Pour la centième fois environ, je rappelais Tom. Et pour la centième fois, il ne déccrocha pas. Merde ! Bon cette fois je lui laissais un message, là ça devenait urgent. Je devenais complètement parano !
« Tom c'est Serena. Je sais que tu veux pas me parler vu que tu décroches pas. Ecoutes, il faut que tu me rappelles vite s'il te plaît. Il arrive vraiment... bizarre et je commence à vraiment flipper là. Il faut que je te parle alors je t'en prie rappelles-moi le plus vite possible. »
Je priai pour qu'il le fasse. J'allais raccrocher quand on décrocha à l'autre bout du fil.
« Tom ? »
Personne ne répondit.
« Allo ? »
J'entendais quelqu'un respirer. Je commençai à flipper. Soudain une voix glaciale se fit entendre.
« Oublies-le ou tu mourras. »
Et on raccrocha. Putain. Oh mon dieu ! Ouaaaaaaaaaaaaaah !!! Là ça méritait un cri ! C'était qui ce malade ? Là c'était même plus une urgence, c'était pire ! Il fallait que je parle à Tom, et vite ! Ma s½ur ! Mais oui, il suffisait que j'appelle ma s½ur. Ca sonna, je tombai sur son répondeur.
« Louisa c'est Serena, c'est super urgent il faut que tu me rappelles dès que t'as ce message ! Fais vite ! »
Vu le ton que j'avais employé, elle allait rappeler direct. En entendant, hors de question que je sorte. J'avais trop peur.
« Tu mourras . »
C'était bien ce qu'il avait dit. On allait m'assassiner ! Non, là c'était sûr, je ne mettais même plus un orteil dehors.
Lola me rejoignit chez moi dans l'après-midi Elle était carrément hors d'elle.
« Je peux t'assurer qu'il a pas intérêt à montrer sa gueule de plouc ce con-là, parce que je vais lui faire sa fête ! Ah ouais, je vais le castrer et le torturer jusqu'à ce qu'il me supplie de le laisser. Sal enfoiré, non mais il est pas bien ou quoi ? Il s'est cru en Amérique avec son histoire chelou là ? Moi je vais lui remettre les idées en place ça va être vite fait ! »
Et elle continua comme ça pendant un bon quart d'heure. Elle était super énervé. Mais pas énervé, marrante. Vraiment énervée. Après un quart d'heure d'insultes en tout genre, elle s'assied à côté de moi et me prit dans ses bras.
« T'en fais pas ma chérie, il t'arrivera rien, je serai là pour te protéger. »
Je savais qu'elle disait vrai. Lola c'est le genre d'amie qui prendrait une balle à votre place. Une vraie amie. Pas une pédale.
Moi j'étais toujours en état de choc. J'avais super peur, au moindre bruit suspect je sursautai. Ca devenait vraiment grave. Heureusement, dans la soirée, Louisa me rappela.
« Salut ! Ca va ?
-Non, pas du tout. T'es avec Tom là ?
-Euh ouais il est à côté.
-Passes-le moi s'il te plaît.
-Ouais attend. »
Silence.
« Euh... Je crois qu'il n'a pas très envie de te parler.
-Je m'en fous Louisa ! C'est une question de vie ou de mort ! Alors même si tu dois lui agrafer le téléphone sur la main passes-le moi !! »
Elle parla vite fait et enfin la voix de Tom résonna dans le téléphone.
« Qu'est-ce que tu veux ?
-Tom, tu dois m'aider. »
Et là ce fut le noir. Le courant venait d'être coupé. Il faisait nuit.
« Lola ? »
Après quelques secondes, j'entendis :
« Je suis là. »
Ouf. Mon c½ur battait à 300 à l'heure.
« Qu'est-ce qu'il se passe ?
-Chut ! »
Je fis le silence. Quand soudain j'entendis un craquement. Quelqu'un marchait. Et Lola était assise à côté moi. Mon sang ne fit qu'un, mon rata plusieurs battements. Je me retenais de respirer, écoutant le moindre bruit. Lola saisit ma main et la serra.
Non, ça pouvait être vrai, je pouvais pas mourir tout de suite. Je poussais un cri en voyant un homme devant la porte vitrée. On ne pouvait pas le discerner, il apparaissait comme une ombre. Lola réagit au quart de tour. Elle saisit un objet sur la table et le balança sur le type, qui le reçut en pleine tête, avant de m'entraîner en courant dans l'escalier. Là-haut, nous nous agroupîmes. Nous voyions le type tenter d'avancer dans l'obscurité. Lola chuchota.
