Je passais devant lui sans m'arrêter. J'avais un truc à faire d'abord, désolé. J'allais toujours vers le bureau. J'entrai, poussant la porte si fort qu'elle claqua contre le mur. Joe sursauta, se retourna et changea de visage.

« Que...
-Ta gueule ! »

J'étais en rage. Je m'approchais de lui.

« Tu t'attendais pas à me revoir pas vrai ? Tu t'imaginais peut-être te débarrasser de moi comme ça ?
-Quoi ? Mais... »

J'entendis la porte s'ouvrir derrière et la voix de Tom :

« Serena, qu'est-ce que tu fais là ? »

Je l'ignorai et m'approchai de Joe. Celui-ci s'était levé. Rapide et vive comme pas possible, je lui balançai mon poing en pleine figure. Il tomba sur son bureau. Avant qu'il est le temps de se relever, je lui balançai mon pied entre les jambes. Et je peux vous dire que j'y suis pas allée de main morte !

« Tu te prends pour qui toi ? Tu penses que tu peux m'enlever comme ça, me séquestrer ? Tu penses que t'es qui ??? »

Je hurlai de rage, il était à terre mais j'arrêtai pas de lui mettre des coups de pieds. Mais deux mains me saisirent et me reculèrent de force. Je crachai sur le producteur.

« Sal enfoiré ! Tu vas me le payer, je te jure que tu vas regretter !
-Serena arrêtes, qu'est-ce qu'il t'arrive ? »

Gustav me tenait bien fermement. J'essayai de me dégager.

« Lâches-moi !
-Que si tu te calmes.
-C'est bon je suis calme ! »

Je hurlai. Il me lâcha enfin. Bill aidait Joe à se relever. Tom s'approche de moi.

« Alors qu'est-ce qu'il t'arrive ?
-Je... tu.... »

Je passai une main sur ma nuque. Pourquoi toujours moi ?

« Il m'a enlevé ! Il est venu jusqu'à chez moi, il m'a enlevé après il... il m'a carrément emmenés dans un forêt près de Berlin et.... »

Repenser à cette nuit d'horreur me donnait la nausée.

« Il m'a attaché à un arbre et il m'a laissé comme ça ! Regardes mes poignets ! Regardes ! Ils sont déchiquetés à cause de ce chien ! »

Ils me regardaient tous avec des grands yeux.

« Elle dit n'importe quoi, je....
-Fermes-la ! Fermes-la ou je te tue ! »

La haine s'emparait de moi sans que j'y prenne garde. Tom me tenait, ayant peut-être peur que je ne fasse ce que je disais.

« Attends Serena, t'es sûre de ce que tu dis là ? »

Quoi ? Je le regardai avec de grands yeux, à mon tour.

« Tu penses que je mentirai ? Est-ce que j'ai franchement l'air de mentir ? Tu crois que c'est moi qui me suis fait toutes ces blessures ? Tu crois que je suis une psychopathe et que je suis venus de France juste pour te raconter un mensonge ? »

Je lui hurlai dessus, il n'avait rien fait mais j'étais si énervée.

« Non, calmes-toi ! J'ai pas dis que tu mentais ! »

Il se retourna vers Bill.

« Appelles la police.
-Je m'en charge (GE) »

Joe se leva mais Bill le retint, aidé par Gustav. Il le tenait, l'empêchant de partir. Tom me força à m'asseoir sur une chaise et se pencha devant moi.

« Ca va ?
-Ouais.... »

Ca irait mieux quand ce type serait en prison. Je pris mon visage entre mes mains. Et je pensais. Je pensais à tout ce qui m'était arrivé ces derniers temps. On m'avait menacés, j'avais failli mourir deux fois, on m'avait enlevé, maltraité. Et tout ces évènements me ramenaient chaque fois à une seule et même personne : Tom. Oui. C'était toujours pour lui que je souffrais, autant physiquement que mentalement. Toujours.
La police arriva, on emmena Joe au poste et on prit ma déposition. Tom m'emmena jusqu'au studio où ils étaient juste avant et me câlina. Je savais qu'il voulait me protéger et me rassurer mais dans l'immédiat, j'avais plus peur de lui qu'autre chose.
Gustav avait contacté ma s½ur et quelques heures plus tard, ma famille arriva au studio. Et contre toute attente, je me levai et courus dans les bras de ma mère. Je la serrai fort en pleurant. Il y avait longtemps que je n'avais pas câliner ma mère comme ça.
Le groupe nous emmena à l'hôtel pour la nuit. Après avoir pris une douche et avoir changer de vêtements, je me sentis un peu mieux. J'étais assise sur le lit et je regardai le vide. J'avais eu peur. Mais vraiment peur. Vous savez comment je suis maintenant, je suis pas du genre à me laisser intimidée pour rien, ni à fermer ma bouche. Mais là, j'avais eu peur à en crever. J'avais même du mal à croire de ne pas être vraiment morte de peur cette nuit-là. Et mes parents, eux aussi avaient eu la peur de leur vie. J'imaginais si ça était arrivé à Louisa. Elle n'aurait peut-être pas eu autant de chance, et peut-être même qu'elle n'aurait eu autant de caractère. Elle serait peut-être morte à l'heure qu'il est. Mon dieu. Tout ça pour un garçon. Tout ça pour Tom. Je l'aimais certes, je l'aimais à en mourir, et là c'était le cas de le dire, mais je ne pouvais pas mettre ma famille en péril. Non, je ne pouvais pas. C'était trop dangereux. Louisa entra dans, la chambre visiblement pour me parler, mais je sortis ne lui laissant pas le temps de placer un mot. Je me dirigeai vers la chambre de Tom. Je frappai. Tom vint m'ouvrir. Il me sourit et me fît entrer. Il me saisit dans ses et me serra fort, m'embrassant doucement dans le cou.

