25

25
La soirée s'était bien terminée. Lola et moi étions rentrer vers 2 heures du matin. Mais je n'avais pas fermer l'½il de la nuit. Il était à présent 8 heures, nous étions un samedi et je préparais un petit déjeuner. Je n'arrêtais pas de penser à Tom. Je me sentais bien de l'avoir vu mais en même temps notre brève conversation me hantait. Et ça m'énervait !
De toute façon, il fallait que je me résigne, vu qu'ils partaient tous aujourd'hui, je ne reverrais sûrement pas Tom avant très longtemps. Alors à quoi bon faire des insomnies pour lui, hein ? Je sais pas. Mais ce que je sais, c'est que là, il y a plus de pain. Merde ! Je montais en vitesse enfilé un jean et un pull et je descendis. Mes cheveux ! Hop, un élastique, j'enfilais ma veste, mes baskets et je descendis. Il n'y avait qu'une boulangerie dans tout le quartier, et heureusement elle n'étais qu'à quelques pas de chez moi. Il faisait pas très chaud, il y avait du vent et il pleuvait un peu. Euh... tout compte fait, il pleuvait beaucoup. Je me mis à courir jusqu'à la boulangerie sous la pluie battante. Plus que deux pas.... ouf ! J'étais à l'abri. Je me tournais vers l'inconnu qui m'avait ouvert la porte.

« Mer.... »

Tom !?

« Salut.
-S...Salut. Merci... pour la porte. »

Qu'est-ce qu'il fichait ici lui ? Il m'avait pas assez troublé comme ça, non il fallait en plus qu'il vienne jusqu'à MA boulangerie pour en rajouter ! Je voulais me tourner, l'ignorer mais la tentation fut plus forte.

« Qu'est-ce que tu fais là ?
-J'arrive pas à dormir alors je prépare le petit déjeuner. Mais il n'y a pas de pain. »

Dans le genre photocopie !

« Et toi ?
-Pareil. »

Je souris timidement et me tournai. Bon, mon c½ur battait à tout rompre, j'avais l'estomac nouer. Rien d'anormal quoi. Au bout de 5 minutes, je sentis une main sur mon épaule.

« Ecoutes, ça te dirait un petit déjeuner avec moi ? »

Hein ?

« Un petit déjeuner ?
-Oui. »

Il m'avait esquivé 5 ans et maintenant il voulait déjeuner avec moi. Je rêvais !

« Pourquoi pas. »

Aaaaah ! Mais non, C'était pas ce que je voulais dire ! Merde ! Bon on se calme. Serena, tu es une adulte, tu n'es plus une gamine, tu peux très bien prendre ton petit déjeuner avec un mec, aussi craquant soit-il, et même si c'est ton ex, sans paniquer. Tu peux y arriver, jeune jedaï, la force est avec toi !

« Cool. Tu connais un endroit ?
-Oui. »

Ouais, j'en connaissais un. Ma cuisine. Bah ouais, y'a pas de restaurant qui font petit déjeuner dans le coin. Je l'emmenais donc chez moi, après avoir acheter 4 baguettes. (Ouais, Lola est une bouffeuse de pain incroyable !) . Qui aurait cru ça possible. J'ouvris la porte.

« Entres, tu peux poser ta veste là. »

Il s'exécuta et me rejoignit dans la cuisine.

« Assied-toi là. »

Il s'exécuta encore. Et moi je versai du café et tout le tralala. Lui il me regardait faire. Je ne le voyais pas mais je sentais son regard. Très troublant, croyez-moi. Je me retournai.

« Il y a quelque chose ?
-Non. Pourquoi ?
-Je sais pas, tu me regardes depuis tout à l'heure.
-Désolé. »

Il me fixa encore plus intensément. Sympa. Cette scène... j'avais comme une impression de déjà vécu. Oui.... ce jour-là, chez moi, à Marseille. Il venait de revenir des USA, et je l'avais amené ici pour... enfin voilà quoi. Je repensais à cette journée. Comme ça avait été bien. Comme à chaque fois il avait été doux, tendre, amoureux. Oui. Et puis ensuite nous étions descendu pour déjeuner. Et mes parents étaient arrivés. Hum, le truc qui casse l'ambiance. Enfin.

« A quoi tu penses ? »

Je sursautai un peu. Wouh, perdue dans mes pensées, j'en avais presque oublié qu'il était là. Je rougis, malgré moi.

« Je... enfin si... je me disais que.... enfin cette scène, c'était un peu du déjà vécue.
-Ah bon ?
-Oui, enfin, c'était il y a longtemps tu ne t'en souviens peut-être pas. »

Il réfléchit une seconde. Son visage était toujours neutre, il ne trahissait aucune émotion.

« Tu parles du jour où je suis revenu des Etats-Unis ?
-Oui. »

J'avais chaud. Je me retournais histoire de cacher mes joues qui avait quelque peu rougis. Allez, respire ! Je lui souris en revenant vers lui.

« Voilà. »

C'était prêt. Je m'assied en face de lui et commençait à boire mon café. Lui mangeait, regardant le contenu de son bol. Je l'observai, discrètement. Je ne comprenais pas pourquoi il voulait être là. Pourquoi ? Après 5 ans, c'était plutôt incompréhensible. Je ne comprenais pas. Mais j'étais si bien que je décidais de ne pas trop me poser de question. J'aimais bien le voir ici, chez moi.
Je ne sais pas combien de temps dura le silence. Mais moi je le regardais, et lui regardait son bol. Enfin il brisa le silence.

« Tu sais pour hier.... »

Mon c½ur s'arrêta.

« Tu sais, je suis désolé d'avoir dit ça.
-D'avoir dit quoi ?
-Que tu t'étais enfuie. Je sais que c'est pas vrai mais.... »

Il s'arrêta. Aaaaaah ! Il voulait m'achever lui, c'était sûr ! Il pouvait pas s'arrêter, il fallait qu'il continue. Mais il garda le silence.

« C'est rien, t'étais énervé, je peux pas t'en vouloir.
-Si tu peux. Après tout tu as raison, c'est moi qui t'ai dit de partir. Même si c'était pas vraiment ce que je voulais. »

Il avait marmonner cette dernière phrase. Mais moi j'étais au taquet, attentive à tout, alors je peux vous assurez qu'elle ne m'avait pas échapper.

« Comment ça ? »

Il releva enfin la tête vers moi et pour la première fois depuis que je l'avais revu, son regard me parla. Je voyais de la tristesse.

« C'est un peu tard pour dire ça mais... c'était pas vraiment ce que je voulais. J'ai dit ça sous le coup de la colère. Si j'avais été moins jeune et moins con, j'aurais peut-être réagi autrement. »

Je le regardais un peu de travers. Je ne savais pas s'il se moquait de moi ou s'il était sincère. Allez Serena, sois adulte !

« C'est rien, c'est normal, t'as raison on était jeune et puis t'étais énervé et c'était compréhensible. »

Ouais, mais moi j'aurais aimé qu'il me rattrape dans le couloir. Qu'il me demande de rester avec lui. J'aurais certainement craquer. C'était sûr même j'aurais craqué à ce moment, et peut-être qu'aujourd'hui on serait pas là.
Enfin, je ne devais pas oublier pourquoi je l'avais laisser. Pour protéger ma famille. Oui, pour une bonne cause. Enfin... aujourd'hui elle n'avait plus tellement de valeur. Louisa était mariée depuis 3 ans à Gustav et il ne lui était jamais rien arrivé. Ni à elle ni à Ana. Heureusement d'ailleurs.

« Tu sais, ça n'avait rien de personnel, quand je suis parti. Je.... »

J'allais dire « je t'aime ». Heureusement, je me suis rattraper à temps !

« Avec tout ce qui m'était arrivé, j'ai eu peur tu comprends ? J'ai quand même failli mourir deux fois. »

Je souris en repensant à ça. Il sourit un peu. Alala, il était trop mignon.

« Et j'ai pris peur pour ma famille. Il n'est jamais rien arrivé mais bon, j'ai pas voulu prendre de risques.
-Oui je comprend. »

Le reste du déjeuner se déroula dans le silence le plus total. Quand nous eûmes finis, je nettoyais tout. Et il partit. Tout simplement.

/

Dans l'après-midi, je reçue un coup de fil. Numéro inconnu.

« Allo ?
-Serena ?
-Bill ?
-Ca va?
-Super et toi?
-Ca va, merci. Dis-moi t'es occupée là ?
-Euh... non pourquoi ?
-Bah en fait j'aimerais te parler, tu pourrais passer chez Gus là ?
-Euh... bah ouais okay. J'arrive dans 10 minutes. »

Je raccrochai. Alors ça c'était la meilleure. Bill qui voulait me parler. Bon. J'enfilai ma veste et mes baskets. Lola était au boulot, je pris mes clés et fermai l'appartement. En 10 minutes j'étais chez Louisa. J'entrai et trouvai Bill dans le salon, qui regardait la télé.

