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Tom avait passé le reste de l'après-midi à parler avec mes parents. Ouais, il avait insisté pour leur parler seul à seul. Enfin, seul à seul avec Louisa pour traduire évidemment. Moi j'avais passé toute l'après-midi avec Gustav. Il y avait longtemps qu'on avait pas discuté comme ça. On a parlé de ma grossesse et de ce qui allait arriver. Et comme à chaque fois, il m'a rassuré en me disant qu'au moindre problème, il était là pour m'aider. S'il était pas génial ce Gustav !
Là, il était 21 heures et j'étais chez moi, en compagnie de Tom. Lola nous avait laissé l'appartement, elle était restée chez Gus et Louisa pour la nuit. De toute façon, tout le monde dormait chez Gus et Louisa cette nuit. Comme d'habitude quoi.
Bref, Tom et moi étions en train de se faire à manger. Je couper des tomates pendant qu'il préparait des pâtes.

« Tu les coupes bizarrement tes tomates.
-Comment ça ?
-Bah regardes, normalement on doit les couper en dés comme ça ! »

Il imita le geste.

« Bon, occupes-toi de tes pâtes et laisses-moi tranquille avec mes tomates !
-Bah, ça n'empêche que tu les coupes mal. »

Je saisis un petit morceau de tomates et lui laissai à la figure.

« Eh ! »

Il se placa derrière moi, me retira vivement le couteau des main et me saisit les poignets, m'empêchant de bouger.

« Arrêtes ! Et mes tomates ?
-Laisses-les tranquille, les pauvres tu les martyrise. »

Je rigolai.

« N'importe quoi. Allez, lâches-moi !
-Non, je veux pas. »

Il se colla à moi, je sentais son c½ur battre contre mon dos. Il lâcha mes poignets et passa ses mains sous mon T-shirt, me caressant le ventre. Il avait la tête posée sur mon épaule. Je me ressaisis du couteau et continuai de m'occuper de ces tomates.

« Et si on montait ? »

Je souris.

« Non non, il faut qu'on finisse ça.
-Okay, si tu préfères on peut recommencer ici, pas de problème. »

Il était pas croyable ! Je haussai l'épaule doucement en rigolant.

« Non, il faut qu'on finisse ça d'abord !
-Mais pourquoi ? »

Il avait pris la voix d'un gamin à qui on refuse un bonbon.

« Parce que c'est comme ça. »

Il posa ses lèvres sur mon épaule puis dans mon cou. Il caressait toujours mon ventre. C'était si bon.

« Tom, il y a l'eau qui bout ! »

Il releva la tête.

« Merde ! »

L'eau débordait de la casserole. Il abaissa le feu et retira la casserole du feu. Il y versa les pâtes puis la remit dessus et revint vers moi. Il repris exactement la même place qu'il venait de quitter.

« T'es pas possible, tu peux pas surveiller tes pâtes ?
-Je les surveille.
-Avec le nez dans mon cou ?
-Ouais, j'ai une vision ultra perfectionnée. Je vois derrière moi. »

Je riais, Vraiment n'importe quoi ! Il m'embrassait toujours. Il commençait à m'exciter dangereusement. Je posai le couteau, m'essuyai les mains sur un chiffon et me retournai. Je posai les mains sur sa poitrine, pour le repousser.

« Désolé, mais je suis occupée très cher ! »

Je me dégageai de son étreinte et allai vers le frigo. Je l'entendis soupirer, soupirer super fort. Je retournai vers mes tomates, il s'était assis sur un tabouret et me regardai. Après quelques minutes de silence, il lâcha :

« Si on se mariait ? »

Quoi ? Je posai la cuillère que j'avais à la main et me retournai vers lui.

« T'as dit quoi ?
-On pourrait se marier non ? »

Je sourie. Il était marrant là !

« Qu'est-ce que tu racontes ? Pourquoi on se marierait ?
-Bah parce qu'on s'aime. Et qu'on va avoir un bébé.
-Et alors ? Pas besoin de se marier pour ça.
-Je sais, mais en fait j'aimerais bien me marier avec toi. Je trouve que ça serait mieux tu vois... pour le bébé que tu portes mon nom. Ca serait mieux.
-Je vois pas pourquoi. Toi t'as trop parler avec mon père !
-Pourquoi ? Sérieusement, je vois pas pourquoi on pourrait pas se marier ! »

Je me retournai vers mes tomates.

« Tom, on se marie pas juste parce qu'on va avoir un bébé !
-Non on se marie aussi parce qu'on s'aime !
-Oui, mais un mariage... Un mariage Tom ! Tu nous imagines nous marier franchement ?
-Oui, très bien. »

Alors celui-là !

« On est ensemble que depuis un mois seulement. On va avoir un bébé, c'est déjà pas mal ! Pourquoi se marier ? »

Il se leva et se placa derrière moi. D'un coup il me tourna vers lui.

« Parce que j'en ai envie, c'est tout. »

Vraiment n'importe quoi !

« Tom, j'aurais jamais le temps d'organiser un mariage. Et puis me marier avec toi... c'est deux fois plus de boulot car il faudra que je m'assure qu'aucuns journalistes ne viennent perturber tout, et.... et Tom, je ne connais même pas tes parents ! E, on se marierait où ? En France ? En Allemagne ? Et puis, je serai obliger de refaire faire une robe parce qu'avec le gros ventre que j'aurais, tu imagines ? Non, franchement, il vaudrait mieux attendre. Si tu veux vraiment te marier, on le fera mais attendons au moins que le bébé soit né. »

Il m'embrassa, un peu surprise, je passai tout de même mes bras autour de son cou et le rapprochai de moi. Il caressa mon dos. C'était trop bon ! Je n'avais qu'une envie... monter avec lui ! Mais non, il fallait que je finisse ça ! Mince alors ! Je me détachai, à contrec½ur, de mon amant et le repoussai.

« Arrêtes ! Je dois finir ! »

Il soupira encore.

« J'ai envie de toi. Et j'ai envie de me marier avec toi. »

Il posa ses lèvres sur les miennes puis il murmura :

« Serena, veux-tu m'épouser ? »

Comment résister ? C'était trop cruel de dire et... moi aussi je le voulais ! Je l'aimais tellement. Je souris.

« Oui, je le veux ! »

Et je l'embrassai encore, amoureusement.
Il était vraiment incroyable. En un mois, il avait chamboulé toute ma vie. Un bébé et un mariage. Il recula.

« Tu vois, j'obtiens toujours ce que je veux ! »

Je pris un air indigné et le repoussai.

« J'ai dit oui, mais j'ai pas dit quand ! »

Il rigola.

« Non non, t'as dit oui, donc ça veut dire qu'on va se marier.... dans 3 mois !
-Dans 3 mois ?
-Oui !
-Pourquoi dans 3 mois ?
-Parce que ... c'est ce qui m'est passé par la tête en premier ! »

Nous rigolâmes.

« 3 mois ? T'es malade, c'est impossible !
-Bien sûr que oui c'est possible !
-Tom ! »

Quelle tête de mule ! Je venais de lui expliquer pourquoi c'était pas possible, mais non il insistait !

« Bon, okay ! Tu fais tes valises, demain on va en Allemagne et je te présente mes parents ! Ensuite on engage une organisatrice de mariage qui va s'occuper de tout et moi je m'occupe d'éloigner tout les journalistes. Comme ça toi, tu n'auras qu'à te reposer et tu n'auras rien à faire. »

Je le regardai, un peu ébahie, mais toujours un petit sourire aux lèvres. Vraiment incroyable ce garçon.

« Est-ce que tu te rends compte de ce que tu dis ?
-Oui, tout à fait ! Allez, va faire tes valises !
-Mais je ne peux pas partir comme ça ! Et... »

Il posa une main sur ma bouche, m'empêchant d'en dire plus.

« Stop ! Je veux plus entendre d'oppositions ! Je m'en fiche de ton appartement, de ton travail que tu vas arrêter de toute façon, je m'en fiche ! Tu pars avec moi, c'est tout ! »

Non mais... il croyait que j'étais sa chose ou quoi ? Je retirai sa main et rigolai.

« Non ! Je ne pars pas avec toi ! Hors de question ! »

Il changea d'expression et fit la moue.

« Allez, s'il te plaît. Viens avec moi, j'aimerais que tu rencontres mes parents !
-Moi aussi j'ai envie mais ça peut attendre quelques temps non ?
-Non ! »

Aaaaaah ! Il allait me rendre folle !

« Je t'en prie ! »

Il me suppliait presque.

« Viens avec moi. Je serais sage, c'est promis. »

Je ne pus m'empêcher de rire. Lui ? Sage ? La blague !

« Mais Tom... »

Il me regardait toujours avec son regard de cocker. Il était trop craquant ! Alala ! Comment résister ?

« Non, c'est pas possible... »

Il m'attira vers lui et entreprit de couvrir mon cou de baisers.

« Tom... »

Dieu que c'était bon ! Il savait ce qui me plaisait lui. Il me mordilla le lobe de l'oreille, et là je craquai.

« Bon d'accord, c'est bon je viens. »

Il recula subitement, tout souriant.

« Génial ! Je vais faire ta valise ! »

Je le retins par le bras.

« Non non, moi je vais faire ma valise, toi occupes-toi de tes pâtes ! »

Il sourit et m'embrassa.

« Bien chef ! »

Et il retourna dans la cuisine. Ce type allait me conduire à ma perte ! Il me rendait complètement dingue ! Je montai dans ma chambre et commençai à faire ma valise avant d'appeler Lola. J'avais besoin de lui parler. Elle ne décrocha qu'après 5 sonneries et quand elle décrocha, je l'entendis dire en rigolant :

« Arrêtes ! Tu me chatouilles ! »

Hein ?

« Allo ?
-C'est moi. Qui c'est qui te chatouille ?
-Quoi ?
-J'ai pas tu viens de dire « Tu me chatouilles. » C'est qui ?
-Oh, c'est... c'est Ana, je joue avec elle c'est pour ça.
-Ah okay. Lola, tu ne devineras jamais ce qu'il vient de m'arriver.
-Racontes-moi tout !
-Tom, il vient de me demander en mariage !
-Quoi ?
-Si je te jure !
-Vous allez vous marier ?
-Oui !
-C'est trop génial ! »

J'allai tout lui raconter mais j'entendis une voix familière dire :

« C'est Serena ? »

Bill ?

« T'es avec Bill ?
-Hein ? Non... pourquoi tu dis ça ? »

Quelle menteuse ! Elle avait jamais su me mentir !

« Tu mens, je l'ai entendu. Je croyais que tu jouais avec Ana ?
-Oui, avec Bill aussi. Je veux dire, il joue avec nous. »

Bah bien sûr, j'y crois ! Je m'appelle pas Ginette moi !

« Et Julien ? Tu l'as déjà oublié ?
-Quoi Julien ?
-Me prends pas pour une cruche ! Tu vas me dire que tu joues aux cartes là ?
-Non, aux dominos.
-Lola, t'es en train de flirter avec Bill ?
-Non ! »

Le faux non qui vient pas du c½ur !

« Lola ! »

Elle soupira.

« Oui bon okay, on flirte un peu, mais je vois pas ce qu'il y a de mal !
-Absolument rien ! Mais tu as toujours Julien.
-Oui bah ce qu'on ne sait pas ne peut pas nous faire de mal pas vrai ? A moins que tu ne lui dises, il n'y a aucun danger.
-Non c'est sûr, c'est pas moi qui vais lui dire. Mais c'est vache quand même. »

Elle soupira encore.