« Serena... »

Dieu que c'était bon ! Non, il fallait que je me reprenne.

« Tom, attends. Arrêtes s'il te plaît. »

Il se recula, un peu surpris.

« Tu sais, ma famille c'est tout ce que j'ai. Je les aime plus que tout et... risquer leur vie, c'est trop pour moi. Je ne peux pas prendre le risque de les mettre en danger. »

Je le regardai dans les yeux. Les larmes coulèrent sur mes joues.

« Et c'est ce qui se passe quand je suis avec toi Tom. »

Son visage se décomposa. Il redoutait que je dise ça. Et je l'avais dit.

« Tu veux dire... »

Il ne poursuivit pas. Je l'embrassai doucement sur la bouche. Les larmes coulaient toujours sur mes joues.

« Je suis désolée Tom. Vraiment désolée.
-Non attends, fais pas ça s'il te plaît !
-J'ai pas le choix.
-Si tu l'as ! Je t'en prie Serena! »

Son regard traduisait un désespoir sans pareil. Ma tristesse n'en fût qu'amplifier.

« Je suis navrée.
-Non tu l'es pas !
-Si, crois-moi je ne fais pas ça par gaieté de c½ur !
-Ah ouais ? Alors pourquoi tu le fais ? Rien t'y forces ?
-Tu sais très bien que j'ai raison ! Depuis que je suis avec toi, ma vie est un calvaire !
-Alors tout est de ma faute ?
-Non.... C'est pas toi. Mais ce qui t'entoure, ceux qui te suivent, eux ils sont dangereux.
-Mais moi j'ai rien fait, alors pourquoi je dois payer les frais ? »

Je pleurais toujours. Je voulus prendre sa main mais il me repoussa.

« Pourquoi moi ?
-Parce que Tom. C'est ainsi. »

Il me regarda. Son visage était à la fois triste et colérique. D'un ton sec, intransigeant, il me dit :

« Alors va-t-en. J'ai pas besoin de toi. »

Je me levai et partis. Voilà, c'était fini. Vraiment fini. Je me laissai glisser contre le mur, par terre et pleurait à chaudes larmes. J'étais prise de sanglots violent. J'en revenais pas de ce que je venais de faire. Et j'en revenais pas de sa réaction. Du moins si, je comprenais très bien sa réaction. Mais elle me déchirait le c½ur. J'étais si triste, je crus que j'allais mourir sur place. Je revoyais son regard. Sa colère. Je l'avais laissé énervé contre moi. Je lui avais fait payer le prix d'actes qu'il n'avait pas commis. J'avais tout simplement été injuste. Après avoir pleurer toutes les larmes de mon corps je me relevais et me dirigeai vers ma chambre. La fin venait de sonner. Tout était fini. Absolument fini.

# Posted on Friday, 27 July 2007 at 10:57 AM

Edited on Thursday, 26 June 2008 at 7:29 AM

24

24
5 ans plus tard.

« Lolaaaaa ! Où t'as mis mon sac blanc avec des pois colorés dessus ?
-J'en sais rien ! »

Elle se fout de moi elle ! Je descend comme une folle, une chaussure à la main, le tube de rouge à lèvres de l'autre.

« Okay t'arrêtes tes conneries ! Je suis déjà grave à la bourre, en plus je suis sur les nerfs, j'ai pas le temps de blaguer, alors TU ME RETROUVES MON SAC !!!! »

Je hurlai presque. Bah ouais quoi ! Dans une demi-heure je devais être à l'autre bout de la ville, pour un entretien d'embauche super important et j'étais pas encore prête. J'allais jamais y arriver ! Lola, qui déjeunait tranquillement, ne cilla même pas face à mon ton menaçant. Il faut dire qu'elle avait pris l'habitude.

« C'est bon paniques pas, il est sur le canapé. »

J'enfilai ma chaussure rapidement et allai chercher mon sac. Je balançai les affaires de Lola sur le canapé et fourrai les miennes dedans.