« Ah ! Te voilà ! »

Il se leva et vint m'embrasser.

« T'es tout seul ?
-Ouais ils m'ont abandonnés. Ils en ont marre de moi. »

Je souris. Apparemment il aimait toujours autant se faire passer pour une victime !

« Non en fait ils sont partis régler quelques trucs avec le producteur. Et moi je garde Ana.
-Ah d'accord. Et elle est où là ?
-Elle dort.
-Okay . »

Je retirai ma veste et suivit Bill dans la cuisine. Il me servit un verre de jus d'orange et s'assied en face de moi.

« Alors, ça va ?
-Oui et toi ?
-Oui. »

Je souris.

« Tu m'as fait venir pour me demander ça ?
-Non ! J'aurais pas oser ! »

Il sourit et but une gorgée.

« En fait, je voudrais te parler de mon frère. »

Ah. Evidemment.

« Hum.
-Ecoutes, depuis hier il est bizarre. Il a pas dormi de la nuit, en plus ce matin il a disparu toute la matinée on sait pas où et tout à l'heure il était énervé pour une raison complètement inconnu !
-Ce matin il était avec moi.
-Ah bon ? »

Il parut très surpris.

« Oui, on a déjeuné ensemble.
-Ah. »

Il me regarda puis sourit. Un sourire avec trop de sous-entendus.

« Et ?
-Quoi ?
-Vous avez juste déjeuné ? »

Je faillis m'étouffer avec mon jus. Il croyait quoi lui ?

« Bien sûr que oui ! Qu'est-ce tu vas imaginer ?
-J'en sais rien. T'as toujours eu un faible pour mon frère alors bon.
-Ca fait longtemps que c'est fini Bill, tu devrais le savoir pourtant.
-Oui mais fini ne veut pas dire définitivement.
-Je t'arrête tout de suite avant que tu ne dises d'autres âneries. Ton frère et moi c'est de l'histoire ancienne. Ce petit déjeuner, c'était en tout bien tout honneur. »

Il sourit encore plus.

« Si tu le dis. »

Et comment !

« C'est peut-être vrai pour toi, mais pas pour mon frère en tout cas.
-Quoi ?
-Ecoutes... »

Il se pencha vers moi, toujours souriant. Il ressemblait tellement à son frère, que je crus avoir Tom en face de moi.

« Je vais te raconter quelque chose, mais surtout tu dois me jurer de ne rien dire okay ?
-Okay.
-Jures !
-Je jure !
-Alors voilà, ces cinq dernière années, Tom a enchaîné les petites amies et les conquêtes d'un soir. Encore plus qu'avant. On aurait presque dit un drogué ! Enfin, il y a quelques mois, il avait dragué une fille dans une boîte. Comme d'habitude, il l'a ramené à l'hôtel. Tu imagines bien ce qu'il s'est passée.
-Ouais.
-Sauf que ça ne s'est pas passé parce que la fille est sortie de la chambre en criant comme une furie.
-Ah bon ?
-Ouais. Enfin, c'était un peu une hystérique mais tu sais pourquoi elle est partie comme ça ?
-Non.
-Parce qu'il l'avait appelé par ton prénom. »

Gloups. Je savais pas trop comment je devais le prendre là. Devais-je être choqué parce qu'il avait dit mon nom ou énervé de m'avoir confondu avec une pouf ?

« Euh... okay. Et alors ?
-Alors, le problème c'est que c'était pas la première fois ! »

Que dire ? Il soupira devant mon air un peu godiche.

« Faut que je te fasse un dessin ? T'as peut-être tourner la page ma cocote, mais saches que Tom, malgré ses airs « je m'en fous ! », bah il a pas réussi à t'oublier.
-Arrêtes.... »

Je savais pas quoi dire franchement. Si je m'attendais à entendre un truc pareil ! Alors Tom m'aimerais toujours ? Ca paraissait incroyable. Mais si il m'aimait toujours, pourquoi il avait rien dit hier ? Et ce matin ? Hein ?
Okay, moi non plus j'avais rien dit. Mais moi... c'était pas pareil. Moi, c'était moi.
Bref. Je le regardais, l'air un peu perplexe.

« T'es en train de te moquer de moi ? Tu me testes hein ? Je suis sûre que Tom est cachée quelque part ! »

Il soupira et leva les yeux aux ciel.

« Quel âge est-ce que tu crois que j'ai pour faire un truc aussi débile ?
-Ouais, mais j'oublie pas que tu t'appelles Bill !
-Et alors ? Okay j'aime bien faire des blagues mais là elle serait de mauvais goût ! »

Il leva un sourcil, me scrutant. Il semblait dire vrai. Je secouai la tête.

« Bon, admettons que tu dises vrai. Qu'est-ce que tu veux que j'y fasse ? Dois-je te rappeler encore une fois que Tom et moi c'est fini ?
-Donnes-lui une autre chance.
-Quoi ? »

Il partait trop en freestyle là !

« Qu'est-ce que tu racontes ?
-Pourquoi pas ?
-Bon... est-ce que tu sais au moins pourquoi je l'ai laissé ?
-Oui, je sais mais là... regardes Louisa et Gustav, ils ont jamais eu de problème, alors pourquoi vous en auriez ?
-J'ai failli mourir deux fois en seulement deux mois ! »

Il soupira.

« C'est vrai. Mais...
-Et de toute façon, je sais bien comment est Tom. Il a sa fierté, jamais il n'acceptera de me pardonner de l'avoir laisser. Même s'il m'a dit qu'il comprenait, je sais qu'il m'en veut et qu'il ne me pardonnera pas.
-Moi je suis sûr du contraire.
-Je suis sûre que non !
-C'est mon jumeau je te rappelle, je le connais par c½ur !
-Ca n'empêche, je suis sûre que non. Et je ne veux pas risquer de m'humilier. Désolé mais je ne peux rien faire. »

J'allais me lever mais il me retint par le bras.

« Serena, je t'en prie. Ca fait 5 ans que je le vois en galère. Je sais qu'il ne pense qu'à toi et sérieux j'en peux plus de le voir comme ça. S'il te plaît, fais quelque chose. »

Je le regardai. Il me regardait avec un air de cocker. Il était trop craquant ! Raaaaa !

« Bon okay, je vais.... lui parler.
-Merci Serena. »

Il se leva et me serra dans ses bras. Oui bon c'est bon, je lui avais pas sauver la vie non plus !

« Vraiment, merci. Il y en a vraiment besoin, de cette conversation.
-C'est rien, c'est normal.
-Tu vas aller le voir ?
-Je vais l'attendre ici. Attendre qu'ils reviennent.
-Okay, bonne idée. »

Nous nous dirigeâmes dans le salon, avec nos verres. Nous regardâmes la télé, puis Ana se réveilla et nous jouâmes avec elle jusqu'à ce les autres arrivent.

3tiens, Serena ! »

J'embrassai Louisa et tout les autres.

« Qu'est-ce que tu fais là ?
-Je tenais compagnie à Bill. Comme vous l'avez laissés, il se sentait seul.
-Ouais, bandes d'ingrats, vous m'avez abandonnés ! Heureusement que j'avais Ana et Serena avec moi, pour me cajoler ! »

Je rigolai. Il se mit derrière et posa ses mains sur mes hanches, le visage dans mon cou.

« On s'est bien amusé en plus. »

Gloups. J'allais le repousser en rigolant mais la réaction de Tom me figea sur place. En voyant son frère me prendre ainsi, il avait blêmi. Et d'un mouvement vif, il s'était dirigé dans la cuisine. Et bah. Bill me murmura à l'oreille :

« Qu'est-ce que je te disais ! »

Oui bon bah ! Je me dégageai de son étreinte et me dirigeai vers la cuisine. Bon allez, j'allais devoir replonger dans le passé. Un passé qui m'avait fait tellement souffrir.

# Posté le vendredi 27 juillet 2007 11:01

Modifié le lundi 28 juillet 2008 17:50

26

26
J'entrai dans la cuisine. Tom se servait un verre de jus.

« Salut. »

Il leva à peine la tête. Il me regarda puis but une gorgée. Ca s'annonçait bien !

« Alors vous avez réglés le problème ?
-Quel problème ?
-Je sais pas, Bill m'a dit qu'il y avait un problème.
-Et tu crois tout ce qu'il te raconte ?
-Non mais.... »

Raaaa ! Qu'est-ce qu'il me faisait là ?