« Bon, on est pas là pour parler de ma vie amoureuse ! Tu me disais que Tom et toi alliez vous marier ?
-Oui. »

Je retrouvais vite l'excitation qui m'envahissait au début.

« Et on part demain en Allemagne en fait. Il veut que je rencontre ses parents.
-Arrêtes ?
-Si je te jure.
-Ouah, le vieux truc kitch !
-Bah attends c'est normal ! Ils vont être grands-parents mais ils me connaissent même pas ! Et puis Tom connaît bien mes parents !
-Ouais c'est vrai. Et vous partez demain ?
-Ouais, je suis en train de faire ma valise. Tu pourras prévenir les autres, pour qu'ils ne s'inquiètent pas ?
-Pas de problème ! »

Nous discutâmes encore un peu puis je raccrochai. Sacrée Lola. Bill et Lola. J'en revenais pas. Quoique je ne voyais pas ce qu'il y avait de si choquant, après tout, ils se ressemblaient pas mal. Et puis Lola était une vraie bombe ! Et Bill était carrément canon, comme son frère. Bref, qui se ressemblent s'assemblent !Mais ça me faisait un peu de peine pour son copain, Julien. Elle sortait avec depuis plusieurs mois, et moi je l'aimais bien. Il était vraiment gentil et on rigolait bien avec lui. Mais bon.
Je finis de faire ma valise et redescendis rejoindre Tom. Il avait mit la table, allumé une bougie qu'il avait placé au milieu de la table et il me tendait une des fleur qui se trouvait initialement dans le pot à côté de ma télé. Un bouquet offert par un ami, je tiens à préciser !
Je souris et saisis la fleur qu'il me tendait.

« Tu sais... j'aime pas les fleurs. »

Et voilà comment casser le délire ! Je rigolai toute seule en voyant sa tête. C'était vrai en plus, je supportais pas les fleurs ! Je trouvais ça trop nul et trop moche. Il reprit la fleur et la jeta par terre.

« Tant mieux, j'aime pas non plus en fait.
-Je viens d'appeler Lola. »

Il me saisit par la taille et m'attira à lui.

« Et ?
-Je crois qu'elle et ton frère se rapprochent pas mal.
-Ah ouais ?
-Hum.
-Et ça te plait pas ?
-Si ! Enfin, je m'en fiche mais... elle est pas libre tu vois.
-Ce qui ne se sait pas ne peut pas faire de mal. »

Putain, il avait tous manger des carambars ou quoi ?

« Oui je sais mais voilà quoi.
-Tu t'en fiches, c'est son problème. Elle sait certainement ce qu'elle fait alors, pas de panique !
-Oui. »

Il me sourit et m'embrassa. Ouais, après tout elle était grande. Et puis j'étais trop bien pour me faire du souci pour rien ! Mais, si j'avais su...

/

Il était 14 heures et Tom et moi étions dans l'avion qui nous emmène en Allemagne. Tout s'était bien passé, si l'on passe l'arrivée à l'aéroport où une horde de fans, prévenus par on ne sait qui, attendait Tom. Un vrai parcours du combattant pour pouvoir entrée dans l'aéroport ! Heureusement qu'il y avait les gardes, sinon je crois pas qu'on en serait sortie vivants !
Enfin bref, là on était dans l'avion, et je regardais les nuages à travers le hublot. Le ciel était plutôt clair, et heureusement. Bonjour la panique sinon ! Tom était au téléphone avec sa mère.

« Oui maman, je viens... non Bill n'est pas là... Quoi ? non.... mais non, c'est pour te présenter quelqu'un !... Bah, en fait, c'est ma future femme... oui..... oui maman !...... Oui, merci... Quoi ?.... non tu peux pas lui parler !....Mais parce qu'elle est... elle est aux toilettes oui...... oui je lui dirais.... oui moi aussi maman..... oui tchao. »

Il raccrocha et soupira.

« Alors ?
-Alors elle te dit qu'elle est impatiente de faire ta connaissance.
-Moi aussi.
-C'est parce que tu la connais pas encore ! Elle parle tout le temps ! Ma mère, c'est Bill tout craché. Tout le temps surexcitée comme une pile électrique. C'est fatiguant des fois. »

Je souris.

« Si elle ressemble à Bill, il ne devrait pas y avoir de problèmes alors.
-Je pense que non. »

Le reste du voyage se déroula bien. En 3 heures, nous arrivions à Magdebourg. Je récupérai mes valises et suivi Tom jusqu'à une voiture qui nous attendait. En 20 minutes, nous arrivions dans un petit quartier de banlieue, plutôt mignon. La voiture s'arrêta devant une maison blanche, le numéro 7. Ah. A Marseille, j'habitais le numéro 8. Coïncidence ?
En tout cas la maison était très belle, il y avait un petit jardin, tout fleuri. C'était vraiment mignon. Je descendis de la voiture, la porte d'entrée s'ouvrit sur une femme et un homme. Tom sortit et récupéra les valises dans le coffre. Je pris les miennes. L'homme, qui était plutôt grand, à peu près ma taille, brun, les cheveux courts et assez costaud embrassa Tom en premier. Puis la femme qui était plus petite, les cheveux auburn, coupés court, le visage rayonnant serra Tom dans ses bras.

« Mon chéri ! Tu m'as tellement manqué ! Je suis contente de te voir.
-Moi aussi maman. »

Il l'embrassa et se tourna vers moi. Sa mère et son père en firent de même.

« Bon, je vous présente Serena, ma fiancée. »

Je leur serrai la main en souriant. Il avait l'air très gentils.

« Serena, ma mère Brigitt et mon beau-père Gordon. »

Beau-père ? Ah oui c'était vrai, j'avais oublié !

« Je suis vraiment ravie de faire votre connaissance.
-Pas autant que moi mademoiselle ! Si vous saviez comme ça me fait plaisir de rencontrer enfin une petite amie de mon fils ! Car je dois vous avouer que c'est tellement rare, que le dernière fois que c'est arrivé, je ne m'en souviens même plus !
-Quoi ? C'est vrai ! »

Je rigolai un peu. J'avais l'impression de voir Bill. Déjà à sa façon de parler elle lui ressemblait mais au niveau du visage aussi. Il avait les mêmes traits fins, la même bouche fine et les mêmes yeux que sa mère. Incroyable la ressemblance !

« Venez entrer, on va pas rester ici ! »

Je pris ma valise, Gordon pris la deuxième. Sympa ! Je les suivis à l'intérieur. Un intérieur qui m'étonna un peu. Il était vrai que je ne m'attendais pas à ça. C'était... super beau. Moderne et ancien à la fois, c'était clair et très bien décoré. Vraiment très beau.

« J'aime beaucoup votre intérieur, c'est très joli.
-Merci ! Gordon et moi avons tout redécoré il y a quelques années ! J'en avais marre de la vieille déco alors hop ! J'ai tout changé.
-C'est très réussi.
-Merci ! »

Je lui souris.

« Je prends vos valises, je vais les monter.
-D'accord merci. »

Gordon monta à l'étage avec Tom. Sa mère me prit le bras et m'emmena avec elle dans la cuisine ultra moderne.

« Asseyez-vous je vous en prie !
-Merci. Et vous pouvez me tutoyer, je ne pense pas être assez âgée pour qu'on me vouvoie ! »

Elle sourit.

« Pas de problème, mais seulement si vous en faites autant. »

Sourire. Pas de problème ! Elle m'avait l'air plutôt cool sa mère.

« Alors, Serena c'est ça ?
-Oui.
-Qu'est-ce que tu fais dans la vie ?
-Et bien je travaille pour une chaîne de télé française. Je suis traductrice.
-Oh, c'est super ! Tu parles français?
-Je suis française.
-Oh ! Tom ne m'avait pas dit ! Tu parles très bien allemand, ton accent ne s'entend absolument pas !
-Merci, j'ai beaucoup travailler pour ça ! »

Je vous raconte pas le nombres de soirées à m'entraîner avec Lola, à répéter des tas de phrases pour ce fichu accent !

« Et tu as quel âge ?
-25 ans.
-Tu es plus vieille que Tom ?
-Et oui !
-Incroyable ! Je n'aurais pas imaginé ça de mon fils ! Ca n'a rien contre toi, mais c'est mon fils, qui est tellement obsédée par les filles plus jeunes que lui.
-Bah là il est mal tombé alors ! »

Nous rigolâmes.

« Et comment vous vous êtes rencontrés ? »

Alors là ça se compliquait !

« En fait... Ca fait plusieurs années qu'on se connaît. 5 ans pour être exact. En fait, vous connaissez Gustav ?
-Bien sûr !
-Vous connaissez sa femme ?
-Oui, je l'ai déjà vu.
-Et bah c'est ma petite s½ur.
-C'est pas vrai ? La petite Louisa ?
-Oui.
-Oh !
-Et en fait, il y a 5 ans ma petite s½ur m'a demandé de l'emmener voir Tokio Hotel à la Fnac, là où on habitait et c'est comme ça que j'ai rencontré votre fils.
-Et bien ! Mais depuis 5 ans, il ne m'a jamais parler de toi !
-En fait, on a rompu et on ne ressort ensemble que depuis 1 mois.
-Oh ! D'accord. »

Et oui ! Elle continua de me poser pleins de questions et moi je répondais, faisant toujours attention de ne pas évoquer ma grossesse. Je préférais que ce soit Tom qui leur dise. Après tout c'était ses parents !
Ce dernier réapparut avec son beau-père.

« Alors de quoi vous parlez ?
-En quoi est-ce que cela te regarde ? Serena et moi faisons connaissance, tout simplement.
-Okay. »

Je le regardai. Je lui murmurais à l'oreille :

« Tu devrais peut-être leur dire maintenant.... pour tu sais quoi. »

Il me regarda, l'air hésitant. Je le poussais. Allez, tu vas y arriver ! Il passa un bras autour de mes épaules et dit à ses parents :

« Ah oui et on a une nouvelle en fait.
-Quoi donc ?
-Et bah... voilà, Serena est enceinte. »

Il y eut un moment d'étonnement puis sa mère me fit un grand sourire.

« C'est pas vrai ! Depuis combien de temps ?
-Oh, à peine un mois. »

Elle se leva et embrassa son fils.

« Mon chéri, c'est le plus beau cadeau que tu pouvais me faire ! »

Il lui sourit et la serra dans ses bras. C'est beau la famille !
Sa mère et son beau-père avaient apparemment beaucoup apprécié la nouvelle. L'arrivée du bébé fut le sujet de conversation durant le repas du soir, un repas que j'avais préparé avec Brigitt, je tiens à le préciser. Et oui, je suis pas une sauvage, moi aussi je cuisine !

«Alors vous avez déjà fait des préparatifs pour l'arrivée du petit ?
-En fait non, on ne le sait que depuis quelques jours, alors nous n'avons rien fait encore.
-Et puis maman, on a encore huit mois pour y penser, on a le temps.
-C'est ce que tu crois mon chéri ! Mais saches que ça vient plus vite que tu ne le crois ! A peine aurez-vous le temps de trouver un prénom que déjà il sera là !
-Ouais.
-Et vous avez prévu une chambre pour lui ? »

Une chambre ? On habitait même pas ensemble ! Okay, c'était un peu bizarre, c'est vrai, mais bon.

« En fait, on vit pas encore ensemble.
-Ah bon ? Mais quand allez-vous vous mettre en ménage alors ?
-On est à la recherche d'un appartement maman, t'inquiètes pas. »

Ah bon ? Je me tournais vers Tom, qui me regarda, insistant. Ah oui, c'est vrai on en cherchait un ! Okay, okay.