« Eh !
-Pas le temps de ranger, désolé. »

Devant la glace, je me mis un peu de rouge sur les lèvres. Hum hum hum, c'était bon, Il était étalé. Je me regardai. Mes cheveux, redevenus blonds, étaient lâchés sur mes épaules, lisses comme pas possible (merci le fer à lisser !). Je portais un ensemble très classe noir, une veste col en V avec la jupe. Me chemise blanche en dessous était entrouverte au cou. J'avais enfilé mes nouvelles chaussures ouvertes, carrément mignonne. En plus de me grandir, elle me faisait paraître plus mince ! Classe hein ? Non pas que j'ai du poids en trop, mais bon ça faisait toujours plaisir de paraître plus mince.
J'avais pas mal changer ces cinq dernières années. Il faut dire que ma rupture brutale avec Tom m'avait un peu transformée. Bah ouais, j'ai quand même mis plus d'un an à m'en remettre ! Un an de tristesse et de désespoir ! Ouais, je sais, c'est con. Et pourtant ! Après ça, j'étais transformée, cette période de dépression a fait de moi une vraie femme, forte, calme, posée et sérieuse. Vous y croyez pas hein ? Vous avez raison, c'est pas vrai. En fait, mis à part que je suis de nouveau blonde, que j'ai pris quelques formes et que je me suis fait faire un tatouage sur le ventre, rien n'a changé chez moi. Je suis toujours folle. Ah si, quelque chose à changer ! Je ne suis plus volage. Ouais, j'ai perdu goût au plaisir. J'arrivai pas à retrouver le même plaisir que j'avais avec Tom, alors j'ai laissé tomber.
Bref, là j'avais un entretien super important avec un type de la télé. Un poste de traductrice à la télé, pas mal non ? Ca le ferait bien. Je sortis de l'appartement que j'occupais depuis presque trois ans avec Lola, et descendis en bas. Je montai dans ma petit Twingo. Même elle éait toujours là ! La nostalgie, trop de souvenir avec cette voiture, j'avais pas encore pu me résoudre à la vendre. Sur la route je pensais à Louisa.
De toute ma famille, c'était certainement elle qui avait le plus changé. Déjà elle s'était mariée, il y a trois ans, et devinez avec qui ? Aaaaah ! Je suis sûr que vous allez deviné ! Ouais, avec Gustav ! Du jour où ils se sont rencontrés, ils se sont plus lâchés ces deux-là. Ils s'adorent, c'est abuser. Bref, ils se sont mariés et un an après, ma quatrième petite nièce est née ! Ouais parce mon frère a eu des triplettes il y a 4 ans. Il était temps, ma mère commençait à désespérée ! Bref, ma s½ur habite juste à côté de chez moi, avec ma nièce dans une petite maison. Elle vit là quand Gustav est en tournée, et quand il revient, et bah elle part en Allemagne. Elle mène une vie géniale, elle a un mari dévoué et génial, un petite gamine adorable et trop belle (ça tient de sa tante c'est normal !) et une maison superbe. Enfin deux maisons, une en France et une en Allemagne. Bah ouais, c'est ça d'être riche !
Enfin, je pensais à elle parce que je me souvins que Gustav rentrait demain de tournée et qu'elle m'avait demandé de venir les voir avant qu'ils ne partent. J'avais oublié de le noter. Bon, je le ferai tout à l'heure.
Je roulai à 120 sur le périphérique, j'avais plus que 10 minutes pour faire 20 bornes ! J'allai être en retard, ça faisait bien !
Comme prévu, j'arrivai en retard heureusement, le type de l'embauche était aussi en retard. Fiou. Après 20 minutes d'attente, on me fît entrer dans le bureau.

« Bonjour mademoiselle, asseyez-vous je vous en pris. »

Le type était assez jeune, 30 ans environ, typé, assez costaud il était pas mal. Quand il me sourit, ses yeux brillaient. Et il avait l'air sympathique.

« Merci. »

Je lui souris à mon tour et m'assit. Il se saisit de mon CV.

« J'ai lu vos qualifications et je dois avoué que j'ai été assez bluffer. C'est pour cela que je vous ai contacté d'ailleurs.
-Merci.
-Ecoutez... »

Il sourit et commença à me regarder. Son regard passa de mon visage à ma poitrine puis à mes jambes croisés. Et bah dans le genre discret celui-là ! Bonjour le gros pervers. Quand il me regarda à nouveau dans les yeux, je lui lançai un regard noir, signifiant bien qu'il pouvait rêver. Apparemment il s'en fichait.

« Vous avez une plastique de rêve et vous êtes vraiment très belle, ce serait facile pour vous d'accéder à un poste plus... gradé. »

Il souriait toujours. Il allait droit au but lui.

« Je ne comprend pas.
-Allons ! Je suis sûr qu'en accordant certaines de vos faveurs, vous pourriez aller loin. »

Quoi ? Il voulait que je me prostitue ?? Non mais il était taré lui ?