« Enfin bref. »

Je baissai un peu la tête.

« Je... en fait j'aimerais qu'on discute.
-De quoi ? »

Je pouvais pas lui dire que ça venait de son frère. Sinon, il allait se renfermer direct. Bon, il me fallait être direct ou j'allais pas m'en sortir.

« J'aimerais qu'on parle de... nous. »

C'était sorti tout seul. Il me regarda un peu de travers.

« Bon, okay, je vois que tu n'es pas très coopératif. Voilà, en fait.... ce que tu m'as dit ce matin. Tu sais... que ça aurait pu être différent. Tu le pensais vraiment ?
-Non, j'ai dit n'importe quoi. »

Et un poignard dans le c½ur, un ! Je savais qu'il mentait, qu'il était juste énervé de m'avoir vu avec Bill, faisant le guignol. Mais c'était pas une raison pour me blesser comme ça !

« Ecoutes, Bill rigolait, on a joué avec Ana, c'est tout. Tu sais bien comment est ton frère.
-Non je sais pas. »

Bon là, j'avais ma dose. Je m'emportais.

« Bon, très bien, puisque tu veux rester bloquer comme un idiot là-dessus, vas-y fais comme tu veux ! Moi je m'en vais, j'ai perdu assez de temps ! »

Je tournais les talons mais il me rattrapa par la taille.

« Non, attends. »

Je me retournais vers lui. Il avait changé d'expression.

« Je... vas-y je t'écoute. »

Il me tenait toujours par la taille. Cette proximité me troublait énormément. Son visage n'était qu'à quelques centimètres du mien.

« Je... »

Cette bouche, j'avais envie de l'embrasser. J'avais envie de la sentir sur ma peau. Je me reculai, il fallait que je garde les idées clair ! Non mais !

« Oui... en fait, tu penses vraiment que ça aurait pu être différent ? »

Il se recula un peu, et mit ses mains dans ses poches.

« Pourquoi ?
-Juste... comme ça.
-Ca aurait pu, oui. »

C'est bien ce que je pensais. Bill avait peut-être raison en fait.

« Bon, crois-moi, je vais faire beaucoup d'effort pour dire ce que je vais dire. »

Je souris, amusée de ma phrase. Peut-être qu'en lui disant tout, je me sentirai mieux. Peut-être.

« Bon, en fait, je... j'ai beaucoup souffert de t'avoir laisser, parce que, tu peux ne pas me croire, mais j'étais très amoureuse de toi. Et... »

J'en revenais pas de ce que j'allais dire !

« Et je le suis toujours d'ailleurs. Mais si je l'ai fait, j'avais de bonnes raisons. J'imagines que toi, ça fait longtemps que t'as passé l'éponge mais saches que si je suis toujours célibataire aujourd'hui, c'est pas pour rien. Je... »

Je respirai un bon coup.

« Moi j'arrive pas à oublier. »

Voilà, j'avais avoué. Je baissai un peu la tête. J'avais un peu peur de son regard, de ce qu'il pouvait me dire. En fait, j'avais peur d'être blessée. Ce qui était normal !
Je pensais pas tourner la conversation comme ça, mais j'avais été emporté par mon élan. Je ne pensais pas du tout avouer tout comme ça, mais voilà, c'était fait. Sacré Bill, ce qu'il m'avait fait faire, malgré lui !
Je regardais toujours le sol, quand deux baskets apparurent dans mon champ de vision. Je relevais la tête, Tom était à seulement quelques millimètres de moi, il souriait. Il caressa ma joue doucement. Je vous jure, je me croyais dans « Les feux de l'amour » ! Sa main se posa sur ma hanche, puis glissa dans mon dos pour me rapprocher de lui. Son autre main caressait mon visage, puis mon cou. Je posai mes mains sur son torse. Il approcha son visage du mien. Moi qui avait attendu ça depuis si longtemps ! Sa bouche n'était plus qu'à quelques millimètres... je sentais son souffle... il s'approcha encore et...

« Serena, j'ai besoin d'ai... »

Bill apparut dans la cuisine comme une furie, et se stoppa net en nous voyant. Tom soupira et se recula.

« Putain Bill, dégages !
-Oups, la gaffe. Je vous laisse ! »

Il tourna les talons. Puis se retourna vers nous.

« Je vous laisse ! »

Il sortit. Tom revint vers moi et me sourit encore.

« Pas de bêtises hein ?! »

Je me tournais vers la porte où la tête de Bill dépassait. Tom attrapa le jouet qui était sur la table et lui lança. Bill disparut juste avant de se le prendre en pleine figure.

« Méchant ! »

Sacré Bill ! Il n'avait vraiment pas changer. Toujours le garçon qui tombait pas à pic ! Je ne pus m'empêcher de rigoler un peu.

« Ton frère a l'art de tomber au bon moment.
-Ouais. »

Et là il m'embrassa enfin. Enfin ! Je retrouvais avec bonheur cette sensation. Sa langue franchit la barrière de mes lèvres et titilla la mienne, la caressa. Je passais mes mains autour de son cou. Ses mains glissèrent dans mon dos, caressantes. C'était si bon ! J'étais au septième ciel. Même au huitième ! J'avais tellement voulu ça ! Son baiser se fît encore plus insistant, il me rapprocha encore plus de lui, collant sa poitrine contre la mienne. Mon c½ur battait la chamade !
Et une petite main tira sur mon T-shirt. Je me détachai de Tom et me retournai.

« Ana ? »

A contrec½ur, je lâchai Tom et m'abaissai vers la petite. Elle tendit les bras vers moi, je la saisis et la soulevai. Je regardai Tom, souriant timidement.

« Désolé.
-C'est rien. »

Il souriait aussi. Apparemment, j'étais pas la seule à avoir apprécier ! Il caressa mes cheveux et posa un léger baiser sur ma joue.

« Viens, on retourne avec les autres.
-Oui. »

Nous sortîmes de la cuisine. Si j'avais su, j'y serai rester, croyez-moi !

/

A peine avions-nous passer le pas de la porte, que des cris me percèrent les oreilles. Bill s'approcha de son frère, l'embrassa, lui serra la main puis il m'embrassa à mon tour, il me serra dans ses bras et il fît semblant de pleurer.

« Si vous saviez comme je suis heureux pour vous ! Sérieux je... C'est trop d'émotion là, je vais craquer. »

J'éclatai de rire. Celui-là il en ratait pas une !

« C'est bon Bill, arrêtes de dire n'importe quoi.
-Je dis pas n'importe quoi ! Saches cher frère, que tu devrais me remercier au lieu de blâmer ! Ingrat ! »

Il releva le menton et passa devant lui comme un aristo devant un bourgeois. Il était trop fort ce Bill !

« Eh devinez quoi ? Et bah Serena et Tom, et bah ils sont ensemble ! »

Il avait vite perdu son faux air de diva pour prévenir tout le monde. Tout le monde qui était assis dans le salon. Louisa, blottit dans les bras de son mari me regarda avec des yeux de grenouille.

« Quoi ? C'est pas vrai ? »

Je souris.

« Ils vont enfin se marier et nous faire pleins de bébés ! »

Tom attrapa son frère alors qu'il sautait comme une gazelle et le secoua.

« Arrêtes tes conneries toi !
-Eh ! Lâches-moi méchant ! »

Il se dégagea et passa ses bras autour de mon cou. Je venais de rendre Ana à sa mère.

« Alors, quelles couleurs pour la cérémonie ? Moi je suis sûr que blanc et bordeaux sur toi, ça ferait terrible ! Et on pourrait tout décliner dans ces couleurs ! »

Il se tourna vers son frère.

« Et toi un super costume noir et blanc, tu seras superbe ! »

Il évita, en riant, la baffe que lui envoya son frère. Tout le monde rigolait des bêtises de Bill. C'était vrai qu'il était excitée comme une puce ! Louisa posa sa fille sue les genoux de son frère et se leva.

« C'est vrai ? Vous êtes ensemble ? Vraiment ensemble ? »

Je me tournais vers Tom. Je ne savais pas vraiment quoi dire. Il sourit, passa un bras autour de mes épaules et dit :

« Bah oui, on est ensemble vraiment !
-Ouais !!! »

Bill criait carrément. Louisa soupira. Euh... je m'attendais à une réaction autre que celle-là, j'avoue.

« Okay c'est bon, t'as gagné ! »

Hein ? Goerg, Louisa et Gustav sortirent tous un billet de 5 euros de leur poche. Et Bill les attrapa tous en riant et en sautant.