« C'est complètement dingue ton truc ! »
Moi je ne disais rien. J'étais pétrifiée en voyant cet homme s'agiter dans mon salon. Mon dieu, il allait me tuer ? Mais c'était qui ? Et pourquoi moi ? Oh mon dieu ! Qu'est-ce que j'allais faire ? Le type se cogna contre la table basse, poussa un cri et arriva dans l'entrée. Lola était déjà prête à lui sauter dessus. Elle me serrait la main pour bien me signifier que j'étais pas toute seule. Le type trifouilla je ne sais quoi, grogna et d'un coup la lumière réapparut. Lola se leva, prête à descendre pour tabasser le type mais elle s'arrêta dans son élan.
« Non mais vous êtes complètement tarées ma parole ! Vous êtes pas bien ! »
Je me levai à mon tour. C'était pas un meurtrier. C'était mon frère ! Je descendis comme une folle, prête à le tuer.
« Et toi ? T'es pas bien de nous faire une peut pareille ? J'ai faillie avoir une crise cardiaque espèce de con va !
-Attends c'était qu'une blague de rien dut tout !
-Parles pour toi ! Moi ça m'a pas fait rire du tout ! »
Lola arriva. Elle souriat un peu.
« Je vois pas ce qui te fait rire toi !
-Rien c'est juste que... Désolé pour le truc que je t'ai balancé. »
Ils se regardèrent et éclatèrent de rire. J'en revenais pas. Je venais d'avoir la peur de ma vie, j'avais cru que ma dernière heure était sonnée, et eux ils se marraient comme des madeleines !
« C'est rien, c'était quoi d'ailleurs ?
-J'en sais rien. Une télécommande je crois ! »
Ils allèrent voir. Me laissant comme ça, comme si de rien n'était.. J'avais eu super peur. Et j'étais super énervée. J'allais dans le salon.
« Je peux savoir pourquoi t'as fait ça ? »
Mon frère se retourna.
« Pour rigoler un peu.
-Tu trouves ça drôle franchement ? J'ai eu la peur de ma vie espèce de naze !
-Oooh ! C'est bon t'es pas morte ! »
J'avais failli.
« En plus j'étais au téléphone un coup de fil super important ! Putain, mais qu'est-ce que tu peux m'énerver ! La prochaine fois tes blagues pourries tu te les gardes !»
J'attrapais le combiné. Il fallait que je rappelle Tom. Déjà pour me calmer avant de commettre à mon tour un meurtre mais aussi parce que cette peur m'avait vraiment chamboulée. J'avais envie qu'il me réconforte, qu'il me dise qu'il allait m'aider, qu'il m'aimait et qu'il reviendrait bientôt. Je sais, il m'en voulait et il allait peut-être pas vouloir m'aider. Mais je voulais le croire. Parce que là, je me sentais vraiment mal. Louisa décrocha et me passa Tom.
« Je suis désolée, on a eu une coupure de courant.
-Pas grave. Alors tu voulais quoi ? »
Il semblait un peu contrarié. Bon okay, même pour rigoler j'aurai peut-être pas du embrasser Julien mais il allait pas m'en vouloir toute sa vie et me laisser mourir pour ça quand même ?
« Tom, je t'en supplie il faut que tu m'aides. Je me fais suivre par un type depuis plusieurs semaines. C'est lui qui t'a envoyé les photos !
-Quoi ? »
Et là je lui racontai tout : la conversation que j'avais surprise, Le mensonge de David, et le coup de téléphone de tout à l'heure. Le ton de sa voix changea, il passa de la contrariété à l'interrogation. Il avait l'air de me croire.
« Attends, tu vas me dire qu'on t'a menacé de mort ?
-Oui.
-Mais qui ? »
Là, il allait peut-être plus me croire.
« Tom, je te jure que ce que je vais te dire est vrai. C'est ton producteur qui m'a menacé au téléphone. Et c'est lui qui parlait avec David au studio et c'est lui qui a envoyé les photos au magazine. »
Il y eut un silence.
« T'es sûre de ce que t'es en train de me dire ? Tu parles bien de Joe là ?
-Oui, je parle de lui. Tom je t'en supplie, il faut que tu me crois ! Je sais que tu m'en veux pour ces photos débiles, et je m'excuse ! C'est vrai j'aurais pas du faire ça ! Mais s'il te plaît, aides-moi pace que là, je suis en panique, je sais plus quoi faire. »
J'aurais tellemnt voulu l'avoir en face de moi. Le câliner l'embrasser. Qu'est-ce qu'il pouvait me manquer !