« Je suis désolé de vous décevoir mais je ne suis pas de ce genre-là.
-Elle dise toute ça. »

Okay, gardes la pêche ! Je me levai.

« Je crois que j'aurai mieux fait de rester chez moi. Si vous pensez pouvoir me corrompre pour un boulot, vous avez trop regarder la télé ! Sur ce au revoir ! »

J'allai sortir quand je l'entendis rire.

« Attendez, ne partez pas ! »

Je me retournai , il se leva et se dirigea vers moi.

« Attendez, ce n'était qu'un test, je ne vous demande rien. Je voulais juste voir jusqu'où vous étiez prête à aller pour travailler ici.
-Vous devez être déçu alors.
-Bien au contraire. Vous êtes la personne que je recherchai. »

Il me souriait, les yeux brillant. Ah ouais d'accord. C'était un piège et moi j'étais tombé dedans comme une cruche. Il m'entraîna vers le bureau, nous discutâmes, puis il m'engagea. J'en revenais pas, j'avais un boulot. Un patron bizarre, certes, mais un boulot ! Je rentrai chez moi, encore sous le choc.
Lola vint vers moi.

« Alors ? Comment ça s'est passé ? »

Je ne répondis pas.

« Oh non ! Encore ?
-Ouais.
-Putain, ils sont chiants à toujours vouloir une expérience ! Si ils te laissent pas ta chance, tu risques pas d'avoir d'expérience !
-J'ai le boulot ! »

Je lui sautai au cou !

« Tu l'as ?
-Ouais !!! »

Nous commençâmes à danser dans l'entrée, à crier puis chanter. Et ouais, la joie, ça s'exprime !
Je passai le reste de la journée sur un petit nuage. J'étais tellement contente d'avoir trouver un boulot que je me décidai enfin à ranger mon placard en bordel depuis le jour où j'avais emménagé. J'aime pas trop le rangement. Enfin voilà, je m'attelais à la tâche, qui croyez-moi, n'était pas simple du tout ! Je retrouvai de vieilles affaires à moi, certaines datant du lycée, des vieux cours d'allemand que j'avais garder « au cas où ». Hop ! Poubelle ! Je tombai sur un album photo que j'ouvris. Mon c½ur fît un mini bond. J'avais oublié ces photos. Elles étaient si vieilles. 5 ans. Ce fameux jour où j'avais traîné Tom hors de l'hôtel, jusqu'à un parc où nous avions passés la matinée à se photographier. E où on m'avait volé mon appareil. Juste après avoir casser avec Tom, celui m'avait renvoyé mon appareil, avec toutes les photos dessus. J'étais si triste que je les avais toutes fait imprimés. Et je les avais rangés dans cet album. Il devait bien y en avoir une centaine ! Je les parcourai, un léger sourire au lèvres. Oui, c'était si bien cette époque. Tom était si beau. Aujourd'hui encore il l'était. Quand parfois je le voyais à la télé, je pouvais constater qu'il n'avait pas changer. Du moins presque pas. Il était toujours aussi beau. Une beauté naturelle, attirante. Je souris en voyant certaines photos assez drôle. Puis mon c½ur se serra à l'évocation de ces souvenirs.
Mieux vaut mettre les choses au clair tout de suite. Oui, Tom je l'aime toujours. C'est plus fort que moi, je l'ai toujours aimé et je l'aimerais toujours. C'est pas pour rien que j'étais toujours célibataire et que ma mère désespérée de me voir un jour mère ! Tout ce que j'ai réussi à faire jusqu'à présent c'est surmonter ma tristesse et... bah vivre sans lui. Mais ça ne m'empêchait pas de l'aimer et de penser à lui. Souvent d'ailleurs. Un petit peu trop même ! Bon allez, c'est bon j'arrête de penser au passé !
Je fermai l'album d'un coup sec. Le passé, c'est le passé ! C'était certainement pas en le ressassant que j'allais avancer ! Surtout que depuis le temps Tom avait certainement oublié jusqu'à mon existence. Alors, oublions !
Je passais tout le reste de l'après-midi à ranger ce fichu placard. Quand vers 17 heures, je finis enfin, mon téléphone sonna. C'était Louisa.

« Oui ?
-C'est moi ça va ?
-Super et toi ?
-La forme. Gustav vient de rentrer, ils sont revenus aujourd'hui tout compte fait. Ca te dérange pas de venir ce soir tout compte fait ?
-Euh... non ça me dérange pas.
-T'avais quelque chose à faire ? »

A part glander devant la télé à manger de la glace, non.

« Non, rien du tout. J'arrive dans une heure.
-Okay ! »

Je raccrochai. En fait ça me faisait plaisir d'y aller ce soir. J'étais de bonne humeur et j'avais envie de fêter ma nouvelle embauche !

« Lola ! On va chez Louisa ce soir !
-C'est pas demain ?
-Non, ils sont rentrés aujourd'hui !
-Okay ! »

Bon, une petite douche pour me rafraîchir, quand même !