« Euh... C'est quoi ça ?
-J'ai parié avec eux que ça finirait comme ça !
-Quoi ?
-Putain Bill, t'es vraiment pas possible !
-Quoi ? Ca valait le coup, j'étais sûr de gagner ! Et puis c'est bon, j'irai acheter des kebabs avec !
-Je m'en fous des kebabs ! Je veux pas que tu paris sur moi !
-Ouais bah c'est trop tard frérot ! Et merci d'ailleurs de m'avoir fait gagner ! »

Il sautait toujours dans tout les sens comme une gazelle. Il était pas croyable ! Je rigolais. Il me faisait trop rire ! Ma s½ur s'approcha de moi.

« Ca me fait plaisir de vous voir ensemble, parce que dans le fond, j'ai toujours su que vous étiez fait l'un pour l'autre ! »

Elle avait murmuré cette dernière phrase. Je lui souris. Ils en faisait toute une montagne, comme si c'était l'événement de l'année !

« Bon et si on fêtait ça ? On pourrait sortir ! (GU)
-Ca c'est une bonne idée ! Sortons ! (GE) »

Je regardais Tom. Moi j'avais d'autres projets.

« Désolé, on a prévu un truc.
-Quoi ? Déjà ?
-Et oui ! »

J'entraînais Tom jusque dans le hall. J'attrapais mon sac, enfilai mes chaussures et l'entraînai dehors.

« On va où ?
-Rattraper le temps perdu ! »

Il me sourit. Il avait compris aussi. Nous marchâmes, en discutant de tout et de rien. Enfin, nous arrivâmes jusqu'à chez moi.

« Tu veux boire quelque chose ?
-Oui, je veux bien. »

Dans la cuisine, il s'assied sur un des tabourets pendant que je fouillais dans le frigo à la recherche de ma bouteille d'Oasis. Putain, où est-ce qu'elle était ? Je me penchais, pour fouiller en bas. Je commençais à marmonner des trucs incompréhensibles quand je sentis de main se poser sur mes hanches. Je me redressai d'un coup, surprise. Tom passa ses mains autour de ma taille, les posa sur mon ventre et se colla à moi. Je fermais les yeux, savourant le contact de ses lèvres dans mon cou, de ses mains caressantes. Il repoussa doucement mes cheveux et continua son ascension. Comme c'était bon. Je voulus me retourner mais il m'en empêcha.

« Non, attends. Laisses-moi apprécier ton parfum. »

Je souris. Pas de problème ! Ses mains glissèrent sous mon T-shirt, puis sur mes cuisses, mes hanches et enfin, il me tourna vers lui d'un mouvement vif et s'empara de ma bouche. Après tant d'attente, enfin j'allais savourer le plaisir de l'avoir à moi.

# Posté le vendredi 27 juillet 2007 11:02

Modifié le lundi 28 juillet 2008 17:50

PC

PC
Il retira mon T-shirt rapidement. Je l'attirai vers moi. Je sentis le comptoir dans mon dos. Il me souleva et me posa dessus. J'entourai mes jambes autour de ses hanches. Il embrassa mon cou puis ma poitrine. Je gémis en sentant son perçing froid sur ma peau brûlante. Il se recula et retira son T-shirt. Ses mains parcouraient mon corps à la recherche du plaisir. Je glissai fébrilement mes mains jusqu'à son pantalon et commençai à l'ouvrir. Il recula un peu, me regarda sourit et en fît de même avec le mien. Il me souleva à nouveau et reposa mes pieds à terre. Ce ne fût que pour mieux retirer mon pantalon. Il retira le sien, puis me souleva à nouveau et se tourna vers la table. Il m'allongea dessus. Je gémis à nouveau en sentant sa main se glisser vers une partie intime de mon anatomie. Il murmura à mon oreille :

« T'es encore plus belle qu'avant. »

Je remontai son visage jusqu'au mien et l'embrassai à pleine bouche. Je me redressai. Un désir violent m'envahissait à présent. Je le voulais et tout de suite. Je retirai son boxer et le caressai. Il recula un peu son visage de mon cou et gémit sous la pression. Son souffle me donnait des frissons.

« Tom... »

Il m'attira à lui. Il se cala entre mes jambes et dans un coup de rein sensuel, il me pénétra enfin. Dieu que c'était bon. Je poussai un cri sous l'effet de la surprise. Il m'entraîna avec lui dans ce jeu fait uniquement d'amour et de plaisir. Sa respiration s'accélérait . Je posai ma main sur sa poitrine, son c½ur battait vite. Et après plusieurs minutes de plaisir intense, je sombrai en sa compagnie jusqu'à l'orgasme.

# Posté le vendredi 27 juillet 2007 11:05

Modifié le mercredi 13 février 2008 04:06

28

28
« Heureusement que personne n'est entré. J'avais pas fermé à clé.
-Hum. Qui aurait pu rentrer ?
-Je sais pas, Lola, voir même Louisa !
-Ouais. Ca aurait été chiant.
-Et gênant ! »

Il sourit. On était allongé dans le canapé. Du moins, il était assis, et j'étais blotti contre lui. J'avais un peu froid, alors je m'étais couverte d'une couverture. Et nous discutions. Je réalisai peu à peu ce qu'il venait de se passer. Et j'étais super contente ! Qui aurait cru que moi qui, la veille encore regardai avec nostalgie de vieilles photos, je serais là, aujourd'hui, avec Tom. Il caressait ma nuque, doucement. Aaaah, ce sentiment de plénitude ! Ca faisait bien longtemps que je ne l'avais pas ressentis. Sans mentir, ça devait bien faire 3 ans que je n'avais pas eu de relations... sexuelles ET sentimentales ! Bah ouais ! Et inconsciemment, ça m'avait beaucoup manquer. Alors là, je dois avouer que j'étais super bien !

« Ca fait combien de temps que t'habites ici ?
-Un peu plus de 3 ans. J'ai déménagé avec Lola quand j'ai eu ma licence d'allemand.
-Ah, t'habites avec Lola ?
-Ouais, j'avais pas envie de vivre toute seule. »

Il m'embrassa sur le front.

« Tu viendrais avec moi en Allemagne si je te le demandais ? »

Je me redressai, surprise de cette question.

« Quoi ? Tu veux que je vienne avec toi en Allemagne ?
-Pourquoi pas ? »

Je le regardai, l'air ébahi. Attendez, c'est pas possible. Il me demandait de le suivre, maintenant ? Alors qu'on venait juste de se retrouver ?

« Attends, c'est un peu rapide là. Je peux pas tout laisser en plan comme ça et te suivre. En plus je viens juste de trouver un boulot !
-Prends des vacances.
-Mais j'ai même pas commencé ! »

Il me sourit.

« Et alors ? Il y a 5 ans tu m'avais suivi sans rien dire.
-Oui mais c'était il y a 5 ans, j'étais... bête et j'étais en vacances ! Et j'habitais chez mes parents ! Là je peux pas partir comme ça, comme une voleuse !
-Mais moi je peux pas vivre sans toi. »

Mon c½ur bondit de joie. Ca faisait plaisir d'entendre ça ! Je lui souris et l'embrassai doucement.

« Mais je vais pas m'envoler. Je reste ici toute façon.
-Oui, mais loin de moi. Je veux que tu sois avec moi.
-Moi aussi j'aimerais bien mais on a pas toujours ce qu'on veut !
-Bah moi oui, j'ai toujours ce que je veux !
-Ah ouais ? Bah là, tu l'auras pas ! »

On commença à se chamailler quand la porte d'entrée s'ouvrit.

« C'est moi ! »

Lola. Je me redressai. Merde ! On était... un peu complètement nus dans le canapé ! Elle apparut dans la cuisine, posa ses clés et son sac.

« Eh, on mange quoi ? Je me disais qu'on.... »

Elle s'arrêta quand elle se tourna vers le salon. J'attrapai la seconde couverture, la jetai sur Tom et me levai.

« Viens ! »

J'attrapai Lola et l'entraînai dans l'entrée.

« Ouaaaaah ! J'en reviens pas ! T'as rencontré un mec ? »

Elle se pencha en arrière pour le regarder.

« Et pas mal du tout en plus !
-Je le connaissais déjà Lola, c'est Tom !
-Tom ?
-Oui, Tom.
-Celui pour qui t'as déprimé près d'un an ? Celui qui t'a laissé tomber ? »

Euh.... non. Que J'AI laissé tomber !

« C'est moi qui suis partie.
-N'empêches ! Qu'est-ce qu'il fait ici ?
-Bah... Il est avec le groupe... tu sais, comme Gustav est rentré. Alors... je l'ai invité et.... »

Elle me regarda avec des grands yeux.