« Tu me rassures. »

Elle me sourit. Ouais, on cherchait.
Le dîner se passa très bien, et ma première impression fut la bonne, ses parents étaient vraiment gentil. Surtout sa mère qui me rappelait beaucoup Bill. J'aidai Brigitt à faire la vaisselle, puis on alla dans le salon, pour discuter en compagnie de Tom et Gordon. Ce n'est que sur les coups de 11 heures que Tom se leva.

« Bon, moi je suis fatiguée. On va se coucher ? »

Il me regardait en disant ça.

« Euh oui, okay.
-Bonne idée, moi aussi je suis épuisé ! Allez, bonne nuit jeunes gens.
-Bonne nuit. »

Je grimpai à l'étage avec Tom et entrai dans sa chambre. Une chambre pour le moins original. Elle était peinte en blanche, avec des reflets gris métallique à la lumière. Son lit était en fer forgé et son bureau en verre. Tout était très Hi-tech, j'aimais beaucoup.

« Tu partages ta chambre avec Bill ?
-Ca va pas la tête ? On a chacun notre chambre. J'imagines même pas passer toutes mes nuits avec lui, l'horreur. »

Je souris. Je savais qu'il mentait, il adorait trop son frère pour le penser !

« La salle de bain est au fond du couloir, si tu veux
-Merci ! »

J pris des affaires dans ma valise et me dirigeai vers la salle de bain. Après avoir pris une bonne douche et avoir enfilé ma chemise de nuit, je ressortis, discrètement, et retournai dans la chambre de Tom. J'avais l'impression d'être une ado, qui se cache pour pas se faire griller par les parents ! Tom était déjà allongé dans le lit, en boxer et semblait dormir. Je rangeais mes affaires, éteignis la lumière et me glissai à côté de lui. Tom se tourna vers moi et posa sa main sur mon ventre.

« J'ai du mal à croire qu'il y ait mon bébé là-dedans.
-Là-dedans ?
-Oui, enfin dans ton ventre.
-Hum, je préfère. Je suis pas une chose !
-Dommage je pourrais faire de toi n'importe quoi !
-Bah bien sûr. »

Il rigola doucement.

« Tu sais, te retrouver et avoir ce bébé, c'est la meilleure chose qui me soit arrivé depuis longtemps.
-Ah bon ? Pourtant il a du t'en arriver des choses en 5 ans.
-Ouais mais ça c'est le meilleur. »

Je souris. S'il savait comme c'était vrai pour moi aussi ! Je posai ma main sur la sienne et m'endormit, toute souriante.

# Posted on Monday, 30 July 2007 at 2:12 PM

Edited on Monday, 28 July 2008 at 5:51 PM

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Nous n'étions rester que trois jours en Allemagne. Bah ouais, il fallait que je travaille moi ! Mais j'avais passé trois jours vraiment sympas. Déjà parce que j'en avais appris beaucoup sur Tom, mais aussi parce que j'avais rencontré ses parents et que le contact était bien passé. Ca me faisait plaisir !
Enfin voilà, j'étais donc chez moi, en train de ranger le bordel fait par Lola. Et ouais, je pars trois jours, et elle fout le souk ! C'était Lola quoi. Tom était parti chercher Ana, Gustav et Louisa voulaient passer une soirée en amoureux alors il m'avait demandé de la garder. J'avais accepté bien sûr. Il méritait bien leur soirée ! Je rangeais la vaisselle que je venais de faire quand mon téléphone sonna. L'écran affichait :
« Julien »

« Allo ?
-Serena ?
-Ca va Julien ?
-Ouais, ça peut aller.
-Qu'est-ce qui t'arrive ?
-Je voudrais te parler de Lola. »

Oups. Evidemment.

« Ah, qu'est-ce qui se passe ? »

A ce moment-là, Tom entra dans l'appartement, tenant Ana par la main. Je leur fis signe de se taire.
« Ecoutes je sais que vous êtes très proches, alors je sais que tu sais. Sois franche Serena : est-ce que Lola a rencontré quelqu'un d'autre ? »

Gloups. Je faisais quoi moi ? Je l'aimais bien Julien, il était gentil et on rigolait, bien, alors ça me faisait de la peine de lui mentir. Mais en même temps j'avais promis à Lola de ne rien dire. Je pouvais pas lui faire ça.

« Qu'est-ce qui te fait dire ça ?
-J'ai vu des messages d'un certain Bill sur son téléphone. Et la dernière fois qu'elle est venue me voir, elle sentait le parfum pour homme. Mais pas le mien. Et j'imagine que tu n'en porte pas. »

Non en effet, c'était pas trop mon tripe !

« Bah écoutes, tu devrais lui en parler, je sais pas. »

Il soupira.

« Tu lui as promis c'est ça ? Bon c'est pas grave, merci quand même Serena.
-Je suis désolée.
-C'est rien. A bientôt.
-Tchao. »

Je raccrochais. Le pauvre. Il aimait réellement Lola, c'était sûr. Mais elle.... bah c'était elle. Enfin n'empêches, elle allait m'entendre celle-là ! Cette sadique !

« C'était qui ?
-Le copain de Lola.
-Pourquoi ?
-Il a grillé pour Lola et Bill. Il voulait que je lui confirme.
-Ah. Et alors ?
-J'ai pas pu ! J'ai promis à Lola. Je l'aime bien mais je peux pas faire ça à Lola.
-Je comprends. Enfin bref, voilà la championne ! »

Je souris et m'abaissai, saisissant ma nièce par les mains.

« Comment ça va ma puce ?
-Oui !! »

Trop marrante ! Elle me fit un bisou.

« Tu veux un dessin animé ?
-Oui. Veux... bah... moi veux le roi lion !
-Okay, va pour le roi lion ! »

Je l'asseyais sur le canapé après lui avoir retirer ses chaussures et son manteau. Elle prit un coussin et le mit sur ses genoux. Je mis le DVD en marche et lançai le dessin animé. Et voilà ! Je retournai dans la cuisine, Tom était assis, il buvait un café.

« Ca y est.
-Ouais, elle est parti avec le roi lion !
-Cool. »

Il se leva, me saisit par la taille, me tourna et me colla contre la table.

« On va pouvoir s'amuser alors ! »

Il souriait d'un air pervers, ses yeux traduisaient bien ses intentions.

« T'es malade ? Ana est juste à côté !
-Et alors ? Avec le roi lion, on est tranquille.
-Bah bien sûr !
-Bien sûr. »

Il commença à m'embrasser dans le cou mais je le repoussai avant qu'il ne soit trop tard.

« Non non non, on peut pas. Il va falloir attendre. »

Je me dégageai de son étreinte.

« Encore ? Mais ça fait 1semaine que j'attend !
-Oui je sais, c'est bête. »

Il soupira et se laissa tomber sur la chaise. Je souris devant son air frustré. Trop mignon !
Je finis de ranger la vaisselle et me tournai vers Tom qui tournait sa cuillère dans sa tasse.

« Dis-moi, tu crois que c'est sérieux Lola et Bill ?
-Je sais pas pourquoi ? Enfin, Bill est pas du genre passade d'un soir, alors j'imagine qu'il doit quand même y avoir quelque chose.
-Hum. Lola c'est différent. Tout ce qui est futile est très excitant à ses yeux.
-Ouais. Bah, on verra bien. »

Il me sourit. Qu'il était beau. J'avais du mal à croire qu'il allait bientôt être mon mari. Complètement fou ! Je m'approchai, me plaçai derrière lui et passai mes bras autour de son cou.

« Tout compte fait... si on s'amusait quand même ? »

Je le vis sourire. Je reculai, il se leva et m'enlaça.

« Pas de problème ! »

Il posa sa bouche sur la mienne, en un loooooong et langoureux baiser. Aaaah ! Au moment où je sentis qu'il dégrafait mon soutien-gorge, une petite main se posa sur ma cuisse.

« Tata ! »

Je sursautai et lâchai la bouche de Tom. Ana nous regardait, souriante.

« Le roi lion, bah... et bah le roi lion il marche plus.
-Comment ça il marche plus ? »

Je reculai et emmenai Ana jusqu'au salon. Ah, le DVD marchait mal. Je le remis en marche.

« Voilà ma puce, ça remarche ! »

Elle se rassit. Tom nous avait rejoint. Il me glissa à l'oreille :

« On continue de s'amuser ? »

Je souris.

« Non, c'est pas une bonne idée. Allez viens, on regarde le roi lion ! »

Je m'asseyais dans le canapé à côté d'Ana. Tom me regarda d'un air si... bizarre que je ne pus m'empêcher de rire. Apparemment, il s'en foutait du roi lion. Mais bon, il s'assit quand même et me serra contre lui. Et voilà, une soirée dessin animé ! Cool non ?

/

La petite soirée en amoureux de Gustav et Louisa s'était super bien passée apparemment. D'après l'air complètement débile de ma s½ur quand elle me l'avait raconter, je savais que ça avait du être... intéressant ! Tom et moi venions de ramener Ana chez ses parents. Tout les trois, dans la rue, chacun tenant la main d'Ana, on aurait pu penser à une famille. C'était trop mignon ! Ca donnait envie. Mais, bientôt, ça allait être vrai ! Oui oui oui !
Enfin voilà, maintenant on était là, chez Gus et Louisa. Tom et Louisa discutait dans le salon et moi j'étais dans la cuisine avec Gustav. Nous parlions de Bill et Lola. Bah oui, ça me tracassait !

« Te fais pas de soucis pour rien. Je suis sûre qu'ils savent ce qu'ils font. Et puis, imagines que ça marche ?
-Hum.... Là j'ai un doute, sérieux.
-Rooo ! Fais pas la rabat-joie Serena !
-Je fais pas la rabat-joie ! Je fais juste la fille qu connaît Lola ! Tu sais pas toi ! Hier, Julien au téléphone, il était au bord des larmes ! Je te jure, c'était trop cruel !
-Il s'en remettra.
-Mouais... »

Il me sourit, amusée par mon air de gamine. Et là je le regardai. C'était vrai que Gustav était très beau lui aussi. Avec ses cheveux courts et blonds et ses grands yeux bleus. Des yeux qu'ils avaient donnés à sa fille. Il avait toujours le sourire aux lèvres et il semblait toujours heureux. C'était ça qui était si rassurant chez Gustav. Cette impression de bien-être constant. Comme s'il n'avait aucun problèmes, comme si tout était simple. Je l'avais toujours connu comme ça. Et c'était ça que j'aimais le plus chez lui. Il avait toujours su me rassurer dans les périodes où je doutais grave, ou quand j'avais un problème. Je comprenais pourquoi Louisa l'aimait. Il était génial.
J'allais dire quelque chose, quand mon téléphone sonna.

« Allo ?
-Serena Splinter ?
-Oui, c'est moi.
-Bonjour je suis le commissaire Jameson. Nous sommes devant votre appartement. Connaissez-vous une certaine Lola ?
-Oui, c'est mon amie et ma colocataire.
-Et bien... écoutez vous devriez venir. Voilà, votre amie est enfermée dans votre appartement. Elle est retenue en otage par un fou, armé qui ne veut parler qu'à vous.
-Quoi ? Armé ? »

C'était quoi ce délire ?

« Vous devriez vraiment venir mademoiselle.
-J'arrive tout de suite ! »

Je raccrochai et me levai.