Après avoir pris une bonne douche, avoir enfilée une robe et m'être maquiller et coiffer, je descendis.

« T'es prête Lola ?
-Ouais poulette, c'est bon ! »

Lola, elle par contre, elle avait pas changer. Elle avait toujours sa tête de cramer, toujours un style extravagant, ses perçings, ses tatouages, etc... Bref c'était toujours Lola.
Nous descendîmes et nous dirigeâmes jusqu'à chez Louisa. Sa maison n'était qu'à deux ou trois pâtés de maison de notre appartement, en 10 minutes à pied on y était. Alors pas de Twingo ! Ouais, bah moi je suis pour protéger la planète, alors je pollue pas pour rien hein ! Nous arrivâmes. Je frappai et entrai, Lola me suivit. Du bruit dans la salle, m'indiqua qu'il y avait déjà du monde. En général, ils invitaient quelques amis pour dire au revoir, jusqu'à leur retour. C'était toujours l'occasion de rigoler et de faire la fête ! Un vrai plaisir. Après avoir retirer mes chaussures je me dirigeai dans le salon. Gustav fût la première personne que je vis. Je courai jusqu'à lui et lui sautai au cou. Mon beau-frère, je l'adorais !

« Mon Gus préféré !!! Tu m'as trop manqué !
-Serena, toujours la même !
-Eh ! Mais t'as perdu du poids ou je rêve ?
-Bah ouais, la tournée ça crève !
-C'est pas bien ça ! »

Je lui pinçai les joues comme à un gamin. En fait, Gustav et moi on était toujours comme des gamins quand on se voyait. On se chamaillait, on se battait, on se faisait des batailles de coussins pour le plus grand malheur de ma s½ur. J'adorais tellement Gustav, je regrettais de ne pas le voir aussi souvent que j'aurais voulu. Mais bon, je le voyais quand même et c'était le plus important ! Je me tournai vers ma s½ur que j'embrassai. J'allai me retourner vers les invités mais deux mains se posèrent sur mes yeux. Je sentis un souffle dans mon cou, puis un murmure à mon oreille.

« Devines qui c'est ? »

Cette voix. Non, c'était pas possible !

« Bill ! »

Je me retournai et me retrouvais en face de l'intéressé, tout sourire Incroyable ! Ca devait faire au moins 2 ans que je ne l'avais pas vu ! Il était toujours aussi... androgyne ! Il avait toujours la même expression du visage, les mêmes yeux rieurs et... cette même manie de se lécher les lèvres !

« Ca me fait super plaisir de te voir Serena.
-Crois-moi, pas autant que moi ! »

Je lui sautai au cou et l'embrassai sur la joue. Incroyable, la dernière fois que je l'avais vu c'était à la naissance d'Ana, la fille de Gustav et Louisa.

« T'as pas changé, t'es toujours aussi belle ! »

Je reculai et lui donnai un petite tape sur l'épaule, un air faussement gêné sur le visage.

« Arrêtes ! »

Il rigola et me dit :

« Et toujours aussi bizarre ! »

Là je lui donnai un vrai coup. Non mais oh ! Je suis pas bizarre, je suis moi, c'est tout. Je parcourais la salle des yeux, m'attendant à croiser le regard de Tom. Mais non. J'avais stressé pour rien. Mais ça m'étonnait tout de même de ne pas le voir. Etant donné que tout le monde était là, même son frère. Enfin quoique, il avait bien refuser de me voir le jour de la naissance d'Ana. Il avait bien fait attention de ne pas venir le même jour que moi, exprès pour ne pas me croiser. Même au mariage, il m'avait évité. Je ne l'avais qu'entrevue parmi la foule d'invité. En fait, rien ne me prouvait qu'il m'esquivait, mais je préférais me dire que oui. Ca m'aidait à moins l'aimer. Même si ça marchait pas, bien sûr.
Je me dirigeai vers Goerg, que j'embrassai et me saisit du verre que me tendait Gustav.

« Et voilà comment tu m'incites à boire !
-Oh, m'accuses de choses qui sont fausses ! C'est pas de ma faute si tu adores l'alcool ! »

Je pris un air faussement offensé. Voilà comment insinuer que t'es une alcoolique quoi ! Sympa !
Il rigolait. Je bus une gorgée et on sonna à la porte.

« Tu peux allé ouvrir s'il te plaît ? »

Gustav souriait bizarrement.

« Tu m'as fait une surprise ?
-Moi ? »

Je me dirigeai vers la porte, en rigolant.

« C'est peut-être l'homme de mes rêves ! »

J'ouvris la porte. Et mon sourire s'effaça net. Tom se tenait sur le perron. Dans l'obscurité, juste éclairé par la lumière de l'intérieur, il était encore plus beau que dans mes souvenirs.
Je restais bloqué comme ça, sur le pied de la porte, le fixant comme une godiche. Lui aussi me regardait de ses yeux chocolats. Aucun de nous ne dit mot. J'étais juste là, à le contempler. Heureusement, Gustav apparut derrière, passant un bras autour de mes épaules.