« Tu vas encore en souffrir ma belle.
-Mais non ! C'est pas pareil tu vois, on a discuté, tout ça. Tout est clair.
-Mouais... »

Lola n'avait pas l'air convaincu. Il faut dire que mon année de dépression l'avait pas mal assommé elle aussi. Elle avait beaucoup souffert de me voir aussi mal. Quelle copine d'enfer !

« Je te jure, là c'est pas pareil. Crois-moi.
-Je te crois. »

Elle me sourit, et je la serre dans mes bras. Quel amour ! Tom apparaît dans mon champ de vision.

« Je vais vous laissé je pense.
-Quoi ? Pourquoi ? »

Lola s'était retournée, toute souriante. Il faut dire que comme ça, avec seulement son pantalon, et torse nu, il était carrément sexy !

« Non, mais restes ! J'allais proposer qu'on aille manger en ville toutes les deux, t'as qu'à venir avec nous !
-Bah... »

Il me regarda, comme pour me demander ce qu'il devait dire. Je lui souris.

« Okay alors.
-Super ! On v pouvoir faire connaissance comme ça ! Parce qu'il faut dire qu'on s'est jamais vraiment rencontrée toi et moi, et c'est bien dommage ! »

Je rigolai un peu. Sacrée Lola ! Elle passait du remontage de bretelles au sourire en moins d'un quart de seconde. Je fis signe à Tom de me suivre. Nous montâmes à l'étage après avoir récupérer nos affaires, éparpillés dans l'appartement. Dans la salle de bain, Tom entreprit de me chatouiller, ce qui provoqua une crise de fou rire, que je crus interminable. Au bout de trois quarts d'heure, nous sortîmes enfin de la salle de bain. J'avais enfilé mon slim noir et un T-shirt violet avec le logo des Rolling Stones dessus. Mes cheveux était attaché en queue de cheval et ma frange me retombait un peu sur les yeux. Il fallait que j'aille chez le coiffeur moi !

« C'est bon Lola, on peut y aller. »

Pas de réponse. Je regardai dans la cuisine puis dans le salon où je la trouvai endormie sur le canapé. Bon. Je l'embrassai sur le front et la couvris.

« On va manger que tout les deux je crois. »

Il me saisit par la taille et m'embrassa doucement.

« Aucun problème pour moi.
-Pour moi aussi. »

Après un long et langoureux baiser, nous partîmes en direction du centre-ville. Il était 16 heures. Mais à Paris, tu peux manger à n'importe quelle heure, c'est ça qui était bien ! Il faisait plutôt gris mais Tom portait quand même des lunettes de soleil. Bah ouais, l'esquive. Je pensais que ça n'allait pas suffire, mais en fait si ! Personne ne le reconnut. Une chance. Enfin, nous trouvâmes un endroit plutôt sympa, où nous mangeâmes. Nous n'en sortîmes que vers 18 heures. Nous rentrâmes directement, étant donné que des gens commençaient à se retourner sur notre passage. A la maison, Lola était réveillé.

« Ah bah vous voilà bande de lâcheurs ! Merci de m'avoir réveiller !
-Tu dormais trop bien, j'allais pas te réveiller.
-Non, t'as bien fait. J'ai dormi comme un bébé ! »

Elle nous sourit.

« Allez venez, on va allez se détendre. »

Nous allâmes dans le salon où nous nous étalâmes dans le canapé. Fiou, j'étais naze en fait.

« Alors, j'ai vu que vous veniez de sortir un nouvel album. Ma petite s½ur l'a acheté, je l'ai écouté et il est pas mal du tout !
-Merci. Il sort au Royaume-Uni demain, alors on va aller y faire la promotion.
-Ouais c'est logique. Ca doit être cool ça de pouvoir, partir comme ça, sans contrainte. Hop ! Une petite envie de sushi, un ptit tour à Pékin ! »

Il rigola. Et ils discutèrent. Moi je somnolais contre la poitrine de Tom. Un vieux coup de barre. J'écoutais sans écouter ce qu'il disait. Puis soudain, je ne sais quand, un téléphone sonna. Je me reculai, Tom décrocha son portable.

« Allo ?.... avec Serena, ouais. Pourquoi ?..... Ah oui c'est vrai.... Bah ouais j'avais oublié..... C'est bon Bill, du calme, j'arrive !.... No mais on est chez elle c'est bon, je suis à côté...... Vas-y à tout de suite. »

Il raccrocha. Et il me regarda, avec une petite moue.

« Il faut qu'on parte. »

Hein ? Où ? Je... Londres. C'était vrai, j'avais oublié. J'avais passé une si bonne journée que j'avais complètement oublié qu'il partait à Londres. Merde !

« Ah oui c'est vrai.
-L'avion part à 21 heures. Il faut qu'on y aille.
-Oui. Je viens avec vous. J'accompagne toujours ma s½ur jusqu'à l'aéroport. »

Putain, j'avais oublié moi ! Et voilà, ça y était, j'étais triste. Tom embrassa Lola et me suivit dehors. Je ne déccrochai pas un mot. Je marchai, les mains dans les poches. Mon moment de bonheur était déjà fini. Quelle injustice. Tom passa son bras autour de mes épaules.

« Qu'est-ce qu'il y a ?
-Rien. »

Réponse trop rapide pour être vraiment.
« Tu fais la tête ?
-Non, c'est juste le départ qui me rend triste. C'est rien. »

Il m'arrêta. On était en plein milieu de la route pour dire ! Une voiture passait à pleine vitesse et on était mort !
Il me prit dans ses bras et me serra fort. Puis il m'embrassa.

« On revient bientôt.
-Je sais mais.... Je sais.
-Dès que je reviens, je viens te voir.
-Oui. »

Je lui souris un peu. Je me forçai quand même ! Il voyait bien que c'était pas vraiment joyeux, mais il s'en contenta. Nous arrivâmes chez Louisa et Gustav. Toutes les valises étaient prêtes. Louisa vint vers moi.

« Serena, t'oublieras pas Kiti hein ?
-Mais non t'inquiètes pas. J'ai l'habitude maintenant.
-Ouais. Tiens voilà les affaires pour Otello.
-Okay. »

Bah ouais, à chaque qu'ils partaient, je gardais Otello, leur gros rottweiler. Louisa avait toujours r^vé d'en avoir un. Mes parents étaient bien sûr contre ! Ma mère a une peur bleue des chiens ! Mais quand elle a emménagé avec Gustav, il lui en a offert un. Au début il était tout petit, si mignon. Il tenait dans un sac. Maintenant, il est énorme, toujours aussi beau mais énorme ! Heureusement, il bouge pas, il est adorable. Ouais, parce que dans mon petit appartement, bonjour la foire ! Et Lola adore ce chien, alors tout va bien.
Tom monta à l'étage faire son sac et redescendit avec deux valises.

« C'est bon on peut y aller. »

Je les aidai à tout charger. Presque tout appartenait à Louisa. Alors celle-là, elle changeait pas, toujours à croire qu'elle déménageait ! Ana était assise sur le banc, devant le maison et nous regardait en suçant son pouce. Trop, trop craquante ! J'allai vers elle et la pris dans mes bras.

« Mon petit amour, tu vas me manquer. »

Elle passa ses bras autour de mon cou et me fît un câlin. Cette odeur de bébé, c'était si agréable. J'aimais tellement. Je l'emmenai vers la voiture de Louisa et l'attachai sur son siège. Les garçons montait dans le van et nous les suivions dans la voiture de Louisa.

« Tu vas être sage hein ?
-Comment ça ?
-Maintenant que t'es plus toute seule, tu vas devoir faire attention !
-N'importe quoi. Ca fait bien longtemps que je ne suis plus comme ça.
-Comment ?
-A papillonner tout le temps. »

Elle sourit. Puis elle dit d'un ton sérieux :

« C'est vraiment sérieux tout les deux ? Vous reprenez vraiment votre relation ?
-Louisa ! J'en sais rien ! On est ensemble que depuis ce matin ! Et il part déjà ! Si c'est pas un signe du ciel.... »

J'avais marmonner cette dernière phrase.

« Quoi ?
-Rien.
-On part un mois, mais quand on revient, heureusement, les garçons n'ont plus rien avant deux mois ! Enfin on va pouvoir avoir une vraie vie de famille ! »

Je rigolai un peu.

« Je vois pas de quoi tu plains. T'as une vie idéale, un mari parfait et une fillette adorable.
-Je sais. »

Elle me regarda rapidement, en souriant.