« Qu'est-ce qui se passe ?
-Lola, elle a été prise en otage par un type armé dans notre appart' !
-Quoi ? »

Il se leva, mais déjà je courai vers l'entrée. J'ouvris la porte et partis en courant dans la rue. Je sprinté. Je crois n'avoir jamais couru aussi vite qu'en cet instant. En 5 minutes, j'avais traversé les trois rues qui me séparait de l'appartement. Une meute de policiers et une foule d'inconnu était devant mon immeuble. Je traversais la foule.
Ma Lola...
J'essayai de passer mais un policier s'interposa.

« On ne passe pas !
-Mais c'est mon appartement ! »

J'allais dire mon nom quand une main se posa sur mon épaule. Tom.

« Serena, qu'est-ce qui t'arrive ?
-Tom ! C'est Lola elle... elle est retenue par un fou, là-haut ! Il est armé !
-Vous êtes Serena Splinter ? »

Je me retournais, un policier d'une quarantaine d'année, me dominant de toute sa longueur, me regardant.

« Oui c'est moi.
-Je suis le commissaire qui vous a appelé. Laissez-la passer. »

Le policier ouvrit la barrière et je suivis, en compagnie de Tom, le commissaire devant l'immeuble. Il pointa du doigt vers mon appartement.

« Il a appelé il y a environ 20 minutes en disant qu'il retenait une jeune fille en otage et qu'il ne voulait parler qu'à vous. Il est armé et a l'air nerveux, on a pas voulu l'énerver. C'est pour quoi on va vous couvrir et vous donner un gilet par balle et vous allez monter.
-Quoi ? »

Tom était intervenu.

« Vous allez la faire monter là-haut, avec ce malade ?
-On a pas le choix, il risquerait de faire une bêtise. »

Mon c½ur se serra. Lola, si jamais il lui arrivai quelque chose, jamais je ne me le pardonnerai !

« C'est bon, je vous suis.
-Mais... »

Je ne laissai pas à Tom le temps de répondre. Déjà je suivi le commissaire. J'enfilai un gilet sous mon T-shirt, puis il m'expliqua comment faire. Enfin, je passai la barrière et me dirigeai vers l'entrée. Mais une main se saisit de mon poignet.

« T'es folle ou quoi ? Tu vas pas y aller ?!
-Bien sûr que si ! Je peux pas laisser Lola !
-Mais... il est armé Serena ! Et t'es enceinte !
-Et alors ? Je suis pas handicapée pour autant ! Lâches-moi Tom. Quoi que tu dises, tu sais bien que je vais monter.
-Mais... »

Ses yeux traduisaient une telle panique ! Aberrant. Je ne l'avais jamais vu comme ça.

« Serena, c'est trop dangereux.
-Tu me fais perdre un temps précieux Tom ! Lâches-moi ! »

Il me regarda, puis il me lâcha enfin. Je l'embrassai sur la bouche et me dirigeai enfin vers l'entrée. Je montai les escaliers et arriver devant mon appartement, je me demandai ce que j'allais faire. J'étais complètement paniquée, j'avais une peur bleue d'entrer. Qu'est-ce qui m'avait pris de monter ? Putain, moi et mon envie d'héroïsme ! C'était sûr on m'y reprendrait plus ! J'avais le coeur qui battait la chamade, une envie de m'enfur en courant mais... non. Je ne devais pas fléchir. Il fallait que j'y dise ! Mince ! Je frappai.

« Julien, c'est Serena ! »

J'entendis un bruit. Puis la porte s'entrouvrit.

« T'es toute seule ?
-Oui. »

Il ouvrit et me fit entrer rapidement. Il entreprit de me fouiller, comme si j'allais me ramener avec une arme tu sais !

« Je suis pas armée. »

Il se redressa.

« Où est Lola ?
-Dans le salon. »

J'y allais, prudemment. Lola était assise sur le canapé.

« Assied-toi à côté d'elle. »

J'obéis. Je serrai Lola dans mes bras. Elle me sourit, mais je voyais bien qu'elle avait peur. Elle était pas la seule d'ailleurs !

« Pourquoi tu voulais me parler ?
-Parce que t'es complice.
-Quoi ? Complice de qui ?
-Complice de cette salope ! »

Il pointa du doigt vers Lola.

« Je t'emmerde moi ! Va te faire foutre !
-Ta gueule ! »

Il pointa l'arme vers son visage. Oh putain ! Je me levai.

« C'est bon on se calme ! Ecoutes je sais pas ce que tu veux, mais tu vas rabaisser ton arme et pas faire de bêtise okay ?
-Toi aussi ta gueule !
-Tu lui parles autrement t'as compris ?
-La ferme !
-Non ! J'en ai marre ! Tu te crois dans un film américain ou quoi ? »

Lola se leva, elle était super énervée. Et Lola quand elle est énervée.... même un rhinocéros, c'est rien à côté d'elle !

« Ouais, je t'ai trompé, ouais j'ai rencontré un autre mec ! Un mec génial, un mec canon et qui est 10 fois mieux que toi au lit ! Et non je ne t'aime plus ! Ca te va, t'es content ? Je ne t'aime plus ! »

Et là tout se passa si vite. Il grimaça, puis leva son arme qu'il pointa vers Lola. Vivement, je me mis devant elle, et là il tira. Je fus projeter à terre, ma tête cogna contre le canapé. Aïe ! Ca faisait super mal ! Lola s'abaissa vers moi mais un autre coup fut tirer. Et Lola cria. Je repris vite mes esprits, elle était à terre, dans une mare de sang.

« Lola ! Oh mon dieu Lola, répond-moi ! Lola, dis quelque chose !
-Oui.
-T'as mal où ?
-A l'épaule. »

En effet, elle avait été touché à l'épaule. J'étais complètement paniquée mais je savais qu'il fallait que je protège la plaie. Je saisis le couverture et appuyai sur son épaule.
Puis soudain, la porte d'entrée s'ouvrit violemment. Et sans crier garde, je me retrouvai prisonnière entre les bras de Julien, un pistolet sur la tempe. Je crus mourir d'une crise cardiaque. Mon c½ur battait à une vitesse folle. Je peux vous dire ça fait flipper de se retrouver comme ça ! On croit toujours que ça arrive que dans les films, et bah non ! Il menaça de tirer s'ils approchaient. Il recula un peu, mais il ne vit pas le journal par terre. Et là, il trébucha. Vive comme pas possible, je me retournai, me saisis de son arme et le cognai sur la tête avec, l'assommant. J'en revenais pas. J'avais failli mourir pour la troisième fois de ma vie.
Je me penchai vers Lola, mais déjà des pompiers débarquaient. Ils protégèrent sa plaie et l'emmenèrent. Tom arriva soudain.

« Serena ?
-Je suis là ! »

Il apparut. Je courus me réfugier dans ses bras. Putain, la peur que j'avais eu ! Il se recula un peu.

« Tu n'as rien ?
-Non. Enfin si, j'ai reçu une balle.
-Quoi ? Où ? T'es blessée ? »

Il commençait à paniquer.

« Non, j'ai rien, il y avait le gilet par balle. »

Il soupira et me serra à nouveau dans ses bras.

« Espèce de folle, j'ai failli mourir de peur.
-Et moi alors ? »

Je posai ma tête contre sa poitrine, tentant de calmer mon c½ur qui s'emballait toujours. Et là je souris.

« Pour une fois que je ne risque pas ma vie pour toi ! »

Je ne le voyais pas, mais je savais qu'il souriait. Ouais, première fois que je risquais ma vie pour quelqu'un d'autre que lui. Bah ouais, vous vous souvenez pas ? La fois où j'avais été agressé dans la rue par une cinglée, l'autre fois où son père avait voulu me flinguer et puis la dernière fois. La dernière, celle qui fut fatale, à l'époque. Bah ouais !
La police embarqua Julien qui criait des insultes. Nous sortîmes et je vis Bill, l'air paniqué.

« Lola est blessée ? J'ai vu les pompiers l'emmener !
-Elle a reçu une belle dans l'épaule.
-C'est pas vrai ?
-Si. Va la voir et accompagnes-la.
-J'y vais. »

Il courut jusqu'au camion des pompiers. Après tout, c'était à cause lui qu'on avait risquer notre vie ! Il pouvait au moins l'accompagner à l'hôpital !
J'allais rejoindre Lola à l'hôpital après être passer chercher Louisa à la maison.

« Viens, on rentre. On va aller à l'hôpital nous aussi.
-Okay, on y va. »

Et nous partîmes tout les deux, seuls. Et c'était bien.

# Posted on Monday, 30 July 2007 at 2:13 PM

Edited on Monday, 28 July 2008 at 5:52 PM

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Tu sais que tu m'as vraiment fait flipper cette après-midi ? »

Tom, qui était dans la salle de bain, criait presque pour me parler. J'étais dans ma chambre, j'enfilai un pyjama.
Je souris à sa remarque. Ouais, je sais, j'aimais bien lui faire peur ! D'ailleurs il était temps de réitérer l'affaire ! Je sortis de la chambre sur la pointe des pieds et me dirigeai vers la salle de bains. Tom était de dos, face au lavabo. Il n'avait qu'une serviette autour de la taille. Dieu, qu'il était sexy ! Sa peau, bronzée, était encore mouillée. Des gouttes d'eau glissaient le long de son dos pour mourir sur la serviette. Sérieux, si j'avais été un mec, je l'aurais violé ! Je sais c'est con de dire ça, mais bon.
Je souriais, contente comme une gamine qui va faire une connerie. J'allai le saisir soudainement par la taille mais il se retourna vivement. Merde, grillée !

« Tu croyais vraiment m'avoir comme ça ? »

Je souris, comme une fautive.

« De quoi tu parles ?
-Fais comme si tu savais pas ! »

Il souriait. Moi je fis mine de rien et m'approchai de lui.

« Je vois vraiment pas de quoi tu parles. Je suis juste venue chercher ma brosse, rien de plus. »

Il rigola un peu et me saisit alors que j'attrapai ma brosse derrière lui.

« Bah bien sûr. »

Je le regardai et... j'éclatai de rire. Putain, je savais pas mentir moi !

« Bon okay, j'ai raté mon coup. Et c'est bête ! »

Il rigola. Il me regardait, ses yeux glissèrent sur mon visage, passant de mes yeux à ma bouche, mon cou pour arriver à ma poitrine. Et là, un grand sourire naquit sur ses lèvres. Quoi ? J'ai une tâche ou quoi ? Je regardai. Merde ! J'avais pas fermer les boutons de mon haut de pyjama ! Ca faisait un décolleté d'enfer. Et c'était pas pour lui déplaire !
Non mais quel pervers celui-là ! Je me reculai.

« Bah vas-y, fais comme chez toi surtout !
-Oui, c'est ce que je fais. »

Je l'adorai ! En 5 ans, il avait pas mal grandi, et ça se voyait qu'il avait mûri, mais Tom, bah c'était Tom. Il avait toujours ce même répondant que j'adorai, cette franchise que j'adorai et aussi cette perversité.... que j'adorai aussi !
Je lui tirai la langue et retournai dans ma chambre.
Nous étions revenu de l'hôpital il y avait environ une heure. Lola allait bien, elle était juste secouée. Son épaule n'avait rien grave, heureusement !
Je m'allongeai sur le lit et fermai les yeux. Cette journée ! Si ça continuait comme ça, j'allais pas vivre longtemps moi ! Toutes ces émotions finiraient par m'achever. Je mis la couette sur moi et me tournai sur le côté. J'étais si fatiguée... je ne rêvais que d'une chose : une bonne nuit de sommeil !
Mais Tom ne voyait pas les choses comme ça. Je l'entendis entrer dans la chambre. Il s'approcha du lit et je le sentis s'asseoir. Puis il se mit au-dessus de moi. Je fis semblant de dormir mais il commença à déposer de léger baiser sur mon visage, puis dans mon cou. Ca me chatouillait, je ne pus me retenir de sourire. Il s'approcha de ma bouche et murmura :

« Chatouilleuse ma petite Serena ? »

Ouais, grave ! Je ne répondis pas. Il posa sa bouche sur la mienne. Sa langue caressa mes lèvres. Je me mis sur le dos et ouvris enfin les yeux. Il s'était hissé au-dessus de moi et me regardait, souriant.