« Enfin, te voilà. Entres ! »

Tom pénétra dans la maison. Je remarquai qu'il avait toujours ses dreads, mais qu'elles étaient plus courtes. Il ne portait pas de casquette, elles étaient juste attachés. Il portait un grand T-shirt avec une croix noire dessus mais pas de baggy. Un jean tout simple et des baskets. Je remarquai aussi à travers son T-shirt qu'il était plus musclé. Oh, pas de beaucoup, mais assez pour que je le remarque. Il était terriblement sexy. Mince, s'il n'y avait eu que lui et moi, je ne sais pas si j'aurais pu me retenir de lui sauter dessus. Je sais, je sais, j'ai dit que je devais l'oublier, mais ça.... c'était avant de le revoir. Je le regardai toujours alors qu'il embrassait ma s½ur. Ce sourire, toujours le même, sensuel et provocant. Mon c½ur battait si vite, j'avais si chaud, je crus que j'allais m'évanouir. Gustav revint vers moi et me glissa à l'oreille.

« En effet, c'est peut-être l'homme de tes rêves. »

Je revins sur terre. Quoi ? Il me sourit, un sourire pleins de sous-entendus. OUais, d'accord, là tu pars trop loin mon petit Gus, désolé ! Tom et moi c'est fini depuis longtemps, et ça définitivement ! C'est sûr que c'est pas la meilleure chose qui me soit arrivé cette rupture, mais après tout, c'était moi qui l'avait voulu. Je ne pouvais m'en prendre qu'à moi. Je rejoignis tout le monde au salon. Après avoir fait le tour de la salle et avoir embrasser tout le monde, Tom s'arrêta devant moi. Je ne sais si c'était pour éviter de se faire charrier ou parce qu'il en avait envie, mais contre toute attente, il pencha son visage vers le mien et m'embrassa aussi. Si si, je vous jure ! Et là, je savourai le contact de ses lèvres sur ma joue et ce parfum... ce parfum que j'aimais tant à l'époque. C'était le même. Dieu que c'était bon. Il se recula et détourna la tête. Pas un regard. Mon c½ur se serra, malgré moi.

« Enfin, tout le monde est là ! Alors, on... »

Gustav s'interrompit dans sa phrase, son regard était fixé vers l'escalier. Je me retournai et vît Ana.

« Papa, j'ai plus fatiguée. »

Elle se frotta les yeux. Gustav se dirigea vers elle et la prit dans ses bras.

« C'est pas grave ma puce, viens avec moi. »

Lola s'exclama.

« Ana ! ma chérinounette d'amour ! »

Ana tendit les bras vers elle. Bah ouais, Lola avait toujours le feeling avec les gamins. Moi j'arrivais pas à me concentrer. La présence de Tom juste à côté de moi me troublait profondément. Juste sa présence, ce parfum. Quand sa main frôla la mienne, je sursautai si vivement que Bill le remarque.

« Ca va ?
-Hein ?... oui...je...enfin.... j'ai juste eu.... un sursaut.
-J'avais remarquer ! »

Il me sourit. Oui bon, c'est bon ! Ana, qui était dans les bras de Lola, se redressa d'un coup et cria :

« Tonton ! »

Elle tendit les bras vers Tom. Celui-ci sourit, posa son verre et attrapa la petite.

« Salut petit ange. »

Il l'embrassa sur la joue et la câlina. Et là, je l'enviai comme pas possible. J'avais envie d'être à sa place, j'avais envie qu'il me serre dans ses bras comme et qu'il m'embrasse aussi. Envieuse d'une gamine de 2 ans. Je suis tombée bien bas !

« Venez, on va manger ! »

Nous nous installâmes. Je m'assied entre Bill et ma s½ur. Tom se retrouva... en face de moi. J'allais l'avoir sous les yeux tout le long du repas. Nous commençâmes à manger. Ma s½ur se pencha vers moi.

« Alors ton entretien au fait ? »

C'était vrai ! J'avais complètement oublié, tellement j'étais omnubilée par Tom. Soudain l'excitation de mon nouveau travail m'envahit.