« Tu devrais peut-être en faire de même maintenant.
-Ooooh ! Mais c'est une manie chez vous ! »

Nous rigolâmes puis parlâmes de choses et d'autres durant tout le trajet. Evidemment, ils avaient leur propre avion, ce qui était super pratique. Il embraquait dès leur arrivée. J'embrassai tout le monde.

« Je t'aime ma petite chérie. »

Ana. Je savais que j'allais la revoir mais chaque fois qu'ils partaient, ça me fendait le c½ur de la voir partir aussi. Aïe aïe aïe, j'allais pas pleurer quand même ! Tom me serra dans ses bras. J'en profitai une dernière fois. Ces retrouvailles avaient été si courtes, j'avais peur de m'être tromper et de ne jamais le revoir. Aah, ça serait une nouvelle blessure, une nouvelle déprime. Bref, parlons pas de malheur !

« Moi aussi je t'aime. »

Juste quatre mots. Tout simple. Ca me réchauffa le c½ur.

« Moi aussi. »

Je me reculai et l'embrassai, une dernière fois. Et ils s'éloignèrent. Quelle souffrance. Mon dieu, je redevenais sensible. Bon allez, Lola m'attendait à la maison. Je retournai jusqu'au parking, pris la voiture de Louisa et rentrai, la tête pleine de bons moments.

/

3 minutes. 3 minutes ! Ils savent ce que ça représente 3 minutes quand t'es en pleine crise de nerfs, que t'es prête à péter un plomb ? Non je crois qu'ils savent pas ces cons-là ! J'avais attendu une semaine avant de me décider. J'avais du retard. Je voulais croire que c'était encore cette fichue pilule mais... je ne prenais plus la pilule depuis un an. Alors.... Oh misère ! Il avait bien fallu que je sache ! Alors je m'étais quand même décidée à aller à la pharmacie acheter ce test. Et là, maintenant j'attendais. Putain, trop de suspens ! J'étais trop à bout pour rester enfermé dans la salle de bain comme dans une boîte à bonbons alors je rejoignis Lola dans le salon. Je posai le test sur le petite table et m'asseyais à côté d'elle.

« Alors ?
-Encore deux minutes d'attente. »

Elle fixa le test.

« Tu fais quoi si il est positif ? »

Bonne question.

« Qu'est-ce que je devrais faire d'après toi ? »

Elle me regarda et sourit. Elle prit ma main et la serra.

« Tu le gardes ! Je sais que t'en rêves, alors tu le gardes ma cocote ! »

Super. Quel conseil, ça m'avançait beaucoup. C'était vrai que depuis la naissance d'Ana, je voulais un petit bébé moi aussi. J'en avais tellement envie. Mais là, c'était un peu soudain. Je n'avais revu Tom qu'une fois, nous n'avions fait l'amour qu'une fois, et j'étais peut-être enceinte. Décidément, on était peut-être fait pour être ensemble, vu qu'à chaque fois, c'était la même chose ! C'est vrai que durant ce mois, Tom et moi on s'était appeler presque tout les jours. Mais est-ce que c'était suffisant ?
Je lui avais rien dit sur mes doutes. Je voulais pas le paniquer pour rien ni faire de fausses joies.
ENCORE 1 MINUTES !!!
Là ça devenait insupportable.

« Je sais pas, tu crois que je devrais ?
-Evidemment ! T'en as toujours voulu de ce bébé ! En plus avec l'homme de ta vie ! »

Elle avait détaché chaque syllabe, pour bien me signifier que c'était lui et pas un autre quoi !

« Ouais.
-Serena ! Arrêtes de penser ! Si t'es enceinte, c'est certainement la meilleure chose qui peut t'arriver depuis belle lurette ! En plus moi je serais encore tata comme ça ! »

Alors celle-là, elle pensait qu'à être tante ! Je me levai et allai vers la fenêtre. Je réfléchis en regardant la ville. Un bébé. Si c'était un garçon... j'aimerais bien en fait. Mais... oh mon dieu, c'était si compliqué ! Je n'étais avec Tom que depuis un mois, vous imaginez ce que mes parents allaient penser ? En plus, ils ne le connaissaient même pas. Enfin si, ils le connaissaient, mais c'était il y a si longtemps. Ma mère, comme toujours allait sauter au plafond. Mon père aussi serait heureux, mais il allait me souler pour savoir qui était le père, ce qu'il faisait, si on allait se marier et tout le tralala ! Bah oui, Louisa avait tout fait dans les règles : présentation aux parents, mariages et enfant. Moi... j'étais un peu en avance !

« Ca y est, il y a le résultat qui apparaît ! »

Je me retournai d'un bond.

« Dis-moi. »

Lola se pencha en avant. Son visage se décomposa. Elle releva la tête. Oh non. Je sais, je viens de dire que je savais pas si je voulais vraiment ce bébé, mais en fait si, j'en veux de ce gamin ! Quelle injustice.

« Je suis désolée ma chérie... »

Mon c½ur se serra. Puis elle sourit comme une godiche et sauta en l'air.

« Mais tu vas avoir un bébé !!!!!!!! »

Elle me sauta au cou et entama une danse dans le salon. J'étais enceinte ? Incroyable, j'allais.... avoir un bébé ! Je souris et suivis Lola dans sa danse. Oui, enfin j'allais être maman ! Là je n'avais plus aucun doute sur mes envies ! Oui, je voulais cet enfant et j'allais l'avoir !

« Je suis tellement contente pour toi ma chérie !!! »

Elle m'embrassa sur la joue.

« Vite, j'appelle ta mère ! »

Elle se précipita sur le téléphone et appela ma mère. Je saisis le mien et composai le numéro de Tom. Je tremblai un peu, mon c½ur s'accéléra. J'avais un peu peur de sa réaction. Et s'il n'en voulait pas ? Il y a 5 ans, okay il avait presque avouer qu'il aurait voulu le garder, mais aujourd'hui, peut-être qu'il n'en voulait pas. Peut-être que sa carrière le prenait trop et qu'il préférait se concentrer dessus. Peut-être que... Stop !! Si je commençais comme ça, j'allais pas en finir ! Si je l'appelle pas, je risque pas de savoir ! Alors, appelons !
Il décrocha au bout de 3 sonneries.

« Allo ?
-Tom ?
_Salut ma belle, ça va ?
-O.. oui. Je te dérange pas ?
-Non, on est dans le van là. Pourquoi ? »

Hum. Dans le van. Devais-je lui dire maintenant ou attendre un moment plus... approprié ? Oh et puis mince ! Je ne pouvais pas attendre !

« Ecoutes... en fait j'ai un truc à te dire. Je sais que c'est pas vraiment le meilleur moment mais... ça peut pas attendre.
-Bah vas-y, je t'écoute. »

Aaaah, il est trop mignon !

« Voilà... Bon je vais aller droit au but. Je suis enceinte. »

Il y eut un silence puis j'entendis la voix de Bill derrière dire :

« Ca va Tom ? »

Aïe !

« T'es... attends, t'es sûre?
-Oui... enfin je viens de faire un test et il est positif. Je vais aller voir mon gynéco mais normalement, les tests sont plutôt fiables.
-Alors t'es enceinte ? »

Et ouais ! J'entendis encore Bill derrière.

« Quoi ? C'est Serena ? Elle est enceinte ? »

« Oui, je suis enceinte.
-Ca veut dire... on va avoir un bébé ? »

Alors là, chapeau Sherlock ! J'aurais pas deviné toute seule !

« Bah oui. »

Nouveau silence. J'entendais Bill derrière qui posait plein de questions, mais Tom semblait l'ignorer.

« Tom ?
-Oui ?
-Je... Ca ne te fait pas plaisir ? Si tu n'en veux pas...
-Au contraire. Je suis juste en train de réaliser que je vais avoir un bébé avec toi. C'est génial ! »

Je rigolai doucement. J'entendis Bill dire :

« Passes-moi le téléphone !
-Dégages Bill ! »

Il y eut quelques insultes puis la voix de Bill retentit.

« Serena ? T'es enceinte ?
-Oui Bill ! Tu vas être tonton ! »

Je rigolai, moitié nerveuse, moitié amusée. Bill cria, on aurait dit Lola !

« Bill ramènes le téléphone !! »

Nouvel baston. Puis là j'entendis Tom.

« Excuses, c'est Bill, il soule.
-C'est rien, c'est normal. »

Bill criait toujours. Puis les autres s'y mirent. Et tout le monde criait !

« Putain fermez-la, j'entends rien !Serena ?
-Je suis là !
-Ecoutes, je vais rentrer okay ? Je serai là demain !
-Non mais t'es pas obligée, ça peut attendre.
-Non, ça peut pas ! Je serai là demain. Merde ! »

J'entendis quelques bruits, puis de nouveaux cris, mais là des cris de filles. Certainement des fans.