« Tom, je suis naze !
-Comment ça naze ? Attends, je vais t'aider à te réveiller. »

Et il déposa une multitude de petit baiser papillon dans mon cou. Il ouvrit le haut de mon pyjama et continua sur ma poitrine. Il finit de déboutonner mon haut et me le retira. Il continua sur mon ventre puis s'arrêta soudain. Il plaqua son oreille contre mon ventre, doucement et il me demanda :

« Tu crois qu'il nous entend ? »

Je crus mourir de rire. C'était quoi cette question ?

« Ouais, et je crois même qu'il enregistre, alors mieux faut ne pas faire de bêtise et ne pas le traumatiser ! »

Il releva la tête et sourit.

« Bah bien sûr. Crois pas que tu vas m'échapper comme ça !
-Je ne crois rien du tout ! Je ne dis que la vérité !
-Oui oui. Et bah même si il entend tant pis. Au moins il saura que ces parents sont... »

Il remonta jusqu'à mon visage et repris son air de pervers avec son petit sourire.

« ... des experts ! »

Je rigolai encore.

« Des experts ? De quoi ?
-De ça, voyons ! »

Et il reprit son petit jeu. Et je me laissai faire, gémissant sous ses baisers et ses caresses.

20 minutes plus tard, nous étions allongés dans le lit. J'avais posé ma tête sur sa poitrine et lui caressait mon dos du bout des doigts. Ca chatouillait un peu, c'était bon. Nous venions de faire l'amour et à présent je savourai le plaisir d'être avec lui. Ca faisait plus de 5 minutes que le silence était présent, c'était reposant. Mais Tom, très bavard, ne put s'empêcher de parler.

« Ca me stresse le silence. »

Briser ce moment pour dire un truc pareil, c'était vraiment une honte.

« Bah penses à autre chose.
-J'arrive pas. Ca me stresse. »

Je soupirai en souriant. Il me faisait trop rigoler avec ses réflexions toujours très philosophiques. Il était fort, faut l'avouer ! Il se tut pendant quelques secondes avant de dire :

« Tu préférerai un garçon ou une fille ?
-Je sais pas. Et toi ? »

Il ne dit rien pendant encore quelques secondes. Je supposai qu'il réfléchissait. Et c'était moi qui était supposée être blonde !

« Bah... quand je vois Gustav avec Ana, ça me donne trop envie d'avoir une petite fille. En plus si elle pouvait te ressembler, ce serait génial. »

Je souris, c'était trop mignon !

« Mais en même temps, un garçon ça serait bien aussi.
-Ouais c'est vrai. Moi j'ai un grand frère et j'adore ça, alors c'est vrai que j'aimerais bien que mes enfants aient un grand frère. Tu sais qui les protège et tout.
-Ah parce que tu comptes en avoir d'autre ? »

Je levai la tête vers lui. Il souriait.

« Bah oui ! Ne t'imagines que je vais m'en contenter d'un ! »

Il rigola.
« Ca je m'en doute, t'es jamais satisfaite de toute façon alors, on va peut-être se retrouver avec 10 enfants ! »

10 enfants ? Il croyait que j'avais des portés ou quoi ? 10 enfants ? Okay, j'avais envie d'une grande famille, 4 enfants environ, ça m'irait. Mais 10, c'était trop !

« Non, faut pas buser, mais 4 ou 5, ça m'irait très bien.
-Quoi ? 5 enfants ? »

Je rigolai face à son étonnement. Apparemment, il s'attendait pas à un truc pareil !

« Bah oui, c'est bien 5 non ? »

Il regarda le plafond 2 secondes puis il sourit à nouveau.

« Ouais c'est pas mal ! »

Et nous partîmes dans un délire, nous imaginant tout les deux dans 30 ans, avec 5 enfants, pleins de petits-enfants et tout le tralala. On était mort de rire. On rigolait grave quand on frappa à la porte d'entrée.

« C'est qui ? »

Non mais, c'était pas possible, il maîtrisait l'art des questions cons ! Je me redressai.

« Pour le savoir, je vais aller voir. »

Je sortis du lit et enfilai mon peignoir blanc. Ca devait être Lola qui avait oublié ces clés. Je descendis, on refrappa.

« J'arrive ! »

J'ouvris la porte et là, je fus aveuglée. On venait de me projeter un flash en plein visage. Je rouvris les yeux, une horde de journalistes étaient devant moi, tous parlaient en même temps, me posant pleins de questions. D'autres photos furent prises, je voyais les flashs. Mais qu'est-ce que c'était que ça ?
Je refermai la porte d'un seul coup, et fermai le verrou rapidement. Putain !

« TOM !!! »

J'attendis quelques secondes avant de le voir en haut des marches, ne portant qu'un caleçon. Et bah heureusement que c'était pas lui qui avait ouvert !

« Qu'est-ce qu'il y a ?
-Une horde de journalistes vient d'envahir mon immeuble.
-Quoi ? »

Il commença à descendre.

« Ils sont juste derrière la porte. Ils m'ont aveuglés avec leurs flashs !
-Putain ! »

Il arriva devant moi et fronça les sourcils. Il regarda à travers la lunette de la porte. Il marmonna quelque chose d'incompréhensible.

« Bon, je vais m'habiller. Toi aussi, monte t'habiller, je vais appeler mon frère. »

J'obéis sans discuter et montai enfiler mes fringues. Je saisis ceux de Tom et les lui descendit. Il était au téléphone.

« Ils ont carrément envahis l'immeuble ! On peut pas sortir on est bloqués !..... Mais j'en sais rien moi !... Quoi ? Pourquoi ?.... Ah okay..... okay, bah on vous attend, on a pas trop le choix en même temps..... okay, à tout de suite. »

Et il raccrocha. Je lui tendis ses fringues.

« Merci.
-Alors ?
-La sécurité va venir, ils vont les virer et on va partir.
-Pourquoi on part ?
-Parce que maintenant qu'ils savent où tu habites, ils vont pas te lâcher ! Alors il vaut mieux partir.
-Mais... je peux pas laisser mon appartement ! »

Il finit de s'habiller, enfilant son T-shirt. Puis il se tourna vers moi, et sourit un peu. Je voyais vraiment pas pourquoi il souriait, c'était franchement pas le moment de me sortir une blague !

« C'est le moment idéal alors.
-Quoi ? Pour quoi ?
-Pour te demander de vivre avec moi. »

Gloups. Vivre avec lui.Ca voulait dire, tout les deux, dans un appartement. Juste tout les deux ? Et tout le temps ? Ca voulait dire ça en fait !? Fiou, ça je m'y attendais pas. Enfin si, je me doutais bien qu'à un moment ou à un autre, il allait me le demander. Après tout on allait avoir un bébé alors, il allait bien falloir qu'on vive ensemble. C'était sûr que ça me disait vraiment. Sérieux ! Mais là c'était soudain, je m'attendais pas à ce qu'il me demande ça maintenant. Je pensais avoir le temps de m'y préparer. Le temps d'en parler avec Lola, qu'on puisse s'arranger. Après tout on louait cet appart' toutes les deux ! Enfin, j'ai dit que c'était soudain mais... depuis quelques mois tout est soudain, alors il y avait pas vraiment de changement quoi !

« Tom... attends, je peux pas partir comme ça. Lola, elle va pas pouvoir assumer cet appartement toute seule, il est au-dessus de ces moyens ! C'est d'ailleurs pour ça qu'on vit ensemble, parce qu'on avait pas les moyens de le payer en solo. Je peux pas la laisser à la rue !
-Tu vas pas la laisser à la rue. On va trouver une solution.
-Bon, je dois d'abord en parler avec elle. On verra plus tard. Et pas la peine de me faire ton numéro de charme, je ne vais pas changer d'avis ! »

Il sourit, amusé de ma remarquer. Non mais c'était vrai, à chaque fois il me faisait craquer en jouant à l'enfant gâté ! Alors là non !

« Okay, on va attendre que tu lui en parles. »

J'en revenais pas ! Tom, qui cède ! Trop fort ça. Je souris et me blottis dans ses bras. Je posai mes mains sur sa poitrine, je pouvais ainsi sentir son c½ur qui battait. Trop romantique me direz-vous. Ouais, mais j'aimais bien. Et puis c'est tout !
Vous voyez un peu la scène ? On est debout dans le salon, enlacés alors qu'une horde de journalistes nous attendent à la porte, pour faire un scoop. Génial non ? Ca pourrait presque être excitant !

Au bout de 10 minutes, on frappa à nouveau à la porte. Tom alla voir. C'était Bill et des agents de sécurité.

« Je suis là pour vous sauver, jeune demoiselle ! Je suis votre chevalier servant ! »

Il tendit les bras vers moi et vint m'embrasser. Vraiment n'importe quoi celui-là !

« Si tu savais comme j'ai eu peur pour toi ! Quand Tom m'a dit que vous étiez envahis d'ET, j'ai tout de suite penser à toi ! J'ai eu si peur qu'il t'arrive malheur ! »

Il se reposa sur mon épaule, faisant semblant de pleurer. Il avait vraiment des problèmes au niveau du cerveau, c'était pas possible.

« Merci Bill, j'apprécie ta compassion. »

Il se redressa d'un coup et sourit.

« Aaaah ! Je savais que tu m'aimais moi aussi ! »

Il m'embrassa sur la joue puis retourna vers l'entrée, voir son frère.

« Toi aussi j'ai eu peur quand même. Un peu. »

Puis il sortit, laissant Tom perplexe. Je rigolai toute seule. Mais vraiment n'importe quoi ! Il avait du manger deux clowns au lieu d'un ce matin ! Tom se tourna vers moi et leva les yeux au ciel.

« Allez vies, suivons la grande folle là-bas.
-Je t'ai entendu ! Grande folle toi même ! »

Bill, qui était dans l'escalier, criait. Je rigolai encore en suivant Tom et les agents. Nous descendîmes et arrivé dehors, je vis tout les journalistes sur le côté. Plusieurs hommes les retenaient, les empêchant de passer. Un des agent me saisit par le bras et m'emmena vite vers le van. Bonjour la brute ! Je secouai un peu mon bras pour qu'il me lâche.

« Vous me faites mal !
-Eh ! Lâches-la c'est bon. »

L'homme regarda Tom puis moi, et me lâcha.

« Viens. »

On grimpa dans le van qui démarra rapidement. Je m'assied derrière à côté de Bill.