« Tu ne devineras jamais ! J'ai été engagé ! J'ai eu un entretien... assez spécial je dois dire. Le type m'a fait croire que je devais coucher avec lui pour avoir le poste, alors moi tu sais comment je suis. Je l'ai envoyé sur les roses et au moment où j'allais partir, il m'a rattrapé et m'a dit que c'était pas vrai, que c'était qu'un test tu vois ? Le truc bien bizarre ! Après on a discuté et il s'est avéré qu'il m'a engagé !
-Aaaah ! C'est trop cool ! Je suis super contente pour toi.
-Merci ma chérie, moi aussi je suis super contente ! Enfin, je trouve un vrai boulot stable. »

Nous discutions toujours. Soudain, je sentis quelque chose frôler mon pied. Je sursautai et regardai autour de la table. Et je croisai le regard de Tom. Neutre. Il me fixait intensément, il ne me lâchait pas. Et même si rien ne le trahissait, je savais que c'était lui. Son pied frôla à nouveau le mien. Mon c½ur s'accéléra. Qu'est-ce que je devais faire ? Aïe aïe aïe ! Là j'étais mal ! Pourquoi il faisait ça ? Pourquoi il me fixait comme ça ? Je ne savais pas quoi faire. D'un côté, je voulais retirer ma chaussure et caresser son pied à mon tour. D'un autre côté, je ne pouvais m'y résoudre, craignant que ce ne soit qu'une blague. Et que je ne sois ridicule, encore. Son pied remonta juste sur ma cheville. J'avais tellement chaud, j'étais certaine que j'étais super rouge ! En plus je n'arrivai pas à détourner la tête. Il me fixait toujours, et moi je le regardai aussi. J'avais l'impression de perdre pied, l'impression qu'il n'y avait que lui et moi. Seigneur, ses yeux.... non ! Mais qu'est-ce que je faisais là ? Non, il fallait que je me calme. Stop ! Je retirai mon pied vivement et baissai les yeux. Olalaaaa, là c'était grave. Je ne l'avais pas vu depuis 5 ans et pourtant il me faisait toujours le même effet. Il fallait que je me calme et tout de suite.
Une petite main se posa sur ma cuisse. Ana me regardait, de ses grands yeux verts. Elle était si belle. Je la pris dans mes bras.

« Comment tu vas ma chérie ?
-Bien. »

Elle comprenait tout mais ne parlait pas très bien. Elle n'avait que 2 ans, c'était normal.

« Tata ?
-Oui ?
-Pourquoi t'as tout rouge ? »

Olala ! Même ma nièce avait tout vu.

« C'est parce que tata a chaud mon c½ur. Il fait chaud tu vois. »

Elle posa sa petite tête encadrer d'une chevelure blonde or sur ma poitrine. Je lui caressai les cheveux. Et relevai la tête vers Tom. Il fixait Ana, un tendre sourire aux lèvres. Ses yeux brillaient d'une lueur que je ne lui connaissais pas. Il était encore plus beau.

La soirée se déroula à peu près normalement. Mise à part le fait que j'étais complètement à l'ouest et attentive aux moindres mouvements d'un certain personnage, tout allait bien. Je ne comprenais toujours pas ce qu'il lui avait pris tout à l'heure sous la table. Pour le moment nous étions tous assis dans le salon, buvant un café en rigolant. Ana s'était endormie dans les bras de son père attentionné. Et là je m'imaginais.... si je n'avais pas laisser Tom, peut-être que moi aussi je serai mère. Et peut-être épouse. J'enviai Louisa pour ça. Elle était vraiment tombé sur le mari idéal. Gustav était tout ce qu'il y a de plus attentionné avec sa fille. Il était si attaché à elle, c'était si touchant de le voir comme ça.

« Eh Serena ! »

Je sursautai.

« Oui ?
-Et toi c'est quand que tu nous fais un petit bébé ? »

Bill. Les pieds dans le plat. Je rougis un peu. Gustav s'en mêla.

“C'est vrai ça! Un petit garçon, ça serait bien non ? Etant donné qu'il n'y a que des filles dans cette famille !
-Hum... ouais, il faudrait déjà que je trouve le père. Et ça c'est une autre histoire. »

Gustav sourit. Sadique !

« Moi je suis sûr qu'il est moins loin que tu ne le crois ! »

Là je virai au rouge pivoine. Tout le monde rigola. Super drôle, je suis éclatée de rire, hahaha !

« Ouais, bah si il est là, il devrait peut-être se montrer ! »

Et c'est à ce moment qu'apparut Tom, qui revenait des toilettes certainement. Là tout le monde le regarda et ils éclatèrent de rire de plus belle.

« J'ai raté quelque chose ?
-Si tu savais ! »

Je lançais un regard « scarface » à Gustav lui signifiant bien que s'il disait quoi que ce soit, il était cuit ! Il souriait toujours, mais ne dit rien. Il fallait que je prenne l'air.

« Je reviens. »

Je me levais et me dirigeai vers le cuisine pour sortir dans la cour. Il faisait plutôt frais et avec ma robe je frissonnai. Tant pis ! Je ne pouvais pas y retourner déjà. C'était trop... troublant. Il fallait que je me ressaisisse bordel ! Je ne pouvais rester comme ça toute la soirée ! Soudain, on frappa à la vitre de la porte, me faisant sursauter. C'était Bill. Il me fît une grimace, je lui tirais la langue. Sacré Bill, il avait pas changer. J'allais m'asseoir sur les marches de la terrasse. Quelqu'un sortit par la porte. C'était Bill, j'en était sûre. Il voulait me faire pur.