« Serena je dois te laisser, mais je te rappelle ce soir, et j'arrive demain okay ?
-Okay.
-A demain ma belle. Je t'aime.
-Moi aussi. »

Et il raccrocha. Mieux que je ne le pensais ! Il rentrait ! Pour moi ! Je souriais comme une cruche. Et Bill. Cette réaction me faisait tellement plaisir, j'en aurai presque pleurer de joie ! Je réalisais soudain ce que ça représentait. Ce que ça voulait dire. Lola apparut, toujours excitée et me tendit le téléphone. Ma mère.

« Maman ?
-Oh, ma chérie, je suis si heureuse ! Tu es vraiment enceinte ?
-Oui maman.
-Oh merci mon dieu ! Mais euh... qui est le père ma puce ?
-Euh... il s'appelle Tom.
-Et vous habitez ensemble ?
-Non maman, j'habite toujours avec Lola.
-J'aimerais bien le rencontrer.
-Tu le connais déjà maman. C'est un des collègues de Gustav.
-Oui, lequel ?
-Le même qu'il y a 5 ans. »

Il y eut un blanc.

« Le jeune garçon avec des rastas ?
-Oui.
-Vous vous êtes remis ensemble ?
-Oui.
-Et... quand ?
-Il y a un mois.
-Un mois ? ah... okay. Ecoutes, ton père et moi on va venir te voir demain d'accord ?
-Vous êtes pas obligés !
-Bien sûr que si on est obligé ! On sera là demain mon c½ur !
-D'accord.
-Oh ma chérie je suis si contente ! »

Elle continua de parler, Elle semblait vraiment super contente ! Tout le monde allait débarquer demain, super ! J'étais seule aujourd'hui, et bah pas demain ! Après quelques minutes, je raccrochai.
Toute ma famille serait au courant dans les 15 minutes qui suivaient, c'était sûr. Et j'avais raison. Je passais le reste de la journée à répondre au téléphone, mon frère, ma s½ur, mes oncles et tantes, mes cousins, cousines, mes grands-parents et même mes copines ! Tout le monde m'appelait pour me féliciter. Et aussi pour me demander qui était le père. Parce que... personne ne le connaissait. Bah ouais, c'était un anonyme !
Le soir, Lola m'entraîna dans un restaurant, pour fêter l'évènement. Elle, je crois que c'était la plus excitée de tous. Elle arrêtait pas de parler du bébé, de ce qu'elle ferait, elle me donna même des prénoms !

« Lola, je sais même pas si c'est un garçon ou une fille !
-M'en fout, il faut y penser tôt ! Sinon tu vas être prise de court et tu vas sortir le premier prénom qui va te passer par la tête ! Imagines tu l'appelles Ipollyte ? »

J'éclatai de rire. Alors celle-là ! Elle était vraiment trop forte pour trouver des prénoms bizarres. Elle parlait toujours. Et moi je rêvais. Un bébé. C'était si imprévu, que c'en était encore plus excitant. Lola commanda du champagne. Aux grandes occasions, les grandes boissons, comme elle dit.

« Sauf pour toi ! Toi tu prends du jus d'orange ! Va pas alcoolisé mon petit neveu ! »

Quoi ?

« Arrêtes tes conneries et sers-moi un verre ! En plus qu'est-ce qui te dit que c'est un garçon ?
-J'en suis sûre ! Il n'y a que des filles chez toi. Les triplettes et Ana ! Toi tu es destinée à avoir un garçon, c'est sûr !
-Si tu le dis. »

Je souris. On trinqua et bûmes le breuvage qui me réchauffa la bouche. Ah, j'étais comme sur un nuage., je me sentais presque flotter. J'avais quand même du mal à y croire.
Nous rentrâmes. Il était à peu près 21 heures. Je saisis la laisse d'Otello et cria :

« Je vais faire une balade avec Otello ! »

Je l'attachai et sorti. Je commençai à faire le tour du quartier.
Quelle journée. Une journée vraiment... spéciale et riche en émotion ! J'avais été si prise par cette nouvelle, que je n'avais pas vraiment eu le temps d'y penser, à tête reposé. J'allais certainement devoir déménager. L'appartement avec Lola n'avait que deux xhambres, et il était petit. Il n'y aurait jamais la place pour un bébé ! On allait devoir en chercher un plus grand. Du moins, si Lola voulait toujours vivre avec moi... hum, oui elle voudrait toujours. Et mon boulot. J'ai été engagé il y a 1 mois et j'allai devoir déjà partir pour cause de bébé. Bon, j'allai pas arrêter tout de suite, il me fallait de l'argent et puis je n'étais même pas enceinte d'un mois.
Soudain je m'aperçu que je pensais comme une mère célibataire. Ce qui n'étai pas le cas. Dans tout les projets que j'étais en train de mettre en place, pas une seule fois je n'avais évoqué Tom. Pas une fois. Mais je doutais fort qu'il veuille qu'on habite ensemble, déjà parce qu'il ne voudrait pas vivre en France mais aussi parce que je ne le vois pas avoir un domicile fixe. Enfin je disais ça, mais en fait je n'en savais rien. Il y a 5 ans, j'aurais affirmé ça sans hésitation mais aujourd'hui... je ne le connaissais pas autant. Il avait peut-être changé, et je ne savais pas. Après tout, je ne l'ai vu qu'une fois ! Quelle folie ! J'étais complètement tarée. Je tombe amoureuse, je souffre pendant 5 longues années, et je tombe enceinte. Ca paraît fou. Et ça l'est.
Je n'avais aucun doute sur mes sentiments mais.... oh et puis mince ! Marre de me poser des questions ! De toute façon, j'allai le revoir demain, j'allai pouvoir parler avec lui et tout serait clair. Je souris et continuai ma balade. Même Otello semblait heureux, j'eus presque l'impression qu'il souriait !

# Posté le vendredi 27 juillet 2007 11:07

Modifié le lundi 28 juillet 2008 17:51

29

29
Je ne sais pas quelle heure il est, je ne sais même pas quel jour on est. Je sais juste que là, dans l'immédiat, il vaut mieux que Lola ne soit pas dans les toilettes. Je me lève, descend les marches en courant et entre dans les toilettes. Et là, je vomis comme pas possible. Beurk ! Quel réveil ! C'est vraiment abominable. Lola passe devant la porte.

« Beurk ! Tu pourrais fermer la porte ! »

Je lui claque la porte au nez et m'assoie à côté du toilette. Quelle horreur, ma toute première nausée matinale. Et bah, c'est franchement bof. Je m'en serai passée avec plaisir. Après avoir vidé mon estomac de tout ce qu'il contenait je remonte, direction la salle de bain. Il me faut une bonne douche bien chaude et un bon brossage de dents, surtout. Je me déshabille et allume les robinets. Déjà, un nuage de buée envahie la pièce. Je me glisse sous l'eau chaude et savoure cette sensation, j'écoute le bruit de l'eau qui tombe sur le sol. Bref, je me détend ! Tom doit arriver aujourd'hui. Mes parents aussi. Il va me falloir du courage pour tout affronter aujourd'hui. Aaaaah ! Je me savonne, me rince et ressort. Je me brosse les dents, enfile mes vêtements, me « brushingue » les cheveux et me maquille. Me voilà prête ! C'est vrai qu'on se sent mieux quand on est bien coiffée ! Je redescend en bas. Lola est assise dans la cuisine, elle travaille sur des dossiers certainement, en mangeant un énorme sandwich. Rien qu'à sa vue, j'ai de nouveau la nausée. La télé est allumée sur une chaîne de clip. Et quel clip ? Le dernier de Tokio Hotel. Bah ouais. Lola lève la tête vers moi.

« Alors ça va mieux ?
-Ouais, ça va. Il est où le chocolat qu'on avait acheté pour Ana ?
-Le chocolat ?-Mais oui le chocolat en poudre !
-Ah ! Dans le placard là ! »

Elle me désigna un placard en bas. Je m'abaissai et me saisis du gros pot de Nesquik.

« Tu bois du chocolat toi maintenant ?
-Ouais, le café me donne la nausée, j'ai envie de chocolat. »

Elle sourit.

« Ah, les femmes enceintes et leurs envies bizarres ! »

Je lui tire la langue. Bah ouais. Enfin bon, ça va, là c'est que du chocolat en poudre. Je lui ai pas demandé de me ramener du cacao d'Amérique du sud non plus ! Mon chocolat chaud, je m'asseyais en face de Lola.