« Ah, ma Serena. Ca va?
-Oui, ça va.
-Tu verras tu t'y habitueras. A force ces gens-là on les voit même plus.
-Je sais pas si je m'y habituerais. C'est vraiment bizarre.
-Mais si tu verras ! Regarde moi ! Je les vois même plus ! »

Ouais. Ca devait être vrai. Enfin bon. C'était vrai que j'avais pas l'habitude. En plus, ce genre de truc, moi j'y pensais pas. Je connaissais tellement le groupe que j'en oubliai presque qu'ils étaient célèbres. Pour moi Tom était avant tout mon mari. Et les autres c'étaient d'abord mes amis et ma famille. Et ensuite c'étaient des célébrités.
Mais bon, pour les autres, bah c'était Tokio Hotel. Le groupe de rock le plus célèbre de toute l'Europe. Et bientôt du monde entier ! Oui, ils étaient déjà connus au USA mais c'était pas comme... Green Day ou les Beattles quoi. Mais ça allait bientôt l'être. Et ça serait encore pire.
Nous arrivâmes devant un hôtel. Je soupirai.

« Oh non ! Me dis pas qu'on va dormir ici quand même !
-Je suis désolé. C'est provisoire, promis. »

Je soupirai encore. J'en avais marre moi des hôtels ! J'aimais pas ça en plus. Je sortis du van, en soupirant, traînant les pieds. Je ne m'inquiétais pas trop pour mes affaires, je savais qu'on allait me les rapporter. J'allais sortir et en revenant, comme par magie, deux grosses valises à moi seraient apparus. Comme toujours. Ca m'énervait ! Bon, je reste zen, si je commence déjà à râler, je suis pas sortie !
Nous montâmes au 4eme étage. Chambre 456. Cool. Elle était grande, tant mieux. Bill s'asseye sur le fauteuil.

« On est quel jour déjà ?
-Samedi.
-Cool ! On sort ce soir ?
-Tu crois vraiment qu'on a que ça à faire ?
-Bah oui ! Qu'est-ce que t'as à faire ?
-Plains de trucs !
-Toi peut-être mais Serena, elle elle est libre !
-Et comment tu le sais ? »

Et voilà c'était reparti ! Des gamins ! Même des gamins ils sont moins chiants !

« STOP ! Taisez-vous, vous me cassez les oreilles.
C'est lui qu'a commencé ! »

Bill pointa du doigt vers son frère, qui leva les yeux au ciel. Je rigolai malgré moi.

« Ah, je suis trop fort ! Prends exemple sur moi Tom, moi je sais la faire rire ! D'ailleurs, c'est moi qu'elle devrait épouser plutôt. Tu te maries avec moi Serena ? »

Je rigolai toujours. Tom soupira.

« Rêves pas ! T'es trop bizarre pour qu'elle accepte.
-N'importe quoi ! Je suis bizarre Serena ?
-C'est ce qui fait ton charme.
-Ah ! Ca ça me rassure !
-Bon, Bill tu peux sortir s'te plaît, on aimerait bien être tranquille. »

Bill sourit, le même sourire pervers que son frère.

« Ah ouais je comprends. C'est normal.
-Arrêtes de te faire des films ! On veut juste être tranquille alors t'excites pas !
-C'est pas moi qui m'excite ! »

J'étais morte de rire. Mais vraiment !

« Bill ! Dégages !
-Roo, c'est bon je m'en vais. »

Il se leva et ouvrit la porte.

« Je vous laisse perfectionner mon futur neveu ! »

Et il sortit rapidement en souriant. Et je rigolai, assise sur le lit.

« J'adore ton frère.
-C'est parce que tu le connais depuis pas longtemps. Moi ça fait22 ans que je le supporte. »

Je levai et l'encercla de mes bras.

« Arrêtes, je sais que tu pourrais pas te passer de lui. »

Il sourit.

« C'est vrai. Mais il m'énerve quand même. »

Je l'embrassai et me reculai.

« Tu m'aimes ?
-Bien sûr. »

Il rigola un peu.

« Tu t'imagines bien que si je t'ai demandé d'être la future madame Kaulitz, c'est pas juste parce que t'es belle ! »

Je rigolai. Heureusement. Eh ! Mais c'était vrai, j'allais changer de nom en me mariant. J'avais même pas penser à ça ! C'était fini Serena Splinter. J'allais bientôt être Serena Kaulitz. Ca faisait bizarre de le dire. Et notre enfant aussi allait porter son nom. La famille Kaulitz. Ca faisait vraiment trop bizarre ! Je souris. Alala, qu'est-ce qu'on ferait pas quand on est amoureux ! Quand même, j'allais sacrifier mon nom, un nom que je portais fièrement pour lui. J'espérais qu'il s'en rendait bien compte ! Non mais.

# Posted on Monday, 30 July 2007 at 2:14 PM

Edited on Monday, 28 July 2008 at 5:52 PM

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Ca faisait maintenant une semaine que nous vivions à l'hôtel. Lola était sorti de l'hôpital 3 jours auparavant et vivait chez Louisa. Bah oui, comme notre appartement était assiégé, on avait interdiction d'y pénétrer. Il était 9 heures, et comme toujours j'étais descendu au restaurant pour déjeuner. Tom dormait toujours. Première grasse matinée de toute la semaine, semaine où il s'était levé, ainsi que les autres à 8 heures pour aller en studio. Semaine où j'avais, toute seule, galérer comme un mort. J'étais aller voir Lola tout les jours. Heureusement qu'elle était sortie, parce que c'était la misère à l'hôtel. Okay il y a plus de 300 chaînes sur la télé, la chambre est gigantesque et la salle de bains pleines de produits géniaux, mais voilà quoi ! Tu passes une journée à te pomponner, pas une semaine !
Voilà, aujourd'hui on était samedi, le groupe avait quartier libre. J'avais laissé Tom le pauvre. Il m'avait fait de la peine hier quand il était rentré à 22 heures, complètement crevé. Ca aurait été cruel de le réveiller. .... Non, ça se faisait pas !
Je mangeai donc tranquillement quand je vis Goerg apparaître. Je lui fis un petite signe et il me rejoignit.

« Salut !
-Salut. Tu dors pas ?
-Non, j'arrive plus.
-Okay. Pourtant vous êtes rentrés tard hier.
-Ouais, mais je suis pas un gros dormeur. Pas comme Bill, une vraie marmotte ce mec. Il dort tout le temps. »

Je rigolai. Une serveuse apparut, Goerg commanda.

« Au fait, ça avance le mariage ? »

Je soupirai.

« Normalement, on doit se marier dans trois mois et je n'ai encore rien fait.
-Pourquoi ça ?
-Bah je sais pas quoi faire. Enfin si j'ai des idées, mais Tom travaille tout le temps, ça me soule ! Il peut pas m'aider, et moi je peux pas tout faire.
-Pourquoi t'engages pas une organisatrice ?
-Ca serait mieux c'est sûr. En fait, je voulais tout faire moi-même, mais je crois que je vais pas avoir le choix.
-Si tu veux je connais quelqu'un. La fille d'amis à mes parents, elle fait ce genre de boulot. J'ai déjà été à un mariage qu'elle a organisé et franchement, c'était super. Et les mariés étaient ravis.
-Ah ouais ? Bah donnes-moi son numéro alors.
-Je te le filerai tout à l'heure, j'ai pas mon téléphone là.
-Okay, merci beaucoup !.
-Je t'en pris. »

Une serveuse arriva et le servit.

« Merci. »

Il sourit et commença à manger. C'était vrai que Goerg avait le même âge que moi, et je ne lui connaissais aucune copine.

« Dis-moi... »

Il releva la tête.

« Hum ?
-Je t'ai jamais vu avec une fille, comment ça se fait ? »

Il parut étonné par ma question. Il avala et sourit.

« Je sais pas, peut-être parce que j'ai pas rencontré de fille qui m'intéressait.
-C'est dommage.
-Ouais mais bon c'est pas grave. J'ai que 25 ans ! J'ai encore quelques temps pour trouver la fille idéale.
-Ouais, c'est sûr. »

Je lui souris. J'espérais vraiment qu'il allait la trouver. Il était tellement gentil ! Il méritait une fille géniale. Et il méritait d'être heureux lui aussi après tout.
Nous finîmes de déjeuner tout en discutant de choses et d'autres. Au moment où j'allais monter voir Tom, Bill arriva.

« Tu vas où comme ça ? A peine je suis arrivé que déjà tu m'abandonnes ! »

Je souris et l'embrassai sur la joue.

« Mais non, tu sais bien que je t'aime trop pour ça ! Mais une autre personne que j'aime aussi m'attend, désolé ! »

Et je m'éclipsai avant qu'il ne dise quoi que ce soit. Là-haut, je réveillai Tom en douceur. Quand il ouvrit les yeux, il sourit.

« Salut. »

Je caressai doucement son visage encore endormi.

« Salut. Il est 9 heures, je vais aller faire un tour avec Lola, on va faire du shopping.
-Tu t'en vas ?
-Je reviendrai en fin d'après-midi.
-Je voulais passer la journée avec toi. »

Il se redressa et s'assied dans le lit. Il se frotta les yeux et me regarda. On aurait dit un enfant, c'était si mignon.

« On pourra être ensemble demain, c'est pas grave.
-Mouais... »

Il caressa ma joue. Puis il glissa sa main sur ma nuque et approcha mon visage du sien. Après un long et langoureux baiser, il me lâche enfin.

« Tu fais attention alors promis ?
-Promis. »

Je l'embrassai une dernière fois puis me levai. Je saisis mon sac et sortis. Et je m'arrêtais net devant la porte. Attendez, j'avais pas de voiture. Je rentrais à nouveau. Tom venait de se lever.

« Euh... je fais comment pour aller chez Louisa ? J'ai pas de voiture.
-Tu veux que je t'appelle un taxi ?
-Ah bah oui bonne idée ! J'y avais pas penser ! Merci. »

Je lui envoyai un baiser et ressortis. Arrivée en bas, j'attendis un peu dehors. Enfin un taxi arriva et m'emmena chez Louisa et Gustav. Je frappai et entrai.

« Salut ! »

La petite famille se trouvait dans la cuisine. Louisa se leva et m'embrassa. Je m'abaissai vers Lola pour l'embrasser.

« Désolé mais tu comprends, je souffre beaucoup ! »

Bah bien sûr ! Je m'abaissai aussi vers Gustav qui nourrissait sa fille.

« Ca va la belle ?
-Et toi ?
-Super. Alors vous allez où ?
-Certainement aux champs, hein Lola ?
-Bah oui ! C'est sûr même !
-Aux Champs-Élysées ?
-Ouais.
-C'est cool !
-Ouais. Bon poulette, je vais chercher ta voiture, tu me passes tes clés ?
-Je les ai avec moi.
-Ah bah tant mieux. On y va ?
-Ouais, c'est parti.
-Bisous la petite famille !
-Tchao. »

Gustav me fit un clin d'½il, j'embrassai ma s½ur et ma nièce et reparti avec Lola.

« Ca fait longtemps qu'on a pas fait du shopping toutes les deux !
-Ouais trop ! Mais bon, je suis enceinte alors les fringues que je vais acheter, je vais pas les mettre longtemps.
-C'est pas grave, je les mettrai pour toi ! »

Je rigolai. Sacrée Lola. Nous partîmes et en 45 minutes, nous étions aux Champs. M^me pas la peine d'essayer de chercher une place, je me dirigeai directement vers le parking, certes payant, mais sécurisé. Je me garai, payai et nous partîmes. Nous commençâmes par entrer chez Diesel. Lola essaya un jean. 150¤. Et il était en soldes ! Mais il était trop génial, alors elle le prit et moi je pris deux T-shirt sur lesquels j'avais flashés. A la caisse, en ouvrant mon portefeuille, une carte tomba.