« J'te crois Serena. Ecoutes je vais aller voir Joe okay ? Toi tu restes calme et tu paniques plus. Je suis sûr qu'il y a une explication rationnel à tout ça. Je te rappelle d'accord ?
-Oui. »
Oh non, il allait raccrocher. Déjà ! Non !
« A bientôt.
-Ciao. »
Même pas un mot réconfortant. Juste « ciao » J'étais au bord des larmes. J'avais un serial killer aux fesses, un frère qui me faisait des blagues débiles et un petit ami qui ne m'aimait plus. Ouais. Je m'assied sur la première marche de l'escalier et pleurai. Je sais je pleure jamais normalement, mais là c'était trop pour moi. J'en pouvais plus de faire comme si de rien n'était. Alors que tout allait mal.
/
Vous voulez que je vous dise un truc de ouf ? Un truc qui franchement, je ne pensais pas avoir. Un truc qui m'est jamais arrivée ! Et bah, j'avais le cafard. Ouais, et vraiment ! Je passai toute la journée du lendemain dans mon lit, à regarder des séries bidons à la télé. Je ne voulais pas bouger. J'étais épuisée par tout ces trucs qui m'arrivaient et épuisée de faire comme si j'allais bien.
Non mais pour être honnête, si Tom n'avait pas exister et qu'il n'avait pas été aussi beau et que je n'étais pas tomber bêtement amoureuse, bah j'irai mieux en fait. Je serai la Serena de tout les jours. Mais le fait que je ne sois pas sûre que Tom me croie et qu'en plus il ne m'appelle pas, ça me foutait encore plus le cafard. (En plus je supportais pas les cafards !)
Sérieusement, je ne savais pas comment j'allais faire. Qu'est-ce qui allait m'arriver ? J'avais peur de sortir et de mourir écraser, brûler vive ou assassiner mais si je restais ici, j'avais peur de finir seule, et énorme. De prendre 200 kilos et de plus pouvoir sortir de mon lit. Vous avez vu les trucs bizarres qui vous passent par la tête quand vous êtes déprimés ? C'était vraiment bizarre.
Malgré tout, je choisis la deuxième option. J'étais pas encore énorme, mais durant deux semaines, je restais bloquer dans ma chambre, tétanisée par la peur de me faire tuer. Tom n'avait toujours pas appeler et moi j'étais paniquée.
Mes parents ne comprenaient pas mon soudain changement d'humeur, étant donné que je ne leur avait rien dit.
Ce ne fut qu'après deux semaines d'angoisse intense et de solitude, qu'un beau matin, on frappa à ma porte. Un homme, grand et à l'allure de vigile était dans l'encadrement.
« Vous êtes Serena ?
-Oui. Pourquoi ?
-Tenez, c'est pour vous. »
L'homme me tendit un papier. J'étais méfiante, croyant qu'il s'agissait d'un des gorilles du producteur, venu pour m kouik ! Mais je me saisis du papier que je lus.
« Serena,
Prends tes affaires et monte dans le van qui va t'emmener jusqu'à mon hôtel.
Tom. »
Il était là ? Il était à Marseille ? J'en revenais pas ! Non c'était pas possible. Mais si ! Le vigile, je le reconnus soudain je l'avais déjà vu en Allemagne. Mais oui, il travaillait avec eux ! Mais avec Tom je veux dire ! Sans hésiter, je montai m'habiller et suivis le vigile. Le bonheur de revoir Tom dépassa la peur d'être agresser. Dans la voiture, je ne dis pas un mot. Mais j'étais sur un nuage. J'allais enfin le revoir, j'allais pouvoir le toucher, l'embrasser. Enfin !
Nous arrivâmes à l'hôtel. On m'indiqua la chambre, je montai donc avec l'ascenseur. Arrivée devant la porte, je frappai. Et ce fut Louisa qui m'ouvrit.
« Serena ! »
Elle me sauta au cou. Je la serrai fort dans mes bras. Elle aussi, qu'est-ce qu'elle m'avait manquer ! Ca faisait un bien fou de la voir et de la serrer ! Je l'embrassai sur le front et la serrai encore ! J'étais trop contente.
« Tu m'as trop manqué ma puce !