« Tu fais quoi ?
-Pfff, je corrige des devoirs. »

Oui, parce que Lola est une jeune professeur des collèges. Une professeur de français s'il vous plaît !

« C'est quoi ?
-Des rédactions, niveau cinquième. Il y en a des vraiment bien. On voit qu'il y en a qui ont de l'imagination. Mais d'autres... laisse tomber ! Déjà les fautes qu'ils font, ça fait peur mais en plus les histoires ! Il y en a un qui m'a carrément réécrit Dragon Ball Z ! »

Je recrachai un peu mon chocolat en rigolant. Ah ouais, carrément.

« Que veux-tu, la jeunesse de nos jours. »

Elle me regarda de travers. On rigola. Ca faisait grave vieille pie de dire ça ! Je me laissai aller en arrière, le dos contre le battant de la chaise.


« Tom arrive à quelle heure ?
-Je sais pas, il doit m'appeler.
-Et tes parents ?
-A 14 heures.
-Ah ouais ? On devrait peut-être y aller alors, il est presque 13 heures.
-Ah ouais ? Carrément ?
-Bah ouais, t'as dormi comme une masse !
-Ouais, j'étais naze. Bon on y va ? Tu viens ?
-Ouais, c'est parti. »

Elle se leva, saisit sa veste, son sac et les clés de sa voiture.

« Tu conduis pas, c'est trop dangereux pour une femme enceinte. »

Rolala ! Elle était chiante celle-là ! J'étais enceinte, pas malade ! Et en plus, ça se voyait même pas !
Je chopai ma veste et la suivis dehors. Arrivés à l'aéroport, je lus que l'avion de mes parents arrivaient à 13h48. Quelle précision ! Il était 13 heures 15. Okay, une demi heure d'attente. Je m'assied sur un banc à côté de Lola et commençai à feuilleter un magazine. La demi heure passa à une vitesse folle Il était 14 heures pile quand mes parents apparurent.

« Maman ! Papa ! »

Je les embrassai.

« Ma chérie, je suis si contente de te voir ! Dieu que tu es belle, encore plus qu'avant !
-Merci maman ! Papa, ça fait trop longtemps !
-Bah oui, mais comme tu m'évites !
-N'importe quoi ! »

Il sourit et m'ébouriffa les cheveux.

« C'est ce que tu dis !
-Je suis trop contente de vous voir !
-Nous aussi. Alors... comment tu te sens ?
-Super bien. Je suis très heureuse.
-Et... »

Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase, mon téléphone sonna. Tom.

« Allo ?
-Serena c'est moi. Je suis à l'aéroport là, on vient d'arriver. T'es où ?
-Euh... bah à l'aéroport, je viens d'aller chercher mes parents.
-Ah bon ?
-Ouais, mais je suis pas dans le même que toi. Ecoutes, vous êtes tous là ?
-Oui, tout le monde est rentré.
-Louisa aussi ?
-Ouais.
-Ah ! Tu peux me la passer s'il te plaît ?
-Ouais. »

Après quelques secondes, j'entendis enfin ma s½ur.

« Serena ?
-Ouais. Eh, je suis à l'aéroport avec maman et papa, on vous rejoins chez toi okay ?
-Les parents sont là ?!
-Ouais.
-Génial ! Okay bah on y sera dans 20 minutes !
-Okay alors c'est nous qui vous attendons ! A tout à l'heure.
-Bisous ! »

Je raccrochai et souris à mes parents.

« Vous avez de la chance, Louisa vient de rentrer d'Allemagne, on les attend chez elle.
-On attend qui ?
-Bah Louisa et le groupe.
-On va voir... ton... ami alors ? »

Ami ?

« Oui, vous allez le voir. »

Je souris et nous partîmes. Je passai vite fait à la maison pour chercher Otello et on entra enfin chez Louisa. J'ouvris toutes les fenêtres, ma mère m'aida. Lola sortit de quoi boire et manger et commença à préparer, avec l'aide de mon père. Un quart d'heure plus tard, ils arrivèrent tous. Bill fut le premier à entrer en claquant la porte et en criant :

« Où est ma belle-s½ur ? »

Je sortis de la cuisine en souriant.

« Salut !
-Serena ! »

Il me prit par la taille, me souleva de terre et me fit tourner. Putain, il était malade lui, j'allai encore vomir, et sur lui s'il continuai ! Enfin il me reposa et m'embrassa.

« Je suis trop content, si tu savais c'est incroyable ! Qui aurait cru hein ? Moi je te dis, j'ai des dons de voyance ! j'avais pas dit que vous feriez pleins de bébés ? Hein ? Je l'avais pas dit ? »

Il se tourna vers Lola qui dit d'un ton faussement sérieux.

« Si si, il l'avait dit ! Je confirme !
-Ah ! Tu vois ! »

Il me sourit.

« Sérieusement, je suis vraiment très heureux pour toi Et pour mon frère évidemment.
-Merci Bill ! »

J'embrassai ma s½ur, puis Gustav puis Goerg et enfin, l'amour de ma vie ! J'étais trop contente pour me contenir. Je lui sautai au cou.

« Tom !
-Ma belle, comment tu te sens ?
-Le mieux du monde !
-Tant mieux. »

Il me regarda dans les yeux. Il souriait. Il était beau. Et je lus dans ces yeux, cette même lueur, cette lueur que j'avais vu le premier soir où je l'avais vu. Quand Ana était dans mes bras. Oui, c'était ça. Voilà donc ce qu'elle signifiait. Ses yeux brillaient d'une envie de bébé ! Si si, je vous jure !J'aurai pu passer la journée à le regarder comme ça. Mais non.

« Bonjour monsieur et madame Splinter. Je m'appelle Bill. Je suis enchanté. »

Je me retournai vers mes parents. Bill serra la main de mon père et embrassa ma mère.

« Vous parlez français ?
-Un petit peu. J'ai le mal pour m'exprimer bien. Mais je comprend.
-Bill ! Tu parles français ? Ca alors ! Mais comment ça se fait ?
-Pour qui tu me prends ? Ma belle-s½ur est française, alors je m'adapte ! J'ai pris des cours si tu veux tout savoir ! »

Il se tourna vers ma mère.

« Vous ressemblez... bien... non... mieux à votre fille ?
-Non ! Beaucoup Bill.
-Ah oui, vous ressemblez beaucoup à votre fille. »

Ma mère sourit, visiblement ravie.

« Merci beaucoup jeune homme ! »

Je m'approchai de Bill et l'embrassai sur la joue.

« Merci, t'es vraiment trop chou. T'étais pas obligé.
-Ca me fait plaisir. J'aime bien le français ! »

Je retournais vers Tom.

« Et toi ? Tu parles aussi ? »

Il grimaça un peu et me dit en français.

« Oui, je m'appelle Tom, j'habite en Allemagne. Je suis enchanté ! »

Je rigolai.

« Et ? »

Il grimaça encore.

« Euh... J'aime bien les pizzas ? »

J'éclatai de rire. Ouais, peu mieux faire ! J'entendis Gustav dire :

« Et si on s'asseyait ?
-Ouais, bonne idée Gus. »

Nous nous dirigeâmes vers le salon. Ce n'est que là que je remarquai Ana, assise sur les genoux de son père. Je lui envoyai un petit baiser qu'elle me renvoya en souriant. Trop craquante ! Il n'y avait pas de place, je m'asseyais donc sur les genoux de Tom, moi aussi. Et là, la conversation démarra aussitôt. Pas la peine de préciser le sujet, vous avez deviné j'imagine. Et vas-y que je suppose que c'est une fille alors elle pourrait s'appelle Maria ou Carla ou Safia. Et je suppose que c'est un garçon alors ça sera Mathias ou Tomas ou Julian. Que des prénoms bizarres. Ils envisageait tout, et moi j'écoutai, en souriant. Puis, je me levai et entraînai Tom avec moi. C'était notre bébé, alors c'était à nous d'en parler ! Nous allâmes dehors et nous assîmes sur les marches. Je posai ma tête sur son épaule.

« Tu m'as manqué.
-Toi aussi. Beaucoup. »

Il l'avait dit en français. Adorable. Je relevai la tête et le regardai.

« Alors, tu es sûr ?
-De quoi ?
-Bah... que tu veux ce bébé. »

Il tourna la tête vers moi.

« Bien sûr. Sans aucun doute. »

Il sourit puis baissa la tête.

« C'est sûr que... C'est soudain et rapide mais c'est pas grave. J'en ai tellement rêver que ça m'importe peu. »

Je souris. Là, c'était parfait ! Tout était parfait ! La vie était belle !

# Posté le vendredi 27 juillet 2007 11:08

Modifié le lundi 28 juillet 2008 17:51