« Ca marche pas Bill, les blagues comme ça, ça me fait pas peur désolé ! »

La porte se referma et l'inconnu s'avança vers moi. C'était pas Bill, c'était Tom. Gloups. Il s'avança vers moi.

« Je peux m'asseoir ? »

Je restai inerte une seconde puis me décalai, lui laissant la place de s'asseoir. Il prit place à côté de moi. Il sortit un paquet de cigarettes de sa poche. Je ne savais pas qu'il fumait. Moi j'avais commencé il y a 5 ans. Mais j'essayais d'arrêter. Il tendit le paquet vers moi.

« T'en veux une ? »

Mais vu les circonstances ! Je me saisis d'une cigarette. Il l'alluma et j'inspirai cette fumée dégueulasse qui me détruisait les poumons.

« Je savais pas que tu fumais. »

Il venait de rompre le silence.

« Moi non plus.
-Ca fait que quelques années.
-Pareil. »

Et ça s'arrêta là. Je ne savais pas quoi lui dire. Et apparemment lui non plus. Enfin, il semblait plutôt relax, assez calme. Moi j'étais plutôt une boule de nerfs. Au moindre de ces mouvements mon c½ur bondissait. Raaaaaaa, ça m'énervait d'être comme ça !

« Elle est mignonne Ana.
-Oui, elle ressemble beaucoup à Gustav je trouve.
-Oui. »

Mon dieu, quelle banalité ! Je repris une taf histoire de me clamer. Pouah, vraiment trop dégueu. Mais ça me calmait. Je frissonnai. Je savais pas trop si c'était le froid ou l'angoisse d'être à côté de Tom. Allez, il fallait que je parle sinon j'allais paraître pour une dingue.

« Et sinon.... ça va ta carrière ? Je veux dire, vous venez de sortir un album non ?
-Ouais, ça marche bien pour l'instant.
-C'est cool alors.
-Ouais. »

Raaaaaa ! J'étais déjà à cours d'idées !! Bon, mieux valait peut-être que je rentre, non ? J'allais écraser ma cigarette quand il dit :

« Ca te va bien le blond. »

Ah.

« Je suis blonde au naturel.
-Je savais pas.
-C'était qu'une teinture... avant. »

Le silence revint. Et je restais assise. C'était vrai qu'il m'avait toujours connu brune. Les cheveux noirs corbeau.

« Il faut dire que je n'ai pas vraiment eu le temps de te connaître plus. »

Mon c½ur s'arrêta. Qu'est-ce qu'il insinuait là ? On était sorti ensemble près de trois mois. Trois mois, je dois l'avouer, mouvementé, mais trois mois géniaux. Trois mois qui m'ont valu pas mal de galère et de souffrance.

« Qu'est-ce que tu veux dire ? »

Il se tourna vers moi. Il semblait contrarié.

« Je veux dire que ta soudaine disparition ne m'a pas laissé le temps d'en apprendre plus sur toi. »

Quoi ?

« J'ai pas disparu !
-Ah non ? Et comment tu expliques le fait qu'en une soirée, tu sois parti ?
-Je t'avais prévenu !
-Même ! Tu m'as même pas laisser le temps de te parler !
-Quoi ? Attends c'est toi qui m'a dit de partir, c'est toi qui m'a viré en me disant que t'avais pas besoin de moi ! »

Il me fixait.

« Oui mais si tu m'avais attendu, peut-être que ces paroles n'auraient eu aucun sens. »

Je ne le comprenais pas. C'était vrai, après tout, c'était lui qui m'avait renvoyé. Lui.

« Attends, tu veux dire quoi là ? »

Il tourna la tête. Après avoir pris une dernière taf, il écrasa sa cigarette et se leva.

« Rien, laisses tomber. »

Et il rentra. Laisses tomber ? Non mais il était pas bien lui ! Il venait me voir comme ça après 5 ans, il insinuait que lui et moi ça aurait pu continuer si je l'avais attendu dans ce fichu couloir et après il disait « Laisses tomber » ? Non, je pouvais pas laisser tomber, c'était trop me demander là. Il avait piqué ma curiosité et je voulais savoir. Je le suivis dans la cuisine. Je voulus lui demander ce qu'il voulait dire mais c'était trop tard, Gustav et Bill était dans la cuisine.

« Ah Serena, prends ce plat s'te plaît, j'ai plus de place !
-Ouais »

J'attrapais le plat et suivis les trois garçons jusqu'au salon. Et voilà, voilà comment en une soirée, j'avais été chamboulée ! Et pas qu'un peu ! Je ne savais comment faire. Mon esprit était en ébullition, je voulais savoir ce qu'il voulait dire. Mais de toute la soirée, je ne pus lui parler, étant donné qu'il était tout le temps avec quelqu'un. Mince.

# Posted on Friday, 27 July 2007 at 10:58 AM

Edited on Thursday, 26 June 2008 at 7:29 AM