« C'est quoi ça ? »

Je la ramassai. Un papier collé avec du scotch était dessus. C'était écrit :
« Amuses-toi bien. Tom »
Hein ? Je retirai le papier, c'était une carte de crédit. Et pas n'importe quelle carte, une carte que seul les gens riches ont parce qu'elle est super chère ! Je regardai Lola, lui montrait la carte et le mot. Elle sourit.

« Yeah !! Il est gentil ton chéri ma puce ! Tu vas pouvoir en profiter grave !
-T'es folle ou quoi ? Hors de question que je l'utilise !
-Pourquoi ?
-Parce que ! Qu'est-ce qui te dit qu'elle est pour moi ?
-Attends, un mot de Tom et en plus elle était dans ton portefeuille ! Il te faut une déposition ou quoi ?
-Non mais... pourquoi il m'aurait donner sa carte ?
-Pour que t'en profites ! Comme c'est écrit ! Allez vas-y, si il te la donné c'est pas pour qu'elle fasse bien dans ton portefeuille ! »

Mouais. Je préférais quand même payer avec ma carte. Après tout si c'était pas ça, bonjour la honte ! Non, mieux valait que je l'appelle ! Lola me dit que j'étais débile mais peu importe.

« Allo ?
-Tom, c'est moi.
-Qu'est-ce qu'il y a ?
-Bah.. en fait je viens de trouver ta carte de crédit dans mon portefeuille. Comment ça se fait ?
-Je sais pas, elle a du s'enfuir et se réfugier avec toi. »

Je regardai Lola, l'air un peu débile. Il me fallut quelques secondes pour m'apercevoir qu'il se moquait de moi.

« C'est moi qui l'ait mise !
-Ouais, je m'en doutais bien mais pourquoi ?
-Je croyais que t'allais faire les magasins ?
-Bah oui. Mais je vois pas...
-Okay, reprenons depuis le début. Qu'est-ce qu'on fait avec une carte de crédit en général ?
-Bah... on paye.
-Bien ! Et aujourd'hui, qu'est-ce que tu vas faire ? »

Je soupirai.

« Tom, arrêtes ! Pourquoi tu me l'as donné ?
-Pour que tu l'utilises !
-Parce que tu crois que j'ai pas d'argent c'est ça ? »

Il soupira à son tour.

« Non mais je pensais que ça te ferait plaisir, étant donné qu'elle est illimitée. Mais si tu veux pas l'utiliser, l'utilise pas !
-C'est pas ça ! C'est juste que j'étais pas sûre, je pensais que tu t'étais trompé.
-Bah non, je me suis pas trompée. Elle est pour toi toute la journée. »

J'en revenais pas. J'avais entre les mains une carte à crédit illimitée. Il avait pas peur mon Tom ! Je souris. Okay, puisqu'il voulait que je l'utilise, j'allais le faire.

« Bon, bah merci, c'est gentil.
-Mais je t'en prie. Amuses-toi bien.
-Je t'aime, merci. »

Je raccrochai.

« Lola, est-ce que tu te rends compte que j'ai là une carte illimitée ? »

Lola prit un air solennel.

« Notre rêve. Bénissons-la ! »

J'éclatai de rire. Vraiment n'importe quoi !

« Bon bah c'est parti cocote, on a du pain sur la planche là !
-Ouais, c'est parti ! »

Et nous partîmes, bras dessus bras dessous, vers les plus grands magasins de Paris. Un rêve !

Nous passâmes toute la journée à shoppinger. Nous écumions les plus grands magasins Dolce&Gabanna, YSL, Prada, Chanel, Dior, Converses et j'en passe ! Bon on avait pas été que là aussi. On était aussi allée à H&M. Le magasin préféré de Lola. Parce qu'il y avait pleins de couleurs partout ! C'était vrai qu'il était bien ce magasin.
Bref, j'en avais acheté pour plus de 2000¤, et il n'étais que midi. D'ailleurs à cette heure, nous décidâmes d'aller manger. Nous trouvâmes un petit restaurant marocain sympa et nous installâmes sur la terrasse. Il faisait beau, il fallait en profiter ! Quand nous fûmes assises, Lola fouilla dans un de mes sac et en sortit une robe que j'avais acheté.

« Sérieux, je crois que c'est la lus belle que t'ait acheté ! Elle est carrément démente ! Et la couleur, elle te va trop bien !
-C'est vrai qu'elle super belle. Je pourrais remercier Tom, sans lui l 'idée de l'acheter m'aurait même pas effleurer. »

Lola grimaça.

« Il faut dire à 450¤ la robe.... Ca fait peur ! »

Je rigolai. C'était vrai, j'en revenais pas d'avoir acheter une robe aussi chère. Je l'avais acheté chez Prada. Et je peux vous dire que c'étais pas la plus chère que j'avais essayé ! Il y en a une qui valait 1000¤. Je l'avais essayé mais quand j'ai vu le prix, je l'ai vite retirer. Imaginez, j'aurais fait un accro ou quoi ? Non, ça faisait trop peur !

« Bon alors on mange quoi ? »

Lola rangea la robe et attrapa la carte.

« J'en sais rien, tu veux quoi ?
-Hum... couscous !
-Okay pareil pour moi alors. »

Une serveuse arriva et prit notre commande.

« Je vais appeler Tom.
-Pourquoi ?
-Parce que j'ai déjà utilisé 2000¤ sur sa carte ! Je préfère voir si je peux toujours l'utiliser.
-Attends, je croyais qu'il t'avait dit crédit illimité ?
-Oui mais... je préfère l'appeler. »

Elle soupira et me traita encore d'imbécile ! Je sais je sais !

« Allo ?
-C'est encore moi. Je te dérange pas ?
-Non, qu'est-ce qu'il t'arrive ?
-Bah... en fait j'ai utilisé ta carte comme tu me l'as dit.
-Ouais, bah tant mieux. Je te l'ai donné pour ça.
-Oui mais... en fait j'ai déjà dépensé 2000¤ et...
-2000¤ ??
-Oui.
-En une matinée ?
-Oui.
-Bah putain ! J'espère que t'as acheté des trucs bien au moins. »

Non mais pour qui il me prenait lui ? Evidemment !

« Oui.
-T'as achetés des trucs... affriolants ? »

Ouaaaah le mot ! Trop marrant. Il devait pas être tout seul ! Sinon il m'aurait dit sexy direct ! Je souris.

« Ouais, pleins de choses très provocantes !
-Hum.... vivement ce soir alors. »

Je rigolai.

« Ouais vivement ce soir.
-Tu m'appelais pour quoi au fait ?
-Bah pour la carte.
-Pourquoi ? Elle marche plus ?
-Non, c'est pas ça mais comme j'ai déjà dépensé 2000¤, je sais pas si je peux encore l'utiliser.
-Je t'ai dit, elle est illimitée dans tu peux.
-Oui mais... »

Il soupira.

« Serena ! Tu vas pas m'appeler toute l'après-midi pour me demander si tu peux t'acheter ça ou ça !? Je t'ai dit de l'utiliser ! Même si c'est 10 000¤ et bah vas-y !
-10 000¤ ? T'es fou ou quoi ?
-C'était qu'un exemple ! Qu'est-ce que tu comprends pas dans « utilises-la » ?
-Rien mais.... je préférais être sûre.
-Bah sois rassurer. Je te le répètes encore une fois, t'as crédit illimitée.
-T'es sûr ?
-Oui !
-Bon... bah à ce soir alors.
-A ce soir.
-Eh, attends ! T'es où là ?
-En studio.
-Ah bon ? Je croyais que tu travaillais pas aujourd'hui ?
-Je suis juste venu voir le producteur vite fait mais j'allais repartir là.
-Et tu vas faire quoi cette après-midi ?
-Rien vu que tu m'as abandonné.
-Oh ! Mon pauvre chéri ! Bon bah à ce soir !
-Bisous. »

Je raccrochai.

« Bon bah voilà, je peux toujours l'utiliser.
-Je te l'avais dit ! Il est vraiment trop cool ton mari !
-Mon fiancé ! On est pas mariés !
-Ouais mais presque alors ça revient au même ! »

La serveuse arriva et nous servit, coupant court à la discussion. Elle plaça le plat énorme au milieu de la table et nous donna des cuillères à soupe. Je commençai à manger. J'avais trop faim.
Lola et moi discutâmes en mangeant. Nous somme restés à peu près 1 heure avant de repartir vers les magasins. Nous décidâmes de changer et d'aller ailleurs. Nous partîmes à Bobigny, dans le 14eme, à Montparnasse, Barbés, Argenteuil, en Seine Saint-Denis. Nous nous baladions comme des touristes, le soleil nous réchauffant le visage. Lola se fît accoster plusieurs fois, moi aussi. C'était marrant, c'était comme avant. Si j'étais pas fiancée et enceinte, j'en aurais profiter. Mais non ! Maintenant je ne pouvais plus divaguer comme avant. Je devais être sage. Lola aussi d'ailleurs fut sage, ce qui m'étonna un peu. N'y aurait-il pas du Bill là-dessous ? Hum, à vérifier.
Enfin voilà, nous dépensâmes toute la journée. Chaque fois que nous sortions d'un magasin, nous avions de nouveaux sacs à la main. La petite Cooper de Lola était blindée, le coffre était plein et les sièges arrière aussi. C'était la folie ! Je ne savais pas combien j'avais dépensé, mais rien que d'y penser, je frissonnai. C'était trop bien !
Vers 20 heures, nous décidâmes de rentrer, un peu fatiguée. En plus, avec mes nouvelles chaussures, j'avais trop mal aux pieds ! A 20 heures 30, nous arrivions à l'hôtel.

« Tu manges avec nous Lola ?
-Ouais ! Attends, on appelle Louisa et Gus pour qu'ils viennent ?
-Oh, ils doivent être déjà là je suis sûre ! »

Nous sortîmes de la voiture. J'allais appeler un chariot pour nous aider à tout monter. Il y en avait trop, on pouvait pas tout prendre à la main. L'homme mit tout les sacs sur son chariot et nous suivit jusqu'à l'ascenseur. Direction 4eme étage !

« Putain j'en reviens tout ce qu'il y a ! On se croirait à New-York là en plus avec ce chariot et tout !
-J'avoue, c'est trop marrant. »

Nous arrivâmes. Je frappai à la porte et entrai. Tout le monde était dans la chambre, autour d'assiettes presque vide. Quand ils virent le chariot, ils firent une de ces tête ! J'en rigolai !

« C'est quoi tout ça ?
-Tout nos nouveaux fringues ! »

L'homme déposa tout les sacs et repartit. Tom se leva me regarda puis regarda les sacs.

« Tu vois que t'as réussi ! »

Je lui tirai la langue et lui tendit sa carte.

« Merci beaucoup, je me suis bien amusée.
-Je m'en doute.
-T'as acheté quoi alors ? »

E je commençai à tout sortir, leur montrant toutes mes acquisitions !

« Ouaaah ! Mais t'en a eu pour combien ? »

Je souris et regardai Tom.

« Aucune idée.
-Bah on va savoir ça. »

Il se leva et saisit son ordinateur portable qu'il alluma. Pratique le net, on peut aller sur son compte avec. Je montrai ma robe en soie sauvage trop belle que j'avais acheté chez Prada à Louisa, quand Tom poussa un cri.

« J'en reviens pas ! »

Tout le monde se tourna vers lui. Gustav rigola et dit :

« Vas-y combien ?
-7000¤ ! »

Tout le monde s'exclama. Je me mordis la lèvre. Ah oui en effet, ça faisait beaucoup. Tom me regarda en souriant.