-Je sais mais là tu m'étouffes. »
Je la libérai, souriante. Tom se leva et s'approcha de moi. Il était comme dans mon souvenir, il était beau, il souriait. Prise d'un élan incontrôlable, je lui sautai au cou. Ca, je peux vous dire que ça fait un bien fou aussi ! Mais vraiment quoi ! Je respirai son parfum que j'aimais tant et savourai le contact de sa peau douce et chaude sur la mienne. Il m'embrassa dans le cou. Enfin, après plusieurs minutes, je me reculai. Je vous jure, j'en aurais presque pleurer de joie !
« Tu m'as manqué. »
Aaaah ! Le premier mot gentil depuis 1 mois ! Je lui souris, un sourire qui voulait dire « Toi aussi. »
Gustav apparut derrière Tom.
« Eh ! Comment ça va ?
-Gustav ! Ca fait plaisir de te voir ! »
Je le serrai dans mes bras.
« C'est clair, un mois c'est long quand même !
-Ouais !
-T'as vu, j'ai bien pris soin de ta s½ur ! »
Il me fit un clin d'½il. Je souris et me tournai vers Louisa qui rougit comme une tomate. Oula, qu'est-ce qu'il lui arrivait ? Bref, je me concentrai sur Tom, me promettant de voir avec Louisa plus tard.
« Pourquoi vous avez pas appeler pour dire que vous étiez rentrés ?
-On voulait te faire la surprise ! (L)
-Bah c'est une super bonne surprise ! »
Soudain, Gustav dit :
« Bon Louisa et moi on va vous laisser. Vous devez avoir des choses à vous dire ! »
Il se dirigea vers ma s½ur, qu'il saisit par la taille et entraîna dehors.
« Dis-moi, ces deux 'mont l'air de s'être rapprocher !
-Plus que tu ne le crois.
-Ah ouais ?
-Ouais. »
Je souriais, un peu comme une cruche. Mais j'étais tellement contente ! J'étais aussi un petit peu intimidée. Mais il chassa bien vite cette timidité en tendant le bras vers moi et en me disant :
« Approches. »
Et je me lovai dans ses bras. Les yeux fermés, je savourais cette instant de bonheur, de bien-être. Un sentiment que je n'avais pas ressenti depuis longtemps. Je relevai un peu la tête vers lui.
« Au fait, tu sais pour ces photos...
-Laisses tomber on en parle plus.
-Si si attends. »
Je me reculai. Mieux valait tout mettre au clair. Sinon ça allait devenir un vieux dossier et moi bah j'aimais pas les vieux dossier !
« Ecoutes, ces photos ont été faites à l'occasion d'une soirée, nue fête qui a lieu tout les ans tu vois. Et le type avec moi, c'est un très vieux pote et... enfin bon ça nous arrive souvent de délirer, comme ça. Et comme en général, je suis pas « caser » tu vois, il n'y a pas de problème. Mais là, c'ets vrai que j'ai pas pensé que ça pourrait te... blesser ? Alors je suis désolée, mais je t'assure que c'était rien du tout. »
Il sourit, apparemment amusé par mon air de victime. Bah ouais, j'étais victime de ma connerie !
« C'est bon, je sais que c'était rien. Je t'en voulais pas, c'est juste que... enfin voilà, ça m'a fait bizarre. J'ai pas aimé.
-Ca je m'en doute. »
Il m'embrassa enfin. Le premier baiser d'une longue série qui s'ensuivit. Sa langue caressa la mienne. Tout mes sens étaient en éveil. Son parfum emplissait mes narines, ses mains me faisait frissonner. Mon rythme cardiaque s'accéléra soudain quand il me rapprocha de lui, quand je sentis son corps contre le mien. Je passai mes mains autour de son cou, mais avant même que ça ne devienne intéréssant, il se recula.
« Non attends. »
Il reprit rapidement sa respiration et sourit.
« Il faut que je te parle. »
Ah bah oui. Evidemment. Il y avait beaucoup de choses qui devaient être éclairci. Mais la joie de le revoir m'avait fait tout oublier.
« Oui c'est vrai. »
Je me reculai et allai m'asseoir sur le lit. Il vint à côté de moi et prit ma main. L'heure des révélations avait sonné.
« Alors, t'as remarqué quelqu'un qui te suivait ?
-Ouais, enfin ça fait près de deux semaines que je suis pas sortie, mais avant ça oui, le type, David, il me suivait. Peut-être qu'il m'a encore suivi, je sais pas.
-Ouais.
-Je sais, tu vas me sortir la phrase « je t'avais prévenu ? » »
Il rigola.
« Même pas. Mais j'aurai pu ! »
Je rigolai à mon tour. Bon il était temps d'aborder un sujet sensible.
« Et toi ?.... T'as... enfin t'as parlé à ton producteur ?
-Oui. Et je pense que t'as raison. En fait... »
Il me prit dans ses bras.
« En fait je crois même qu'il détourne de l'argent sur notre dos.
-Quoi ? »
Je me relevai d'un coup. Attends, c'était quoi ça?
« De l'argent ? Mais comment ça ?
-Et bien j'ai discuté avec lui, bien entendu il a tout nié. Mais je ne l'ai pas contredit, j'ai fait comme si j'étais d'accord. Sauf qu'après avoir un peu chercher dans les papiers, je me suis aperçu qu'il manquait pas mal d'argent, sur les bénéfices de notre album. Evidemment, nous on s'est aperçu de rien vu que c'est pas nous qui gérons l'argent. Je n'ai aucune preuve que c'est lui, ni même que l'argent a été détournée, mais j'ai quand même des soupçons tu vois.
-Bah ça alors ! J'en reviens pas. »
Ca commençait par des menaces, une poursuite et ça finissait par un détournement d'argent ! Pas possible !
« Et tu vas faire quoi ?
-Pour l'instant je préfère rien dire, comme je ne suis pas sûr. Mais je vais attendre un peu, et chercher encore. Quand j'aurai une vraie preuve, j'en parlerai aux autres.
-Tu l'as même pas dit à ton frère ?
-Non. »
Et bah ! Enfin, dans tout ça je voyais pas trop où j'étais. Pourquoi on m'agressait ? J'étais au courant de rien moi pour cet argent !
« Mais pourquoi il m'en veut à moi ? Qu'est-ce que j'ai fait ?
-Je sais pas, t'étais peut-être au courant non ?
-T'as vu ma tête ? J'ai l'air d'être au courant de quelque chose ? Je sais rien du tout !
-Et bien je sais pas. »
Wouah ! Que de révélation.
« Et si on changeait de sujet ?
-Euh... ouais okay. »
Mais là j'étais choquée quand même. Mais j'oubliai un peu et demandai :
« Alors comment c'est les USA ?
-Comment dire ? »
Il sourit.
« C'est très sexy !
-Sexy ?
-Ouais ! Il y a pleins de filles partout, habillés de façon très provocante ! Carrément dément. »
Ah ouais ? Dément ?
« Moi aussi je peux être démente !
-Je sais déjà ça !
-Et bah, tais-toi ! Ca ne m'intéresse pas de savoir comment était ces filles ! Parles-moi d'autre chose ! »
Il rigola.
« Pourquoi ? T'es jalouse ?
-Pas du tout, mais les filles ne sont pas mon sujet de conversation préféré.
-Dommage parce que les filles là-bas sont... »
Il siffla et se mordit la lèvre.
« ... trop canon ! »
Je le poussai et me levai.
« Arrêtes ! Je t'écoute plus !
-Elles sont grandes, fines, supers féminines et super sexy ! Et quand elles s'approchent de toi et se penchant, dévoilant un décolleté profond....
-Stop !! Je t'écoute plus ! »
Je me bouchai les oreilles. Non mais, pas besoin d'ajouter un sentiment de jalousie à tout ce qui m'avait tirailler pendant son absence. Je savais bien qu'il avait rencontré pleins de filles, j'étais pas stupide, mais je préférais ne pas savoir. Il se leva et retira mes mains de sur mes oreilles.
« Et quand elles bougent leurs cheveux c'est super sexy ! En plus elles dansent, elles se déhanchent comme pas possible !
-Noon ! Je veux pas savoir !! »
Je reculai et me bouchai encore les oreilles. Et il rigola.
« C'est pas drôle, arrêtes.
-Okay j'arrête. »
Ouf.
« De toute façon je te préfère toi. »
Ah ! Ca ça faisait plus plaisir. Je m'approchai de lui.
« On a fini de discuter ?
-Ouais je pense. Sauf si t'as quelque chose à dire ?
-Non. »
J'allai m'approcher de lui, quand je m'aperçue qu'on était encore dans une chambre d'hôtel. Et sérieux, je commençais à en avoir marre de le voir que dans des hôtels.
« T'as quelque chose à faire dans l'immédiat ?
-Comment ça ?
-On t'attend ou pas ?
-Euh... non, je crois pas.
-Alors on va chez moi, ça te dérange pas ?
-Pourquoi ?
-Parce que j'en ai plus que marre des hôtels. Le fantasme de l'hôtel je l'ai goûté et maintenant je sature ! »
Il sourit. Apparemment il était d'accord. 10 minutes plus tard nous étions en route vers chez moi.