« Et bah, c'est dangereux de te filer une carte comme ça !
-C'est toi qui m'a dit que je pouvais !
-Oui, c'est pas un reproche. C'est cool. »

Je lui souris. Il était trop génial !
Lola s'asseye à côté de Bill et commença à manger avec lui. On aurait dit deux ados complètement gagas ! Au bout de deux heures, tout le monde sortit pour retourner dans leurs chambres. Louisa et Gus rentrèrent chez eux, bien évidemment. Mais... Lola resta ici, prétextant une excuse complètement bidon, comme quoi elle était fatiguée et qu'elle voulait pas prendre la voiture avec son bras cassée. Mais tout le monde avait grillé qu'elle voulait rester ici avec Bill. Bah ouais, normal !
Il était à présent 23 heures et je rangeai tout mes achats dans mes valises.

« Bordel.... allez rentres là-dedans !.... P**** de bordel de m**** , tu vas rentrer oui !
-Qu'est-ce qui t'arrive ? »

Je soupirai et lâchai ma valise.

« Ca veut pas rentrer.
-De quoi ?
-Les fringues ! J'ai plus de place, j'ai plus 1 seul centimètres pour caser quoi que ce soit. »

Il s'approcha et regarda la valise en souriant.

« C'est pas grave, on en mettra dans mes valises, j'ai de la place. »

Je m'assied par terre et levai la tête vers lui. Il était trop gentil. Il me regarda de ses yeux chocolats, souriant.

« Qu'est-ce qui t'arrive Tom ? »

Il parut surpris par ma question.

« Comment ça ?
-Pourquoi t'es si gentil avec moi aujourd'hui ? »
Il ouvrit la bouche pour dire quelque chose, puis la referma puis sourit et s'asseye à côté de moi.

« J'ai pas le droit d'être attentionné avec toi ?
-Si, mais c'est louche. Tu attends quelque chose en retour ? »

Il rigola.

« N'importe quoi ! J'attends rien du tout Serena. Juste que tu m'aimes toujours. »

Je le regardai de travers.

« T'es sûr ?
-Certain. »

Je souris et posai ma tête sur son épaule.

« Dans ce cas tout va bien, parce que je t'aime encore plus ! »

Il me caressa les cheveux. Je fermai un peu les yeux savourant le silence avant que Tom ne le brise. Ce qui arriva vite.

« Au fait, on commence quand à préparer le mariage ?
-Quand tu veux.
-Bah... on commence demain alors.
-T'as trouvé quelqu'un pour organiser ?
-Non, mais on va chercher demain.
-Goerg m'a filé le numéro d'une amie à lui qui organise des mariages. Je pourrais l'appeler.
-Ouais, vas-y.
-Pas tout de suite, il est presque 23 heures.
-C'est pas grave, appelles quand même.
-Ca va pas la tête ! Ca peut bien attendre demain.
-Non ça peut pas ! Je suis trop pressé, je veux plus attendre. Appelles s'il te plaît ! »

Il me regardait avec son air de cocker. Vraiment, il était pas possible.

« Mais je vais peut-être la déranger. Qui sait, elle est peut-être avec son mari , ils sont peut-être très occupés !
-Et bah dans ce cas ils répondront pas ! »

Je soupirai et me levai. Je trouvai le numéro que m'avait donné Goerg tout à l'heure et le composai sur mon portable. Une sonnerie... deux sonnerie....

« Allo ?
-Bonsoir, excusez-moi de vous dérangez, je pourrais parler à Sabrina Von Diegan ?
-Oui, je vous la passe. »

C'était un homme qui avait décroché.

« Allo ?
-Bonsoir, excusez-moi de vous dérangez aussi tard. Je suis une amie de Goerg Listing, il m'a donné votre numéro car vous organisez des mariages non ?
-Oui en effet.
-Et bien, en fait je vais me marier dans pas longtemps et je cherche une personne pour l'organiser. Je sais qu'il est tard mais c'est parce que je n'ai pas trouvé le temps avant de vous appelez et c'est une affaire assez pressante.
-C'est pas grave, vous ne me dérangez pas.
-D'accord. Mais... voilà, je suis en France, j'habite en France et je vais me marier en France. C'est pour ça que j'aimerais que vous veniez ici pour que l'on puisse en parler. Bien évidemment, je paierai vos déplacements.
-D'accord, il n'y a pas de problème. Je pourrais venir dans deux jours, ça ira ?
-Ce sera parfait. Merci encore ! »

Je lui donnai nos coordonnées et raccrochai. Tom, qui m'avait écouté, toujours assis par terre, se leva et vint vers moi.

« Alors ?
-Elle va venir dans deux jours pour qu'on puisse discuter et que je puisse voir si elle correspond à mes attentes.
-Alors tout baigne. »

Il m'enlaça et m'embrassa. Je posai ma tête sur sa poitrine.

« Tu aimerais qu'on se marie où ?
-Ici en France. »

Je redressai la tête et levai les yeux aux ciel.

« Oui mais où en France ? C'est vaste la France, on a le choix !
-Je sais pas, où tu veux.
-J'ai toujours rêvé de me marier dans le sud, chez moi. Au bord de la mer, dans un grand pavillon. Une vaste terrasse avec une vue imprenable sur la mer et un grand jardin fleuri, un jardin sublime ! »

Je rêvassai un peu. J'imaginai, une journée de grand soleil, un coucher de soleil le soir, après la cérémonie. Un truc magnifique, un mariage d'enfer. Ouais, je rêvais un peu trop.

« Et bah, on va trouvé tout ça. »

Je le regardai, étonnée.

« T'es sérieux ?
-Oui. On se mariera dans le sud, on louera une grande villa au bord de la mer avec une grande terrasse et un grand jardin. On trouvera tout. On organisera le mariage de tes rêves. »

Je souris. Incroyable, j'allai me marier comme une princesse ! Même mieux que ça ! Parce que j'allai me marier avec un homme que j'aimai ! Ecore mieux qu'un mariage de princesse !

« Mais on va pas faire que comme moi j'ai envie. Qu'est-ce que tu veux toi ?
-Moi, déjà je ne pensais pas me marier un jour, alors j'en sais rien. Tout ce qui te plaira me plaira. »

Wouaaaah ! Ca c'était trop génial. Je l'embrassai et me reculai.

« Merci, t'es un amour. »

Je lui prit la main et l'emmenai vers le lit.

« Attends-moi là, j'ai quelque chose pour toi. »

Je lui souris et me dirigeai vers la salle de bain après avoir pris un des sac de shopping. Bien évidemment, j'avais aussi acheté de la lingerie !
Je retirai mon jean, mon T-shirt et mes sous-vêtements. J'enfilai le shorty et le soutien-gorge noir qui allait avec. Il n'y avait rien d'exceptionnel, j'étais pas trop du genre à porter des trucs plus sexy que ça. Mais cet ensemble m'allait très bien, il était très sexy et suffisait amplement. Il était noir, le haut était en soie et le bas en voile. Parfait ! De toute façon, je savais que j'allais pas le garder longtemps, alors pas la peine d'en faire trop ! Je me regardai dans le miroir. Je projetai mes cheveux en avant, les gonflant un peu, leur donnant l'air un peu en bataille, je mis une touche de gloss et me regardai à nouveau. Parfait !
J'entrouvris la porte. Tom s'était déshabillé et regardait la télé, allongé sur le lit. Lorsque je sortis, il tourna la tête vers moi et me détailla de la tête au pied. Au fur et à mesure que son regard descendait, son sourire grandissait. Il éteignit la télé.

« Wouah, c'est très.... appétissant ! »

Je m'appuyai contre le chambranle de la porte et le regardai, l'air provocatrice.

« Tu aimes ?
-Beaucoup. »

Je m'avançai, lentement, jouant le jeu de la provocation jusqu'au bout. Je montai sur le lit et m'avançai vers lui, à quatre pattes. Je m'arrêtai juste devant son visage. Il me regarda ses yeux glissèrent vers mon cou puis vers le décolleté que je lui offrais. Il souriait toujours, et leva un sourcil.

« Tu me plais beaucoup comme ça. »

Il était assis contre l'entête du lit. Je m'approchai encore, et m'asseyais à califourchon sur lui. Je passai mes bras autour de son cou et embrassai doucement son visage. Je remontai jusqu'à son oreille et murmurai :

« Je ne te fais pas plus d'effet que ça ? »

Il glissa ses mains sur mes fesses, remonta vers ma chute de rein, puis vers mon dos. Il me caressa du bout des doigts. Et moi je l'embrassai toujours. Son cou, ses joues, sa bouche. Je sentais son souffle qui me faisait frissonner. Il m'excitait beaucoup ! J'espérais que personne n'allait venir interrompre ce moment. Je le sentis dégrafer mon soutien-gorge. Et....

# Posted on Monday, 30 July 2007 at 2:17 PM

Edited on Monday, 28 July 2008 at 5:52 PM

PC

PC
Il posa ses mains sur ma poitrine. Je frissonnai mais n'arrêtai pas pour autant. Je remontai jusqu'à sa bouche. Je l'entendis murmurer mon prénom entre deux baisers. Je me reculai un peu et le regardai.

« Je t'aime »

Je souris un peu et repris là où je m'étais arrêté. Il n'aurait pas pu dire mieux, c'était parfait. Ses doigts glissèrent sur mes côtes, me chatouillant. Il posa ses mains sur mes fesses et me rapprocha de lui, je pouvais à présent sentir la preuve de son désir dans le bas de mon ventre. Je me cambrai légèrement. Mon c½ur s'accéléra, ma respiration aussi. Il me saisit par la taille, me souleva doucement, m'allongea et vint s'allonger sur moi. Il se colla à moi, je pouvais sentir son c½ur battre. Mes mains se baladèrent sur sa peau brûlante, explorant les moindres recoins de ce corps que je connaissais si bien. Je caressai son cou puis revint jusqu'à son visage. Il se recula un peu et me regarda, les yeux brillant. Je passai mon pouce sur sa bouche entrouverte, m'arrêtant sur son perçing. De l'index, je commençai à jouer avec, quand d'un geste rapide et doux, il l'attrapa entre ses dents. Je souris et retirai ma main pour me saisir de sa bouche. Enfin, d'un coup de reins, il entra en moi. Je criai à la fois de surprise et de plaisir. Je fermai les yeux, c'était vif mais tendre. C'était si bon. Comme à chaque fois, je me laissai faire, je laissai ses mains parcourir mon corps tandis que je savourai la sensation de le sentir contre moi, en moi .Il murmura mon prénom d'une voix rauque .Son regard de braise finit d'enflammer mes sens, et dans un ultime coup de reins, j'atteignis le plaisir ultime avec lui. Je gémis, sa respiration se coupa. Il reposa sur moi, fatigué. Je sentais son souffle dans mon cou. Je repris doucement mes esprits et souris. Je posai mes mains dans son dos et le caressai doucement. Puis il se laissa tomber à côté de moi. Je me tournai vers lui, et posai ma tête sur sa poitrine, posant ma main sur son ventre. Il caressa mes cheveux. Je ne le voyais pas, mais je savais qu'il avait les yeux fermés. Il s'endormait doucement, sombrait dans un sommeil réparateur. Je souris. Je levai la tête, j'avais raison. Il était magnifique.

# Posted on Monday, 30 July 2007 at 2:19 PM

Edited on Wednesday, 13 February 2008 at 10:09 AM